Pour les dix ans de Louiselle, nous nous sommes offert une soirée spéciale : Harry Potter 2, version home cinéma avec plein de gens qu'on aime ! ❤
Au moment de faire découvrir ce film aux enfants, j'ai été frappée de la densité de ce deuxième opus. Songez au nombre de personnages que l'on rencontre dans La Chambre des secrets ! Il y a Dobby, Lucius Malefoy, Arthur Weasley, le saule cogneur, Gilderoy Lockart, Colin Crivey, les mandragores, Mimi Geignarde, Aragog, Tom Jedusor, le Basilic ... Sans compter que le personnage de Ginny acquiert une consistance qu'il n'avait pas du tout dans le tome 1, et que nous entrons dans le Terrier pour la première fois. Ça fait du monde, et ça donne une idée de la richesse de l'histoire - pas étonnant que les films, quoique très longs, ne parviennent à rendre compte des finesses de l'intrigue ...
Cette profusion est une excellente nouvelle pour nous, car : nous adorons jouer avec la nourriture. 😊
Pour pour célébrer la découverte de ce film, il nous fallait un dîner spécial, bien sûr !!
Oh, là là, je peux vous dire qu'au moment de choisir nos recettes, nous avons longuement hésité !! Les recettes possibles sont infinies ! Notre choix s'est porté sur les deux gros monstres méchants. On aime les méchants, et pour le coup, les enfant savaient, pour bien connaitre le roman, qu'ils allaient avoir droit à des représentations à gros budgets de Maitre Aragog et de l'odieux Basilic ...
Pour la petite histoire, le terrible basilic a été élaboré grâce à un mélange d'effets spéciaux et d'animatronique - des robots taille réelle animés mécaniquement ... N'hésitez pas à montrer cette vidéo passionnante à votre enfant après visionnage du film - je vous dire, pas AUSSITÔT après, hein, rien ne presse... 😊
Quant à l'adorable Aragog, pas d'images de synthèse, vlan ! La bêbête est un robot géant, aux pattes de 5 mètres de long, et dont les poils ont été inséré un à un à la main. Quinze personnes sont nécessaires pour le faire bouger - dont quatre marionnettistes, qui s'occupent exclusivement des pattes arrière. Vous imaginez ce joujou comme déco dans votre chambre, hum ? 😉
Avec tous ces éléments techniques en tête, nos recettes du jour paraissent archi-fastoches évidemment. Je pose tout de même ici notre retour d'expérience si vous voulez les reproduire :
Le basilic
Si vous croisez son regard d'olives noires, vous êtes morts.
Nous avons opté pour un pain en forme de serpent-basilic - c'est sain et nourrissant, on évite les pâtes feuilletées trop souvent présentes dans ce type de recette ultra-déco.
Pour le servir, deux options :
- Soit vous le débitez en tranche pour le transformer en toast variés - houmous, tsatziki, fromage frais ...
- Soit vous le gardez, le temps d'une soirée, comme centre de table - il est si beau !) et servez un tas de finger food tout autour.
Pour la recette de pâte à pain elle-même, je n'ai pas pris de risque : j'ai confectionné ma recette habituelle, à base de farine d'épeautre car je n'avais que cela sous la main ce jour-là.
Pour le modelage, par contre, nous avons suivi à la lettre les instructions du très beau Harry Potter, le livre de cuisine officiel, qui vient de paraitre chez Gallimard.
(J'imagine que vous avez vu passer ce ouvrage, c'est une SPLENDEUR !
J'aime le fait qu'il contienne autant de recettes salées que sucrées, qu'il regorge de gestes pratiques et d'anecdotes sur le tournage des films ... ❤❤❤).
Mais revenons à notre basilic ...
Pour façonner notre serpent, c'est aussi simple qu'astucieux : il suffit d'utiliser un rouleau en carton (ceux qu'on trouve au centre des essuie-tout), de le couper en deux morceaux (un grand d'environ 13 cm, et un petit qui mesure, euh ... ben, ce qui reste 😁), et de les recouvrir d'aluminium.
Le corps est composé d'un boudin d'un mètre qu'on enroule autour du rouleau de carton "aluminiumé" de 13 cm de long, placé debout. L'une des extrémités du serpentin de pâte est affinée pour former la queue du serpent ; on lui donne une forme de virgule lors du modelage.
Pour peaufiner, réalisez un nouveau rouleau de pâte d'environ 30 cm de long et enroulez-le au sommet de votre spirale. Le corps est plus réaliste ainsi - on voit bien ce "rajout", qui créé du volume, sur la photo ci-dessus.
La tête est réalisée à part : un boudin de 20 cm de long, posé horizontalement sur l'autre morceau de tube en carton, légèrement écrasé en fonction de la courbure du cou que vous souhaitez obtenir.
On badigeonne tout cela de jaune d’œuf battu avec un peu d'eau, et on profite de cette "colle" pour appliquer au doigt des graines de pavot ou de sésame noir.
On enfourne 20 minutes dans un four préchauffé à 220°C.
Sortez la tête du serpent : elle est cuite. Pour le corps, ôtez le tube de carton et ré-enfourner 10 minutes supplémentaires pour permettre au pain de cuire à cœur.
Laissez refroidir, puis assemblez la bête : la tête est enfoncée dans le trou central du corps. On découpe une gueule au couteau, on insère une langue en peau de concombre (collée avec une goutte de mayonnaise, ça marche très bien). Les yeux sont réalisés avec des moitiés d'olives noires collées à la mayo ; les crochets sont deux amandes enfilées enfoncées dans la mie.
C'est simple comme chou et le résultat est à croquer ... Non ? ❤
Le repaire d'Aragog
Si vous tombez sur ses volutes de ganaches et ses bonbons-vers, vous êtes morts (again).
Ce gâteau vient directement du blog Il était une fois la pâtisserie. Je vous conseille vraiment cette recette, absolument délicieuse et pas trop sucrée !
Notre version était garnie de framboises fraiches - c'était absolument parfait, mais vous pouvez utiliser les fruits de votre choix. N'ayant pas de vermicelles de chocolat pour figurer les poils de l'araignée, nous avons utilisé des graines de sésame noir. De même, je n'avais pas du tout envie de pâte à sucre pour les yeux. La pâte à sucre, c'est pô bon, ça coute cher, et après en avoir utilisé l'équivalent de trois grains de riz, le reste de paquet encombre généralement mes placards jusqu'à sa péremption. Je n'en achète plus, et nous avons utilisé des graines de poivre blanc pour les yeux ... Plutôt réaliste, non ? 😄 Il faut juste se souvenir de ne pas les avaler - sauf si vous aimez les sensations fortes ...
Les "crochets" (il s'agit de la chélicère, appendice caractéristique de nos bestioles) sont réalisés en amandes effilées. Je trouve qu'ils complètent bien la bouille !
Nous sommes loin de la trogne du film, mais après tout, chacun imagine Aragog comme il veut, n'est-ce pas ?
N.B. Nous sommes d'accord : les vers grouillant n'existent ni
dans le livre, ni dans le film. Mais allez trouver des bébés araignées
géantes en réglisse et caramel mou, vous. 😏
Nous ne verrons Harry Potter 3 que dans deux ans, donc d'ici là, nous aurons le temps de revoir le 1 et le 2 et de tester plein plein plein d'autres recettes inspirées de ces premiers opus ... Je rêve d'un saule cogneur comestible ...
D'autres idées à partager ? 😊

















