jeudi 30 avril 2015

Avril 2015 en 10 petits bonheurs

Myosotis au pied du figuier

J'aime quand mes enfants "lisent" une histoire tout seuls. :-)

Hôtel à insectes

J'aime quand Louiselle chante avec moi ses berceuses du soir qu'elle connait par cœur. :-)

Azalée au soleil

J'aime quand mes enfants m'agrippent le cou fort-fort-fort comme s'ils n'allaient plus jamais le lâcher. :-)

Pot de sempervivum

J'aime quand Antonin s'exerce à déchiffrer quelques mots de ses albums. :-)

Tulipes

J'aime quand Louiselle exige, parce qu'elle est GRANDE, de manger sur une chaise de GRAND - jamais elle n'a semblé si petite qu'alors, le menton au ras de l'assiette. :-)

Pot de plantes répulsives - contre les mouches !

J'aime quand Antonin m'explique les règles d'un jeu allambiqué, qu'il vient d'inventer et dont je m'applique à respecter les consignes à la lettre - et qu'après avoir observé gravement mes tentatives, il conclut : "Non. Tu as perdu. Je vais te montrer comment faire.". :-)

Porte de la cabane à outils

J'aime quand Louiselle s'amuse à détourner une chanson par analogie - ainsi "Oh, l'escargot ! Quelle drôle de petite bête !" devient : "Oh, la limace ! Quel drôle de insecte !". :-)

Abri à bois, compost et cerisier

J'aime quand, au marché aux fleurs, Antonin arrête son vélo devant tous les étals en demandant : "C'est quoi ça ? Et cette plante, là, elle s'appelle comment ?", et j'aime que les horticulteurs lui répondent. :-)

Plantations : tournesol, capucines, basilic...

J'aime quand, en promenade dans les herbes hautes, Louiselle tombe mollement - et disparait - une première fois sans le faire exprès, puis des dizaines et des dizaines de fois en éclatant de rire. :-)

Actinidia sur fond de cabane à outils

J'aime quand Antonin me questionne sur l'origine d'un mot ("Mais pourquoi la pomme de terre, elle s'appelle "pomme" ?") et qu'il me demande de rechercher la réponse dans "le gros livre" (= le dictionnaire étymologique). :-)

Bonjour, mai ! :-)

mercredi 29 avril 2015

Tournant... naturaliste.


Il nous arrive une chose merveilleuse. C'est un peu comme si, soudain, Antonin se mettait à aimer les légumes. C'est même mieux.

Ce printemps, Antonin est devenu est vrai petit amoureux de la Nature. Et pourtant, ce n'était pas gagné...


En devenant Maman, j'ai vite compris que ce n'était pas parce que j'aimais quelque chose, MOI, que mes enfants allaient l'aimer. Les enfants de musiciens ne sont pas tous musiciens, malgré nos efforts. Les enfants de plasticiens, les enfants de sportifs, d'écrivains... ont de grandes chances de devenir autre chose. Cela nous fend le cœur, de sentir que nos enfants ne vibreront pas par les mêmes cordes que nous. Hein ?


Depuis 4 ans, la moindre balade se terminait en drame. Antonin, épuisé sur-stimulé - se mettait à pleurer/hurler/se rouler par terre (rayez la mention inutile). Antonin voulait rentrer. Antonin n'aimait pas marcher.


De guerre lasse - et aussi parce que c'était un vrai problème pratique d'emmener les enfants d'un point A à un point B, surtout si nous avions une contrainte horaire, nous avons acquis un jogger. Idéal pour aller et revenir de l'école, mais pour le reste... J'ai vite compris que la morphologie de mon bourg m'enfermait littéralement, comme un oiseau en cage...


Nos chemins "de campagne" sont impraticables autrement qu'à pied - si l'enfant refuse de marcher et que les médecins interdisent le portage, on oublie.


Depuis le début de la belle saison, nous les explorons enfin, ces sentiers escarpés dont les amorces au bord des routes me faisaient tant rêver.

Depuis le début de la belle saison, Antonin trépigne d'impatience à l'idée d'une promenade - et Louiselle, qui n'a jamais été contre, se met soudain à être pour, elle aussi.

Depuis le début de la belle saison, c'est moi qui doit imposer que nous rentrions - les enfants ne sont jamais fatigués. Ils marchent, marchent - que dis-je, ils explorent, ils courent devant, découvrent des chemins invisibles. Ils inventent des cabanes sous les petits arbres, ils pataugent dans les sources, ils recherchent les "cacas de cerfs" (qui doivent provenir, 9 fois sur 10, d'individus de race canine, mais ne chipotons pas sur les détails), ils collectionnent les bestioles peu ragoûtantes (Louiselle : "Oh, un bébé limace ! Moi, je l'aime beaucoup, ce bébé limace ! Je veux le caresser et lui faire des bisous !"), récoltent des trésors simples, écoutent les chants d'oiseaux... Ils ingurgitent avec une facilité déconcertante le nom des plantes et des animaux - c'est bien simple, sur le sujet, ils en savent autant que moi. Antonin court devant si vite, que souvent je le perd de vue dans le maquis - jusqu'à ce que je l'entende hurler : "MAMMAAAANNNN ! Viennnns !!! VIIIITE ! J'ai trouvé de l'EUPHOOOOOORBE !". :-)


J'adorerais pour voir gonfler le torse et dire : "AH ! C'est grâce à moi !! J'aime ça, MOI, les promenades, et depuis le temps que je m'acharne, j'ai transmis ce goût à mes enfants, et patatipatata."


Bmmfg, je ne dis rien. Mais je savoure !!! Et je rends grâce à la vie. Merci ! :-)

mardi 28 avril 2015

Ralentir # 1


Nous y voilà... presque.

Dans 15 jours, Louiselle va avoir trois ans et une nouvelle ère s'ouvre à nous.

Dans 15 jours, je reprends le travail à temps plein après 36 mois de congé parental et dire que nos journées ordinaires vont changer de visage est un tendre euphémisme. Comme 67,3 % des mères de famille, je vais connaitre la course à l'école, à la nounou, au travail, le casse-tête des sorties de chacun à faire tenir sur le week-end, et l'ennui des réunions le soir, et le ménage et les repas qu'il faut bien réussir à boucler malgré tout.

Ça va le faire, vous croyez ??

Comment appréhender l'ambiance de l'école de mes enfants si je n'y mets plus jamais les pieds ? Comment épargner à Antonin des journées à rallonge puisque je ne peux plus aller le chercher à la sortie ? Comment dialoguer avec les enseignants ? 

Vais-je me débrouiller pour vadrouiller à travers ce département inconnu ? Alors que je ne conduis pour ainsi dire jamais d'habitude et que je ne sais pas me servir d'un GPS ? Comment vais-je calculer mon suivi des 108 heures en reprenant en fin d'année ? Et l'ISSR, rien que ce nom me donne des boutons - ne vais-je pas m'emmêler les pinceaux ?

Et si les enfants - c'est de leur âge - commencent à manifester le désir de suivre tel ou tel cours le mercredi et/ou le week-end ? Et dans un an, Antonin aura des devoirs le soir, il faudra trouver du temps pour ça... 

Et mon rendez-vous chez le coiffeur, et cette garde-robe professionnelle à complèter, cela ne va pas se faire tout seul. Comment faire pour que ça ne coûte pas trop cher - Dieu seul sait quand je toucherai mon premier salaire. Et cette école de rattachement, vais-je m'y plaire ? Vais-je seulement avoir le temps de savoir si je m'y plais ou pas ? Comment vais-je supporter pendant deux mois de ne pas me soucier de pédagogie alors que c'est une des seules choses que j'aime dans mon métier ? Et le supporterai-je cinq ans ? Dix ans ? Et réussirai-je à faire classe à ces élèves dont je ne serai pas l'enseignante ? Vais-je apprécier de travailler ? Me lèverai-je pleine d'entrain et de joie de vivre ?

Que va-t-il se passer si nos semaines sont pleines comme des œufs, si nous ne trouvons plus le temps de nous connecter ? Comment ralentir ??

Ralentir.

Je... res... pire. Je suis le trajet de l'air, le gonflement de mon abdomen, le rentissement de mon soufle. Une p'tite pause. Je suis mon corps et mon esprit, et ils prennent toute la place. Je prends une profonde inspiration - peut-être deux.

Une respiration, c'est l'éternité sur un plateau d'argent. :-)

La nounou des enfants est une perle rare, d'ailleurs les enfants trépignent à l'idée d'aller chez elle, et comptent les jours avant la reprise de mon travail. Antonin aime vraiment l'école cette année. Mon mari a posé ses vacances au mois de mai pour me libérer des tâches domestiques. Mon école de rattachement est à 20 minutes d'ici, et le collègue que j'ai eu au téléphone a eu l'air vraiment enthousiaste. Et puis, être remplaçante, ce n'est pas si mal - en théorie cela signifie quand même moins de préparation à la maison... Finalement, cela me fera plaisir de me faire couper les cheveux et de m'acheter deux ou trois petits hauts sympas, et puis, pour le GPS, je vais apprendre. Ou acheter une carte, tiens.

Nous y voilà... presque. C'est à dire que nous n'y sommes pas encore

Quinze jours, c'est l'éternité. :-)

dimanche 26 avril 2015

Journal, semaine 17/2015


Dernière semaine des dernières "petites vacances"...


Cette semaine, chez nous, il y eut :

- Des collages au scotch...


Oh, que j'aime cette activité et les gestes qu'elle induit...


Il faut dérouler, évaluer la longueur, maintenir le ruban adhésif pendant que l'on découpe, attraper le scotch, le positionner, le lisser... Le tout dans un cadre de création. Oh, que j'aime cette activité ! :-)


- Des balades, et des observations de bestioles aquatiques : gerris...

... sangsues...

... et tritons !

Nous vivons sur des nappes phréatiques, chez nous il y a de l'eau partout ! :-)

- Des jeux d'ombre...

La lumière du soleil, c'est celle que je préfère !

- De la numération :


Une petite activité pour la Damoiselle : elle compte les éléments représentés sur de petites cartes et les met en relation avec le nombre correspondant.


- Pas mal de botanique...

Bugle rampante pourpre

Antonin se passionne littéralement pour la recherche de végétaux et il en sait autant que moi quant aux noms des petites fleurs qui ornent notre campagne.

Cf. ICI : Notre presse-fleur ne chaume pas !!

- Des balades (encore) :

Les p'tits bateaux sont de sortie !

- Des bulles de savon...


- De la numération (encore) :


La comptine numérique de 11 à 20 est maintenant stable chez Antonin - pendant longtemps, il omettait le "19". Le plus difficile est derrière lui, puisque la suite est bien plus régulière à l'oral.


En parallèle des exercices montessoriens (porte-perles et table de Seguin) qui permettent à l'enfant de construire le nombre, voici un petit exercice de décomposition. Antonin colle le nombre de gommettes correspondant à une quantité donnée, puis entoure un groupe de 10 unités, et compte celles qui restent. Il met les nombres correspondant sous chaque ensemble ("10" et "1", par exemple), puis reconstitue le nombre par superposition ("11).


C'est un exercice assez long, qu'il faut proposer plusieurs jours de suite - à raison de deux nombres par jour par exemple.

- Des images séquentielles.

Extrait du coffret "Découvrir l'heure et le temps", Jeux du Coquelicot, Nathan.

- La découverte des cartes de nomenclature des âges de la vie.


Spontanément, les enfants ont trié les cartes en "filles" et "garçons" et Antonin les a rangé dans l'ordre. Toutes ! Avec seulement une bizarrerie !

- Le jeu des contraires.

Cf. ICI

- Des animaux à gogo :


Non, ce joli lapin n'est pas à nous ! Nous l'avons gardé en pension quelques jours et ce fut un peu difficile de le rendre à ses maîtres...


Et un Petit-gris à la coquille endommagée a été secouru par Louiselle - nous lui proposons du lait en poudre, en espérant qu'il en mange et que cela l'aide à se réparer...


- De la peinture.
 

Beaucoup de noir et de peinture sur corps...

... la routine. Mfffg.

Bonne semaine chez vous ! :-)

samedi 25 avril 2015

Série rose "à ma façon"


Cela fait des mois qu'Antonin est prêt pour la série rose, mais je n'ai jamais le temps de m'y atteler... Car oui, même quand le travail est mâché, c'est toujours un travail... :-/


Et puis, j'ai réalisé il y a 15 jours que nous avions tout ce qu'il nous fallait sous la main - du moins pour la première étape. 


Matériel : quelques cartes de nomenclature représentant des objets connus de l'enfant et dont le nom ne comporte aucun piège phonologique (c'est rare en français, mais on trouve !) ; des lettres mobiles (aimants, cartes...) d'une graphie connue de l'enfant ; une paire de ciseaux.


Déroulé : Antonin choisit une image, nomme l'objet qu'elle représente. Je sectionne la légende d'un bon coup de ciseaux et retourne l'étiquette face au tapis - elle servira pour la vérification.


Place à la magie ! L'enfant écrit...


La vie offre peu de situations comme celle des jours où l'enfant s'aperçoit qu'il est capable de lire, et qu'il est entré de plein droit dans la communauté linguistique qui est la sienne. L'enfant sent pleinement alors que son univers symbolique s'élargit, et que ces capacités de communication sont accrues de façon vertigineuse. J'adore lire sur le visage des apprentis-lecteurs ces marques de fierté et de plaisir mêlée d'un peu de surprise...


Moi, quand je vois mon Damoiseau coder les mots du monde dans le langage des signes graphiques qui est le nôtre, je suis ivre - c'est la joie. Et le jour où mes enfants liront leur premier livre, c'est décidé : on fait une fête à tout casser. Apprendre à lire, c'est un passage, et sans doute un des plus importants dans une vie.


Je m'emballe, je me projette, nous sommes évidemment très loin de la lecture courante ici ! :-D


Il faut des années pour apprendre à lire, mais quand je vois l'enthousiasme d'Antonin (sur cette activité, il est "inarrêtable") et la facilité avec laquelle il encode les sons de la langue (il ne se trompe jamais), j'ai un peu le vertige ! :-D


Heu, c'est moi ou ils grandissent vite, nos enfants ?? 


Hep-hep-hep, Damoiseau, reviens ici !! Quatre ans et quart, c'est trop petit pour quitter le nid !! :-/