mercredi 24 juin 2015

Lecture : quelques nouvelles


Cela fait un petit moment qu'Antonin semble stagner un peu dans son apprentissage du "savoir lire". Notez, je ne suis pas tout à fait sûre qu'il stagne : tous ces apprentissages sont tellement lents et progressifs, que ce n'est peut-être pas le cas. Et quand bien même ça le serait, c'est bien sûr tout à fait normal - tout apprenant franchit des "paliers", entre lesquels il mûrit et ne semble pas évoluer.

J'ai mes petites idées sur les raisons de cette stagnation apparente. Antonin connait la valeur phonique de toutes les lettres, de quelques digrammes, et a compris le principe de la combinatoire. Il maitrise assez bien la "lecture" des lettres capitales.

Seulement, à ce stade, il découvre que ces lettres capitales ne sont pas celles utilisées dans les livres - il existerait même une troisième graphie, dite "attachée"...

Et puis quoi encore ? Le Damoiseau trouve cela bien alambiqué. Pour le dire vulgairement, ça le saoule, voilà. 😊

Autre obstacle à franchir : l'accession au sens - et, pour ce faire, la compréhension de l'unité "mot". Que les mots soient, à l'écrit, séparés par des espaces n'est pas tangible pour Antonin. Et qu'il désignent une unité de sens ne lui apparait qu'après déchiffrage. Antonin a besoin de relire TOUS les sons d'une phrase depuis le début avant d'en intégrer un nouveau. Cela donne de pénibles épisodes, du genre :

"Llll...
Léééé...
Léaaaa....
Léavvvvv....
Léavaaaaa....
Léava-haaaaa...
Léava-havvvv....
Léava-havééééé....
Léava-havélllll...
Léava-havélo"

C'est seulement à ce stade, après ce laborieux parcours, que le sens apparait : "Ah : "Léa va à vélo" !".

Cela n'a rien d'inquiétant en soi, et cela passera au palier suivant. Mais en attendant, c'est aussi lourd qu'un boulet au pied, et Antonin le traine.


Depuis la reprise de mon travail, les enfants vivent au milieu de mes manuels pédagogiques, et ils salivent d'envie devant les fichiers de maths de mes CM1, les livres de grammaire de mes CE2... Que c'est beau, ce matériel de grand, bourré de signes compliqués et de petits dessins colorés ! C'est d'autant plus intéressant qu'il est à destination de mes élèves, bien sûr... ;-)

Dans ce contexte, en exhumant un jour d'un carton mon bon vieux "Léo et Léa", je me suis dit que cela pourrait être une bonne idée de le donner à Antonin. Il s'est empressé d'aller expliquer à son Papa qu'il s'agissait d'un livre "pour apprendre à lire", et il ne le lâche plus. Dès le premier soir, il a lu aussi loin qu'il le pouvait, et depuis il reprend inlassablement ces premières pages.

Cet outil tombe à pic, puisqu'il rend Antonin autonome dans la marche de ses apprentissages (libre à lui de parcourir la méthode comme bon lui semble) et qu'il va, je crois, lui permettre de dépasser tous ses blocages du moment : il s'exerce à déchiffrer les lettres minuscules (et avec plaisir !). De plus, les mots sont présentés isolement, largement séparés les uns des autres par de grands espaces, avant d'être intégrés à des textes. J'attends beaucoup de ce va-et-vient entre le mot et la phrase, qui constituera le déclic suivant...


Et bien sûr, dans l'histoire, on n'oublie pas d'écrire - car c'est encore en écrivant que l'enfant se fait linguiste et métalinguiste... 


A suivre ! 😊
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dimanche 21 juin 2015

Joyeux été à tous !


A quiconque passe par ici, je souhaite un été merveilleux, joyeux et trèèèès reposant ! 😉

Chez nous, nous avons célébré le solstice aussi simplement que d'habitude, à l'aide d'une activité emblématique (on gonfle la piscine et on déplie le parasol !), de petits cadeaux (une boite de géomag et un jeu d'équilibre pas facile-facile), et d'un gouter amélioré.


Le mot "solstice" est dérivé du latin et signifie que le soleil (sol) reste immobile (sistere) quelques jours : son progrès vers le zénith est achevé, et il fait une pause avant d'amorcer sa descente vers l'horizon.

Faisons comme lui : une petite pause en son nom - même s'il n'est franchement pas facile de caser la fête des pères, celle de la musique et de la nouvelle saison le même jour, non mais je vous l'demande... 😊


A bientôt, et n'oubliez pas de vous hydrater ! 😄
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samedi 20 juin 2015

Nos étagères mathématiques - Reggio style


Je vous avez promis un petit tour d'horizon en photos du contenu de nos étagères pédagogiques... Je commence aujourd'hui par le matériel mathématiques, de loin le plus représenté dans l'atelier parce qu'il est le plus large d'acception - je ne suis pas loin de penser que TOUT matériel EST mathématique, mais voici un vaste sujet théorique que je réserve - peut-être - à un futur article...😉

Je suis toujours à la recherche d'idées de nouveaux outils à proposer dans notre espace de manipulation mathématiques. Il existe dans le commerce tout un tas de merveilleux produits pour provoquer et nourrir les procédures rationnelles de nos bambins. Le panel s'élargit encore lorsqu'on porte un regard neuf sur les objets du quotidien qui nous entourent ; ils enrichissent considérablement les propositions à moindre coût et engagent les enfants dans une foultitude de démarches logiques aussi concrètes que personnelles.

Voici quelques photographies de nos favoris du moment... Vos idées et ajouts sont, comme toujours, très attendus !!😊


Un petit mot d'abord sur les contenants : il s'agit, dans la mesure du possible, de récipients transparents (permettant donc aux enfants de visualiser le contenu) fermés d'un couvercle. Je ne propose donc plus de panier spécifique de flacons à ouvrir et à fermer, bien qu'un tel matériel ait sa place de plein droit dans un espace mathématique.

Matériel de numération et de calcul :

Petit matériel à dénombrer, trier, associer :

- Grosses graines diverses, noix, cailloux...

- Billes.

- Boutons.

- Petites formes géométriques en mousse, pompons...


- Jetons de poker : je les aime particulièrement parce qu'ils sont bien lourds ! 😊

- Dés à jouer (pensez aux dés pour jeux de rôle !).

- Reglettes cuisenaire.


- Cubes à emboiter type "Unifix", l'un des meilleurs matériels de numération que je connaisse, archi-modulable.


- Abaque et boulier.

- Matériel de numération montessorien : chiffres rugueux, porte-perles, barrettes de perles, et matériel de construction du nombre (par exemple, de chez Wesco).

Matériel de géométrie :


- Solides divers, en bois, en plastique, de tailles et de formes variées.

Cf. ICI

- Bâtonnets (ronds, plats, naturels ou colorés...).

- Tangram.

Dans le panier, un des outils les plus utilisés par mes enfants : de simple morceaux de papier sur lesquels sont inscrits les chiffres de 0 à 10.
A piocher, mélanger, déplier, replier, ordonner, associer... Archi-simple et pas cher ! 😊

- Géoplan.

- Attrimaths et pléthore de  modèles.


- Blocs logiques, paradigme du matériel "ouvert", et qui rencontre toujours beaucoup de succès.

Matériel de mesure et outils divers :

- Élastiques, fil d'électricien et morceaux de fil de fer plastifiés (de type de ceux qui servent à fermer les sachets de pain, de gâteaux...).

- Lacets de chaussures et fils de scoubidou.


 - Perles.


- Pinces à linge variées.


- Petit matériel de quincaillerie : chevilles, vis et boulons...

- Verrous et clefs.

- Balance (celle du Laborantin me fait bien rêver !).

- Ustensiles pour mesurer différents volumes : cuillères, petites tasses...

- Mètre en ruban.

Ces objets ont tous la particularité de pouvoir être proposés sans mode d'emploi (et si vous ne savez pas trop quoi en faire, votre enfant, lui, saura !), mais savent aussi se mettre au service d'apprentissages structurés, selon un objectif ciblé poursuivi par l'éducateur.

N'oublions jamais que les concept mathématiques se construisent d'abord par les mains !! 😊
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dimanche 14 juin 2015

La même écorce

Selon une idée prise ICI.


Alors, nous sommes d'accord : on n'identifie pas un arbre d'après son écorce, il y a même un proverbe pour le dire. L'écorce, contrairement l'embranchement, aux feuilles et aux fruits, n'est pas un critère botanique.

N'empêche. L'écorce, c'est sensoriel : lisse, rugueux, nacré, sombre, veiné, parfumé... L'écorce, contrairement souvent aux autres parties de l'arbre, est à hauteur de vue des tout-petits. L'écorce, enfin, c'est un joli mot, que mes enfants répètent inlassablement depuis qu'il l'ont appris.

Dans la vallée, à quelques centaines de mètres de chez nous, se trouve un minuscule arboretum, dans lequel nous aimons beaucoup nous promener. J'ai photographié les écorces de chacune des espèces représentées - elles sont peu nombreuses, mais les enfants connaissent chaque arbre comme un ami. 


Je ne vous propose pas nos huit cartes (catalpa commun, séquoïa géant, épicéa, tilleul à grandes feuilles, marronnier, if, platane et sophora japonica) en téléchargement car je me doute que vous n'avez pas forcément les mêmes espèces à portée de main..


En fabriquant ce jeu, je craignais qu'il ne soit un peu difficile, mais il s'est révélé tout à fait motivant pour les enfants - et pour Antonin, 4 ans, en particulier. Nous prenons le temps de toucher, d'observer, de comparer, de verbaliser ; le Damoiseau s'exerce à lire les noms des arbres, puis à vérifier sa lecture en s'aidant des "grandes lettres" (qu'il maitrise mieux) des panneaux du parc.


C'est un excellent support pour apprendre le nom des arbres, nous ne partons plus à l'arboretum sans nos petites cartes ! :-)
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samedi 13 juin 2015

Nos barres (rouges ?)


Celles et ceux qui me suivent se souviennent peut-être de ma fabrication maison des barres rouges bleues et rouges sans couleur. Piètre fabrication à vrai dire, puisque j'ai utilisé pour ce faire un bois de récup' pas forcément idéal. Dans la mesure où je n'étais pas sûre que ce matériel plaise aux enfants, je m'étais dit que cela ferait l'affaire dans un premier temps.


Et dans un premier temps, je les avais donc présentées à Antonin qui s'était surtout plu à les assembler ainsi :


... ce qui me semblait tout à fait cohérent avec les objectif montessoriens poursuivis. ;-)

Un petit point s'impose aujourd'hui sur le devenir de nos barres sensorielles.

Quelques jours après leur création, les enfants se sont empressés de se les approprier... en dessinant des lignes au pastel dessus. Ma première réaction fut toute de révolte ("Mais enfin, on ne gribouille pas sur le matériel  !!!"), avant d'observer qu'ils n'avaient décoré qu'une seule face sur chaque barre, et que ce n'était pas par hasard. Antonin, en particulier, accordait une grande importance à ce repère, et veillait à ce que la face coloriée soit toujours sur le dessus lors de ces explorations - comme s'il avait eu besoin que ses barres aient "un sens".

Ce que voyant, j'ai abandonné l'idée de les peindre...

Je les ai présentées récemment à Louiselle qui s'applique depuis à appréhender leur longueur, du plat de la main, avec beaucoup de conscience.


Elle s'exerce à les disposer "en escalier", sans y parvenir tout à fait pour l'instant. Je pense que le fait de devoir aligner leur base (contre ma paume tendue à l'extrémité du tapis) l'absorbe toute et la détourne de l'objectif final.

Les deux enfants se servent spontannément des barres pour se mesurer eux-mêmes - j'introduirai très prochainement la mesure d'objets de l'environnement. Antonin se régale alors du vocabulaire "long", "court" et des superlatifs attachés.


Le Damoiseau, lui, parvient bien à ranger les barres - même s'il tâtonne encore parfois. En fait, ce matériel correspond tout à fait à ses capacités et à ses centres d'intérêt du moment... L'observer me conforte dans le fait que le matériel sensoriel montessorien n'est pas réductible à une propédeutique des mathématiques - car dans ce domaine, Antonin maitrise la suite naturelle des nombres et additionne à tout va. Pourtant, les barres "rouges", prises en elles-mêmes, ont quelque chose à lui apporter, c'est sûr ! Sans quoi, il n'y prendrait pas tant de plaisir...

Mais sa manière de faire favorite reste celle-ci :


Il aime aussi prendre la barre la plus courte et la mettre au bout de chaque barre pour constater l'égalité avec celle qui suit.


Et puis voilà que ce matin, Antonin et Louiselle me réclament de peindre leurs barres.
Si. Cela ne s'invente pas !

MOI, pleine d'espoir non formulé
Les peindre ?? Tiens, oui. En quelle couleur ?

ANTONIN et LOUISELLE, d'une même voix
En rouuuuuuuuge !!

Voilà. Il est vraiment prouvé que nous ne faisons rien dans l'ordre, dans cette famille.
Et c'est très bien comme ça.

Et finalement, quoi de mieux que cette activité de peindre soi-même les barres pour travailler la discrimination visuelle ? L'approche indirecte du système métrique ? L'engagement du mouvement volontaire et la précision du geste ?


Et au moins, après cela, je suis sûre d'une chose : ces barres ne sont pas prêtes d'être reléguées au placard.
Ce matériel, à présent, c'est celui des enfants, au sens plein du terme ! :-)
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mercredi 10 juin 2015

Alphabet


Antonin a rapporté de l'école un certain engouement pour l'alphabet. Pour moi, j'ai beau tourner la chose dans tous les sens dans ma tête, je n'arrive pas à trouver à quoi cela sert de savoir le nom des lettres - et, a fortiori, leur ordre conventionnel - avant de savoir lire couramment - et d'apprendre à se servir d'un dictionnaire.

Mais puisqu'Antonin semble y trouver un intérêt... Allons-y, hein ? :-D

La première manière d'apprendre efficacement l'alphabet, c'est de l'écouter et de le chanter. Lorsqu'en plus on dégote un clip bien instrumenté qui lie le visuel à l'auditif, on le fait tourner sans compter... et ça rentre. Avec plaisir. :-)

Ensuite, de simples "points à relier" (vous en trouverez à foison sur Internet) permettent de travailler la connexion main/oeil - Les mains sont un excellent outil pour travailler la mémoire.


Antonin, chez qui la comptine de l'alphabet est encore en construction, s'appuie sur un "modèle" pour réaliser l'exercice : son puzzle Goki. C'est l'occasion de corser un peu la chose en lui proposant de faire une correspondance entre deux graphies (ici, minuscules et capitales).

Mais je souhaitais aller plus loin pour mettre la main au service de la mémoire, et proposer à mon Damoiseau un exercice dans le goût des "sequencing" d'An Everyday Story - sauf qu'utiliser des punaises ne m'inspirait que partiellement. J'ai donc bidouillé ma propre version de ce petit jeu à partir de ce que j'avais sous la main, et j'avoue que le résultat dépasse mes attentes.

J'ai utilisé des lettres en feutrine et en mousse (de ce type) achetée en supermarché pour quelques euros. Elles sont un peu trop stylisées à mon goût, mais Antonin les identifie sans problème. C'est d'ailleurs lui qui a selectionné et ordonné celles qui allaient nous servir pour ce petit bricolage.


Les lettres sont autocollantes : je les ai disposées sur une feuille cartonnée de récupération - et j'ai glissé le tout sous le support de notre Colorino.

 
 Reste à relier les lettres, dans l'ordre, à l'aide d'élastiques pour métier "Rainbow loom".


Simple, attractif et réutilisable ! :-)
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dimanche 7 juin 2015

Le système décimal construit par l'enfant


Vous savez à quel point j'aime le matériel montessorien de numération - toutes ces barrettes de perles magnifiques qui rendent n'importe quelle opération terriblement concrète. Je les aime tellement que, bien qu'ayant fait le voeu de ne plus acheter de matériel montessorien, je ne suis pas sûre de ne pas craquer un jour...

... Craquer pour le matériel qui permet d'introduire les quantités décimales, par exemple. Il est tellement intelligent et tellement simple : l'enfant découvre sensoriellement le fonctionnement en "base 10" qui permet de compter jusqu'à l'infini. Il est bouleversant de beauté, ce petit plateau... Fontaine, fontaine !! Peut-être boirai-je encore de ton eau...😞

La progression montessorienne a, encore une fois sur ce chapitre, tout pour plaire : j'aime particulièrement le fait que les "grandes quantités" soient abordées avant que l'enfant sache compter jusqu'à 100. C'est effectivement inutile. Notre système numérique est décimal, c'est-à-dire qu'il "fait des paquets" de 10. Il suffit donc d'avoir parfaitement intégré et longuement manipulé les quantités jusqu'à 10 pour pouvoir aborder l'essence même de notre système de numération. La compréhension profonde des relations entre les nombres prime sur la connaissance de la comptine numérique - certes nécessaire pour compter et calculer, mais qui relève de la simple mémorisation, et se fera tranquillement, en parallèle.

Hélas, bien que convaincue, je n'ai pas ce joli matériel.
Et si je devais me faire l'avocat du diable, je dirais qu'il a tout de même un défaut : il est donné tel quel. Idéalement, je trouve que ce serait à l'enfant de fabriquer sa barrette, son carré et son cubes de perles dorées...

Mais au fait, cela me donne une idée...😉


Antonin est en train de construire son système décimal à lui - il a presque fini. Cela n'a rien coûté et je peux vous affirmer que la séance est très efficace.

Matériel : des boites de 10 oeufs vides, et beaucoup de petits cailloux. Pour être plus précise : 10 boites de 10 oeufs vides (mais vous n'étes pas obligé d'attendre de les avoir toutes pour commencer votre séance) et 1000 petits cailloux : ramassez-en une bonne quantité de temps en temps, lavez-les rapidement - avec vos enfants ! - mais ne les comptez pas : votre enfant s'en chargera !


Déroulement :

Si vous le souhaitez, proposez à votre enfant de peindre les boites d'oeufs : cela fait une jolie séance d'art pla' (on ne travaille généralement pas assez sur des volumes !) et il s'appropriera le matériel.


Proposez-lui ensuite de répartir les petits cailloux dans les alvéoles en faisant des tas de 10 : 10 cailloux dans chaque alvéole. L'enfant dénombre, manipule, et vous introduisez le vocabulaire pour chaque tas de 10 : "Il y en a 10, c'est une dizaine.".


Quand la boite est pleine, prenez le temps d'admirer silencieusement ce beau travail, puis demandez à l'enfant : "Mais combien y a-t-il de dizaines dans cette boite ?" L'enfant les compte, il y a en a dix. Introduisez le vocabulaire : "10 dizaines, c'est 1 centaine. 1 centaine, cela veut dire qu'il y en a cent."


Ici, bien sûr, Antonin veut vérifier. Il transfert alors chaque cailloux dans le couvercle de la boite ; il faut l'aider à compter jusqu'à 100, mais c'est un exercice qu'il adore. C'est le moment d'introduire le terme d'unité. Un caillou pris tout seul, c'est un, c'est une unité. Et ô miracle, oui : dix dizaines, une centaine, c'est bien 100 unités !😮


Quand la boite contient ses cent cailloux, on la referme soigneusement (avec un brin de théâtralité) en l'entourant d'un élastique. Voilà, c'est une centaine. Un autre jour, on en fera une autre. Et puis une autre. C'est lourd, une centaine. Et deux centaines, c'est deux fois plus lourd. Ici, nous en sommes à 7, et les enfants aiment bien empiler les boites pour les soupeser... Oh, oui, c'est lourd ! Parce que c'est beaucoup.

Bien sûr, nous remplirons ainsi 10 boites pour introduire le millier. Et nous aurons notre matériel de base pour faire tous les petits jeux de construction de nombres - et pour dérouler la suite de la séquence : introduction des symboles numériques et association symboles/quantités... Je vous en reparlerai !😊
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samedi 6 juin 2015

"Merci Montessori", ce n'est pas fini ! 😊


Hi, here ! 😊

Me revoilà, bon pied bon œil, passablement éreintée, un tantinet étourdie et interrogative quant à nos choix de vie (travail à temps plein pour les deux parents de bambins que nous sommes), mais aussi profondément heureuse de retrouver ma vie de femme active. Vrai, je ne pensais pas que cela m'affecterait - en bien ! - à ce point ! 😊


Je reste vigilante, et bien des choses ne me conviennent pas dans notre vie de famille "moderne". Mon guide pratique reste encore et toujours l'observation de mes enfants - et force est de constater que jusqu'à présent, ils semblent ravis de leur sort et "encaissent" bien mieux que moi. Louiselle passe donc toute sa journée (une petite dizaine d'heures quand même...) chez une assistante maternelle en or. Antonin ne va plus à l'école que le matin, car il est impossible pour leur nourrice d'aller le chercher en milieu d'après-midi, et je refuse de l'inscrire aux activités périscolaires. Cet allègement lui fait le plus grand bien, nous le ressentons sensiblement ! Les deux enfants se retrouvent donc à midi chez Tiphaine, leur "nounou", autour d'une grande tablée de 6 enfants. Les relations qu'ils tissent entre eux sont puissantes, et comme Tiphaine intrigue en haut lieu pour que les enfants qu'elle gardent atterrissent l'année prochaine dans les mêmes classes (et avec les "bons profs", tant qu'à faire...), nous sentons d'ores et déjà qu'il y a là le terreau d'amitiés pour la vie. J'en suis d'autant plus heureuse que c'est quelque chose qui m'a vraiment manqué, enfant, à moi qui déménageais et changeais d'école tous les ans...


Néanmoins, tout n'est pas rose. Depuis la reprise de mon travail, Louiselle refuse de rester seule une seule seconde, et ne veut plus dormir dans sa chambre. Quant à dormir avec nous, c'est impossible dans la mesure où je travaille tard et où je dors très mal avec mes enfants - dans mon travail, je ne peux pas me permettre de mal dormir !! Après quelques tâtonnements, nous avons opté pour une solution "gagnant-gagnant" : elle dort dans le salon (elle est ravie !) et réintégrera sa chambre quand elle le souhaitera.


Et sinon, ce blog ?

Je mentirais si j'affirmais que ma vie professionnelle n'avait pas d'influence sur la fréquence des activités que je propose à mes enfants, et sur le temps dont je dispose pour en rendre compte. Pratiquement, mon quota d'écriture, qui devait représenter une petite vingtaine d'heures hebdomadaires pendant mon congé parental, se retrouve réduit à deux ou trois heures/semaine. Et oui.


Mais j'ai toujours la foi, et l'envie. Je suis toujours la même - complètement mordue de pédagogie, au point d'en rêver la nuit -, et mes enfants n'ont pas changé - ils continuent d'apprendre à toute vitesse. Enfin, mon besoin d'écrire est intact ! 😊


Donc.


"Merci Montessori", ce n'est pas fini. Une seule différence (de taille) : le rythme de publication risque d'être beaucoup moins intensif... 😟


À très bientôt !!
😊

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