lundi 23 février 2015

Écrire, les différents stades

Dédié à Gwen et à son Crapouillot-lecteur-scripteur.

Antonin, février 2015.

Connaitre les différents stades de développement permet d'avoir, en tant que parent, un peu de recul sur les avancées de nos enfants. Cela nous permet d'affiner nos observations et de proposer le matériel approprié au bon moment. Bien entendu, nos têtes blondes ou brunes s'empressent de bousculer ces progressions pré-pensées - pour notre plus grande fierté, il faut bien l'avouer !

Pour moi, les stades de développement mis à plat par les psychologues sont toujours disponibles dans un coin de ma tête, et ils m'aident beaucoup... même si chacun de mes enfants s'évertue à faire ses acquisitions selon un ordre très personnel... ! :-D

Voici aujourd'hui la belle progression des manuels... Elle est riche d'enseignement, vous allez voir... surtout si on considère que tous les stades décrits s'interpénètrent intimement, et qu'on essaie d'assaisonner tout cela de considérations pratiques pour accompagner cet apprentissage capital.

Une dernière chose avant de commencer : qu'est-ce qu'écrire ? Voici la définition que je considère ici (et à vrai dire, je n'en connais pas d'autre) : apprendre à écrire, c'est avant tout apprendre à s'exprimer, par écrit, d'une manière authentique et personnelle. C'est apprendre à encoder ses expériences de façon à les rendre communicables. C'est vivre un cheminement digne des plus grands auteurs ! :-)

Louiselle, février 2015.

Stade 1 : Dessin.

Le dessin est une étape primordiale pour l'apprenti-scripteur, aussi bien du point de vue de la perfection du geste graphique que de la capacité à injecter du sens dans une production. Jusqu'au CM2 au moins, encouragez vos enfants à communiquer leurs idées ou à raconter des histoires à travers leurs dessins. Quand on prend le temps de se pencher sur un dessin d'enfant et d'en discuter avec lui, on apprend toujours quelque chose sur sa vision du monde et sa compréhension des choses. Si on sait les écouter, certains enfants très jeunes dotent de sens ce qui semble être des gribouillis informes - qui, bien sûr, cessent de l'être immédiatement et deviennent à nos yeux aussi structurés qu'une suite de vignettes de bande dessinée...

L'adulte doit avoir en tête : 
1. De ne pas émettre de jugement de valeur ("Ouah, c'est beauuuuu !"), même si c'est très difficile. Mais de favoriser la description ("Oh, je vois que tu as peint un large trait bleu, ici. Ça tranche avec ce rouge-là, je trouve."). 
2. De questionner sans agresser. Pour ma part, je déteste les "Alors, qu'est-ce que c'est ?", qui prennent souvent les enfants de court et les enferment dans le plus profond mutisme. Qui nous dit d'ailleurs que l'enfant ait voulu dessiner QUELQUE CHOSE ? Que c'est réducteur, lorsqu'on y pense... On peut tenter un "Veux-tu me parler de ton dessin ?", bien plus respectueux... et ouvert au champ des possibles ! ;-)

À ce stade, il est intéressant de prendre en note les commentaires de l'enfant - lorsqu'il en produit. Pas systématiquement, bien sûr, mais certains travaux parleront plus à l'ensemble de la famille et mériteront une légende spéciale. Demandez d'abord la permission au principal intéressé - et acceptez sans piper un NON catégorique... Si c'est OUI, n'écrivez pas directement sur l'œuvre ! Vous pouvez noter rapidement les observations de votre enfant au brouillon et les reporter plus tard au verso. Mieux, collez les œuvres choisies sur une feuille un peu plus grande qui pourra, elle, accueillir les explications sans polluer l'espace-feuille original.

Pourquoi se donner tant de mal ? Parce qu'en nous voyant faire nos enfants comprennent que leurs mots, leurs histoires, sont importantes ; ils accèdent de plus à ce qu'on appelle, dans le jargon, "la permanence de l'écrit" : un texte, une fois couché sur le papier, est toujours le même quoi qu'il arrive, à chaque fois qu'il est lu. Ce n'est pas ordinaire. Ce n'est pas ainsi que fonctionne l'oral, par exemple, qui code le sens de manière beaucoup plus souple et fluctuante.

Viendra un temps où vos enfants seront capables de légender eux-mêmes leurs dessins - sur le recto s'ils le souhaitent, eux ont le droit, c'est LEUR dessin ! Dans un premier temps, ce ne seront que des simulacres d'écriture, mais bientôt... :-) Dans tous les cas, c'est le moment de glisser crayons à papier, stylos, post-it et petits bristols dans leur matériel à dessin... Il se peut que ça serve ! ;-)

Antonin, décembre 2014 : alphabet sur papier de soie.

Stade 2 : Pré-écriture.

Lorsque l'enfant apprend à reconnaitre les lettres qui l'entourent, il prend plaisir à les intégrer dans ses productions. À ce stade, les lettres surgissent sans rime ni raison ; ce sont, tout simplement, les lettres que l'enfant connait et qu'il sait reproduire. Chaque enfant a ses petits chouchous, qui fleurissent en abondance dans ses dessins pendant plusieurs mois. Ce peut être les lettres qui composent son prénom, ou, plus prosaïquement, celles qu'il a sous les yeux au moment de sa production. Certains enfants couvrent l'espace feuille de graphies serrées, d'autre inscrivent chaque lettre en très gros et épuisent ainsi leur réserve de papier avant d'avoir reproduit l'alphabet...

Pour l'adulte, c'est le moment d'être attentif... et de continuer de faire ce qu'il faisait déjà : écouter, encourager et prendre en note les commentaires de l'enfant à propos de ce qu'il écrit.

Quel matériel proposer à ce stade ?
- Si vous êtes montessorien, vous fournirez, bien sûr, des lettres rugueuses. Je profite de cet article pour lancer un appel : je suis avide de témoignages ! Les enfants ayant appris à écrire en "attaché" directement (en IEF, je présume) ont-ils ponctué leurs dessins de lettres cursives ? Merci de me raconter si cela correspond à votre vécu...
- Si vous êtes plutôt reggian - c'est-à-dire adepte d'un apprentissage dans la complexité - vous pouvez glisser un support de ce type dans le nécessaire à dessin de votre enfant :

Invitation

Ici, si je ne cesse de répéter aux enfants que les lettres "écrites" sont des lettres "attachées", j'ai décidé de laisser le temps au temps et de m'appuyer, une fois de plus, sur ce qui surgit dans les productions d'Antonin : les capitales d'imprimerie. Les enfants ont très bien intégré que ce type de graphie n'était qu'une étape vers la cursive et que les lettres "des livres" n'étaient pas les mêmes que celles que les adultes écrivent. Louiselle, qui ne maitrise encore l'écriture d'aucune lettre - à son grand dam - s'exclame souvent fièrement devant ses productions emmêlées : "Ce sont des lettres ATTACHÉES !"... ce qui rend son frère furieux, lui qui sait que les choses sont un poil plus complexes... :-D

Antonin, février 2015.

Stade 3 : L'encodage.

Tilt : l'enfant comprend que les lettres se lisent. Que les mots s'écrivent, se codent. L'idée phare (et simple, si simple !) de l'apprentissage de la lecture selon la méthode Montessori est bonne à suivre : lorsque l'enfant s'intéresse aux lettres, on lui fournit le son qu'elle produisent en lieu et place de leur nom officiel - lequel ne sera utile qu'à partir du CE1/CE2, ainsi que l'ordre alphabétique, pour orthographier et faire une recherche dans un dictionnaire. Pour le dire clairement, le N se "nomme" [n] et non [ɛn]. C'est bête comme chou, mais, quand on y pense : quelle économie pour l'apprentissage du codage/décodage !!!

Vous y voici : la chair de votre chair veut écrire. Aidez-la ! Prononcez les mots à écrire lentement, en accuentuant chaque phonème. "Quand je dis ton prénom, NNNNNOLAN, qu'est-ce que tu entends en premier ?" L'enfant prononce et transcrit la lettre "N". "Quand je dis ton prénom, NOOOOOLAN, qu'est-ce que tu entends ensuite ?". Si l'enfant peine à reconnaitre les sons, fournissez-lui simplement la lettre correspondante. Ayez à disposition un alphabet (mobile ou non), de façon à créer des liens entre les différents sens (visuel, auditif, et si possible tactile, avec les lettres rugueuses).

Pendant cette étape, il est bien plus valorisant pour l'enfant de parvenir à codifier les sons de la langue que de produire une orthographe correcte. Et d'ailleurs, comment le pourrait-il ? En français, les pièges se dressent à chaque coin de mot, et il faut connaitre la plupart des graphies par cœur... ce qui sera fait. À la fin du collège ! ;-)

Lorsque l'enfant sait décomposer les mots qu'il veut écrire en sons, il devient indépendant. Mais il est vrai : le travail d'accompagnement est délicat pour les parents. Il est plus confortable d'épeler ("CRAYON, ma chèrie ? Sé - ère - a - i grec - o - ène.") que de leur laisser découvrir chaque son par lui-même, avec toute la maltraitance orthographique que cela suppose.

Bon. Certains petits malins comprennent vite qu'il y a des pièges. Et on ne vous demande pas d'induire la chair de votre chair en erreur, et lorsqu'il vous regarde dans le blanc des yeux en vous sommant de lui épeler "Clown" ou "Femme", il faudra bien vous exécuter... sans mentir. Et c'est à vous de trouver un second souffle quand votre chérubin, après avoir soigneusement noté les lettres énoncées d'un mot sans piège ([lego] = LEGO) se redresse dans une attitude réprobatrice : "Bon, d'accord, mais EN VRAI, Papa, comment ça s'écrit ?" - "Ben, euh, si, comme ça, je t'assure..." :-D

N'y allez pas par quatre chemins : expliquez à votre enfant que lorsqu'on apprend à écrire, on ne graphie pas tout de suite tous les mots correctement. Dites-lui la vérité : que vous aussi, vous faites encore des erreurs. Qu'il apprend à se faire comprendre, et que cela lui prendra un certain nombre d'années - mais qu'il tient le bon bout ! Un jeune auteur de 5 ou 6 ans a beaucoup de choses à gérer : ce qu'il veut dire, comment tracer les lettres, comment encoder les sons... Quel est le plus important dans tout cela ? C'est ce qu'il veut dire, n'est-ce pas ? C'est cette impression de l'instant qu'il faut coucher sur le papier - et elle ne sera plus là dans 8 ans, quand l'enfant aura maitrisé l'orthographe qui, elle, pourra toujours se modifier a posteriori...

Stade 4 : Le récit.

L'enfant commence à écrire en vue de transcrire des histoires ou des idées complexes. Ne vous étonnez pas si un matin au petit déjeuner votre bout de chou vous annonce avec le plus grand sérieux qu'il commence un roman ! Ne riez pas, et disposez sur le bureau de sa chambre le nécessaire pouvant encourager cette activité : stylos variés et jolis carnets dans lesquels votre enfant reportera ses œuvres.

Le tâtonnement phonologiquement se poursuit, et votre aide reste précieuse. Parallèlement, l'enfant commence à se construire un petit répertoire de mot usuels dont il maitrise l'orthographe ("et", "les", "dans", etc.). C'est toujours cela de moins à penser. Néanmoins, gardez votre ligne de mire : il est toujours plus formateur pour l'enfant de coder un mot lui-même, même s'il l'écrit mal, que de le recopier "bêtement" ou de la prendre en dictée - aucune connection ne se fait alors, aucune analyse, aucune expérience. Quand le codage phonétique sera achevé, l'enfant sera disponible pour intégrer les règles orthographiques qu'il cotoie chaque jour.

Car je ne dis pas qu'il n'y a pas un apprentissage orthographique à mener ! Mais celui-ci concerne plutôt la lecture (savoir déchiffrer un mot malgré ses bizarreries) et n'a donc pas sa place ici... Pour le dire autrement : il est important que l'enfant sache lire "ÉLEPHANT". Cette compétence relève pleinement du domaine de l'orthographe. Qu'il sache écrire ce mot est totalement secondaire pour le moment.

Au stade 4, l'enfant a bien d'autres chats à fouetter : il s'enthousiasme pour la ponctuation (au point d'en coller souvent un peu partout !), expérimente la neccessité des espaces entre les mots ; il se repère sur l'espace-feuille - et apprend à aller à la ligne, par exemple. Il maitrisera tous ces codes à la fin de sa scolarité élémentaire.

Stade 5 : La maitrise... et la lassitude.

À l'adolecence, les compétences orthographiques et grammaticales se mettent en place. C'est également l'âge où la joie d'écrire disparait - la pratique semble instrumentale aux jeunes adultes, qui l'assimilent à un devoir scolaire. Le fait est qu'ils sont plus souvent mis en situation d'écrire pour décrocher un diplôme que pour exprimer des émotions, une passion ou une vision du monde...

Tout comme la pratique des arts plastiques, le rapport de la famille à l'écriture va être déterminant pour vivre ce tournant. On peut aider un adolescent qui se détourne de l'écriture à réintégrer cette pratique dans un réseau de compétences artistiques dotée de sens : pourquoi ne pas l'encourager à illustrer ses idées dans un film, une expo photos, un blog, un carnet de voyage... ? Autant de projets motivants au cours desquels l'écrit l'aidera à coucher ses sensations et ses intuitions...

Je souhaite à nos enfants une belle d'histoire d'amour avec l'écrit ! :-)

35 commentaires:

  1. Passionnant comme d'habitude! Ceci dit je suis presque vexée car moi j'ai décidé d'écrire un livre... à 15 ans;-) (soit Ado) mais non je ne suis pas du tout attardée ;-)
    Plaisanterie mise à part ça correspondait à un besoin de coucher expérience et sensations à ce moment là!

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    1. :-)

      Bah, c'est ce que je dis, Clo : on ne rentre jamais dans les cases, et c'est bien sûr un sujet de fierté !
      Par exemple, on peut dire que tu es restée créative quand les autres perdaient le feu sacré... Bon, en même temps, ça ne m'étonne pas trop ! :-D

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  2. C'est très intéressant, merci !

    Et concernant ta question (même si l'apprentissage de l'écriture est loin d'être acquise !), oui des lettres cursives parsèment les dessins... volontairement, ou identifiées ensuite au hasard des boucles/vagues dessinées

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  3. Merci pour ce petit rappel, je reconnais bien ma Zélie en Louiselle qui voudrait elle aussi déjà écrire des lettres en attachées et elle s'y exerce ardemment!!! Et sinon, Nawel a appris à écrire les lettres capitales et attachées simultanément et oui sur de nombreux dessins on y trouve des lettres (le "h" revient très régulièrement au milieu d'une forme à dessin par exemple).

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  4. Merci pour cet article très intéressant (comme toujours :-D). Merci aussi pour tes suggestions, elles seront très utiles pour les parents qui souhaitent accompagner leurs enfants dans ce bel apprentissage !

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  5. Que c'est intéressant ! Bien sur je n'en suis pas encore là avec ma demoiselle, mais quand je pense à ce que j'ai "subi" en apprenant à écrire... combien semble pourtant plus naturelle cette démarche là.

    Par contre, j'ai toujours adoré raconter des histoires. La raison est simple : j'aime lire, or il y a des histoires que je ne pouvais lire, et pour cause, elles étaient dans ma tête. Je me suis donc mis en devoir de les rédiger. Puis quelques mois plus tard, je les redécouvre.

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  6. L'écriture est un sujet passionnant !!!!! Merci pour cet article!!
    En effet nos petits bouts ont tellement à penser quand ils écrivent, l'automatisme des gestes grapho-moteurs ne commencent que vers 9 ans pour se terminer au collège et l'orthographe n'en parlons pas comme tu dis ^^.
    Tu sais, on leur apprend en maternelle à écrire en capitales ainsi la plupart des lettres s'écrivent / se forment dans le sens des aiguilles d'une montre (pourtant les petits naturellement forment des premiers dessins dans le sens contraire: les ronds par exemple) et arriver au CP on leur demande d'écrire en cursive où la plupart des lettres s'écrivent / se forment dans le sens contraire...

    p.s: moi aussi j'ai voulu écrire un livre durant la période ado... hihi.
    Bisous chez toi Elsa !

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    1. Tout à fait Titia, c'est stupide cette mode des lettres capitales... :-(

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  7. Très intéressant comme article.
    Mon Loulou s'est très tôt intéressé aux lettres. Il a su les reconnaitre et les nommer très vite. Il sait maintenant les écrire.
    Pour ce qui est de l'encodage, il nous demande toujours d'épeler alors que nous avons (instinctivement) préféré lui faire entendre le son.
    De la même manière, il aime écrire une succession de lettres et après, il nous demande "j'ai écris quoi?" (pas facile de lire ACCMPTERU ;)
    En tous cas, merci, me voici avec de nouvelles clés pour continuer à l'accompagner.

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  8. Bonjour Elsa, article passionnant et qui tombe à pic. Arthur en PS s'intéresse aux lettres, de son prénom notamment. J'applique la méthode Montessori pour l'apprentissage de la lecture et nous ne disons donc pas le nom des lettres mais leur son. Sauf que certaines lettres me posent problème car elles n'ont pas toujours le même son ! J'ai étudié de prêt nos abécédaires de Balthazar et par exemple pour le G, du fait des mots proposés il se prononce toujours [g] et jamais [ʒ]. Le même problème se pose pour la lettre C. Bon, quand la lettre se trouve dans un mot je prononce le G en fonction de sa prononciation dans le mot mais quand la lettre est isolée (lorsqu'Arthur fait son puzzle des lettres par exemple), que dois-je lui répondre ?
    Et enfin, que dire du H ? qu'il se voit mais ne s'entend pas ?
    Merci d'avance pour votre retour.
    Julie

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    1. Pour le H, je leur dis qu'elle s'appelle "Hache" et que c'est une lettre "qui ne fait pas de bruit"...

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    2. Oui pas facile l'alphabet avec les sons j'ai bien du mal aussi lol.

      J'aurais bien aime trouver une video avec tout les sons des lettres.

      J'avais vu une appli mais elle fonctionne seulement sur ipad.

      Ou trouver une video sur le jeu je devine avec toute les lettres avec objet.

      Merci pour tout les articles elsa.

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    3. Bonjour Julie !

      Concernant le "h", cf. la réponse de Clo plus haut. ;-)

      Concernant les lettres qui peuvent se lire de plusieurs façons :
      Le mieux est de choisir, à mon sens, pour commencer, le son qu'elles font, le plus souvent, quand elle sont placées en début de mot : [k] pour "c", [g] pour G. On affine plus tard, et ça fait justement partie de cette phase de "lecture orthographique" que j'évoque rapidement ici...

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  9. Sujet passionnant, Petit bonheur est en plein apprentissage des lettres et Jolie douceur réclame que j'écrive certains mots (son prénom, celui de son frère, papa et maman)
    Cet article est l'occasion d'une remise en question avec les oh c'est beaaaaau (après tout, c'est vrai, ils sont pas obligés de produire que de belles œuvres ;) et les qu'est ce que c'est (Hum), parce qu'en effet parfois ils dessinent sans que cela représente quelque chose

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    1. Je crois que c'est le plus dur de ne pas interférer par des : "whouaaaa que c'est beau !" ce qui dénigre complètement les autres fois :/
      A propos des dessins (ou autres oeuvres), il me semble avoir lu quelque part (ici ou ailleurs, je sais plus trop) qu'on pouvait quand vraiment une oeuvre sortait de "l'ordinaire" demander à l'enfant s'il nous autorisait à l'accrocher sur le frigo (ou ailleurs), en acceptant qu'il dise non et "la massacre" à coup de ciseaux 5 min après. C'est respectueux et gratifiant je pense. C'est en tout cas une manière d'agir qui me plait et me parle.
      Mais je ne peux pas m'empêcher de féliciter ma petite quand elle fait un nouveau truc.,Elle me regarde d'ailleurs d'un air de dire : "bin qu'est ce qui te prend ?" C'est vraiment pas dans nos habitudes d'être ravie (ou déçue) sans le dire.

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  10. Encore un article passionnant, merci ! Chez nous aussi, il tombe en plein dans les préoccupations du moment. Mon grand gars s'intéresse beaucoup aux lettres, a commencé à en dessiner spontanément, fait semblant de déchiffrer les écrits qu'il croise et m'a récemment demandé de lui "expliquer à lire". Je réponds à toutes ses questions, bien sûr, et je lui ai offert les lettres à toucher de Balthazar, que nous regardons parfois ensemble. Seulement, voilà, j'hésite à aller plus loin : il est encore tout petit (pas encore trois ans) et commence tout juste à comprendre le jeu du petit oeil. Surtout, je crains de créer un décalage par rapport aux apprentissages scolaires : s'il apprend à lire avant le cp, ne va-t-il pas s'ennuyer ? Et pourtant, je suis tout à fait convaincue par le raisonnement de Maria Montessori et le bénéfice qu'il y a à apprendre à lire à l'âge où cela intéresse l'enfant encore en pleine période sensible du langage...
    En tant que maman et professeur des écoles, penses-tu que cela pose un problème ? D'autres mamans ont-elles rencontré ce dilemme ?
    Pour ce qui est des lettres cursives, je n'y connais rien mais n'est-il pas envisageable de les introduire avec les capitales d'imprimerie, par paires ?
    En tout cas, merci encore !
    Stéphanie

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    1. Bonjour Stéphanie !

      Si j'avais gagné 5 centimes à chaque fois que quelqu'un m'a demandé "Ne va-t-il pas s'ennuyer en classe ?", je crois que je pourrais arrêter d'aller bosser... :-)

      Suis ton instinct et les intérêts de ton enfant. L'année de CP est de toute façon une année archi-chargée et si ton fils sait déjà lire, et bien ! Il aura la tête plus disponible pour tout le reste ! ;-)

      Pourquoi ne pas introduire les deux graphies par paire, oui !? Si tu le sens, fonce, c'est une bonne idée. Et reviens nous raconter si tu as le temps ! :-)

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    2. Je savais lire en entrant au CP. Je ne l'avais dit à personne, parce que je ne voulais pas "sauter une classe" et me retrouver dans celle de ma soeur ainée. Je pense avoir eu le déclic de la lecture en entrant en GS.

      J'ai eu bien d'autres choses à apprendre durant cette année de CP ! Je ne m'y suis pas ennuyée. Et si ça arrivait, je lisais mon livre de lecture suivie :P (en avance)

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    3. Merci beaucoup pour vos réponses, qui me rassurent ! Je vais faire confiance à mon fils pour savoir où il veut aller et à quel rythme... Pour l'introduction des lettres par paires, je vais essayer : autant profiter de ce que son intérêt vient assez tôt pour prendre le temps de lui montrer les choses ainsi. Bilan dans quelques mois, je vous tiens au courant :-).

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  11. J'apprécie énormément que tu ne mettes pas d'âge. Que cela fait du bien ! Pas de cases, juste des faits !
    Encore un article qui va finir dans mon classeur "Elsa" !!! Et oui, il commence à être chargé !

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  12. Bonjour,
    Poursuivant encore et toujours les mêmes questionnement que toi en parallèle, je partage avec vous un modeste article que j'ai rédigé qui croise les regards de D.Dumont et M.Montessori sur le graphisme en tant que préparation à l'écriture :

    http://1001trouvailles.fr/2015/02/de-linteret-des-activites-de-graphisme-pour-preparer-a-lecriture.html

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    1. Ah, merci, Clairette !
      Ça m'interresse d'autant plus que mon dernier poste était en PS, à mi-temps : ma collègue travaillait en graphisme avec l'approche Dumont, et moi avec la méthode Montessori et on se complètait bien !

      Je vais essayer d'aller lire ça, mais figure-toi que mon ordi n'aime pas du tout ton blog : dès que j'y vais, il se fait à faire un bruit d'enfer et tout se bloque en quelques secondes. Je n'ai jamais pu lire un article en entier... Sais-tu d'où ça pourrait venir ? :-(

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  13. Geekochéri dit qu'il faut faire exorciser ton ordi ...
    Plus sérieusement, je viens de changer le thème de mon blog pour un moins lourd. Dis-moi si cela change quelque chose pour toi ?

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    1. Ben, non, ça ne change rien du tout... :-(

      Je vais tenter de te rendre visite via un autre ordi dès que possible, histoire de voir si ça vient de mon ordinateur à moi... Ça ne m'étonnerait pas, c'est un vieux coucou - et sans doute qu'un petit exorcisme ne lui ferait pas de mal ! ;-)
      Ceci dit, il n'y a qu'avec ton blog que ça fait ça, c'est bizarre... :-(

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  14. Ah... si ma mère avait pu vous lire il y a environ 27 ans... je n'aurai pas été catégorisée "nulle en orthographe" dès le CE2 et n'aurait peut-être pas eu droit à autant de mots à recopier 10 fois. MERCI mille fois pour tous vos article et IL FAUT que je propose plus et plus souvent de matériel de graphisme à mon bonhomme maintenant que son petit frère ne mets plus toujours tout à la bouche, cela devrait commencer à être gérable.

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  15. Je retourne sur ce billet pour y poster une question : que penses-tu, Elsa, de la méthode des Alphas ?

    Mon aînée est à la phase 3 depuis un bon moment déjà. Elle a reconnu son prénom le premier jour de PS, et en a déduit celui de sa copine qui diffère seulement par la dernière lettre... Actuellement en MG, elle me demande tous les jours de lui épeler un mot, ou écrit d'elle-même les prénoms de toute la famille. Elle me demande si le son "sssss" s"écrit avec un "C" ou un "S", reconnait des phonèmes comme le "ou" ("comme dans loup et ours, hein maman ?"), bref, ça l'intéresse beaucoup.

    Or je n'ai absolument pas de temps à consacrer à la réalisation des lettres rugueuses (celles de nos Baltazar vont être lisses, à force !), ni de mettre en place des activités qui demandent trop temps à mettre en oeuvre, avec un nourrisson dans les bras et le boulot qui reprend.

    Bref, j'ai découvert la Planète des Alphas chez une copine, et je voudrais ton avis. Je ne suis pas fan du style graphique, mais l'aspect ludique et multi-sensoriel me plait bien. C'est un peu loin de Montessori, et pas franchement Reggio... mais c'est tout fait ! Oui, je sais, justement, c'est pas du sur-mesure... Mais que celle qui n'a jamais utilisé un plat tout prêt pour dépanner me jette la première pierre ! ;)

    Est-ce que cette méthode trouverait, à ton avis, sa place parmi d'autres approches et serait susceptible de combler un peu un besoin d'apprentissage et de stimulation d'une miss de 4 ans TRES demandeuse ?

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    1. Oh, oui, la méthode des alphas est une excellente méthode pour cette tranche d'âge, fonce ! :-)

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    2. Bonjour,
      je ne connais pas du tout cette méthode, serait-il possible d'avoir quelques informations?
      Merci par avance.
      Florence.

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    3. http://www.lesalphas.net/familles/methode-de-lecture/presentation-de-la-methode.html?___store=saisies

      :-)

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  16. Coucou,
    un petit article sur les lettres rugueuses façon Dumont/Montessori si des intéressées :
    http://1001trouvailles.fr/2015/03/lettres-rugueuses-dumontmontessori.html

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  17. Bonjour j'ai découvert ce blog récemment et je le trouve génial. Je pioche des idées pour des activités avec mes enfants ça marche souvent très bien. Je me sens un peu noyé dans tous les articles que je lis sur l'apprentissage de la lecture / écriture selon la philosophie Montessori. Dans quel ordre je dois appliquer la méthode ? 1- on apprend les sons avec le jeu "Je devine" par exemple (mais est-ce qu'on associe les lettres à ce stade ?) ; 2- on apprend les lettres avec les lettres rugueuses par exemple (à les écrire ou seulement les lire ?) ; 3- on écrit ses premiers mots avec l'alphabet mobile par exemple, avec des dictées muettes... (à partir de combien de lettres connues ?). Bref, j'aurais besoin d'un bouquin bien fait qui indique dans quel ordre et avec des exemples d'exercices/jeux on apprend la lecture et l'écriture à un enfant en respectant l'approche phonétique chère à Montessori. Est-ce que ça existe ? Merci d'avance pour la réponse.

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  18. Bonjour,

    En petite et moyenne section la reconnaissance des lettres est en majuscule.
    Comment associer la méthode montessori et la méthode scolaire "classique" , pour la reconnaissance des sons des lettres à ce niveau (PS et MS)? merci d'avance pour la réponse.

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