vendredi 5 décembre 2014

Comment planifier ses menus végétariens ?

Je suis devenue végétarienne il y a 15 ans, à un moment de ma vie où j'étais célibataire et sans enfants. Facile, dans ces conditions, de tâtonner sans stress, de prendre le temps de rencontrer cette nouvelle manière de se nourrir, de développer des habitudes, de concocter ses propres recettes en fonction de ses goûts propres.

Un jour, j'ai rencontré mon mari. Il arrêta de manger de la viande peu de temps après avoir fait ma connaissance, mais bien avant le début de notre relation... J'ai toujours suspecté qu'il ne soit devenu végétarien par amour... ce qui est une très mauvaise raison pour être végétarien ! :-D

Mon homme a des goûts d'ado. Et lorsque nous avons décidé de vivre ensemble, il a vite freiné mes ardeurs. Pourquoi limiter le fromage, le sucre raffiné, ou les desserts du commerce ? Pourquoi essayer de faire de la mousse au chocolat avec du tofu alors que c'est si bon avec des oeufs ? Et est-ce qu'on est vraiment obligé de manger des légumineuses aussi souvent ? Nous sommes végétariens, d'accord, mais pas maso... Si ?

Mon homme n'aime pas les légumineuses. Un végétarien qui n'aime pas les légumineuses... Pff. On aura tout vu. D'ailleurs, il ne raffole pas des légumes, non plus. Sauf s'ils sont sur une pizza.

Bon, j'ai mis de l'eau dans mon vin.


En quelques mois, j'ai perdu toute confiance en mon savoir-faire. Je ne savais plus cuisiner. J'ai douté de mes goûts propres, j'ai douté de mon savoir-faire et de mes connaissances diététiques... 

Aujourd'hui, je me suis ressaisie : puisque dans cette famille, c'est MOI qui fais à manger (et cela ne me remplit pas de joie profonde tous les jours, croyez-le...), c'est MOI qui élabore les menus. Si mon mari veut faire une cure de raclette, de chips et de chocolat, libre à lui d'enfiler le tablier, je mangerai ce qu'il nous prépare. Avec plaisir ! Non ? Alors, désolée, mon amour, ce soir, c'est gratin de blettes et boulgour à la purée d'amandes. ;-)

Antonin... Ah. Antonin a quelque chose à dire. Il dit : "Môa, j'aime pô". C'est très bien, mon chéri, tu peux sortir de table si tu veux. Moi, j'aime. Et je compte bien manger dans le calme, en savourant chaque bouchée en conscience.

Ce ne sont pas là des repas de famille idéale - ceux dont je rêvais lorsque j'étais jeune fille. Devoir arracher un vague "Mouais, c'est pas mal" à mon mari en terme de compliment et voir mon fiston RECRACHER son curry, sa tartine, sa soupe, ou quoi que ce soit que je lui serve, c'est dur. Mais une chose est sûre, au moins : moi, je m'éclate quand je fais à manger. Moi, je m'éclate quand je mange. (Il semblerait qu'une certaine Damoiselle s'éclate parfois, elle aussi, merci, merci à elle). Et je m'éclate quand je prévois mes menus pour la semaine, parce que l'équilibre alimentaire, moi, je trouve ça passionnant. Voilà. Et tant pis pour les grincheux qui se reconnaitront ! ;-)

C'est alors que je me dis : non, mais vous imaginez le STRESS si je décidais de devenir végétarienne seulement là maintenant ? Heureusement que dans toute cette histoire je peux m'appuyer sur des années d'expérience, sans quoi, c'est bien simple, je n'y arriverai pas...

Autour de moi, en ce moment, il y a plein de femmes qui décident, pour diverses raisons, soit de virer au végétarisme complet, soit d'intégrer quelqu'uns de ses principes dans leur vie de tous les jours. Ce sont des amies, des lectrices, des jeunes femmes de ma famille... La plupart d'entre elle sont Mamans, et je dois avouer que je suis très admirative de leur cheminement diététique dans ces conditions !

Elles sont plusieurs à m'avoir demandé de partager mes tuyaux, en particulier concernant l'équilibre des menus sur la semaine. Alors, voici. Cela vaut ce que ça vaut, mais pour moi, c'est une technique qui fonctionne assez bien. Une semaine comporte 14 menus (déjeuners et dîner) mais je n'en planifie que 10. Les 4 midis "d'école" (lundi, mardi, jeudi et vendredi), il nous est très facile de monter une assiette rapide et savoureuse avec les restes, et ne pas avoir à me soucier des repas ces jours-là (quitte à ouvrir une boite de ravioli aux légumes ou une brique de soupe du commerce...) me permet de passer plus de temps avec Louiselle le matin.

Pour mes 10 menus, je garde un type de repas en tête, mais c'est un schéma qui me laisse très libre. Je l'adapte en fonction de notre budget, de ma disponibilité, du contenu du frigo et des produits de saison.

N.B. Les idées qui suivent sont illustrées avec les photos des autres... Ce n'est pas (que) pour faire joli ! Cliquez sur la légende pour découvrir des articles ou des sites bourrées d'idées futées... ;-)

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Menu 1 : J'associe céréales et légumineuses.

C'est souvent la première astuce qu'on découvre du régime végétarien : l'association des céréales et des légumineuses, qui permet de consommer, au cours d'un même repas, des acides aminés complémentaires (les céréales sont riches en lysine, mais pauvres en méthionine, et pour les légumineuses, c'est l'inverse !). À vrai dire, on sait aujourd'hui que les apports se font tout aussi bien si on consomme ces végétaux séparément, et la vraie seule règle du végétarisme - si tant est qu'il y en est une - serait plutôt de consommer des céréales OU des légumineuses à chaque repas.

Ceci dit, c'est tout de même dommage de se priver d'une belle assiette de protéines associées. D'abord parce qu'il s'agit d'un repas complet, très rassassiant et pauvre en graisses, et qui plus est, hyper économique. Ensuite parce que c'est délicieux, et les plats traditionnels le savent bien, dans lesquels je vous invite à piocher vos idées pour ce premier menu : couscous de blé et pois chiches, dahl de lentilles et riz biryani, ragoût de haricots rouges et maïs, sorgho et mil (qu'on peut aisément remplacer par du millet, de la même famille) et haricots blancs à l'africaine, riz et tofu frits à l'asiatique, pain accompagnant soupe de pois ou de haricots secs...

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Menu 2 : J'invite les oeufs à notre table.

Voila bien le menu qui bousculera le moins vos habitudes. Les oeufs, s'ils sont bio et bien frais, peuvent être consommés deux à trois fois par semaine pour leurs acides aminés, les vitamines B et le fer. Mais comme les oeufs qui entrent dans la composition des gâteaux, et appareils divers comptent aussi, et que point trop n'en faut (c'est grand maxi 5 par semaine et par personne, ils sont très riches en cholestérol, prévoyez de les servir avec une montagne de légumes !), mieux vaut n'organiser le repas autour d'eux qu'une fois par semaine environ. Ici, je prévois toujours notre  repas "oeufs" le jour où je suis le plus pressée - car autre atout : les oeufs, qu'il soient mollets, durs ou à la coque, se cuisinent en un clin d'oeil !

Menu 3 : J'aime les lentilles corail

Pourquoi ? Parce que ce sont des légumineuses. Et qu'en tant que telles, elles sont bourrés de protéines végétales, de fibres, de minéraux et de vitamines. 

Oui, bon, on le sait, mais pourquoi ces légumineuses-là, les lentilles corail ? Parce qu'elles cuisent en un temps record. Comptez 15 minutes. Comment, à l'ère de la cuisson rapide, vous trouvez ça long ? :-D Reportez-vous au menu n°6, et vous changerez d'avis !! :-D

Il se trouve que cette légumineuse-là est aussi ma favorite... 

Comment la cuisiner ? Ne passez pas à côté du dahl, purée à l'indienne délicieusement parfumée. Il n'a jamais deux fois le même goût en fonction des épices que vous utilisez, on ne s'en lasse pas !! Ce midi, j'en ai justement avalé une grande assiette, avec salade verte et tronçon de baguette... Just perfect ! :-)

Pensez aussi aux gratins ou aux soupes (avec carottes et oignons, par exemple, ou tomates en boite, oignons et curry), aux salades, aux boulettes/galettes, aux sauces...
Menu 4 : J'assemble une "assiette idéale".

Parce que nous le valons bien ! ;-)

J'ai déjà consacré un article à ces assiettes faciles, qui regroupe légumes cuits et crus, cérales, légumnineuses (ou oeuf ou fromage), graines ou fruits secs ou algues.

En voici quelques exemples :
- Salade de lentilles, cresson et raisins secs, blé (type Ebly), haricots verts aux persil.
- Salade de chou rouge à la ciboulette, haricots blancs en sauce, riz complet aux petites graines, fleurettes de brocolis et chou-fleur.
- Avocat/vinaigrette aux algues, purée pomme de terre/pois cassé et salade épeautre-chou blanc-carotte.
- Carottes râpeés saupoudrées de germes de blé, pot-au-feu aux lentilles vertes.
- Salade d'endives aux noix, Cake fromage/légumes et houmous.

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Menu 5 : J'organise le repas autour d'un oléagineux.

Ahhh... Les oléagineux... Tout un programme...

A proprement parler, ce n'est pas une famille botanique, mais ils regroupent tous les végétaux - des graines ou des fruits à coques - dont on peut extraire de l'huile. On les trouve sous formes entières (noix, graines de tournesol...), en poudre (de noisettes, graines de lin moulues...), ou de purée (purée d'amande, de sésame...).

Ce sont des ingrédients riches en (très bonne !) graisse, et du gras, il en faut ! Il en faut même beaucoup - à condition qu'il soit de qualité - tout au long de l'enfance.

Alors pensez-y : tarte au chèvre frais et aux noisettes, wok de légumes et seitan aux noix de cajou, cake au tofu fumé et aux noix (ou aux pistaches, ou aux graines de tournesol...), salade composée aux graines de lin, de courge ou d'arachide, biscuits au sésame ou madeleines au pavot (tous deux délicieux avec une soupe de légumes !), riz aux pignons de pin...

À défaut de temps, glissez une cuillère de purée d'oléagineux (amandes, noisette, cajou...) dans vos pâtes ou autres céréales, c'est délicieux et simplissime ! Et ça marche aussi avec les poêlées de légumes et les soupes...

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Menu 6 : Je cuis une légumineuse en grosse quantité.

Oui, on se va pas se voiler la face : malgré toutes leurs qualités nutritionnelles, les légumineuses ont un inconvénient de taille... Leur préparation de base prend... du temps. Et du temps, on n'en a pas. Voilà.

Les légumineuses, c'est galère : d'abord, il faut les faire tremper. Et donc y penser la veille au soir. Bien. Ensuite il faut les faire cuire... Comptez 30 minutes pour les lentilles vertes ou brunes, 1 heure pour les haricots de tous poils, les pois chiches, les fèves et les pois cassés. Moui... Et en plus, ça coûte du gaz ! :-/

La solution : cuisez-les par kilo(s) ; le temps et l'énergie ne seront pas décuplés, eux. Congelez-les ensuite par petites portions (200g de graines cuites), et ressortez-les pour les assaisonner au fur et à mesure de vos besoin. Si vous vous attelez à cette tâche ingrate une fois par semaine, vous aurez rapidement une jolie collection de légumineuses en barquette dans votre réserve, prêtes à être incorporées dans un chili, des crêpes, un pâté, des boulettes, des galettes, une tarte ou un pain... On peut aussi les servir telles quelles, arrosées d'une bonne huile d'olive ! ;-)

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Menu 7 : Je découvre une céréale inconnue.

Les céréales, on connait. Il y a le riz, le maïs, et les pâtes (et le coucous, et le boulgour... comment ça, c'est de la triche ?).

Comme on est des Mamans au courant, on connait aussi l'avoine, le quinoa, voire le millet - là, on commence à être fortiche.

Pas mal. Mais il en reste. Plein. Le sarrasin (kasha). L'orge. L'amarante. Le kamut. L'épeautre - il y a le grand et le petit. Le seigle. Le fonio. Le seitan (gluten de blé). J'en oublie certainement !

Et je ne parle même pas du fait que chacune de ces merveilles nutritionnelles se présente généralement sous plusieurs formes, de manière à varier les plaisirs de leur préparation : graines entières, semoules, farines, flocons, pâtes... 

Certes, vous ne découvrirez cette variété qu'en visitant les rayons des magasins bio... - je vous préviens, on devient vite accros !

On peut proposer les céréales nature, avec une noisette de beurre. 
Mais aussi en tarte, cake, crumble, en risotto, en soupes, en gratin, en salades, en poêlées... La base de nos repas peut ainsi varier à l'infini !

Les plats à base de céréales s'accompagnent généralement bien de simples légumes cuits ou crus.

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Menu 8 : Je mets ma créativité en pause !

Et je régale ma famille de pâtes au fromage (râpé, ou crémeux type mascapone...).

Ben quoi, c'est un repas végétarien ! Tout le monde adore ça, c'est prêt en dix minutes, et ça ne coûte pas cher. Le fromage apporte protéines et calcium, les pâtes rassasient. Pourquoi se priver de plaisirs si simples ?

À noter si vous avez de petits enfants à votre table : vous avez certainement remarqué que plus les pâtes sont GROSSES, plus elles sont faciles à manger... Alors, mes enfants adorent "les pâtes en forme de lettres", le vermicelle et les coquillettes. Et j'en fais de temps en temps, oui. Même si le sol de la cuisine colle ensuite pendant deux jours. Le reste du temps, vive les Rigatoni et les Concliglioni ! Voilà ! :-)

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Menu 9 : Je copie les repas carnés.

Deux options pour les repas de ce type, anti-stress et consensuels, parfaits si vous invitez à déjeuner les enfants des voisins - oui, ceux-là, là, élevés au steak-frites... ;-)

Soit je copie l'assiette classique : entrée/viande/garniture, en remplaçant la viande par un simili-carne, de fabrication maison ou acheté tout fait dans le commerce : falafels, steak de céréales ou de seitan, tofu mariné puis poêlé, tempeh fumé, filets de lupin...

Soit je me lance dans la confection d'un gros plat des familles, bien traditionnel : tajines, hachis Parmentier, choucroutes, blanquettes, Bourguignons, couscous, quiches et tourtes diverses... Vous verrez, ils existent tous en version végétale ! Pendant que ça cuit, on prépare une salade verte, et le tour est joué...

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Menu 10 : Je concocte un plat à base de fromage.

Ici encore, facile : les plats à base de fromage sont par nature si riches que la tradition en a (presque toujours) éjecté la viande...

Tarte ou cake au fromage, pizzas, croque-Monsieur au jambon végétal, gratin de pâtes ou de légumes, lasagnes, raclette, tartiflettes, soufflé...

On accompagne d'une petite salade composée pour mettre un peu de couleur, et l'affaire est dans le sac ! :-)

Et vous, avez-vous des tuyaux pour équilibrer vos menus ?

45 commentaires:

  1. Elsa... MERCI mille Merci!! C'est exactement precisement l'article dont j'ai le plus besoin en ce moment je vais relire ça a tête reposée dimanche quand je ferai mes menus de la semaine et ma cm de a la ruche qui dit oui!! Bon j'ai de la chance M aime tout PtitKo et PetitF globalement aussi Ptit la est plus réticent et commence tjrs par dire qu'il n'aime pas mais finit presque tjrs par avaler son assiette.
    Au fait... Je t'ai dit Merci? Allez je te le redis une fois encore Merci Elsa

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    1. Tu fais partie des Mamans pour lesquelles j'ai écrit cet article, Clo ! ;-)

      De rien, j'espère que ça t'a aidé au moment de préparer tes menus ! :-)

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    2. Oh que oui ça m'a aidé ! Ça me touche que tu aïs pensé a moi en écrivant cet article!

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  2. Merci pour cet article qui pour moi est un beau cadeau de Noël ( ou de l avent )
    Ici c on mange tous le meme plas depuis les 1,5 ans de n'1 donc pas de viande le soir jusqu'au 3 ans. Ensuite un medecin spécialisé nous anonce que pour n'1 pas de protéines animales le soir sauf les laitages...
    Et là quand tu t éclate pas yous le temps en cuisine et que sans viande tu sais fzire doupe et légumes vapeur comment dire c est pas fun le soir... je cherche je tatone je me loupe j'arrête. Mais une fois semaine je dejeune au redto bio et donc végétarien et je me régale ! (Moi la difficile ) bref je me dis qu'il faut que je me relance et pof votre/ton article en ecos a celui de l'assiette complète qui m'a permis de decouvrire ce blog... et puis les lentilles corail c'est trop bon... tout ça pour vous / te dire mon admiration et ma gratitude de tous ces/vos /tes partages. Milles merci bonne soirée
    Lize

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  3. Depuis quelques temps, nous avons découvert nous aussi une autre façon de manger. Nous supprimons tous les additifs, les colorants et même les produits au soja. Nous tendons vers le végétalisme et ce n'est pas toujours facile de trouver quoi manger. Alors on teste des fromages végétaux, des laits végétaux (faits maisons parce que ceux du commerce ont des additifs), des crèmes au lait de coco.
    Je vais regarder tes recettes.
    J'aime beaucoup ton blog. J'ai fait un lien sur le mien si tu veux bien.
    http://id2profs.blogspot.com/

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  4. Ce post est parfait ! Laa bonne résolution de la famille 2014 était ub maximum de dîners végétariens, celle de 2015 sera un déjeuner sur deux...

    Tes explications vont bien m'aider !

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  5. Moi j'ai aussi une vingtaine de recettes phares et je tourne avec ça ... mais bon c'est plus difficile pour nous car nous sommes vegan et sans gluten donc pas de fromage, pas d'oeufs (je fais des exceptions qqfois) et que des céréales sans gluten... Je me suis nourri de blog , de recettes, de livres de plus en plus nombreux et très bien fait pour les familles (Clea Cuisine, Marie Laforêt, valérie Cupillard,...), j'ai testé et je garde sous le coude les recettes préférées pour éviter les "beurk!!", "j'aime po" _ on varie en fonction des légumes de saison et ça tourne sur 15 jours et je n'ai plus de prise de tête!!
    Mon homme est aussi devenu vegan au fil du temps après m'avoir rencontré... mais il a fait son chemin tout seul (en lui glissant quelques belles lectures tt de même!!) et ça m'arrange plus besoin de faire des plats différents!

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  6. Ici on n'est pas végétarien même si on mange de moins en moins de viande et de plus en plus de légumineuses...
    J'équilibre mes menus à vue de nez parce que je n'arrive pas à prendre le temps de le faire correctement...

    Mais je te rejoins sur un point : ici c'est moi qui fait à manger donc tout le monde mange ce que j'ai envie de cuisiner comme j'ai envie de le cuisiner...Alors des fois ça ne plait pas au papa ou à un ou deux enfants (mais plutot moins au grand qu'à la petite en fait...) mais moi ça me va ;-)

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  7. Merci, pour cet article... Sans habitudes ancrées, il est vraiment difficile de s'y mettre... Je vais commencer dès demain à intégrer quelques nouveaux réflexes!
    Et merci, pour l'ensemble et la qualité de ce blog, c'est avec un plaisir gourmand que je me plonge dans chaque nouvel article!

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  8. Waow Merci Elsa !
    Bon là tout de suite je n'ai lu qu'en diagonale parce que je suis KO mais je vais m'en faire une version imprimée (pardon la planète !)...la lire, et l'offrir à mon mari, végétarien depuis 4 ans suite à un choc émotionnel. Auparavant déjà, nous mangions peu de viande, mais plutôt pour des raisons de développement durable, l'élevage de viande puisant sévèrement sur les ressources en eau et céréales. J'ai voulu arrêter la conso de viande moi aussi mais j'ai dû renoncer pour cause de santé fragile puis de grossesse fatigante puis de sous-poids contre lequel je continue à lutter quotidiennement (j'aimerais tellement qu'existe le transfert de masse d'un humain à un autre : ça permettrait à ceux/celles qui veulent mincir de remplumer ceux/celles qui n'arrive pas à grossir !!).
    Mais peut-être qu'avec tes super conseils je vais pouvoir retenter l'expérience et enfin reprendre des forces, même sans viande.

    Quant à notre loulou, pour l'instant il mange 30g de viande ou poisson par jour.

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  9. Hop, une page de plus dans mes favoris :-)

    Je ne suis pas encore prête à être végétarienne, ici c'est une viande blanche par semaine, un poisson par semaine, des oeufs et parfois de la viande rouge (mais c'est de plus en plus rare).
    Je me renseigne doucement et je m'oriente de plus en plus vers le régime crétois ; je trouve que la diététique est passionnante et en même temps je tente de ne pas être trop stricte. Les habitudes se créent petit à petit, je ne veux pas de changement brutal.

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  10. Alors, merci Elsa ! Trouver des idées de menu est parfois un casse-tête que je rechigne souvent à le faire et je ne sais pas comment varier. Toujours l'impression de manger la même chose, les mêmes accompagnements. Alors, je suis impressionnée par la diversité que tu offres, il y avait plein d'aliments que je ne connais.
    Certes, nous aimons la viande et je ne pense pas que nous serons végétariens un jour, mais nous avons appris à la réduire parce que finalement, elle n'est pas nécessaire à chaque repas. Et puis, c'est un budget. Sans parler que la viande rouge n'est pas courante dans mon coin. Mais je me posais la question de la remplacer pour garder un apport équilibré.
    Depuis peu, je vais au marché deux fois par semaine, c'est pas bio, certes, mais c'est frais et local (et moins cher !). Maintenant, je pense que je vais lorgner du côté des magasins bio et il y en a un paquet à Leipzig, j'ai même un magasin Vegan dans ma rue. Mais ce que je crains, c'est que cela alourdisse notre budget, car il faut le dire, ce qui est bio et peu courant est plus cher. Enfin, je peux me tromper...

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    1. Coucou Mélanie !

      L'Allemagne est un pays de cocagne pour les végétariens et les végétaliens, je donnerais cher pour pouvoir faire mes courses dans ta rue ! ;-)

      C'est vrai, certains produits sont chers en magasin bio : en particulier, ceux qui nécessitent une longue "chaine" de soin - la viande, bien sûr, et les fruits et les légumes. Quoique quand je compare avec les fruits et légumes du conventionnel (très chers aussi, et sans goût aucun), je me me dis que la différence n'est pas si grande.

      Depuis mon congé parental, nous n'avons plus les moyens de faire de "grosses" courses en bio. Mais je continue d'y acheter mes fruits (pas les légumes, mais les fruits : j'en achète peu, par contre) et toutes mes céréales. Ce qu'il faut retenir, c'est que le bio en magasin bio est souvent moins cher que le "bio" des grandes surface. Et qu'il y a plus de choix, et bien sur, plus d'éthique. (Monsanto fait du bio aussi, bien tiens, si c'est lucratif, hein ?). De même le label "bio" peut s'appliquer à des produits parfois douteux - il suffit de triturer un peu la réglementation- au moins en magasin bio, je sais que je peux acheter les yeux fermés.

      On peut manger bio avec un petit budget, mais ça suppose de revoir ses habitudes. Comme beaucoup d'entre vous, j'y vais par petites touches, essayant de m'améliorer sur un point, puis sur un autre...

      Je vous renvoie au blog "Blogbio", entièrement consacré à la cuisine familale bio et pas chère (famille de quatre vivant sur un seul salaire), il est bourré d'idées pour tous les jours !

      http://blogbio.canalblog.com/

      Bon cheminement sur le chemin du "manger mieux" ! :-)
      (J'ai bien reçu ton mail : MERCI !!)

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    2. Merci pour le lien! Ici nous mangeons bio. Mon mari est boulanger bio donc le pain (9 sortes : épeautre (les 2), sarrazin, mélilot/avoine, colza/luzerne, complet, blé, emmer noir, maïs etc) est gratuit, chouette!
      Il le vend sur le marché et donc fait nos courses en même temps qu'il travaille, re-chouette! Nos légumes et nos fruits sont donc bio. Notre fromage de chèvre et nos yaourt de brebis ne le sont pas car le producteur (un amis) n'a pas demandé la certification (trop pénible, trop cher!)...ce qui n'empêche pas ses produits d'être plus bio que bio!!! ça vaut le coup de rencontrer les gens (sur les marchés, dans les ruches, les AMAP) et de faire son carnet d'adresse en toute conscience!

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  11. Merci Elsa, même pour les végétariennes pas mamans et pas récentes mais qui veulent apprendre à cuisiner pour pas laisser leur pauvre chérie faire toute la bouffe, c'est bien utile ! :D

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  12. Super article et super tuyau les légumineuses en grosses quantité ! C'est tout bête mais je n'avais jamais pensé à les congeler sauf en humus....

    J'ajouterai qu'il existe aujourd'hui beaucoup de pâtes faites avec différentes bases qui se trouvent en supermarché : lentilles corail, pois cassés, riz (vermicelles), sarrasin (soba), blé tendre (udon), quinoa, blé complet.... Pas seulement en magasin bio (mais on les trouve au rayon bio). Le mieux étant de les faire soi-même avec différentes farines mais chez nous le plat de secours en cas de rush, ce sont les pâtes, parce que ça passe toujours très bien chez la puce en plus. Un plat de pâte au quinoa avec un pesto d'ail des ours et une salade avec mélange de graines, c'est vite fait.
    Pareil pour les galettes, on en trouve de plus en plus en grande surface et de différentes sortes (riz complet, céréales, maïs, sésame)
    Je varie aussi beaucoup les huiles et vinaigres.
    Et pour les oléagineux, on peut aussi jouer sur les """"laits""" végétaux (lait de noisette ou châtaigne + banane + cannelle = petit déj vite fait et c'est délicieux !), toujours trouvables en grandes surfaces.

    et je finis en partageant le blog d'une amie végétalienne et gourmande pour quelques recettes sympas (fromages, mayonnaise, gâteaux) : http://petitchou.over-blog.com/tag/dans%20la%20cuisine/

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  13. Pour être devenue végétarienne il y a de cela 5 ans du jour au lendemain, ayant déjà un premier enfant qui avait 2 ans et enceinte de plus de 7mois, ce fut une transition très simple, j'ai pas sentie de stress sur le faite de faire mes menus. De plus on aussi tant qu'a faire supprimer tous les yaourts au lait de vache. Un monde s'offrait à nous, produit bio, graine, oléagineux, plein de nouveauté que je ne connaissais, pas et je me suis éclaté à faire à manger.

    En tout cas chez moi ce qui marche ce sont des madeleine aux légumes ou alors muffins idem en y mettant des légumes, cela des gratins, car comme chez toi mes enfants satures par moment les gratins. Surtout qu'en extérieur nous sommes pas végétarien... on a pas encore assumé nos choix chez des amis on mange de la viande, moi de moins en mois, mes enfants connaisse, mais à la maison c'est niette.

    ent tout cas grand merci pour ce petit billet qui tombe à pics j'étais en questionnement pour dire non à la viande quand je suis invitée chez des amis.....

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  14. hi! hi!
    Comme je me retrouve dans cet article!
    Aux goûts d'ados de mon homme qui n'est pas du tout végétarien, j'ajoute la sensibilité aux phosphates de mes enfants et leur goût pour les aliments d'une seule couleur (pâtes, riz et patates) ha! ha!
    Un vrai casse-tête les repas! Mais on y arrive!

    Merci de me faire sentir moins seule !

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    1. :-)

      Ah, ben moi aussi je me sens moins seule ! :-)

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  15. Chez nous nous ne sommes pas végétariens mais on mange peu de viande et poisson (je préfère en manger moins mais de la très bonne de chez le boucher ou poissonnier) donc c uniquement le midi. Le soir c légumineuses et/ou céréales associées avec des légumes ; le plus souvent en soupe d'ailleurs car même les plus jeunes peuvent partager le même repas que le reste de la famille et en plus avec mon super blender chauffant je peux donner le bain aux enfants/jouer avec eux/prendre du temps pour moi... au choix pdt que ça chauffe sans craindre des catastrophe. Et d'ailleurs je te dis un grand merci pour les galettes VG inratables qui sont devenu un classique des repas du soir avec une sauce tomate en pot ou un reste de soupe du congel'. J'ai pensé toi et pris des photos des enfants hier lors du repas pour te prouver à quel point ils se régalent grâce à toi (je te les envois prochainement) ;)

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    1. Super ! J'adooore recevoir des photos de p'tites bouilles !!

      (Surtout si elles se régalent, ça va ma changer : ici, même avec Louiselle, ça devient galère. La Damoiselle est dans sa phase "gigote", elle passe ses courts repas à danser des fesses, descendre de son siège, y remonter, réclamer mes genoux, etc. Pfff. S'ajoute à cela que les enfants mangent au lance-pierre... Vrai, j'ai à peine le temps de m'asseoir, moi, qu'ils ont déjà fini, eux !! Pourvu que ce rythme ne devienne pas une habitude... :-( )

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    2. Tiens ça me rappelle mon grand qui est dans sa phase "je n'aime plus rien", je pinaille devant mon assiette, je danse sur ma chaise et accessoirement j'exite ma soeur en disant des bêteise qui la font rire comme une bossue... sauf la pizza du vendredi soir et les galettes inratables (les seuls repas où je suis sûre que ça va bien se passer)

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  16. Après comme je suis intolérante à l'arachide et que je n'aime pas la plupart des oléagineux et que en plus chéri n'aime pas le fromage devenir VG virerait vite au casse-tête lol

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    1. :-)

      Idem ici : je pense souvent au végétalisme, mais les deux seuls ingrédients qui ravissent vraiment mes enfants sont les oeufs et le fromage, et mon Normand d'homme est littéralement accros aux tartines beurre-fromage (!!!)... Alors, je crois que ce n'est pas pour nous !! :-D

      On fait avec ce qu'on est, en tant que famille ! :-D

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    2. Ahh les tartines de beurre salé du matin c sacré et un bon camenbert hummm ! Je me comprends ton homme

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    3. Rhââ, ces Normands !! :-)

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  17. Je suis devenue végétarienne progressivement il y a 2 ou 3 ans suite à ma prise de conscience sur la façon dont on traite les animaux. Et grâce à une amie végétarienne avec qui je mange souvent : j ai donc vu que ce n'était pas si compliqué de faire des repas équilibrés.
    Comme dans tous les domaines chez moi, j' angoisse dès qu il s'agit d'organisation donc faire la cuisine pour moi et surtout mon fils c'est ce que je déteste le plus plus faire... Et je suis incapable de me poser le week end pour établir des menus.
    Donc c'est un peu au jour le jour. Je déteste cuisiner. J'essaye de varier un maximum en faisant attention à mettre des céréales complètes, des légumineuses et des légumes repartis au moins sur la journée. Mais il est vrai que je m'inquiète souvent des carences que pourraient avoir mon fils dû à mon manque de rigueur. Mon amie végétarienne me rassure en me disant qu'il a très peu de chance d'avoir des carences puisque nous mangeons toujours des oeufs et du fromage (ce que je sois souhaiterais arrêter mais là je ne suis pas prête )
    Le papa n'est pas végétarien et je consens à ce qu'il mange de la viande de temps en temps quand j'ai trop peur qu' il manque de quelque chose ou quand le papa en mange devant lui et qu'il réclame (mais il est hors de question que ce soit moi qui la prépare)
    Quant à moi j'ai eu 2 écarts étant enceinte : je n'arrivais à rien manger, j'étais deprimee et j'avais une envie folle de viande ce qui ne m'était jamais arrivé depuis mon végétarisme.

    Merci à toi pour ces éléments et tes recettes que je consulte souvent (mais qui me font peur quand à la richesse et variété des assiettes!!)

    Je rajoute que mon fils est comme Antonin : cuisiner me demande d'énormes efforts et monsieur ne goûte parfois à rien.... Décourageant... Je fais comme toi "si tu ne veux rien manger tu peux sortir" en essayant de ne pas montrer mon impatience et ma colère mais c'est éprouvant quand même ! et puis comme par hasard, chez nounou, il mange.......... Comment ne pas le prendre personnellement :)

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  18. Ah l'organisation des repas et des courses est une lourde charge et pourtant j'adore cuisiner.
    J'achète un cabas bio dans une boutique bio de quartier et cela m'évite déjà de devoir me poser la question de savoir ce que j'achète: je compose mes menus à partir du panier, dont je connais la composition quelques jours avant d'aller le chercher.
    Sinon j'essaie d'être plus simple qu'avant (quand j'étais sans enfant et que j'avais du temps): le soir c'est crudités et/ou soupe maison et, si j'ai plus de temps ou que j'ai préparé une partie de la nourriture la veille au soir, salade composée ou gratin.

    La règle d'or ici aussi et que JE fais à manger, du maison et bon en général alors je suis libre de choisir et ceux qui n'aiment pas sont libres de passer direct au plat suivant.

    Je varie les assaisonnements : un vinaigrette huile de sésame grillée et zestes d'orange transforme une banale salade de carottes, j'ose le cru à fond: le navet se râpe et se mange en crudités, la betterave rouge aussi se mange crue, le céleri branche est découpé menu-menu et est mélangé à de la pomme et de l'emmental au lieu de finir dans une soupe...

    Le point faible sont les céréales qui n'ont pas trop la côte chez nous sauf s'ils sont vraiment cuisinés mais si je sers du riz nature, du boulgour ou des pommes de terre sans rien, c'est niet pour tout le monde.

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  19. Bonjour Elsa !

    Ton post m'interpelle, car j'ai un fils (26 mois) qui est assez "difficile" pour les repas. Il refuse tout ce qui est nouveau, il trie beaucoup dans son assiette...
    Nous ne sommes pas végétarien, mais je m'intéresse à ce genre de cuisine, car elle me parait être une façon de bien manger, et je prends toutes les idées que je peux prendre :)
    (Hier, je lui ai fait une assiette composée avec petits pois, oignons, riz. Il a goûté quelques petits pois un par un, j'étais ravie, pour une fois qu'il acceptait de goûter !)
    Je suis à la recherche d'un livre de recette de repas simples, rapides et faciles à préparer, un peu dans le même style que ce que tu proposes dans tes articles, du coup je me demandais si tu en connaissais un ? Ou si tes autres lectrice•eur•s en connaissaient un ?

    (D'ailleurs, en parlant de livre, plus je te lis, plus je me dis que ton blog en version papier, ce serait un super cadeau sous le sapin ^^)

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  20. Bonjour Elsa;

    Il est vraiment génial cet article, merci beaucoup ! Je crois que je vais y retourner souvent pour piocher des idées. J'ai de plus en plus envie d'adapter la cuisine végétarienne à la vie de famille sans jamais avoir osé.

    Merci beaucoup !

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  21. Végétarienne de mes 14 à mes 28 ans, j'ai recommencé à manger de la viande (en petite quantité!) quand nous avons trouvé de la viande en vente direct (vache et volaille) chez nos amis et voisins en nous installant à la campagne.
    Maisdepuis que le CM1 vient à la maison, on est passé à 2 repas "avec viande" par semaine (voir 3 avec du poisson le vendredi!) et je trouve ça trop! C'est venu tout seul parce que le CM1 est "difficile" et que sa maman me l'a confié pour qu'il mange enfin (contrairement à la cantine!) et ne soit pas "à plat" l'après-midi.
    Ma gommette, elle, ne mange quasiment pas de viande...elle n'aime que les oeufs (1 fois par semaine). Nous mangeons donc beaucoup de soupes, de poêlés, de lentilles (ce qu'elle préfère!), de pâtes...
    Merci pour l'astuce "je cuit les légumineuse en gros", je n'y avais jamais pensé étant végétarienne et célibataire!
    connais-tu les lentillons? ça cuit aussi vite que les lentilles corails et ça change!

    Bon appétit!

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  22. Bonjour Elsa, je me tourne vers toi car nous avons décidé depuis peu de devenir végétarien suite à la lecture de plusieurs livres, Notre petit à 18 mois et je voulais savoir si tu as par hasard une sorte de tableau pour organiser tes repas. J'ai pas mal recherché sur le net mais je trouve surtout des tableaux avec des nombres de portions, ce que je ne trouve pas très parlant en terme de quantité. Nous sommes totalement, incompris dans notre entourage familial mais également mon mari ne cesse de vivre des railleries, des moqueries et de grosses remise en doute sur nos convictions mais également concernant la santé de notre enfant à son travail. J'avais vu ton article il y' a quelques semaines déjà. Et je le trouve très intéressant, merci d'avoir écrit celui-ci, cela nous permet de nous sentir moins seul, dans ce mauvais passage.

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    1. Bonjour Jackie !

      Qu'entends-tu par "tableau"... Tu cherches des menus types, c'est ça ?

      A 18 mois, la phase de diversification proprement dite se termine et ton bébé peut manger comme vous s'il est prêt.

      Je te renvoie à ce lien pour l'alimentation VG :
      http://www.vegetarisme.fr/comment-devenir-vegetarien/periodes-vie/

      et aussi à ce blog (végétalien, mais ça donne plein d'idées) :
      http://enfantvege.canalblog.com/

      Ne stresse pas ! Oublie les quantités, ton enfant sait, lui, quelle quantité il lui faut. Concentre-toi surtout sur la variété... Propose de belles assiettes, avec plein de choses différentes dedans et laisse ton enfant piocher à sa guise... C'est encore la meilleure éducation au goût !

      Bon courage pour tout ! :-)

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  23. Article passionnant et qui me réjouirait complètement si je n'étais pas en plein blocage avec mon aînée...
    Petite, elle mangeait vraiment de tout, mais depuis plus d'1 ans maintenant c'est de pire en pire : elle refuse de plus en plus d'aliments. Et notamment, tous les légumes !

    Et je ne peux pas lâcher sur ce point, pour une bonne raison : pas de légumes = mal au ventre, carence, mauvaise santé...
    Est-ce vraiment possible que des personnes (enfant ou adulte) soit en bonne sans manger de légumes tous les jours ?!! J'avoue ne pas y croire une seconde. En tout cas, c'est immédiat chez moi (quand on se retrouve dans la belle famille à ne manger que viande et produits laitiers, ma santé de végétalienne en pâtit dès les premières heures qui suivent le premier repas). Et c'est assez rapide chez mon aînée : environ 2 jours sans légumes, et elle a mal au ventre. Elle s'en plaint, ça l'empêche de jouer, ça la réveille la nuit, et même de se concentrer à l'école...

    L'avantage : elle sait pourquoi les légumes sont indispensables à la vie.
    L'inconvénient : je ne lâche plus rien, à aucun repas (ou très rarement).

    Et ça devient un véritable bras de fer. Tous les repas sont une bataille, on en a tous ras-le-bol. Chez la nounou / les amis, pareils : elle exclue presque tout, notamment tous les légumes mais aussi le reste s'il y a eu du jus dessus...

    J'en viens à lui proposer des légumes à tous les repas, goûter et petit-dej compris. Si elle n'a pas pris ces 2 cuillères, elle n'a droit à rien d'autre. C'est nul, complètement nul... Mais dès que je laisse tomber (quand nous sommes en visite ou que ne nous recevons), la conséquence est radicale sur son transit ! Entre les maux de ventre et les heures à pleurer aux toilettes, elle vit pourtant la conséquence de ses actes, mais rien n'y fait.

    Nous avons cherché beaucoup de solutions.
    Les morceaux ? Refus total (alors qu'on a fait "la diversification menée par l'enfant" : rien de mixé en de purée ou en soupe, et elle adorait saisir et goûter tous les morceaux de légumes à l'époque).
    Sauce à base de légume pour arroser les pâtes et autres féculent ? Cette méthode a très bien fonctionnée... quelques mois, maintenant elle va chercher les grains de riz ou les pâtes vierges de sauce...
    Planqué dans une quiche / gratin / galette ? Refus total, et elle n'a jamais vraiment apprécié ce type de plat.
    Soupe ? Alors là, c'est le pompon, elle n'en a jamais mangé ! Enfin jamais de son plein gré.
    Cru ? A part les tomates, et encore il faut que j'enlève la peau...
    Cuit ? Vapeur, poêlée, saisis, au four... Même combat.

    Pfff...
    Et la cadette, toute menue (contrairement à mon aînée qui a le gabarit russe de son père), mange de tout... et lorgne sur l'assiette de sa sœur ! Elle mange plus que moi, et goûte à tout. Mais elle tente parfois les mêmes grimaces et les "je veux pas" que ça sœur, l'angoisse...

    Je ne comprends pas, et je ne trouve pas de solution. D'autant plus que j'ai la preuve, contrairement à ce que je pensais au départ, que les enfants ne vont pas spontanément prendre les aliments dont ils ont besoin, dont leur corps à besoin. Déprimant...
    Et tellement triste. J'aimerais que les repas soient des moments agréables, que tout le monde apprécie. Or maintenant, ce sont des moments "obligatoires", et "pourvu que ce soit vite avalé et qu'on passe à autre chose"...
    Et forcément, je cuisine de moins en moins, car c'est de plus en plus stressant !

    Bref, ratage complet...

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    1. Bon courage, Ooops... :-(

      Ce sentiment de vivre un échec concernant l'alimentation de mes enfants, je le connais !

      Je compatis très sincèrement... Bon courage.
      :-/

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    2. Bonjour Ooops,
      Je compatis moi aussi ! J'ai la même appréhension concernant les repas sans légume ! Quand nous sommes invités c'ets un peu l'angoisse aussi. Dimanche dernier chez ma grand mère, mon fils a mangé : 3 tranches de saumon et une part adulte de canard... et c'est tout ! et toute la famille qui se réjouissait parce qu'il avait tellement bon appétit !! on lui remplissait l'assiette de viande dès qu'il en réclamait, avec jubilation... c'est ma faute aussi de ne pas plus intervenir en famille mais j'ai déjà tellement l'image de rabat-joie, il parait que je lui interdis tout ce qui est bon à ce gamin... (à les écouter je serais une bonne mère si je le laissais s'empifrer de bonbons devant la tv...)
      Bref, tout ça pour te dire que je ne comprends pas non plus comment on peut se passer de légume à chaque repas.
      Mon fils fait aussi souvent de la résistance... Mais contrairement à toi, les désagréments physiques semblent moins prononcés que pour ta fille, du coup j'insiste pas trop, même si ça m'arrive quand même de plus en plus de lui faire un peu de chantage : "tu auras tes pâtes quand tu auras mangé un peu de carottes" et je me trouve aussi très nulle de faire ça....

      Bon courage à toi !

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    3. Merci pour votre soutien !
      J'espère qu'avec le temps (et l'arrivée de notre 3è miss dans un mois), on tournera cette page...

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    4. Bonjour Oops... Je voulais t'apporter mon soutient. Cela être très difficile à vivre.

      Je voulais te dire que lorsque j'étais enfant, j'étais TRES difficile. Et je peux le dire maintenant, ce que je ressentais était une peur panique (aujourd'hui j'ai les mots et le recul nécessaire) devant le moindre légume, gateau, ou tout autre aliment (en gros je mangeais fruits, pâtes, jambon, poisson, pommes de terre).

      C'est ma tante (qui était ma nounou) qui a été le plus patiente, qui a laché prise, ce qui m'a permis vers 7-8 ans de commencer à m'ouvrir vers d'autres aliments (tout doucement... j'ai mangé ma première pizza vers 14 ans, avant impossible !).

      Aujourd'hui, il serait impossible de savoir que j'étais une efant difficile, même si c'est vrai je n'aime pas sortir des sentiers battus (au grand déssaroi de mon mari qui peut-être très créatif en cuisine).

      Courage, ma soeur vit la même chose avec mon neveu de 4 ans, je compatis sincèrement.

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    5. Merci pour vos messages, j'ai pris le temps de tester avant de vous répondre.
      J'ai tenté le lâché prise à la faveur des fêtes (= mange ce que tu veux, tant pis pour les légumes)... mais du coup, la bataille est la nuit (mamaaaaaan, j'ai mal au ventre !... en plus de la varicelle, c'était sympa...) et aux toilettes...
      C'est vraiment possible de ne manger que des féculents sans finir à l'hôpital ?!! Je me souviens de ma sœur, de ma cousine, de leur lavage d'intestin... Pas dramatique quand on habite en ville. Mais nous habitons à 80 km de route de montagne des urgences pédiatriques, nous n'avons qu'une voiture dans la famille et monsieur en a besoin pour son travail, j'accouche bientôt de notre 3è... Inenvisageable !!!
      Donc retour au bras de fer, puissance 10 après 2 semaines de relâche, la cata...
      Ce soir : 1h30 pour avaler 2 cuillères de soupe... On avait passé un nouveau "contrat" : plutôt que de mettre des légumes dans le plat, elle avale vite-fait sa "dose" en entrée (j'ai encore du mal à savoir la quantité nécessaire pour que le transit se passe bien et qu'elle n'ait pas de carences), puis elle mange comme elle veut. C'était une idée pour éviter la soupe à la grimace pendant la totalité du repas
      L'astuce a très bien fonctionné au début, la nounou l'a adoptée illico le midi, mais ça y est, c'est de nouveau le refus total... Du coup, elle a fini au lit directement après ses quelques ml de légumes, sans rien manger d'autres : elle tombait de sommeil ! L'avantage, l'école ne devrait pas m'appeler demain parce qu'elle a mal au ventre... Mais si j'en viens à la priver de tout tant qu'elle n'a pas avalé le minimum syndical, ça devient de la torture, pour elle comme pour nous !
      On a fini par lui dire que sa sacro-sainte pizza du samedi soir (un camion à pizza s'arrête dans le village ce jour-là), ne lui sera accordée que si elle mange ses légumes à chaque repas sans pourrir l'ambiance. Et sa poupée a fini en haut du placard d'où elle ne redescendra qu'après un repas "zen" pour le reste de la famille... Bref, pression, chantage, colère... N'importe quoi !
      Je comprends d'autant moins qu'elle en raffolait petite. Je n'ai pas l'impression qu'elle ait peur (de quoi ? C'est avoir mal au ventre qui devrait faire peur !), vraiment je ne comprends pas.
      Mais je ne peux vraiment pas céder, c'est sa santé qui est en jeu... et notre survie à tous : je ne peux pas l'emmener à l'hôpital tous les 3 jours pour cause de constipation.
      Je me sens dans l'impasse totale, les répercussions commencent à devenir considérables même en dehors des repas... Vraiment très loin de ce que je souhaite !
      Pendant qu'elle boudait/pleurait/criait devant son bol, je préparais un potimarron (du jardin : elle a planté les graines, arrosé, récolté elle-même), je lui ai demandé comment elle le voulait (en soupe, dans une sauce, en morceaux, dans un cake ou des galettes), on verra bien si elle mangera demain ce qu'elle m'a demandé ce soir...
      Nous allons bientôt enchaîner avec 1 mois de famille se succédant à la maison (pour garder les "grandes" au moment de l'accouchement et me filer un coup de main au début : pas de congé de paternité ni de vacances pour mon compagnon, seul dans son magasin). J’appréhende, et c'est rien de le dire...

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    6. Bonjour oops
      Quand on lit ton témoignage, on comprend que tu appréhendes les repas La situation a l'air vraiment complexe (je n'ai jamais eu mal au ventre de cette façon). As-tu été consulté un médecin nutritionniste ? Tu parles des légumes mais qu'en est-il des fruits ?
      Je t'envoie des pensées positives.

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  24. Bonjour oops. On sent beaucoup de détresse... Est ce que tu ne penses pas que quelque chose d'autre soit en jeu dans son refus et ses maux de ventre ? Que disent les docteurs ?
    Cela doit être tres difficile pour toutes les deux. Je t'envoie aussi des pensées positives. Bon courage !

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    1. Bonjour Oops,

      Comme Emilie, je crois que je chercherais la raison ailleurs. Le jeune enfant n'a que 3 biais pour exprimer son pouvoir : alimentation, selles et sommeil. Il exprime son pouvoir en refusant de manger, en retenant ses selles et en refusant de dormir. C'est sa façon d'exprimer un mal être (dont la cause peut être bénigne).

      Si le médecin ne trouve pas de cause médicale aux constipations (tu crois vraiment que 2 cuillères de soupe font une telle différence sur le transit ?), alors ces crises de constipation associées à un refus de manger son peut-être l'expression d'un même mal être ?

      Toujours difficile de savoir ce qui les turlupine, surtout quand ils ne le savent pas eux-mêmes consciemment.

      Bon courage pour la naissance. Je vais vivre prochainement la même situation (arrivée bébé 3 avec les 2 ainés à gérer et l'appréhension est aussi là).

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    2. Merci pour vos réponses, le soutien fait du bien !

      Le généraliste m'a aussi dit de lâcher prise et de la laisser vivre l'expérience jusqu'au bout (donc aller jusqu'aux gros maux de ventre et l'hôpital), mais ça ne cadre pas du tout avec nos possibilités de vie actuelle. Je ne me vois pas emprunter une voiture en urgence à une copine ou appeler les pompiers pour descendre en plein hiver (entre les éboulements et le verglas...). Et que faire de ma cadette et du futur bébé ? Serais-je assez en forme juste après l'accouchement ? Sans compter que je ne veux pas emmener un nourrisson aux urgences au risque qu'il attrape une maladie qu'on pourrait éviter. Ce ne sont pas les grands-parents qui prendront le volant pour l'emmener : ils viennent en avion, et le gabarit de notre voiture + le trajet leur fait peur (forcément, quand on vient de Picardie, les routes de montagnes sont impressionnantes).
      Je sais que ce serait une solution efficace, pourtant ! Mais ce n'est vraiment pas le bon moment...

      Je suppose que l'arrivée d'une nouvelle petite sœur n'est pas neutre. Mon aînée a l'air d'être ravie. Contrairement à ma cadette, beaucoup moins enthousiaste...
      Les 2 parlent très bien, on échange sur tous les sujets, je n'ai rien décelé, et pourtant j'ai exploré cette piste aussi. Ma grande parle tous les jours de la vie et de la mort, mais les discussions sont plutôt sereines, je n'ai pas de difficulté à aborder ce type de sujet, c'est même vraiment de bons moments entre nous, le soir, dans son lit, quand sa sœur s'est endormie.
      Son père a ralenti professionnellement et sa présence l'enchante, elle est contente d'aller à l'école (ce ne serait pas le cas, j'envisagerai l'IEF).
      Bref, à côté des repas, elle est très vive aussi bien physiquement qu'intellectuellement, joueuse, joyeuse, sociable... Elle est en plein rêve "reine des neiges", ma sœur lui a offert le déguisement tant espéré à Noël, elle joue à "Elsa" en chantant à tue-tête une bonne partie de la journée (libérééééééééé, délivrééééééééé...). Pour éviter de saturer, je lui ai laissé mon poste CD pour qu'elle puisse écouter en autonomie dans sa chambre, grande fierté pour elle !
      Elle régresse de temps en temps (il faut qu'on l'habille, elle demande une tétine qu'elle n'a jamais prise petite), on joue le jeu, c'est de plus en plus rare à l'approche de la naissance. A d'autres moments, elle met son poupon sous son Tshirt, elle peut accoucher plusieurs fois dans la journée ! :)
      Bref, il me semble que dans ses jeux libres, elle exprime ses préoccupations, mais sans traumatisme particulier. Mais effectivement, je vais envisager de consulter un spécialiste (nutritionniste ? psy ?), parce que je ne trouve pas de solutions.

      Pour les portions de légumes, il me semble qu'un indicatif a peu près fiable est la taille du poing, on a tendance à trop remplir les assiettes (même des adultes, j'ai franchement réduit les miennes !). Donc je ne lui demande jamais plus en quantité que celle de sa main, je lui ai d'ailleurs expliqué, c'est facile à visualiser. Je pourrais peser, mais comme les apports sont différents d'un légumes à l'autre, bonjour les calculs ! Si vous avez des mesures plus précises et qui diminuent les quantités, elle sera ravie ! :)

      De mon côté, je n'ai pas d'angoisse face à la naissance (au contraire, je prévois un AAD, j'adore accoucher !) et nous sommes ravis d'accueillir un 3è enfant désiré. Même l'organisation avec les 3 m'interroge, mais sans inquiétude autre que gérer les repas, qui deviennent vraiment les pires moments de la journée...

      Quelle mission que d'être parent !

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    3. Une de tes phrases m'interpelle : "C'est vraiment possible de ne manger que des féculents sans finir à l'hôpital ?!!"

      Oui, bien sûr. Antonin a le même régime alimentaire que ta fille (ce midi : riz nature et galette des rois...), et il n'a aucun problème. A peine une petite constipation de temps en temps (c'est rare), toujours résolue dans la journée.

      Il semblerait qu'il y ait donc deux problèmes distincts : la phobie des légumes et les problèmes intestinaux (héréditaires, d'après ce que j'en comprends ?). Je suis sympa, hein ? Tu penses avoir un problème, et je te dis qu'il y en a peut-être deux... :-/

      OK, je doute que ça avance ton schmilblick.

      En tout cas, c'est fou que deux cuillères de légumes suffisent à régler son problème (heureusement, s'il a fallait une pleine assiette...!!), je n'y connais rien en instestins fragiles, mais là j'apprends quelque chose sur l'extraordinaire pouvoir des fibres... C'est du concentré !! :-o

      Bon courage pour tout, je suis de tout coeur avec toi.

      PS. Arg, je mange beaucoup plus que la taille de mon poing, moi... J'ai faim ! :-D

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