dimanche 7 décembre 2014

Calendrier de l'Avent Filliozat # 7

24 petites fenêtres à ouvrir sur soi et sa relation à ses enfants.
24 exercices pour s'observer sans jugement de valeur, avec tendresse, pour constater que s'observer, c'est déjà se changer... en mieux !
24 jours pour préparer Noël de l'intérieur, parce qu'une relation de qualité est le cadeau le plus consistant que nous puissions faire à nos enfants !
 
Naissance d'un jardin des simples, mars 2014

Je m'observe face à mes enfants :

Comment je gère leurs incartades ?

Comment je refuse ?
Jamais, maladroitement, avec la peur de perdre leur amour ou, au contraire, trop souvent... 

14 commentaires:

  1. "On" me reproche de ne pas suffisamment refuser.

    Mais (je ne pense pas que) je ne craigne de perdre l'amour de mon fils en cas de refus. Je cherche plutôt à trouver un argument recevable à ce refus, et ne pas simplement lui refuser quelque chose parce que je suis énervée, fatiguée, pressée. Sauf si bien sûr ce "quelque chose" outrepasse les règles de la maison, par exemple je refuse qu'il fasse du mal au chat, qu'il fasse du mal à quiconque en général, qu'il se mette en danger (objets tranchants, électricité, ...).

    Et puis il y a des cas pas faciles à trancher : typiquement, depuis quelques semaines, mon loupiot (23 mois) cherche à escalader beaucoup de choses : l'arbre à chats - pas du tout stable, pas du tout lesté -, sa chaise multifonction (si bien encensée ici par Elsa que je n'ai pu résister à l'acquérir, et nous en sommes ravis), sa tr*pp tr*app avec ou sans l'arceau...Bref, dans ces cas-là, je tremble dès que je le vois se mettre en danger. Mais en même temps je ne veux pas entraver son besoin d'expérimenter. Et il me semble plutôt bon qu'il cherche à repousser ses limites en motricité globale, qu'il apprenne à connaître les possibilités de son corps et qu'il trouve comment s'équilibrer. Alors je ne refuse pas formellement, mais je lui dis de ne faire cela que lorsqu'un adulte est près de lui. Chose qu'il n'écoute que d'une oreille évidemment :-s.

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    1. Bon courage, Anne, la phase "petit cascadeur" n'est pas évidente à vivre, effectivement ! :-)

      Mais en même temps, quel émerveillement !... Une fois la trouille mise de côté !

      Ça me rappelle une anecdote récente : Louiselle AIME les aminaux. Et elle n'a pas peur. Elle se précipite dès qu'elle voit un chien, j'ai le coeur qui palpite ! Je lui explique qu'il faut d'abord prendre contact avec le maitre ou la maitresse, puis présenter la main au chien pour qu'il la renifle, ne jamais pencher son visage au niveau du museau de l'animal etc., mais bon, elle n'écoute que son coeur !!

      Dimanche dernier, Louiselle s'est ruée dans les jambes de deux percheronnes gigantesques - elle voulait leur montrer son doudou, et les toucher (ah, le bonheur quand le muscle géant de la jambe tressaille sous le toucher !!). Bien. J'encadre. Je connais ces bêtes, elles sont très cool, mais il faut toujours se méfier, hein ? Un badeau s'arrête et dit (d'un ton voilé de reproche) : "Elle n'a pas peur !!". Je lui décoche un grand sourire : "Non. C'est moi qui ai peur, mais voyez, je me soigne !!"
      :-D

      Je me console en me disant que je préfère cette attitude à celle d'un enfant qui a peur des animaux !! :-)

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    2. Bonne répartie, Elsa, et courage pour soigner l'appréhension ! C'est chouette que Louiselle aime les animaux !!

      Enfant, une des élèves de mon cours de danse avait une grosse cicatrice sous un oeil : morsure par un chien, heureusement l'oeil était intact...Je t'avoue que depuis je me méfie de la réaction (imprévisible et ultra rapide !) de tous les animaux, même les plus dociles. Mais même en faisant attention, on ne peut pas toujours éviter un accident.

      Je le vois avec mon fils aussi, qui a tendance à s'approcher un peu trop brusquement des animaux, parce qu'il les adore, la preuve en images... Il faut dire qu'avec deux minettes à la maison, des chats chez ses grands parents, chez les voisins, et un chat, un lapin et des poissons chez sa nounou, il est servi ! Sans oublier les poules du voisin qu'il aime nourrir à travers le grillage.

      Il nous fait beaucoup rire en ce moment quand il prend un ton ferme voire agacé pour "gronder" nos minettes : "Non, Cajouneeee ! Nooooon, pas là !", quand elle saute sur la table par exemple...Bon, il a encore du mal à distinguer nos deux minettes et les appelle toutes les deux "Cajoune" (pour Pescajoune, la seconde se nommant Roquette). Elles sont soeurs, d'une même portée, mais pas rigoureusement identiques pourtant :-p.

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  2. Vaste question ici. Le cœur de mes problèmes même. J'ai longtemps esquivé le refus frontal par du détournement d'attention, mais arrivé à 16 mois je pense qu'il faut qu'il apprenne ce que veux dire le non. Et ça se passe généralement dans la douleur puisqu'il réagit violemment au refus en allant se frapper la tête contre un meuble :/

    Mais un livre déchiré, deux livres déchiré, un clavier d'ordi qui valse... non il faut vraiment fixer des limites maintenant qu'il atteints tout, sinon c'est la destruction assurée de mes affaires.

    Si vous avez des astuces pour faire intégrer le non et la frustration en douceur, je suis preneuse.

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    1. Le détournement d'attention en effet, ça ne marche pas indéfiniment et ça contourne un problème sans le résoudre. Il existe beaucoup de lectures qui peuvent t'aider. Et de mémoire, tu es sur Metz non ? Il existe aussi des associations et structures intéressantes dans la secteur (le café des parents, l'association parents ressources). On peut en discuter en privé si tu veux car le sujet est large...

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    2. Aujourd'hui je me suis carrément pris un coup dans les dents : ( il n'avait pas de meuble sous la main... Du coup j'ai appliqué la méthode ancestrale du "nan mais ça va pas la tête de faire ça ?! " à fortes décibels. Du coup oui j'veux bien des idées lectures (le saint nicolas est en retard mais va m'apporter du filliozat ! )

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    3. Sur cette thématique tu peux aussi trouver des choses chez Thomas Gordon (Parents efficaces, Eduquer sans punir), Faber et Mazlich bien sûr (Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent), et Catherine Dumonteil Kremer (Poser des limites à son enfant et le respecter,
      Une nouvelle autorité sans punition ni fessée)
      Le 10/12 le café des parents organise une conférence sur l'éducation respectueuse.
      Le café des parents et Parents ressources proposent aussi des ateliers Faber Mazlich.

      Ça devrait te donner un début d'aide. Même si lire des livres et aller à des conférences ne résout pas tout.

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    4. Bonjour Lillune !

      Bien sûr, il faut des limites. Ton pauvre matériel !

      La frustration "en douceur", je n'y crois pas trop... Ne sont-ce d'ailleurs pas des mots antynomiques ?

      L'enfant frustré est vraiment envahi par sa frustration, surtout les tout-petits. Je ne crois qu'il faille le leur éviter... Mais bien sûr, l'accompagner (formulation : "Je comprends que tu sois frustré", etc.). Bon, ça aide. Si, si, surtout quand ils grandissent un tout petit peu. Je dirai qu'à présent mes enfants sont assez "résistants" à la frustration, enfin, chacun selon son degré de tolérance, bien sûr.

      Bon courage !

      Quant à ta réaction quand tu as reçu un coup, je ne vois pas pourquoi tu culpabilises. C'est normal, tu as été surprise, et tu as eu mal. C'est animal, comme réaction. Et il est bon que ton fils se "heurte" à ce genre de chose : "Ah, je frappe, et il se passe quelque chose d'assez inhabituel..."

      Bon si tu m'avais dit : "Il a pris la fessée de sa vie et je l'ai enfermé dans sa chambre pendant une heure, privé de dessert et je lui en ai voulu pendant une semaine...", euh, là, j'aurai compris que tu culpabilises !! :-D

      Mais ta réaction a été de l'ordre du reflexe. Dans ces cas-là, dès que la surprise est passée, il suffit de verbaliser : "Tu vois, j'ai crié, j'ai été surprise, j'ai eu mal. Quand on frappe quelqu'un, il a mal. Tu m'as frappé, j'ai eu mal. Ici, dans cette maison, on ne se frappe pas. personne ne frappe personne. Si ta main a besoin de taper, défoule-toi sur un coussin."

      (Cette dernière phrase est un classique chez nous. Il n'est pas rare qu'un enfant s'exclame : "J'ai besoin de taper ! Où est le coussin ?" ou qu'un enfant apporte un coussin à l'autre quand il constate qu'il est un peu énervé !)

      (Ce qui n'empêche pas quelques bousculades entre les enfants, mais ça reste quand même très doux, même dans les pires moments d'énervement... Je touche du bois !)

      Tiens-nous au courant ! :-)

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    5. je vais retenir le paragraphe entier sur la verbalisation en cas de tape de l'enfant. "Personne ne frappe personne", c'est bien car c'est large. et "si ta main a besoin de taper, défoule toi sur un coussin" c'est lumineux et si simple comme idée!
      J'en viens presque à souhaiter un petit accès de colère d'un de mes enfants pour le mettre en pratique (je plaisante bien sûr).
      La consigne "on ne tape pas" est souvent dite spontanément par l'enfant chez nous mais cela ne l'empêche pas parfois de continuer...le coussin sera le bienvenu.

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  3. Ca dépend... et c'est un gros point de progression chez moi, et de divergence avec mon compagnon !

    J'en discute beaucoup avec les filles, pour tenter de trouver des solutions aux désaccords sans entrer dans le conflit, ni dans la lutte de pouvoir. Le premier travail à faire pour avancer et sur moi, et je me rends bien que je fais un pas en avant, un pas en arrière... Comme chez les enfants : l'apprentissage n'est pas linéaire !

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  4. Pas évident!
    On est pas toujours raccord sur la façon d'aborder ces points avec Mister B. Parfois je prends sur moi pour ne pas saper son autorité de père, parce que c'est une erreur que j'ai commise souvent et c'est important qu'on soit solidaire même si on a des points de vue divergents.

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  5. Je suis de "nature" très autoritaire donc dire "non" n'a jamais été un pb pour moi... c'est même plutôt l'inverse...
    Et à partir du moment où je fixe une règle qui correspond à une limite PERSONNELLE, je n'ai aucune difficulté à la poser et à la faire respecter.
    La difficulté est de définir ma limite personnelle au regard de tous les autres limites/contraintes qui s'imposent à moi en tant qu'adulte (ou ancien enfant...) et savoir lesquelles je veux imposer à ma fille en tant qu'enfant et individu à part entière...
    J'essaye toujours de savoir au moment où j'impose la règle si cela correspond vraiment à ma volonté personnelle ou à une pseudo règle générale de bienséance...

    Personnellement, avant ses 18/24 mois, lui dire non était très facile, la méthode de la diversion marchait très bien et même sans ça, sa frustration durait l'espace de quelques secondes et elle passait très facilement à autre chose... Aujourd'hui, à 3 ans, je redoute et j'évite les situations qui vont engendrer un non qui s'oppose à son choix ou sa décision (ex: non tu ne peux pas commencer à jouer car il faut s'habiller pour aller à l'école... ou non tu ne peux pas dessiner car c'est l'heure d'aller se doucher...) sa frustration s'exprime en pleurs et cris en tout genre (de la colère à la jérémiade) qui a le don de m’exaspérer à vitesse grand V....! Je cherche à argumenter là où toute argumentation est inutile puisque sa phrase fétiche dans ses moments là est "je n'ai pas envie". J'ai beau savoir que cette étape est quasi-incontournable car permet à l'enfant de se construire (affirmation de soi) mais j'ai hâte de passer à autre chose... Et là, le pb pour moi c'est qu'il ne s'agit pas d'une limite personnelle donc je ne sais pas comment faire pour "parvenir" à mes fins (dans un temps raisonnable qui plus est...)... autrement que par une attitude autoritaire...!

    (pfiouuuuuuuu il fait du bien ce calendrier...! je devais réviser un concours blanc et me voila depuis plus d'une heure en introspection sur ma relation avec ma fille...! :-) )

    Stéphanie

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    1. Bon courage pour le concours blanc, Stéphanie ! ;-)

      (Et bon courage pour l'introspection aussi !)
      :-D

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  6. Je n'ai pas l'impression de dire souvent non, mes filles n'ont pas de demandes ou besoins "extravagants". Il n'y a que quand je suis avec d'autres familles que je me rends compte que mes limites sont larges par rapport aux autres parents!!! Cela ne me dé"range pas que mes filles ne restent pas à table tout le repas, qu'elles se couchent un peu plus tard si elles n'ont pas sommeil, qu'elles ne fassent pas le bisou... ma limite, c'est ne pas se faire mal ou faire mal aux autres, physiquement comme psychologiquement! Mais je pense qu'on me qualifie de laxiste parfois... cela ne me dérange pas.

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