jeudi 5 juin 2014

Waldorf everyday... #1

 "Notre plus grande entreprise doit être d'élever des êtres humains libres ,
capables de se doter d'objectifs personnels et de donner un sens à leur vie."
Rudolf Steiner

Futurs kiwis...

Voilà un peu plus d'un an, je découvrais la pédagogie Waldorf. Et je dois dire que cette découverte m'a fait une forte impression et a eu une excellente influence sur notre vie de famille ! Comment pourrait-il en être autrement, puisqu'il s'agit d'une philosophie qui se fonde sur une conscience aiguë de ce qu'est l'enfant et de son développement en tant qu'être humain, et qui considère le tout-petit, dès sa naissance, comme une personne à part entière ? Tout les ingrédients sont là pour me séduire... Tous ? Mais oui. Car si l'adepte des "périodes sensibles" que je suis tique un tantinet sur le fait qu'il n'y ait, chez Waldorf/Steiner, aucun enseignement formel durant les sept premières années de vie, il y a des jours où je trouve cette idée terriblement rafraichissante.

Car il y a des jours "sans", où l'esprit si cartésien de la pédagogie Montessori vous abandonne. Nous en parlons souvent sur ce blog, je pense que vous connaissez le topo. Que ce soit parce que l'on travaille et qu'en plus de 8 heures d'absence quotidiennes, il faut faire tourner la maisonnée... Que ce soit parce qu'on ne parvient pas à décrypter les besoins de notre enfant, ou qu'il boude durablement nos plateaux amoureusement préparés... Que ce soit parce qu'un rangement de fond s'impose parmi le matériel éducatif qu'il faut sans cesse faire évoluer, rafistoler, perfectionner, fabriquer ou acheter... Pfff. Personnellement, les jours comme ça, je suis heureuse de connaitre la pédagogie Waldorf.

Cette école de pensée a un petit "je-ne-sais-quoi" de contagieux et de terriblement séduisant : un petit relent de "paix dans le monde" et d'enthousiasme poétique. Appliquer certains principes de cette pédagogie dans notre vie quotidienne ne signifie pas revoir nos exigences à la baisse ; car il nous faut alors considérer tous les aspects de la croissance de l'enfant selon son esprit, son corps et son intelligence. Il nous faut observer sans relâche. Il nous faut mettre l'accent sur l'action, biais privilégié par lequel le jeune enfant apprend.

Finalement, tout cela est très familier aux parents montessoriens... Et peut-être que les quelques pistes de réflexion d'aujourd'hui (et de demain, car l'article, un peu long, sera publié en deux morceaux...) pour faire une place à l'action de notre enfant dans un cadre waldorfien et dans notre vie de tous les jours, vous permettra de vous détendre... les jours "sans" ? :-)

Laissez vos enfants jouer librement autant de temps que possible.


Les petits vivent les choses dans leur corps, et doivent être autorisés à explorer activement leur environnement. Dans une journée, la plus grosse "tranche horaire" doit être réservée au jeu créatif, non structuré par l'adulte. C'est une bonne nouvelle, vous n'avez donc pas grand chose à faire... Hormis glisser dans l'entourage de votre enfant des jouets dits "ouverts", qui se prêtent à des utilisations infinies et permettent un maximum de possibles : poupées et vêtements de poupées, legos, cubes de bois, bacs à sable et casseroles de cuisine, coupons de soie ou marionnettes, pâte à modeler, argile, crayons et peinture, aimants ou boites en carton... Sans oublier des couvertures pour recouvrir les tables et imaginer des maisons, des châteaux ou des magasins...!!

Dans la même logique, limitez les jouets à disposition afin d'amener l'enfant à imaginer tout un tas d'usages à ceux qui sont mis à sa portée. Saviez-vous que c'était un des critères pris en compte dans certains tests "d'intelligence" ?? : être capable d'imaginer un maximum d'utilisation d'un seul objet... :-)

Ce temps de jeu libre est nécessaire pour développer l'imagination, les capacités créatives et émotionnelles ; la pédagogie Steiner le considère comme le socle solide sur lequel viendra s'élever le cheminement intellectuel - plus tard. C'est un des principes clef de cette approche : l'imaginaire, unique chez chacun, est nécessaire pour grandir et s'épanouir. Plus l'imagination de l'enfant est développée, plus il sera à même d'enrichir sa vie de projets personnels, de résoudre ses problèmes, d'inventer de nouveaux concepts, de ressentir de l'empathie, de développer ses facultés artistiques et de s'exprimer.

Et puis, l'enfant doit avoir des temps pour ne rien faire. Je pâlis lorsque je vois l'acharnement moderne à ne pas laisser une seconde de répit à nos enfants dans les rythmes scolaires - ou lorsque je vois, par exemple, se généraliser l'emploi des lecteurs de DVD dans les voitures... Rester assis - par la force des choses... - se laisser balloter en fixant vaguement le paysage qui défile, dans un état de demi-somnolence, est pourtant tellement plus productif !! Vous vous dites sans doute qu'il n'y a rien là qui soit enrichissant pour l'enfant... Pratiquez-vous vous-même la réverie et la pensée "interne" ? Bon. Et bien, les enfants aussi... Pour peu qu'on leur en laisse l'occasion... :-(

Encouragez vos enfants à jouer dehors.


Dans une école Waldorf, les enfants passent beaucoup de temps... en récréation. Dehors. Quel que soit le temps. Ils sont encouragés à grimper aux arbres, à patauger dans les flaques et à creuser la terre... Nous retrouvons l'idée précédente, selon laquelle c'est par le mouvement que l'enfant se connecte à lui-même et à son environnement. Chez nous, lancer des balles dans une bassine en aluminium (qui brille au soleil et sonne comme un gong quand c'est "gagné" !) peut occuper les enfants de longues minutes. Les jouets les plus simples sont encore une fois les meilleurs d'après la pédagogie Waldorf : cerfs-volants, moulins à vent ou à eau, ballons, dînette...

Je vous renvoie à ces beaux articles illustrés ou si vous cherchez (comme moi !) à aménager votre coin de jardin à manière Waldorf-Steiner... ;-)
Et sur Pinterest, ne ratez pas CECI ou CELA !

Bannissez la télévision et limitez l'usage des ordinateurs et des consoles de jeux.


Je partage la méfiance de la pédagogie Waldorf à l'égard des médias électroniques, qu'elle considère comme préjudiciables au développement harmonieux de l'enfant, et qu'elle bannit complètement des écoles primaires. Sans aller jusque-là, la règle du 3 - 6 - 9 - 12 me semble être l'expression du bon sens. Et on sait aujourd'hui que la croyance des années 90 selon laquelle des émissions ou des jeux peuvent être "éducatifs" est une contradiction dans les termes ; les tout-petits n'apprennent qu'à travers l'interaction humaine, bien des études l'ont démontré depuis. Si le processus d'apprentissage pouvait se réduire à une simple transmission d'informations, mon métier serait bien triste, et nous l'aurions confié depuis longtemps à nos machines ! ;-)

À mon sens, éjecter la télévision de nos foyers est une mesure de sagesse. Je sais bien que j'ai le beau rôle à le soutenir, n'ayant jamais eu la télévision de ma vie, celle-ci ne peut donc me manquer... Pire, je suis interloquée à chaque fois que j'y accès (dans un café, dans le hall d'un hôpital...) : ces images stroboscopiques, ces bruitages insupportables, le tout enveloppé de l'esthètique blafarde qui est à la mode depuis quelques années, quel cauchemar ! Sur certaines chaînes d'informations, en plus d'écouter le journaliste narrer les évènements, il faut lire au vol des messages sans aucun rapport avec ce qui est traité, qui défilent sur l'écran. L'effet est suffocant et anxiogène. Ajoutez à cela un voile de vulgarité et un paquebot de médiocrité... Faut-il que l'on paye les gens pour qu'ils acceptent de regarder cette lie ??

Je suis beaucoup moins sévère envers Internet et son usage. Je me souviens aujourd'hui avec amusement de mon opposition farouche lorsque les premières manifestation du web ont commencé à se faire sentir chez Monsieur Tout-le-monde, dans les années 2000... Mais depuis quelque temps - curieusement, depuis que je suis Maman - j'ai une relation très intime avec Internet. C'est pour moi un espace d'expression et une mine d'informations inépuisable... Et franchement, je trouve que rédiger - ou corriger - collectivement des articles sur Wikimini est une merveilleuse activité pédagogique, à mener en classe ou à la maison...! :-D

Je commence à initier Antonin à cet aspect des choses. Lorsque nous cherchons une information, nous la cherchons dans nos dictionnaires, et sur Internet. Les petites vidéos de quelques secondes sont une aide précieuse pour  illustrer tout un tas de situations que je serais bien en peine de lui montrer pour de vrai (la dernière en date, qui le fascine, c'est CELLE-CI !). Quant aux petits dessins-animés que l'on trouve en streaming, ils participent à construire cette "culture de cours de récré" si importante pour les enfants. Mes critères lorsque je les choisis sont : brièveté de l'épisode, lenteur de la narration (exit les héros sur-excités qui caracolent dans tous les recoins de l'écran sur fond d'effets sonores stridents), lisibilité du scénario, lequel, bien sûr, doit être adapté au niveau de commpréhension de l'enfant et évoquer des situations familières. J'essaie toujours de rester à côté du Damoiseau pendant le visionnage, et je commente si je sens qu'il a des difficultés pour accéder au sens.

Et Louiselle ? Bon, je vous mentirais en vous disant qu'elle n'a jamais vu un dessin-animé de sa vie, mais sachez que c'est quelque chose dont je ne suis pas spécialement fière ! :-/

Rendez le rythme familial cohérent et compréhensible.


La cohérence de l'environnement, c'est le terreau waldorfien dans lequel l'enfant va s'épanouir et développer la confiance en lui-même. Il s'agit de donner un cadre, et de rendre ce cadre lisible pour l'enfant de manière à ce qu'il puisse anticiper les évènements de sa journée ; cela lui procure un sentiment de sécurité, et lui permet de se concentrer sur ses apprentissages et son développement.

Encore une fois, ce principe est l'expression même du bon sens ; les écoles Waldorf y sont très attachées, et ritualisent chaque moment de la journée. Par exemple, tous les repas de midi sont fixés une fois pour toute : "soupe" le lundi, "riz" le mardi... Cela permet à l'enfant de se repèrer dans le rythme hebdomadaire et de mémoriser les jours de la semaine. Sans aller jusque là, j'ai instauré trois repas "fixes" à la maison (pizzas le samedi soir, soupe de carottes le lundi midi et petites pâtes "en forme de lettres" le mercredi midi) et les enfants adorent retrouver ces rendez-vous culinaires - ou "a-culinaires", si vous préférez, oui... Nous avons fixé une petite image de chacun de ces plats au-dessus des jours correspondants sur notre calendrier, et ils attendent avec impatience ces repas prévisibles. 

Si l'idée vous séduit, il est facile d'injecter des rituels dans votre vie quotidienne, car les occasions ne manquent pas : les rituels du coucher ou des repas, les "Bonjour" et les "Au-revoir", les rituels pour quitter (pas longtemps) Papa et Maman, les rituels pour résoudre les conflits familiaux, ceux pour ramener le calme, les rituels autour de l'école, de la pratique sportive ou des animaux de compagnie, autour de l'usage des médias ou de l'exécution des tâches ménagères... Des rituels pour le week-end, des rituels pour les soirées à la maison, d'autres pour les réunions de famille, des rituels pour changer de mois ou de saison... D'après la pédagogie Waldorf, on ne peut pas en faire trop, alors foncez ! :-D

Établissez un rythme quotidien et des rituels, en particulier au moment du coucher.


Ce point-ci est une extension du précédent, mais je vous l'ai dit : cette histoire de rythme est capitale dans l'éducation Waldorf. On pourrait croire d'ailleurs qu'instaurée par l'adulte, elle va à l'encontre du besoin de mouvement de l'enfant, qui, on l'a vu, est un autre principe clef de cette pédagogie. Il n'en est rien. L'adulte doit s'efforcer, en accord avec ce qu'il observe chez l'enfant, d'alterner les temps d'activités et les temps calmes, les temps "contraints" et les temps de jeux libres. On sort jouer dehors, puis on rentre se blottir sur le canapé pour lire une histoire avant le repas, durant lequel il faudra se tenir en respectant les règles de la maison ; après quoi, l'enfant peut décompresser en jouant librement avant d'aller faire sa toilette et se coucher, etc.

La qualité du sommeil a une grande valeur dans la pédagogie Waldorf. La routine du coucher aide les enfants (et sans doute aussi leurs parents) à respecter l'horaire et à dormir le temps nécessaire à leur âge. On dit que si l'enfant n'est pas dans son lit à 20 heures, il "passe le mur" de sa fatigue, et "repart pour un cycle"... Voici, à titre indicatif, un tableau que je consulte souvent, même si, évidemment, chaque enfant a ses besoins propres :

"Un sommeil paisible et sans pleur",
Elisabeth Pantley, ADA édition, p. 76.

Le moment du coucher est un moment de tension dans bien des familles. Les enfants sont fatigués (et excités), les parents sont fatigués (et peu patients), et la rencontre de ces deux fatigues peut être assez désastreuse. Établir une solide routine du coucher peut aider à tenir le chaos en respect. L'idée est d'essayer de trouver un enchaînement d'actions rassurantes et agréables, de manière à amener votre enfant à aimer l'heure du coucher, et à apprécier la sécurité et la tendresse qui s'en dégage. Tâchez de faire en sorte que le rituel varie peu, de manière à ce que vos enfants puissent l'anticiper : pyjama, bain, dents, lit... Si vous chercher à "waldorfiser" votre rituel, n'oubliez pas d'allumer une bougie de cire, de lire une belle histoire, de distribuer des massages doux avec une huile maison, de dire des prières (païennes, ça marche aussi) ou de chanter quelques berceuses avant de souffler la bougie. Bonne nuit ! :-)

Faites la fête !


Tous les petits rituels et les traditions familiales dont nous émaillons nos journées sont constitutives de notre identité, et sont une expression vivante de ce que nous voulons transmettre à nos enfants. Au fil des jours, ces routines accumulent ainsi un potentiel de quiétude, mais elles ne seront jamais que la musique pop de la vie. Les grandes occasions, elles, nous donnent l'occasion d'écrire des opéras en notes flamboyantes dans la mémoire de notre progéniture !! Tous les enfants trépignent d'impatience à la perspective de Pâques, de Noël ou de leur anniversaire - bien avant de savoir le nombre de mois que comporte le calendrier. Ce sont là de formidables opportunités pour nous recentrer sur notre culture familiale quelle qu'elle soit, de nous connecter avec notre patrimoine, notre histoire, notre communauté, et de développer chez nos enfants la conscience du temps cyclique à travers la prise de conscience du retour des saisons.

Les ingrédients sont toujours les mêmes : emplissez votre approche de conscience et d'intention personnelles. La meilleure manière de rater une fête est de calquer celle de la voisine... Équilibrer les traditions religieuses, culturelles ou familiales par une touche "bien à vous". Ne vous focalisez pas sur le menu du jour ou la décoration de la maison, mais sur le message que vous voulez faire passer à vos enfants. 

N'oubliez jamais que les traditions sont tissées, jour après jour, par les hommes eux-mêmes, et qu'elles évoluent par nature. N'ayez pas peur de modifier les choses lorsque vos enfants grandissent, et d'ajouter la pointe de dérision nécessaire à vous concilier vos pré-ados. Et n'hésitez à manger à tous les rateliers culturels !! Ils sont tous aussi délectables les uns que les autres... ;-)

La suite au prochain épisode ! ;-)

73 commentaires:

  1. Merci pour cet article, je ne connais pas vraiment cette pédagogie et je suis ravie d'en apprendre un peu plus à travers ton expérience...

    Un petit commentaire à propos du passage sur les jouets : chez nous les enfants en ont énomément, beaucoup trop à mon gout mais j'ai cessé la lutte la famille (en particulier les grands parents et leur père) qui ne peut se retenir d'acheter... et je n'ai pas assez de place de stockage pour faire tourner...
    Bref, la plupart du temps dans leurs jeux libres ensemble, ils ne se servent quasiment pas de leurs jouets : ils jouent bien plus souvent "au zoo" : ils sont tour à tour vétérinaires, gardiens ou animaux... ou bien à faire la cuisine.
    Quand ils jouent seuls, ce sont les jeux de construction qui ont la part belle chez le grand (6ans presque et demi) et les enfilages de perles ou les coloriages pour la petite (4ans presque et demi), elle aime aussi beaucoup juste faire avec nous quoique l'on fasse : cuisine, ménage, rangement, bricolage

    PS : ce soir j'ai pensé à toi, mon grand a voulu rejouer au jeu du téléphone que l'on cache et qu'il doit retrouver en suivant la sonnerie alors que nous n'y avions depuis bien 1 an...

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  2. Un formidable (demi) article ! Que cette pédagogie est douce, créative, connectée à la Nature ! Je m'en inspire beaucoup chaque jour. Vivement la suite :)

    Concernant les medias électroniques, savais-tu qu'il était en projet d'introduire les tablettes dès la maternelle !!! Beaucoup d'écoles s'y sont déjà mises... c'est consternant.
    Voilà deux articles qui en parlent
    - https://larotative.info/des-tablettes-des-la-maternelle.html
    - http://www.sergetisseron.com/blog/l-enfant-la-tablette-le-temps-et
    (je te laisse chercher les articles qui en parlent positivement, avec une rcherche simple dans google, il n'y a que ça...)

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    1. C'est effectivement dans la loi de refondation pour l'école qui veut la mettre à l'heure du numérique.... au secours...

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  3. Merci pour ce bel article très bien écrit, j'attends la suite avec impatience !
    Je ne connais pas non plus très bien la pédagogie Waldorf, et je n'ai pas vraiment d'affinités avec Steiner (avis très personnel à propos de l’anthroposophie...) mais je dois reconnaître que c'est intéressant et rafraîchissant -comme tu le dis si bien, de piocher certaines idées ça et là !
    Je pense que les rituels quels qu'ils soient font partie de la vie de beaucoup d'entre nous et on voit bien en effet à quel point ils sont importants pour les petits, qui ne manquent pas de nous rappeler à l'ordre si nous oublions une étape du rituel !
    Je note la bougie pour accompagner celui du soir, et je pense qu'il plaira énormément à la maison ;-)

    Vivement la suite !

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  4. J'ai hâte de lire la suite demain... j'avoue que moi aussi j'adhère à pas mal de choses à la Pédagogie Steiner (faire son pain, les jeux libres, la place de la peinture et aquarelle, la laine feutrée ...) Par contre, j'ai du mal avec le peu d'apprentissages avant 7 ans et le côté anthroposophique.
    Je me retrouve complètement dans ta description des jours "sans" ... savoir lâcher prise sur notre belle programmation ds notre tête, nos jolies plateaux ...
    Nous avons la chance d'avoir une école Steiner tt proche de chez nous, j'y vais à chaque porte ouverte et à chaque fête et je projette d'y aller en observation l'an prochain sur l'une ou l'autre de mes journées non travaillées.
    Lors de ma formation à La Source, j'ai entendu qu'il ne fallait pas mélanger les pédagogies, c'est l'avis de plusieurs formatrices car selon elles , on s'y perd et les enfants aussi. Mais j'avoue que les côtés "natures" de Steiner me plaisent énormément...à demain ;-)
    N.B: j'utilise aussi la bougie en classe lors de la lecture plaisir ... ça ritualise et ça apaise les enfants et ils adorent pouvoir souffler à la fin de l'histoire!

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  5. Merci Elsa pour cet article ! j'attends la suite avec impatience..
    Pardonnez moi pour ma question mais que veux dire "anthroposophique"? ce que j'ai trouvé dans le dictionnaire ne m'a guère éclairé : Mouvement d'ésotérisme chrétien fondé en 1913 par Rudolf Steiner. L'anthroposophie est une doctrine d'inspiration rosicrucienne et manichéenne. Elle développe une gnose chrétienne de source théosophique.
    Merci !

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  6. je me permets de glisser un lien pour "appel pour pouvoir choisir une alternative à l'école traditionnelle dans l'école publique", je pense que le projet peut vous intéresser en tant qu'enseignante et maman http://appelecolesdifferentes.blogspot.fr/

    plus il y aura de signatures plus ça aura de poids ;)

    encore désolée, je ne savais pas où vous proposez ça aussi je le glisse dans les commentaires de ce billet qui justement parle d'alternative ;) (ce que j'aimerais pouvoir convaincre mon mari de supprimer la tv de nos vies mais il est videogamer donc sans tv c'est difficile pour lui)

    merci

    Linda

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    1. Merci pour cette pétition Sirthisandladythat !

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    2. Coucou Linda !

      J'avais déjà signé cette pétition, mais tu as raison d'en parler ! ;-)

      Quant à ton mari videogamer, nul n'est besoin de TV pour jouer ! Il suffit d'un écran (on appelait ça un "moniteur" dans les années 80, je ne sais pas si ce terme a toujours cours...).

      Parfois, une envie de jeux vidéos nous prend, mon homme et moi (bon, pas souvent, 4 ou 5 fois l'an !!) : on ressort la vieille game-cube (oui, on date) et on joue... sur l'écran géant du rétroprojecteur !! :-D

      La classe, non ? :-D

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  7. Bonjour,

    Voici un autre argument pour le jeu (libre). Il faut se tourner vers les neurosciences.
    Le jeu est le moyen naturel de l'enfant pour entrer dans ses apprentissages.

    Quand il joue, il libère de l'ocytocine, neurostransmetteur et hormone du plaisir (plaisir = motivation)... Le jeu aide les connexions du cerveau à s'établir, favorise la concentration et améliore la mémoire à court terme et surtout à long terme... Bref, jouer, c'est du travail !

    J'imagine que cela est vrai des jeux libres où l'enfant mène la danse mais aussi dans les jeux ou activités plus formelles.

    Je me rends compte en lisant l'article que ce n'est pas si souvent la fête chez nous. Petite, maman nous préparait délà tous les dimanches un repas de fête (c'était génial, nappe, belles assietes, beaux verres, huîtres car nous habitions près de la côte, snif). Il va falloir trouver un rythme de ce côté là pour réveiller et insuffler un peu plus de joie chez nous.

    On attend la suite de l'article !

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  8. Merci pour ce bel article et toutes ces reflexions. Faute de temps ce matin, je l'ai plus survolé que lu, mais je compte bien le re lire avec plus de "sérieux" ce soir! Merci beaucoup pour tout ce partage.

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  9. Merci pour cet article ! Je ne me suis pas intéréssée à cette pédagogie jusqu'à présent à cause de l'aspect spirituel un peu rebutant pour moi mais je vois que d'autres aspects me parlent bien à travers cet article et j'attends l'autre moitié avec impatience :)
    En ce moment, son explosion imaginaire m'épate et m'émerveille beaucoup et je ne me lasse pas de l'observer discrètement quand il fait ses courses ou qu'il amène sa voiture chez le garagiste :)

    Sinon, as-tu déjà abordé les rituels du coucher dans un article précédent ? ça m'intéresse de savoir comment les choses se passent chez toi :) Le tableau que tu as inséré dans ton article m'a fait un peu peur : en ce moment Lucas ne se couche pas avant 22h pour un réveil à 6h30 ! Depuis que j'ai réussi à arrêter de lui donner le sein pour le coucher et la nuit (chose dont je ne suis pas peu fière, j'avoue !) les nuits sont divines mais les couchers infernaux, malgrè toujours le même rituel.
    Il ne se pose JAMAIS tout seul. Alors quand j'en ai marre de passer 2h dans sa chambre, je m'en vais en lui disant qu'il peut se coucher quand il le souhaite (parce que je me dit qu'après tout il n'est pas obligé d'ête fatigué à 20h). Sauf qu'il ne le souhaite JAMAIS et ne finit par se coucher que lorsque je lui dis un peu plus fermement que c'est le dodo maintenant et que je reste avec lui seulement s'il reste couché... Et en fait j'ai conscience que ce déroulement un peu chaotique du coucher fait désormais partie intégrante du rituel pour lui mais je ne sais pas comment réagir. Même que, parfois, quand je n'ai pas le courage d'y passer 2h et ben je lui donne un petit coup de néné :) Et même que aussi je culpabilise en me disant que ben s'il a juste besoin d'un peu de néné alors pourquoi lui refuser, bien que cela me pèse... Bref, ceci est plus personnel mais ça fait du bien de pouvoir en parler aussi :)

    A bientôt !

    PS : que tu évoques les "jours sans" m'a fait un bien fou :)

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    1. Emilie, je me retrouve dans tes mots. Sauf que pour moi, les nuits sont encore hachées ! Je ne pense pas qu'il faille te culpabiliser pour essayer de trouver une solution pour "vaincre le chaos".

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    2. Ma question est peut-être indiscrète mais qu'est-ce qui te culpabilise dans le fait de donner le sein à ton enfant pour qu'il s'endorme ? Et je suis d'accord avec toi, ton n'est pas obligé d'être fatigué à 20h. Ma fille de 20 mois s'endort à 22h30 / 23h tous les soirs. Bon je te l'accorde, elle se lève à neuf heures donc elle a quand même une grosse nuit. Mais elle saute régulièrement les siestes en journée et elle va très bien. Chaque enfant est différent, si ton fils ne semble pas fatigué ni souffrir de cette "courte" nuit je ne vois pas où est le problème pour lui. Pour toi par contre c'est différent. Personnellement je dois me lever à 6h tous les matins et je suis souvent fatiguée avant ma fille le soir.

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    3. Bon courage Mélanie, je sais à quel point c'est difficile ! Mon fils de 2 ans 1/2 a fait ses nuits du jour au lendemain depuis seulement 2 mois, sans comprendre vraiment pourquoi... J'espère que ça viendra vite pour le tien... pas facile de suivre le rythme de nos enfants, surtout lorsqu'on ne comprends pas tout ce qui se passe chez eux....Merci pour ta réponse !

      Pas de souci pour ta question Hëlëne, c'est un sujet difficile à aborder avec l'entourage donc elle est la bienvenue :) Ce qui me gène dans le fait qu'il s'endorme au sein c'est que j'aimerais lui apprendre qu'il peut s'endormir seul dès qu'il en a besoin (et puis pour être franche, j'en ai parfois un peu marre). D'un autre côté je pense que ça viendra sûrement quand il sera prêt et du coup je me questionne aussi sur le fait de lui refuser le sein à ce moment là parce que je me dis que s'il est encore en demande c'est qu'il en a encore besoin. Pas facile d'être parent :)
      Il semble en forme la journée mais j'entends tellement dire que le sommeil est important pour les apprentissage des enfants, que parfois ça m'inquiète. Et puis c'est aussi que parfois je vois bien qu'il tombe de fatigue mais il ne se pose pas quoi, même si je reste à côté de lui (sauf au sein).
      Et c'est vrai que j'aimerais avoir une soirée pour moi de temps en temps :) On est bien d'accord que le gros du problème en réalité c'est de faire concorder les besoins de tout le monde !
      Merci beaucoup pour ta réponse, ton témoignage me rassure

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    4. Ah ben tant mieux, c'est ce qui est super dans les échanges entre mamans : savoir qu'on est pas seules ça rassure. ^_^. J'avoue que pour ma part, les tableaux, les horaires, les moyennes tout ça j'ai laissé tomber, je trouve ça toujours anxiogène et culpabilisant et je me contente d'écouter ce que ma fille me "dit". J'ai aussi une boule d'énergie qui est capable de tenir fatiguée mais éveillée longtemps, mais j'en ai pris mon parti : on ne se presse pas le soir, comme je travaille toute la journée et que je rentre vers 19 h, je profite d'elle, et je crois qu'elle a aussi besoin de profiter de nous, on peut faire la grasse matinée les weeks -end. Je me dis qu'un jour ça passera, que j'aurais à nouveau toutes mes soirées et que peut-être je regretterai ces moments, alors je profite des bons côtés de la chose. On a trouvé un équilibre avec mon mari et j'ai droit à ma pause tisane ordi (pile en ce moment), pendant qu'il joue avec elle et pour les couchers à rallonge, comme son lit est ouvert, j'ai mis un matelas à côté et je m'allonge à côté d'elle pour la rassurer, elle s'endort beaucoup plus facilement. Certains diraient que je lui donne de mauvaises habitudes, qu'il faut qu'elle apprenne à se détacher, moi je pense qu'elle se détachera quand ce sera le moment, et que je trouve qu'on est toujours pressés de voir nos enfants s'éloigner de nous. C'est vrai que certains soirs, j'en ai marre, j'ai envie de faire autre chose, de DORMIR, mais au fond j'aime être avec elle, j'aime sentir qu'elle a besoin de moi, que je suis son repère, son cocon, son phare, que je suis indispensable. Ça passe tellement vie à l'échelle de nos vies... C'est ce que je me dis quand je flanche. Que c'est le prix à payer pour être le centre son univers. D'ailleurs là elle réclame maman et sa tétée, le devoir m'appelle ^_^.

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    5. Coucou Emilie !

      Non, je n'ai pas encore écrit d'article sur notre rituel du coucher, car il est vraiment simplissime et ne me semble pas valoir un article. J'aimerais l'améliorer, alors, j'en parlerai sans doute un jour...

      Grande question chez moi : faut-il un rituel par enfant (pour le moment, vu leur âge, ça ne peut se faire que comme ça, mais dur-dur de se dédoubler les soirs où je suis seule...) ou un rituel pour les deux (mais peut-être auront-ils besoin chacun d'un moment privilégié, même plus tard ??) ??

      Bon courage pour les couchers de ton fiston ! :-/
      Ici, si ça peut te consoler, ce sont les siestes qui sont chaotiques... :-(

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  10. Quel article passionnant ! Ca donne envie de donner plus de joie et de faire entrer la nature chez nous. Comme on en avait déjà parlé, la pédagogie Steiner/Waldorf est une inspiration pour vivre le quotidien de manière plus entière. Ton billet donne vraiment envie de s'y pencher plus profondément (quand j'aurais soutenu mon mémoire !).

    Deux petites questions : je vois que tu parles du livre d'Elizabeth Pantley, l'as-tu lu ? Je me pose la question de l'acquérir, ça devient de plus en plus difficile pour l'endormissement et je voulais trouver des pistes pour accompagner mon fils dans son sommeil de manière bienveillante et autonome.

    Tu évoques la "culture de cours de récré". Justement, je me demandais ce qu'il en était pour Antonin. Maintenant qu'il est à l'école, est-ce qu'il rapporte justement cette culture à la maison ? Il est encore petit mais ne va-t-il pas avoir une sorte de décalage avec les autres ? (Je ne sais pas si tu vois ce que je veux dire) Comment envisages-tu cela ?

    J'ai très envie de me renseigner plus sur Waldorf en tout cas. On a l'impression que cela amène à plus de sérénité et j'avoue en avoir besoin en ce moment.

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    1. Je voulais juste témoigner de mon expérience de cour de récré mes enfants sont en ms et nous n'avons ni la télé ni d'objets ( habits jeux livres) a l'effigie des héros type spider et cie. Cela n'empêchent pas mes garçons d'en parler entre eux et avec leurs copaibs . ils n'ont pas l'air de souffrir du décalage et ne m'ont pas encore trop demandé de leur acheter ce type de chose. Ils savent parce qu'on leur a dit qu'on trouve ces personnages pas de leur âge et qu'on n'aimait pas les vêtements avec ces dessins. Pour le moment on s'en tient là mais je sais qu'on n'a pas fini d'évoluer sur le sujet.

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    2. Bonsoir, Mélanie ! ;-)

      Oui, le livre d'E. Pantley a longtemps été un de mes livres de chevet... Si tu veux, je te l'envoie ! :-D
      (On dirait que je tiens vraiment à t'envoyer un livre, hein ? Mais je n'en ai plus trop besoin maintenant, alors n'hésite pas à dire Oui) :-)

      Non, pour le moment, Antonin n'importe aucune "culture" de l'école. Mais cela viendra, et je l'envisage très sereinement (sa culture sera la mienne, no problem !). Mais l'autre jour, dans les couloirs, j'entendais une de ses petites camarades parler de Barbapapa à son père qui me dit, voyant que je tendais l'oreille : "Elle connait par coeur le nom de tous les Barbapapas !"
      :-D
      Mignon.

      Et je me suis dit, simplement, que j'étais heureuse que mon fils connaisse ce personnage, lui aussi. Peut-être un jour en parlera-t-il avec cette petite fille, et qu'il auront une référence en commun.

      :-)

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    3. Merci pour ton témoignage, Clo. Pour le moment, la question ne se pose pas encore mais ça n'empêche pas de réfléchir !

      Elsa, je ne serais pas contre ta proposition d'envoi mais ça m'embête un peu parce que ça te fait un envoi international et ça m'ennuie un peu. J'avoue que le livre m'attire de plus en plus. Là, je viens de passer une heure à l'accompagner dans le sommeil et je sais qu'il va se réveiller dans pas longtemps... Et je ne parle pas des siestes... Pas facile de savoir comment faire pour l'aider à être serein face au sommeil...

      Je comprends ce que tu veux dire pour Antonin. Mais bon, les Barbapapas, c'est mignon et c'est un peu aussi intergénérationnel, non ? Et si c'était Dora ? ;-)
      La culture commune, c'est important, certes mais des fois, comment dire, c'est pas forcément sensationnel et ça peut virer à l'obsession. Je connais un gamin qui ne jure que par Cars et il ne regarde que ça, ne parle que de ça. C'est un peu dommage qu'il s'enferme là-dedans mais je pense que ça va finir par lui passer ! :-)

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    4. Euh, je n'ai jamais regardé un "Dora"...
      C'est si nul que ça ? :-D

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  11. Très bel article, j'attend la suite avec impatience !!!

    Concernant la télé et toute cette culture des dessins animés, voici ma petite experience. Nous n'avions pas la télé jusqu'à l'an dernier, mais mon mari était en manque de match de foot ... bref, on a fait installer une parabole et ça a été la catastrophe durant plusieurs mois.
    Mes enfants (7, 5 et 3 ans il y a un an) étaient habitués à regarder un dvd de temps en temps, et quelques videos sur internet ("c'est pas sorcier" principalement). Pour mon grand, c'est devenu une addiction en quelques jours seulement, malgré un temps très limité imposé et des dessins animés testés par nous. Dès que nous sortions il avait peur de louper le début de je ne sais quel programme, quand on partait le week-end il râlait car il n'allait pas avoir droit à son quota journalier du week-end.
    Il s'est calmé petit à petit et est revenu de lui même aux dvd à sa disposition (en ce moment il adore "il était une fois la vie") et au final il ne souffre pas du tout de ce manque à l'école. Il y a bien sûr des héros qu'il ne connait pas mais ne semble pas en décalage parce qu'il n'a jamais vu beyblade ou je ne sais quel dessin animé horrible, violent et compagnie. Quand ses copains jouent aux héros, lui s'invente son propre héros, et je trouve ça génial (dernièrement il était un griffon !!!). Ma puce qui a aujourd'hui 6 ans joue avec ses copines aux licornes, aux pégases et la chèvre de mr seguin, et je n'entend jamais parler de "charlotte aux fraises" ou "dora" qui pourtant sont très visibles dans les magasins.
    L'an dernier, dans la classe de GS-CP, l'instit a demandé aux enfants qui avait une télé dans sa chambre. Plusieurs enfants ont levé le doigt ... Sans commentaire ... Puis en juin il a demandé qui avait un cahier de vacances, et les 3/4 ont levé la main ... j'imagine un été entre télé et devoirs sur fiches, et je me dis que Steiner avait de bien belles idées :)

    Emy

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  12. Comme dit plus haut : un article passionnant ! Vivement la suite. Débutant dans le domaine montessorien, je ne connais pas du tout les autres pédagogies, si ce n'est une approche très légère. Pour autant, à travers tes explications, je me "retrouve" mieux dans celle de Waldorf que Montessori. Télé, jouets, rituels... que de points à détailler si intéressant aussi !

    D'un point de vue personnel, je laisse beaucoup de moments à ma fille pour jouer seule, mais elle n'arrive que très peu à jouer seule. Je fais tourner les jouets régulièrement maintenant (depuis que je te lis !) mais une fois qu'elle a joué quelques instants/minutes avec chaque jouets elle ne s'en sert plus. Son imagination n'est pas si limitée ? Ce n'est pas possible -chez un enfant en tout cas-, c'est mon "problème" depuis longtemps. Pour les couchers, je n'ai pas trop de "problèmes". Je me retrouve par contre, dans le cas du "20h", ici, si le coucher est après 20h, c'est dur, et pareil en général après 19h30-45, elle ne mangera pas son dîner ! Ce second point m'étonne !

    En tout cas, maintenant j'ai encore plus envie d'un calendrier (même si je trouvais ma fille trop jeune) mais pas pour qu'elle connaisse les jours de la semaine (si on peut dire ça comme ça), mais pour instaurer des rituels de repas (très bonne idée, je VEUX faire pareil!!) et autres éventuellement.

    Elsa et les les lecteurs, pouvez vous me dire si c'est utile/trop/ trop peu/...(ne riez pas!!) de faire un tableau/calendrier où serait noté/imagé ce qui revient chaque semaine (par exemple, lundi : pâte, vendredi : pizza, / mardi et jeudi : nounou / tous les jours de la semaine : une photo de moi et ma fille, et le we : une photo de nous 3 avec le papa (pour qu'elle sache qu'il ne vas pas travailler)). Est ce bien aussi d'appliquer cette méthode aux arts plastiques ? Exemple : lundi : gommettes, mardi peinture...) C'est trop non ?

    Bon je suis désolée, je n'apporte pas grand chose à la conversation, juste des questions précises sur ma vie perso ! (je suis quelqu'un qui a besoin d'imager...).
    J'ai tellement si peu d'imagination et de connaissances (en matière de pédagogies alternatives ou du culture tout court!) que je me sens perdue.

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    1. J'avais fait quand mes enfants avaient 3 ans un semainier avec des petits pictos aimantés avec nos différentes activités ( école maison bibliothèque parc piscine grands parents travaux manuels que je ne detaillais pas cuisine ) tous les jours on prenait le temps de relire ce qu'on avait fait la veille et de voir ce qu'on allait faire auj et demain.
      Ils étaient très accros a leur tableau ! Tu peux commencer par ce qui te semble intéressant et tu complète petit a petit ( ou tu epures si tu trouves xa finalement trop!)

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    2. Coucou Kiwii !

      Pour le calendrier, non, il n'est trop tôt, tu peux adapter le support pour qu'il soit lisible pour ta fille. Ici Louiselle comprend bien le principe du nôtre, sur lequel elle retrouve les photos "école ou maison", "Papa" (quand il ne travaille pas), les 3 plats fixes de la semaine (+ le dimanche "croissants" au petit déj'), les rotations (jouets/puzzles/livres)... + activités et fêtes.

      C'est rigolo que tu veuilles appliquer cette méthode aux arts pla : c'est justement ce que fait la pédagogie Waldorf !! :-D

      Genre : Lundi collage, mardi pâte à modeler, etc. Donc, n'hésite pas si cela te correspond !
      :-)

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  13. Ah oui et comment faites vous pour dire NON à la famille/amis aux Dora/Disney/Super héros en tout genre ! Je déteste par exemple Hello Kitty, mais impossible de dire non à ma belle-mère !!

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    1. Alors moi je ne me gêne pas pour être vraiment très claire, quitte à passer pour une fille pénible et désagréable :-D !! Notamment avec ma belle-mère, à qui j'explique régulièrement nos choix. Au début c'était un peu "mal pris" mais aujourd'hui, elle accepte, et même mieux : elle se renseigne, se documente et essaie de comprendre ! Maintenant, si elle décide d'acheter des jouets pour chez elle qui ne correspondraient pas à nos goûts, et bien...je laisse faire, en essayant de limiter ! Chez nous, je suis intransigeante (et pénible donc !) mais ailleurs, je trouve ça pas si mal qu'il découvre d'autres types de jouets...
      Pour l'anniversaire et Noël, je fais des listes d'idées de cadeaux, et je précise que nous ne souhaitons pas de cadeaux "estampillés" de héros, ou de jouets électroniques et bruyants (je préfère choisir : dernièrement j'ai commandé une voiture radio-commandée pour tous petits mais qui ne fait pas beaucoup de bruit...).

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    2. Moi je suis un epu comme Boubou, j'ai dis non et puis c'est tout. Au début ça a été mal pris mais heureuisement mon homme m'a soutenu et finalement avec le temps ça a été accepté et comme pour Boubou elle a commencé à se renseigner et a essayer de comprendre. Et il est mêm arrivé à ma belle-mère de me dire que finalement j'avais peut être raison.

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    3. Je n'ai pas ce problème, Kiwii, ayant une famille (et une belle famille) très respecteueuses de mes choix...

      Je trouve que demander des chaussettes ou des slips à l'effigie des héros (s'il en faut vraiment ?), c'est une très bonne idée !! :-D

      J'aimerais bien qu'un partisan des Dora/Disney/Super héros m'explique son point de vue, une bonne fois... parce que j'avoue que je ne comprends vraiment pas cet acharnement à transformer nos enfants en pancartes publicitaires, mais peut-être y a-t-il une excellente motivation derrière cela ???? :-/

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  14. merci pour cet article! encore un fois, on en apprend des choses ici! (et je ne suis pas la seule à le penser au vue des nombreux commentaires!
    Super d'accord avec le fait de laisser les enfants jouer seul, comme mes élèves aussi, laisser quelques minutes de temps libre dans une journée, et ça change tout (oui, oui, instit aussi). Mais comment on fait quand ma fille ne veut pas jouer seul!!!!!!!! grrrr. 2 ans et demi. je veux dire que parfois, on pense bien faire, mais ça ne marche pas du tout!
    les jouets sont à disposition et je les change tous les 15 jours à peu près. elle a des jouets permanents. des feutres, crayons à dispo... mais c'est maman qu'elle veut! dur dur de tout concilier!
    mais encore merci, et vivement la suite demain!!!

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  15. Tu peux lui demander de lui de lui offrir des chaussettes à l'égérie du héros, les amis/famille peuvent chercher longtemps (hihihi, rire sadique), et ça ne se voit pas trop, et les enfants ont leur petite touche discrète.

    Ma soeur n'aime pas les jeux qu'offre sa belle-mère, alors elle les donne après un petit temps raisonnable.

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    1. Ici j'ai fini par accepter que ma belle-mère lui achète des slips Cars. ca se voit pas, lui est super content et elle a arrêté de râlé car je ne voulais pas des vêtements qu'elle lui avait acheté. Finalement parfois la vie est faite de compromis. Par contre pour les joutes je suis intrensigeante, et quand on nous offre quelque chose qui me plait pas ben souvent ça fini à la poubelle au bout de mois d'une semaine. Et finalement je me suis rendu compte que mon fils préférait jouer avec de beaux jouets.

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  16. Il me tarde la suite.......

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  17. alors au vu des commentaires, tu ne peux pas te reposer Elsa ce soir, tout le monde veut la suite DEMAIN :-D si non, tu risques de te retrouver face à une grève ;-))
    Article très passionnant, à te lire et merci, mille merci de tes partages continus et amoureusement affinés...

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  18. Bonsoir,
    J'ai adoré cet article ! J'aime toujours vous lire mais je dirais que pour une fois je suis rassurée en me disant "Finalement ce n'est pas si mal que ça ce que l'on fait."
    Montessori c'est chouette mais comme vous le dites si bien pas toujours facile quand on travaille et qu'on est pris par d'autres activités : jardinage, couture,...et le ménage !
    A chaque fois que je lis vos articles où il est évoqué tout ce que Louiselle sait faire, je me dis "Elle est surdouée" alors pas d'apprentissages formels avant 7 ans, ça me rassure.
    En fait, c'est compliqué car on voudrait tout. C'est ce que je ressens.
    Mes deux enfants (surtout l'aîné, la petite deuxième parlant très très peu il est difficile de savoir ce qui se passe dans sa petite tête) sont très inventifs.
    Ils passent des heures et des heures à jouer librement et j'avoue que parfois je m'en veux car je me dis que je ne m'en occupe pas assez.
    Concernant la télé, j'adorerais ne pas en avoir mais mon mari est aussi un accro du foot... Les enfants ne la réclament absolument pas. Espérons que ça dure.
    Ici, ils jouent beaucoup, surtout dehors et adorent jardiner et cuisiner.
    J'utilise aussi la technique liste toute prête pour les cadeaux et quand ça ne me plaît pas, je donne :-)
    Encore merci de nous éclairer.
    Bonne soirée.

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  19. Bonjour,
    Je ne commente pas souvent mais je suis assidument tous tes articles et celui-ci m'inspire beaucoup.
    Tout d'abord je suis moi aussi tout à fait d'accord avec la règle 3-6-9-12 ans, même si mon petit garçon d'un peu plus de 2 et demi à aussi déjà vu quelques dessins animés j'essaye au maximum de la respecter. J’évite internet mais je trouve cela vivant, on est actif, et moins assommant que la Télé mais sans doute tout aussi addictif . Pour l'instant on fait parfois sur sa demande une recherche par thème (souvent tracteur, moto, voiture...) et il a droit de regarder toutes les images en les faisant défiler... Tes petites vidéos me semblent être l’étape suivante, ça m’intéressent !
    Ensuite je crois que je vais instauré aussi quelques rituels de repas je crois que ça lui plaira beaucoup. Par contre Je ne suis pas une fan de faire toujours la même chose au même moment alors ça ne sera pas tout les jours ! Pour le jardin il faut aussi qu'on l'aménage pour qu'il puisse s'y épanouir et je partage l'idée que Montessori 24h/24h c'est pas facile et pas forcement toujours agréable.
    En tout cas merci beaucoup pour toutes les idées que tu partages.
    Bonne journée sous ce beau soleil.
    Poupig

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  20. Merci beaucoup d'avoir décortiquer cela pour nous!

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  21. Oh que j'aime cet article! Je m'y (nous) retrouve complètement! J'avoue être un peu intimidée par la pédagogie Montessori et son materiel...alors que sans connaître la pédagogie "Waldorf" plus que ça, je me sens tout à fait à l'aise avec ce genre de pratique! Je me souviens que j'avais "fais un très bon score" quand tu nous avais proposé un petit test "êtes-vous waldorf?" ou un truc du genre!
    J'essaie de ne pas submerger la gommette d'activités proposées (ce qui me fais justement un peu peur avec montessori), la rotation des jouets m'aide beaucoup et j'aimerais m'améliorer là dessus tant cela fonctionne bien les lundi et jeudi matin (rotation dimanche et mercredi soir!).
    La gommette n'a RIEN vu à la télévision depuis qu'elle est venue au monde et elle n'a vu son premier "dessin animé" (un court metrage sans parole) que vers 2ans passé (au coeur de l'hiver donc, moment propice selon moi!). Il m'arrive de lui en proposer d'autres depuis (court métrages pixar toujours muets, court épisode de "minuscule", et 1 ou 2 "petite ours brun" de 2min30 parce qu'elle connait "popy" et aime le personnage). Toujours AVEC un adulte et toujours pour 5 minutes, pas plus!
    Pour l'exterieur, je suis à fond dans les moulins à vent ou à eau, les tas de sables et autres...la place nous manque mais notre extérieur est très Waldorf!
    Reste les rituels....à améliorer chez nous! Je vais me pencher là dessus!

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  22. Il semblerait que nous soyons définitivement Warldofiens dans ma maison.
    Warldofiens pour le "way of life" et Montessoriens pour le "travail".

    Que j'apprècie, une fois n'est pas coutume, de lire que toi non plus tu ne pense pas que les pédagogies actives s'opposent (Montessori vs Freinet vs Steiner). C'est un discours qui a du mal à passer !
    Et pourtant elles sont si innovantes et inspirantes. Elles ont toutes une place dans nos quotidiens, suivant le type d'activité ou selon l'humeur de la maisonnée !

    Et pour la télévision, les collègues instit' pourront sans doute confirmer, il ne me faut pas plus d'une demi-heure pour repérer un enfant qui n'a pas la télé chez lui ! Dans un TRES bon sens bien sûr ...
    Et pour les sceptiques, une petite conférence du neurologue Bruno Desmurget, auteur du livre "Télé lobotomie" :
    www.youtube.com/watch?v=NvMNf0Po1wY

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    1. Merci pour le lien, Clairette ! :-)

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  23. Bonsoir. Votre article est très intéressant et me donne pleins d'idées. Cependant je ne suis pas trop dans une démarche comme la votre. J'ai une petite de 2 ans et ai cessé toute activité professionnelle depuis sa naissance (ce faisant, au vu de nos finances, je vais peut-être devoir m'y remettre un petit peu, mais le moins possible). Nous sommes allés voir en mars une école Montessori pour voir si ça nous plaisait. Au départ on est assez d'accord avec l'esprit sauf qu'une fois sur place, on se retrouve dans une école au bord d'une nationale, avec aucun équipement dans le jardin. Les enseignantes n'étaient guère inspirantes, l'air assez rigides, du genre aucune remise en question, pas question que les parents mettent leur grain... notre petite a voulu explorer un objet et tout de suite c'était "oh non, ce n'est pas encore pour son âge !". Et côté activités corporelles ça a l'air assez limité, pour le sport il y a des tapis de gym et c'est tout en gros (sans compter qu'il n'y a rien à l'extérieur). Donc quand on voit que l'école c'est plus de 300 euros/mois (hors frais cantine), ça a de quoi refroidir. Donc, comme je le disais plus haut, on n'a pas de gros moyens, on en a conclu qu'on allait nous même faire son apprentissage jusqu'au CP/CE1 et garder nos sous pour des activités sportives ou autres. On va même essayer un atelier Montessori pour voir.

    Qu'entendez-vous pas aucun enseignement formel jusqu'à 7 ans ? En effet il y a plein de points que je partage dans vos méthodes mais pourquoi ne pourrait-on pas y ajouter des enseignements un peu "imposés" si j'ose dire ? et puis voir si l'enfant "accroche" ou n'est pas totalement réfractaire...
    N'ayant pas le courage de me lancer dans tout un confectionnage d'objets d'apprentissage surtout pour une seule enfant et ayant des moyens financiers limités que pouvez-vous me conseiller pour pouvoir un tantinet inclure vos méthodes dans mon quotidien ? (je l'avoue je n'ai pas encore tout lu de votre blog, loin de là, et peut-être y a t'il des réponses. Je peux aussi dors et déjà penser au budget bougies, ça me semble raisonnable et jolie. Après faut juste pas les oublier une fois allumées...)
    ps : merci à ClairetteB pour le lien de la vidéo que je ne trouvais plus. Edifiant ! Pour moi, enfant de la télé qui l'ai bannie, je suis tout à fait convaincue et pense qu'on peut faire sans et que même il le faut (Dieu sait s'il me reste encore quelques neuronnes, heureusement à la maison celles de papa et de tonton se portent fort bien...)

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    1. Oups, désolée pour l'attente de la réponse, Mamounette, je suis un peu en retard dans la gestion des commentaires en ce moment !! :-(

      Merci pour votre témoignage de visite d'école Montessori : oui, c'est très important d'aller visiter la future école de ses enfants (qu'elle soit alternative ou pas) et d'écouter son coeur !! :-)

      Quant à garder votre enfant à la maison jusqu'à ses 6 ans, c'est un excellent choix, dont je ne comprends jamais qu'il ne soit pas plus suivi. L'école n'est obligatoire qu'à partir de 6 ans, mais 95% des enfants sont scolarisés en maternelle... Cela fait partie de notre culture, mais ce n'est pas une raison pour ne pas l'interroger... Surtout quand on a la chance d'être à la maison la journée ! :-)

      "Pas d'enseignement formel", dans la pédagogie Waldorf, signifie que l'école ne commence qu'au CP. Avant cela, c'est le jardin d'enfant. Il n'y a pas de programmes à proprement parler comme ceux que l'on doit respecter dans l'éducation nationale. Mais bien sûr, on fait faire beaucoup de choses aux enfants : de la musique et de la danse, de l'art plastique, de la cuisine, des travaux manuels, des tâches ménagères. On raconte énormément d'histoires, et on les laisse beaucoup jouer, le tout dans un rapport privilégié avec la nature. Il n'y a pas de programmes en "maths", "français", "éducation physique" etc. comme en maternelle classique.

      Juste pour mettre les choses au clair : cet article n'illustre pas MES méthodes, mais bien celle de la pédagogie Waldorf, dont j'ai extrait ce qui me parait le plus intéressant et le plus simple à mettre en oeuvre dans la vie de tous les jours. Si vous parcourez ce blog, vous verrez qu'on peut dire - je pense - que j' "enseigne" à mes enfants... Bien que rien ne soit jamais "imposé", pour reprendre vos termes ! ;-)

      Le principe pédagogique qui me tient le plus à coeur, c'est qu'il faut donner à chaque enfant ce qui lui faut au moment où il en a beoin et où il manifeste de l'intérêt pour une notion. Mon fils de 3 ans s'intéresse aux lettres de l'alphabet ? J'essaie de lui proposer plein de situations adaptées à ce qu'il est, lui permettant d'apprendre sur ce point s'il le souhaite. Et bien sûr, il le souhaite, l'idée étant venue de lui, non de moi !

      A la maison, je m'affranchis complètement des programmes (tel enfant doit savoir faire ça à tel moment) pour me centrer sur mes enfants et leurs intérêts.

      J'espère avoir répondu à vos questions, n'hésitez à me relancer dans le cas contraire ! :-)

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    2. Merci ! C'est vrai qu'il est très bien votre blog et que vous ne ménagez pas vos efforts dans les commentaires. Je reviens très vite (il est 2h30 et je n'ai pas pu écrire avant) pour continuer un tout petit peu (et si vous ne pouvez pas trop me répondre ensuite, c'est pas grave) cette conversation. Bonne semaine

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    3. Bonjour Elsa et Mamounette
      Cette discussion est intéressante. J'ai des interrogations et j'aimerais les partager avec vous et les lectrices: jusqu'à quel niveau l'environnement pourrait il influencer les intérêts de l'enfant ? autrement dit, si Antonin n'avait pas fréquenté l'école, il aurait développer cet amour et intérêt pour l'alphabet et les chiffres ? Aussi, j'ai remarqué que Louiselle a eu accès à beaucoup d'activités beaucoup plutôt que son frère, car à mon humble avis, il y avait cette forte motivation de faire comme son frère (alors que lui il n'avait pas un frére/soeur à imiter, donc ses intérêts pour un domaine ont eu besoin de pas mal de temps pour émerger, avec ton encadrement et ta disponibilité Elsa qui sont exemplaires).
      Je pense que cette idée a été exprimée autrement par une autre lectrice du blog en réponse à un autre article, pour dire que dans les écoles Montessori de 3-6 ans par exemple, les plus jeunes imitent les plus grand, et c'est là la clé de succès à mon avis de ces écoles.
      Donc l'environnement dans lequel on met l'enfant est fort déclencheur de ses intérêts à mon humble avis.
      Ainsi je me questionne: quel impact de ne pas mettre son enfant dans un environnement pas assez stimulant ? si pas exemple, je choisi ne scolariser mon enfant qu'après 4 ou 5 ans, je ne suis pas en train de "mal faire" car il sera exposé "en retard" à certaines notions (les alphabets, les maths,...).
      J'ai posé pleines de questions là :-) je suis en pleine réflexion sur à quel âge et comment présenter toute la diversité du monde à mon petit, tout cela sans le surcharger afin que ses propres intérêts émergent d'eux même (j'aime bien l'amour d'antonin pour les chiffres et les lettres. tu penses Elsa que ça allait être ainsi s'il a été scolarisé dans une école Waldorf ?)
      Au plaisir de vous lire

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    4. Bonjour Hakima,

      Je me permest de te répondre car mon fils qui aura 3 ans le mois prochain, ne va pas encore à l'école! Du coup ce qu'il apprend, ne vient pas de l'école. Je suis en congé parental pour m'occuper de lui et sa soeur de bientôt 1 an.
      L'école est une chose, mais pas tout, on peut très bien créer un environnement "stimulant" (ou pas) ailleurs! (je n'ai rien contre l'école car à la base je suis prof en plus ^^)
      Ici Milo a développé un amour des chiffres et des lettres naturellement.. Et je pense que le plus important, en plus de l'environnement (qui doit surtout être adapté à l'enfant qui du coup trouvera toujours de quoi être stimulé) c'est aussi l'attitude des parents et le temps qu'ils peuvent donner à leurs enfants.
      Par exemple, un jour Milo m'a vu écrire (j'écris et lis souvent en sa présence) et il a voulu savoir ce que je faisais. Il m'avait vu écrire des centaines de fois avant, mais c'est ce jour là qu'il s'y est "vraiment" intéressé (il avait presque 2 ans) on a donc parlé des lettres etc, on en est venus à parler de son prénom et il a voulu connaître plus de lettres. J'ai répondu à sa curiosité et l'ai encouragé en lui achetant un puzzle de l'alphabet (goki) qui l'a fait et refait pendant des semaines en me demandant parfois de quelle lettre il s'agissait. Il s'est mis à les repérer de partout (dans la rue sur les affiches, dans ses livres et dans les pâtes en alphabet), pour les chiffres ça c'est développé à peu près de la même façon.
      Je pense que tout cela se rapporte aux "périodes sensibles", si c'est le moment, l'enfant trouvera une façon d'accéder à ce dont il a besoin, et c'est à nous d'être observateurs pour répondre à son besoin en apportant le matériel (ou autre) nécessaires à ses besoins/intérêts du moment.
      Par exemple, je pensais présenter la boîte des couleurs vers 2 ans, en fait à 18 mois il connaissait déjà ses couleurs (par le jeu je crois et le fait de nommer les couleurs des objets _ il jouait avec des boites de couleur tous les jours dans le bain, donc on a vite fait de répéter "passe moi la boite jaune" etc), les couleurs le passionnant à l'époque nous lui avions acheté un jeu (haba) d'associations de bâtons et anneaux de couleurs, qu'il a fait de nombreuses fois également. Nous lisions aussi des livres où on parlait de couleurs (abracadanoir ou autre),
      Bref, ce ne sont que des exemples, mais pour dire qu'il ne faut pas s'inquiéter et croire que l'enfant passera à côté de certaines choses s'il n'est pas dans un cadre "assez stimulant" comme à l'école.
      Je crois beaucoup aux apprentissages autonomes et que l'enfant sait (mieux que l'école) ce qui est bon pour lui, moi c'est plus le contraire qui me fait me poser des questions en ce moment! Si je le mets à l'école en septembre, ne va t-il pas être exposé à des notions qu'il aurait découvert, ou qui l'auraient intéressé 2 mois plus tard.. et lui enlever cette joie de découvrir les choses à son rythme personnel?

      Pas facile le métier de maman ;-)

      Virginie.

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    5. Bonsoir mesdames. Dans l'absolu je suis assez d'accord avec ce que vous dites. Cependant à tout cela il est tout à fait envisageable de rajouter et assez tôt un début d'apprentissage de choses assez pointues. Les enfants sont nettement moins bêtes que ce que la société a tendance à nous faire croire. Elle nous pousse à les infantiliser et, pour reprendre ce que je déplorais dans l'école que j'ai visitée, nous fait croire qu'il faut y aller en douceur, qu'il y a un âge pour tout. Et cet âge a l'air d'être de plus en plus tard. On voit par exemple dans des études que les enfants sont tout à fait capables d'apprendre à lire vers 2/3 ans de manière intuitive et qu'ensuite vers 3/4 ans (d'après Doman) les liens grammaticaux se font . On sait d'ailleurs que la meilleure période d'apprentissage est avant 7 ans. Alors si vous savez d'ici là maintenir leur soif d'apprentissage, ce n'est peut-être pas un soucis, mais ensuite ça dépend de ce qu'on veut pour nos enfants, qu'ils s'en sortent aussi bien que leurs parents ou alors qu'ils évoluent plus qu'eux. J'avais aussi parcouru un article très intéressant (http://www.fichier-pdf.fr/2013/12/04/la-fabrique-du-cretin-brighelli-jean-paul/la-fabrique-du-cretin-brighelli-jean-paul.pdf) qui fait froid dans le dos et se fait sérieusement poser la question de comment et où éduquer nos enfants. Pour ma part, nous pensons donc lui faire apprendre à lire au plus tôt (tout en respectant son rythme, de toutes façons ma fille n'est pas du genre à faire ce qu'elle n'aime pas), pouvoir la familiariser aussi assez tôt avec les langues (anglais, chinois...), et la familiariser aussi assez tôt avec des notions spirituelles. Je pense que finalement suivant comment on s'y prend (je n'ai pas dit que je savais trop pour l'instant) il est tout à fait possible d'amener notre enfant sur des sujets "pointus", le risque étant qu'on va vite se sentir dépassé par lui et qu'il faudra trouver d'autres personnes plus "avancées". Mais je trouve que c'est dommage de ne pas exploiter au maximum le potentiel d'apprentissage tant on voit aussi la soif qu'ils en ont et finalement le début de notre existence n'est pratiquement fait que d'apprentissage alors comment ça se fait qu'on accepte que ça s'estompe ensuite ?

      "Je crois beaucoup aux apprentissages autonomes et que l'enfant sait (mieux que l'école) ce qui est bon pour lui, moi c'est plus le contraire qui me fait me poser des questions en ce moment!"
      Je ne sais pas pour les vôtres mais ma fille (de 2 ans) ne sait clairement pas ce qui est bon pour elle. Elle privilégie les frites et les sucreries, elle se jette sur le téléphone portable où il y a plein de lumières et où on peut s'exciter à toucher toutes les touches et, par exemple, quand on lui a proposé de manger seule, au début elle ne voulait pas car c'était faire un effort alors qu'on a bien vu ensuite qu'elle était contente d'être autonome.
      "et lui enlever cette joie de découvrir les choses à son rythme personnel?"
      Le plus souvent pour les gens, le rythme personnel c'est la paresse. Ma fille me fait le même coup pour le pot, elle ne veut pas faire l'effort. Quand je l'observe je vois qu'on ne naît pas "parfait" ou "pur", c'est un mensonge.

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    6. Un article intéressant sur l'apprentissage de la lecture : http://biancopelle.chez-alice.fr/html/autres_pedagogies.html
      Pour dire entre autre que ce n'est pas brimer ou forcer notre enfant que d'en faire ce que certains appelleraient des "génies".
      Sur ce bonne nuit à toutes

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    7. elle n'a que 2 ans......

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    8. Mamounette votre commentaire me mat assez mal à l'aise et j'ai longuement réfléchi sur la nécessité de vous répondre ou non. Finalement chacun ses convictions, et je pense ne pas partager les vôtres par contre je voulais rebondir sur deux de vos propos :

      "Je ne sais pas pour les vôtres mais ma fille (de 2 ans) ne sait clairement pas ce qui est bon pour elle. Elle privilégie les frites et les sucreries, elle se jette sur le téléphone portable où il y a plein de lumières et où on peut s'exciter à toucher toutes les touches et, par exemple, quand on lui a proposé de manger seule, au début elle ne voulait pas car c'était faire un effort alors qu'on a bien vu ensuite qu'elle était contente d'être autonome."

      J'avais lu il y a plusieurs années qu'une expérience prolongée a démontré que les enfants adoptent une alimentation équilibrée quand ils ont le libre choix de ce qu’ils mangent. A condition de ne pas les submerger de produits sans sucre, sel, poivre, épices, etc. ajouté mais des produits à l'état "naturel". Je pense que ce qui fait la différence c'est l'environnement, un enfant sait ce qui est bon pour lui à condition que son environnement soit adapté. Cela passe aussi par le comportement des parents. Mon fils préfère faire semblant à téléphoner avec un téléphone que de toucher les touches car elles font du bruit mais nous même utilisons notre téléphone uniquement pour téléphoner et finalement très peu. La télé n’est jamais allumé en sa présence, je n’achète pas de sucreries, … Et figure toi qu’en dessert si il a le choix il choisira plus volontiers un yaourt ou un fromage blanc sans sucre qu’une crème dessert au chocolat., il raffole des pâtes mais parfois souhaite que je lui fasse un gaspacho.

      "Le plus souvent pour les gens, le rythme personnel c'est la paresse."

      Plus j'observe mon fils moins je peux imaginer qu'il soit paresseux. Parfois il ne veut pas faire ce qu'on lui demande mais paresseux ça non. Il ne s'arrête jamais, il est toujours dans l'action : motricité, apprentissage plus calme, ... Il imite, répète inlassablement certains gestes, se perfectionne, râle quand il n'y arrive pas mais persévère, veut toujours faire de lui même tant qu'il ne maîtrise pas un geste (ce n'est plus toujours le cas lorsqu'il sait faire!!!, dans ce cas il souhaiterait parfois qu’on fasse pour lui), ... Je suis toujours épatée par cette envie d'apprendre, de grandir et me demande même à quel moment tout bascule et le sentiment de "flemme" que nous éprouvons parfois en tant qu'adulte apparaît. En tout les cas mon fils a ses qualités et ses défauts mais la paresse sûrement pas et c'est un qualificatif que je n’emploierai pour aucun des enfants qui nous entourent. Pourtant à 3 ans et demi il ne s’intéresse ni pour les chiffres ni pour les lettres, lui ce qui lui plait c’est la motricité, la motricité fine, les puzzle, la vie pratique, … chacun évolue à son rythme mais pour moi il est important de freiner un enfant pour ne pas le mettre en difficulté afin de préserver sa joie dans l’apprentissage. Et surtout il faut qu’il apprenne à apprendre pour lui car il saura quoi en faire et non pour les autres pour leur faire plaisir.

      Finalement mon commentaire est assez long, j’espère ne pas t’avoir blessé car au final chacun ses opinions.

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    9. Rebonjour
      A mon humble avis et d'après ma compréhension personnelle du sens de la phrase "apprentissages autonomes" et que l'enfant "sait (mieux que l'école) ce qui est bon pour lui" c'est cela: SEUL l'enfant connaît ses vrais désirs et intérêts, et va s'ouvrir seul aux apprentissages les plus opportuns pour lui à un moment donné.
      L'avis de Virginie est un fort exemple, son fils (à l'encontre d'Antonin) ne va pas à l'école, et malgré ceci il a développé l'amour pour les chiffres et la lecture comme Antonin. Cela rejoint fortement l'avis de Anfofi qui dit que l'environnement familial est un facteur clé, et si je me rappelle, Elsa avait mentionné dans un article que dans la pédagogie Reggio, l'environnement est le 3éme professeur.
      Aussi, j'aimerais partager avec vous l'expérience d'une maman blogueuse. J'ai découvert son blog hier et une chose m'a émue et j'avais les larmes aux yeux: cette mère a 8 enfants et a fait l'école à la maison. Ce qui est frappant ce sont les souhaits de ses enfants: chacun a un rêve précis de ce qu'il veut devenir : écrivain, musicien, entraineur de phoque, artiste, ...Des métiers totalement DIFFERENTS de ce qu'on entend chez les enfants scolarisés: quand on leur demande ce que vous voulez devenir, généralement on répond: instituteur, ingénieur, médecin..En sommes, les enfants scolarisés ont rentré dans le moule du programme de l'Education nationale, et je trouve cela vraiment triste, je ne veux pas ceci pour mon bébé.

      Je pense que la clé est là : savoir présenter à l'enfant toute la diversité de notre monde doucement, intelligemment en écoutant fortement ses besoins et désirs et en respectant son rythme afin de ne pas le frustrer ni casser son désir d'apprendre. Il va nous montrer son chemin. C'est de là où j'avais posé ma question à Elsa, je me demande jusqu'à quel niveau l'environnement doit présenter à l'enfant les stimuli nécessaires (car je ne veux pas que sous prétexte du respect du rythme de l'enfant, ne Rien lui présenter, bien sûr il ne va pas s’intéresser à un domaine qu'il n'a pas rencontré durant sa courte vie :-))
      Mais Virginie et Anfofi (merci à vous!) m'ont donné quelques éléments de réponse: L'environnement, s'il est adapté (et donc les parents présentent l'exemple) l'enfant y trouvera ses repères et domaines d'intérêts.
      A vous lire

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    10. Visiblement on ne s'est pas du tout comprises mamounette!
      Pour résumer ma pensée je citerai cette phrase de M. Montessori:
      "l'enfant n'est pas un vase que l'on remplit, mais une source qu'on laisse jaillir".
      Pour moi un enfant ne peut pas être "paresseux" je trouve ce terme peu respectueux de son enfant au passage (surtout à deux ans...?), mon fils est en soif perpétuelle d'apprendre, et apprend tous les jours, c'est pourquoi je me pose des questions à savoir si je ne préférerais pas qu'il continue d'apprendre selon ses envies (en ce moment il se passionne pour l'heure! il y a un mois c'était le phénomène de coule/flotte), tout ça lui vient naturellement et je trouve intéressant de "surfer" sur ses envies à lui plutôt que dire "tiens aujourd'hui on va apprendre l'heure, les chiffres ou autre". Je trouve magnifique d'accompagner ses découvertes jour après jour, je ne le vois pas du tout arrêter d'avoir envie d'apprendre.. Mais pour cela il faut être à l'écoute, observer et surtout comprendre ses intérêts et y répondre rapidement, ce qu'il m'est possible de faire car je suis en congé parental, j'en conviens cela n'est pas possible pour tout le monde!
      De plus je ne fais pas partie de cette société que vous décrivez qui selon vous penserait que quelque part les enfants sont "bêtes"... Je m'émerveille depuis leur naissance de l'intelligence dont font preuve mes enfants, la façon dont ma fille d'à peine un an communique, imite et comprend tout.
      Vous parlez de familiariser avec les langues, je surprends mon fils à chanter des comptines anglaises mot pour mot avec une prononciation parfaite! alors que je ne les lui ai pas apprises, simplement à les écouter, m'entendre les chanter, il s'intéresse, demande ce que cela veut dire. Après je parle parfois anglais devant lui et lis beaucoup en anglais, donc il est habitué je suppose..
      Enfin, je ne reconnais pas du tout mon enfant dans ce que vous dites au sujet des sucreries ou de se jeter sur un téléphone portable, peut être ne suis-je pas assez "cool" (pourtant mon enfant a l'air très heureux et nous rigolons beaucoup!) mais à presque 3 ans il n'a encore jamais mangé un seul bonbon et n'a jamais utilisé mon téléphone portable... (que j'utilise rarement et uniquement pour téléphoner) tout simplement car je n'en vois pas l'intérêt pour lui..

      Anfofi, merci de votre commentaire qui rejoint complètement ma pensée!

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    11. HAKIMA :

      Je reprends tes questions :

      "Jusqu'à quel niveau l'environnement pourrait-il influencer les intérêts de l'enfant ?" et "Quel impact de ne pas mettre son enfant dans un environnement pas assez stimulant ? Si par exemple, je choisis de ne scolariser mon enfant qu'après 4 ou 5 ans, je ne suis pas en train de "mal faire" car il sera exposé "en retard" à certaines notions (les alphabets, les maths,...) ?"

      C'est évident, oui, l'environnement est le 3e professeur, comme tu le rappelles toi-même !

      Tu as certainement entendu des profs se plaindre en disant : "Je me mets en 4 pour tel élève, mais bien sûr, il rentre chez lui le soir, dans sa famille... Et là... Tout ce que je fais dans la journée est défait..."

      Bien sûr, l'environnement est capital !!

      Pour Antonin, l'école fait partie de cet environnement (et pour moi, c'est important, je n'envisage pas l'IEF une seule seconde ! ;-) )

      Le point le plus important selon moi, dans le fait que mes enfants fréquentent l'école, c'est qu'ils aient d'autres adultes référents. Si ces derniers sont très différents de moi, c'est encore mieux.

      Hélàs, c'est un peu loupé : je suis prof, mes collègues aussi, et nous avons tout de même une culture commune. La culture de l'école et celle de la maison se recoupent en tous points... Les sociologues ont montré il y a belle lurette que les élèves dont c'était le cas réussissaient le mieux...

      (La maitresse d'Antonin a quand même réussi à me glisser qu'il serait, plus tard, un intellectuel ???!!!!! Quand on sait qu'il s'agit d'un élève mutique qui ne "réussit" que trois fiches sur cinq, c'est quand même fou. Antonin, fils d'un chercheur et d'une enseignante est un "héritier". Cf. Bourdieu et Passeron)

      Et tout cela n'arrange pas les affaires du petit cancre pour lequel l'enseignant se met le cerveau à l'envers... en vain. :-(

      Bon, bref, tout ça pour dire : plus un enseignement sera différent de moi, mieux cela vaudra !!

      Pour reprendre ton exemple précis des lettres et des chiffres, attention : ce que l'on enseigne à l'école n'est pas une espèce de culture "séparée" ! Les lettres et les chiffres font partie de notre environnement quotidien. Ils sont là, sur la brique de lait du matin ou la moto du voisin... Un enfant non scolarisé - mais élevé dans un environnement "éveillant" (ou scolarisé en école Waldorf, pour reprendre ta question) - n'a pas de raison de ne pas les remarquer !!

      Par contre, à l'école, on découvre d'autre choses : danser en ronde (oui, il faut être un certain nombre pour cela), et en règle générale tout ce qui a rapport à l'autre. C'est pour cela que les familles en IEF font énormément d'activités "extra-scolaires" !! ;-)

      Je suis sûre qu'observer d'autres enfants au travail motive l'élève. Et que l'enseigante d'Antonin obtient de lui des actions dont je n'oserais même pas rêver ! :-)

      Pour présenter la diversité du monde à ton fils, il me semble que tu t'en sors assez bien... Et puis, c'est lui qui te dit, aussi ! ;-)

      Ne t'inquiète pas : ses propres intérêts émergent d'eux même, quoi que tu fasses. Tu suivras. Ah, tiens, il ne lâche plus son tracteur miniature, on va peut-être aller se ballader dans les champs ; ah, il veut mettre des collants et des robes comme les filles, on va acheter un beau déguisement de princesse ! ;-)
      (Oui, ça sent le vécu !)

      Bon, je pars encore un peu dans tous les sens, comme d'habitude... et ne suis pas sûre d'avoir répondu à tes interrogations. Dis-moi. :-)

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    12. Je suis tous vos échanges avec beaucoup d'intérêt. J'avais simplement envie de préciser que je souhaite que mon enfant (mes enfants puisque je veux en avoir au moins un autre) devienne un adulte heureux.

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    13. salut
      Non, pas du tout, tu ne pars pas dans tous les sens, au contraire !
      tout à fait d'accord avec toi, j'adhère. j'avoue que je suis toujours en retard pour suivre les intérêts de mon enfant et je travaille sur mon organisation pour corriger ceci.
      Je t'ai déjà dis à quel point la découverte de ton blog a enrichi ma compréhension de l'enfant ? :-)
      Et oui Lya, pour moi aussi, mon premier objectif c'est que mon enfant garde sa joie pour toujours. J'ai un bébé très heureux qui ne cesse de me montrer son amour même s'il ne parle pas encore, et j'ai tracé comme grand objectif durant mes vacances: Rendre mon enfant encore plus heureux :-)

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  24. Snif. Vous répondez à plein de gens mais pas à moi, qu'ai-je fait de mal ? Bon, peut-être aussi que vous n'avez pas que ça à faire ou que mon commentaire vous laisse sans voix. Je vous souhaite tout de même une bonne soirée

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  25. Je ne suis pas l'avocate d'Elsa ;-) mais je pense en effet qu'il faut lui laisser un peu de temps...
    Comme vous avez du le voir le blog reçoit énormément de commentaires, cela demande donc beaucoup de temps d'y répondre.

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    1. C'est ce que je me disais aussi mais comme je suis en manque de communication. En même temps mon propos s'adresse à qui veut...

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    2. Encore désolée, Mamounette ! :-)

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    3. Et merci Boubou ! :-D

      Oui, je dois admettre : tenir ce blog, c'est presque un boulot à plein temps !! :-D

      D'ailleurs il semblerait qu'avec l'été qui se profile, les articles s'espacent un peu... Ou alors c'est une impression ??

      Dur dur de rester devant l'ordi pendant la sieste des enfants en ce moment !! :-D

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    4. :-) tu sais Elsa, même si tu nous as donné tous les détails sur votre programme quotidien, une question à laquelle je ne trouve pas de réponse: mais quand est ce que tu réfléchis aux progressions et quand est ce que tu fais les bricolages nécessaires avant de présenter une nouvelle activité ? :-D c'est tellement riche ce que tu fais qu'il va lui falloir des jours de préparation en amont..
      Déjà, moi je copie tout (je continuerai à te remercier même dans l'autre vie :-D) et je n'arrive pas à mettre le quart de ce que tu fais.
      J'essaye de m'organiser :-)
      Bonne journée !

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    5. Je te comprends Elsa, j'imagine que tu as bien à faire que de rester devant l'ordinateur pendant la sieste des petits qui -j'imagine ne doit pas être très longue...
      En tous cas, je trouve exemplaire ta volonté de répondre aux commentaires, et ta motivation pour maintenir un rythme régulier de publications ! Si j'avais deux enfants (et même en étant à la maison à temps plein), j'en serais totalement incapable :-D !

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    6. ..."bien MEUX à faire"
      Si j'oublis des mots je risque de ne pas être bien comprise :-D !

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    7. Hakima : n'oublie pas qu'organiser des progressions et préparer des activités... c'est mon métier ! :-D

      Tu veux savoir quelque chose qui va te déculpabiliser ? La première année où je travaillais, il me fallait UNE SEMAINE pour préparer UNE JOURNEE de classe (bien sûr, ça ne le faisait pas, et aïe, les nuits blanches, dans ce métier, c'est pô bon...).
      Et encore, c'était nul. :-D

      À présent, en une heure, je balaie (rapidement tout de même) la programmation d'une matière sur une année. Et je commence à être contente de moi. C'est le métier qui rentre !! :-)

      PS. Très pratiquement : on parlait avec d'autres lectrices de la manière dont nous occupions nos soirées... J'avoue, je suis si fatiguée le soir, que parfois j'aime bien me poser devant une petite série... Mais j'en profite pour découper ou plastifier, par exemple, et préparer mes activités du lendemain ! :-D

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    8. Boubou : encore merci pour ta compréhension profonde ! :-)

      Les siestes de mes enfants ? Elles tendent à devenir inexistantes... Pff. Dire que moi, je piquerait bien un petit roupillon dans l'après-midi, mais eux préfèrent visiblement faire la java... :-(

      Par contre, la java, c'est dans leur chambre, le temps imparti aux siestes pour leur tranche d'âge.
      Et c'est 'l'heure de Maman" !

      Non mais ! :-)

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    9. :-D j'aime bien ta façon de faire !

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    10. Ah et j'ai oublié de te dire que ça y est: j'ai déculpabilisé ;-) c'est vrai que l'expérience a son grand mot à dire..

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  26. Bonjour Elsa, me donneriez vous le nom de quelques dessins animes que l'ont peut trouver sur Internet ?

    Merci et bravo pour ce blog

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    1. Bonjour Elo !

      Alors, euh.... :-D

      Comme vous vous en doutez sans doute, je suis loin d'être une spécialiste, le visionnage étant trèèèès limité ici...

      Mes enfants aiment beaucoup ce dessin animé-là :
      https://www.youtube.com/watch?v=g417wrpem1U

      Dans la même veine, il y a celui-là (mes enfants ne l'ont pas encore vu, mais il est super !)
      https://www.youtube.com/watch?v=qd_A2_AehLU

      Et sinon, les bons vieux "classiques" Trotro, Petit ours brun et Peppa pig : trois grand succès ici, qu'on trouve très facilement sur Youtube.

      J'évite les liens du type "Une heure de petit ours brun non stop", et je montre toujours un épisode à la fois - la vidéeo s'arrête donc à la fin du dessin animé (entre 2 et 5 minutes selon les séries). C'est donc fini, ah, c'était bien, oui, mais c'est fini, et ça, ça n'est pas discutable ! :-)

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  27. Bonjour Elsa, je suis une grande fan de votre blog que je trouve passionnant. J'y pioche une foule d'idées pour m'occuper de mon fils qui aura bientôt 2 ans. En revanche, je suis un peu effrayée par l'image "neutre" que vous donnez de la pédagogie Waldorf. J'ai bien compris que vous y piochez quelques idées ça et là. Je suis très étonnée que dans les 71 commentaires personne n'ait émis la moindre réserve sur les origines et les problèmes posés par le courant anthroposophique (médecines alternatives discutables, dérives sectaires?) Je me base simplement sur l'observation et l'exercice de mon sens critique, cherchant d'être la plus vraie et la plus sincère face au monde, en tentant de protéger ma famille de tout ce qui pourrait entraver son libre arbitre. Et ça, c'est Montessori, non? Merci pour l'attention et l'accueil bienveillant que vous réservez à mon commentaire. J'espère pouvoir continuer à lire de belles choses sur votre blog. Charlotte

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    1. Merci pour ce gentil retour, Charlotte ! :-)

      Concernant le courant anthroposophique, je ne peux vous répondre, je ne le connais pas ! :-D
      Mes rares tentatives de lecture m'on cmplètement découragée (c'est ennuyeux à mourir, complètement brumeux, et effectivement, ça a très mal vieilli et évoque immanquablement les pensées totalitaristes qui prennent naissance au même moment).

      Une fois dit ceci, je constate tout de même que c'est une pensée, qui malgré ses origines brumeuses, existe toujours et donc évolue. Cette pédagogie est encore vivante, et ce fait objectif m'interresse beaucoup. Par contre, il me semble que les parents et les écoles qui la pratiquent se sont beaucoup détaché du courant initial et l'appliquent dans une voie renouvelée - c'est cela : une pédagogie vivante.

      Je ne suis pas du tout une spécialiste de la question, peut-être que d'autres lectrices vous répondrons bien mieux que moi. Je trouve très juste et très sain que vous souligniez en tous cas cet aspect des choses. Méfions-nous du sectarisme, il est vicieux ! Et pour s'en méfier, il faut être informé. Complètement d'accord !

      Une dernière remarque qui vaut ce qu'elle vaut : faut-il condamner le sport et ne jamais le pratiquer sous prétexte qu'il est né dans un lien étroit avec les idéologies fascistes ? Non, n'est-ce pas. Même si c'est très intéressant de l'avoir en tête pour ne pas sombrer dans le culte du corps et la rage de la compétition. Je trouve que Waldorf, c'est un peu pareil : j'ai bien envie de m'inspirer de certains éléments que je trouve très poétiques (l'esthétique épurée de certains jouets, l'attention portée à la nature et au travail manuel...), mais sans me sentir "enfermée" dans une idéologie.

      Le débat est ouvert, je ne prétend pas "répondre" à vos questions, elles sont légitimes et complexes !

      Très bonne fin de journée ! :-)

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