vendredi 13 juin 2014

Mon bilan à moi

Bleuet des montagnes

Ce doit être "l'effet canicule" : il y a un air de fin d'année dans l'atmosphère...

La fin de l'année (scolaire), c'est l'heure du bilan, même pour les Mamans qui ne travaillent pas... Ici, bien que je sois ravie de ces derniers mois passés avec mes enfants et du temps dont nous disposons grâce à mon congé parental, je mets le doigts sur deux écueils qui, n'ayons pas peur des mots, nous pourrissent la vie...

Alors, si ces détails bêtement banals vous intéressent, voici : 

1. Les siestes des enfants sont chaotiques.

Dans tous les métiers, on a droit à une pause, n'est-ce pas ? Mais cela semble d'autant plus applicable quand le métier que l'on pratique suppose de ne dormir jamais que d'un oeil, de ne s'asseoir jamais que sur une fesse, de garder le sourire et de répondre patiemment face à la même question saugrenue posée pour la 20e fois en 1 minute, et de culpabiliser dès que notre esprit s'égare - "Je me ferais bien un petit masque hydratant, moi...", ah, non, pardon, ça, c'était dans une autre vie... Bon, ma pause, j'y tiens. Pour me faire des masques hydratants (moui.. si, si, parfois !), un brin de ménage sans être interrompue, téléphoner à une copine, ou surtout : pour réfléchir, bricoler et écrire. Mais voilà : mes enfants - ces tyrans - en décident souvent autrement, et je termine ma journée sur les rotules et de fort méchante humeur.

Pendant longtemps - aussi loin que je me souvienne, en fait - c'est pour Antonin que cela a été difficile. Mais il semblerait que les grosses chaleurs assomment le Damoiseau, qui se remet à dormir après des années d'abstinence.

Sauf qu'à présent, il s'endort le soir vers 21h30... au lieu de 20h. :-(

Sauf qu'à présent, c'est Louiselle (deux ans !!!) qui mène une résistance forcenée contre le repos de l'après-midi. :-(  :-(

Pour moi, je reste intransigeante. Je suis moi-même une grosse dormeuse (je crois que si mes enfants me faisaient - rien qu'une fois !- le cadeau de dormir tous les deux le même jour, j'en profiterai pour... dormir !!), et j'accorde une importance sans doute démesurée au sommeil des tout-petits. Donc, qu'ils choisissent de dormir ou pas, les enfants passent 1h30 à 2h dans leur chambre tous les après-midi. Ils peuvent jouer, s'il le souhaitent. Ils peuvent hurler aussi, et je viendrais les apaiser. Mais je ne garantis pas que ma tendresse et ma compréhension soient toujours intactes au bout de la 15e fois... :-(

Cette situation m'use les nerfs. Que faire ?? Je ne peux quand même pas les assommer ou les bourrer de somnifères ??? (Ah, ah.)

Pff. Je suis si fatiguée. Et s'il y a une chose que j'aimerais améliorer l'année à venir, en voilà une.

Épilobe des montagnes

2. Ah, et en voilà deux ! :-)
Antonin est en colère. La colère n'est peut-être pas le mot qui convient, mais j'ai beau brancher mes antennes de Maman, je ne parviens pas vraiment à analyser ce sentiment. Et j'ai beau essayer de lui fournir des outils langagiers pour exprimer son ressenti, rien à faire. Bien sûr, à trois ans... :-(

Antonin est un petit garçon réservé. Niveau développement langagier, il se situe dans une moyenne...  assez moyenne. Ce qui, nous sommes d'accord, n'est pas bien grave en soi. Mais il a aussi du mal à se représenter les évènements futurs. J'ai beau préparer le terrain à chaque grand évènement, je sens bien qu'il découvre les faits comme si je ne lui en avais jamais parlé. Avec toute l'insécurité que cela engendre. Et pour avoir accompagné les élèves de sa classe lors d'une sortie scolaire, j'ai eu le sentiment qu'il était le seul enfant à ne pas avoir anticipé - hormis ce petit Z., dont les parents ne parlent pas du tout français - qu'on allait ce jour-là prendre le car et visiter une caserne de pompier. Je me pose PLEIN de question sur le cheminement de mon fils, qui ne me semble pas correspondre à ce que j'ai pu observer chez mes jeunes élèves, ou les enfants de mes amis.

Et l'hypersensiblité. Oh, l'hypersensibilité !! Je me souviendrai toujours d'une scène, il y a presque un an de cela. Je dépoussiérais un mur de notre salon après de gros gros travaux - la pièce était noire - et mon mari est arrivé et a émis des doutes sur ma façon de procéder. Sans énervement, mais juste... voilà, comme ça, comme on peut le faire dans la vie : "Tiens, tu fais ça, mais peut-être que moi, je ferais ça." Ce qu'entendant, je me suis empressée de justifier ma manière de faire ("Ah, et puis, cet aspirateur, il ne marche pas bien, faut dire, etc.") - Ah, les adultes !! :-)

Antonin, assitant à la scène, s'est pétrifié sur place. Et soudain, il a bougé : il est  sorti dehors en HURLANT ; je crois que le fait de nous voir en (léger !!) désaccord l'a glacé jusqu'au plus profond de lui-même. Je lui ai couru après, je l'ai pris dans mes bras et ai cherché pendant longtemps les mots qui pouvaient l'apaiser... Savez-vous ce qui a fonctionné ? "Papa et Maman ne sont pas d'accord, mais CE N'EST PAS TA FAUTE !". Comme par magie. Je repense souvent à cette anecdote... :-(

En tous cas, les faits sont là : Antonin pleurniche presque en permanence. Et cela dégénère quelques six fois par jour en véritables crises.

J'ai longtemps songé - je songe encore ! - l'emmener chez un pédo-psy-quelque chose, mais je ne sais pas trop vers qui me tourner... D'autant que mes rares proches (je suis "nouvelle" dans ma région) n'ont pas de tuyaux sur les compétences des uns ou des autres, et je ne me vois pas aborder les gens que je connais à peine en leur demandant si, d'aventure, ils ont déjà emmené leurs enfants chez un psychiatre... :-(

Une autre raison me freine à aller voir un spécialiste : c'est qu'en réalité, j'ai une clef, une super méthode. C'est celle d'Aletha Solter, dont je suis décidément convaincue, pour la pratiquer depuis longtemps déjà.

Elle consiste à considérer que l'enfant "au bord de la crise" a besoin de décharger. L'adulte doit alors se mettre à disposition, prendre l'enfant dans ses bras, l'y maintenir (la lutte gréco-romaine qui s'ensuit fait partie du processus symbolique : "Je me bats contre mes démons"), et écouter. En renonçant à la tentation de bercer, de caresser, de chantonner, de rassurer. Juste : écouter.

Cette méthode est TRÈS efficace avec Antonin, depuis qu'il est tout-petit.

Mais... Elle prend du temps : deux heures. Deux heures éprouvantes (j'ai appris à me blinder, mais...) pendant lesquelles on ne fait pas autre chose - et certainement pas avoir l'oeil sur la cadette de la famille. Autrement dit : ces "séances" salvatrices ne sont possibles que le dimanche matin (oui, le samedi, j'ai mon cours de méditation, et cela peut sembler égoïste, mais j'y tiens !!), lorsque le Papa des enfants peut prendre en charge Louiselle pendant ce temps.

Ces matinées de décharge nous garantissent un dimanche et un lundi parfaits. Mais dès le mardi, ça reprend. Insensiblement d'abord. Le mercredi, on s'aperçoit que c'est à nouveau ingérable. Et je sais que quatre jours nous séparent d'une nouvelle "session solterienne"... :-(

Encore une fois, que faire ??

Hormis les baffes et les médicaments, si vous avez des tuyaux... Merci d'avance pour vos retours ! :-/

123 commentaires:

  1. bon courage
    Je ne peux pas t'aider je n'ai pas de soucis.
    Pour la sieste elle se met sur le canapé je lis une histoire et après je reste à côté je fais du net ou je lis elle s'endort.
    Ici pas de colère.
    Les choses dure à gérer sont les animaux quand on sort si elle voit un chien ou autres elle me saute dans les bras. Et n'aime pas les inconnus ou proches qu'on voit peu elle peut se mettre à pleurer.
    Donc rien comparer à toi.

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  2. Je ne peux t'apporter absolument aucune réponse à tes questions, je voulais juste témoigner de ce que la lecture de cet article à provoqué chez moi: un grand soulagement!
    Et oui en te lisant habituellement je me demande comment tu fais pour être aussi "parfaite", je ne m'imagine même pas faire la moitié de tout ce que tu fais avec tes enfants (et pourtant j'aimerais...). Savoir que même chez toi tout n'est pas rose, ça fait du bien!

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    1. Ah là là moi aussi j'ai exactement eu ce sentiment!!!^^ c'est carrément égoïste de se rassurer du "malheur des autres" mais ça rassure, du coup je me suis dit "elle a des difficulté mais elle a réussi à faire quelque chose de vachement sympa avec toutes ces idées d'éducation alternative, donc c'est qu'au final je peux VRAIMENT y arriver aussi!!"
      Maman Loutre

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  3. Bonjour Elsa, je t'aurais bien conseillé de lire Isabelle Filliozat, Thomas Gordon ou encore Faber et Mazlish mais tu es déjà bien documentée sur l'éducation non-violente. Pour ma part, je trouve cependant difficile d'appliquer ces méthodes sur de jeunes enfants.
    Je n'ai pas vraiment de tuyaux à te donner. Penses-tu que Louiselle ne veut pas dormir parce qu'elle n'est pas assez fatiguée ou plutôt parce qu'elle veut encore et toujours profiter ?
    Pour ton samedi matin, je ne te trouve pas du tout égoïste, avoir une activité pour soi c'est juste indispensable.
    Bon courage et si d'autres lectrices ont des astuces notamment pour réduire le "chouinage", ça m'intéresse. Et merci aussi pour ce billet qui nous montre que tout ne se passe pas facilement chez toi.

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    1. Bonjour Lya !

      Je ne sais pas trop pourquoi Louiselle ne veut pas dormir... Les grosses chaleurs n'aident pas, je pense... Je repense souvent à une dame de la garderie d'Antonin, quand il y allait un peu, à Grenoble : il avait alors l'âge de Louiselle aujourd'hui et, de même, commençait à sauter ses siestes assez systématiquement. J'en avait parlé à cette éducatrice, et elle m'avait répondu : "À cet âge, ils testent".
      Bon, cette réponse m'a fait une forte impression, tu vois, je ne l'ai pas oubliée !!

      D'abord parce que je n'aime pas trop cette expression : tester... comme des manipulateurs ? Enfin.

      Ensuite parce qu'elle m'a confortée dans l'idée qu'il ne fallait pas que je déroge de mon cadre : le coucher, c'est à telle heure, et que l'enfant dorme ou non, il reste dans sa chambre le temps qu'aurait duré sa sieste.

      Bon, pour Antonin, ce n'aétait pas une phase de "test", mais bien un comportement durable qui était en train de s'installer. Et cela a été dur.
      Alors, quand je vois l'attitude de Louiselle, je me dis : "Oh, non, pas encore !!!" :-)

      Je précise que mes enfants SONT fatigués dès la fin de l'après-midi. Louiselle a le regard fixe et Antonin agit comme s'il était saoul. Ces comportements me mettent dans un état de malaise indescriptible... :-(

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    2. Bonjour Elsa !
      Avec petit L. je n'ai pas à me plaindre de son sommeil mais pour les siestes c'est plus compliqué. De ses 1 an à 2 ans pas de sieste le week-end et compliqué aussi en semaine à la crèche. Pour ma part, j'ai eu une toute autre réponse de l'éducatrice à la crèche, L. est en pleine découverte de la marche, de ce qu'il peut faire avec ses petites mains, du langage, bref, il avait soif d'apprendre et ne voulait surtout pas en rater une miette... Et le soir en rentrant à la maison, n'ayant pas fait de sieste de la journée, après le bain, il s'endormait sur le canapé, parfois même sur la table à langer alors que je le mettait en pyjama... Le week-end ne voyant pas beaucoup son papa et sa maman de la semaine, impossible de le mettre à la sieste à tel point que parfois je ne lui proposait même plus... Aujourd'hui cette période est passée et qu'il dorme ou pas à la sieste, je lui laisse une heure à lui et aussi à moi, ça nous permet de nous retrouver plus sereins. A une période où le moment venu de se coucher était difficile, j'ai décalé l'heure du coucher d'un petit quart d'heure, c'est pas grand chose mais c'était ce qu'il fallait pour que L. aille se coucher sereinement. Parfois il faut lâcher prise, je rentre tard le soir à la maison, enfin je trouve, son papa dépose L. le matin à la crèche à 8h et moi je vais le chercher vers 18h30, on rentre vers 18h45 à la maison, et il y a des soirs ou non on ne prend pas la douche, parce-que c'est trop tard... Et oui les enfants doivent faire la sieste mais s'ils ne veulent pas ? Je me suis posée pas mal de questions et puis c'est comme ça parfois il dort 4 heures le samedi après-midi et parfois aucune sieste le week-end, par contre il reste au moins une heure dans son lit, un peu de temps pour chacun. Pas toujours évident car parfois il hurle "mamaannnn", je remonte une fois pour l'apaiser mais après c'est tout. Je me rappelle d'une conversation avec une amie qui me disait que son petit J. se réveillait tous les jours vers 5h et que sa journée commençait et qu'elle était fatiguée. Je lui disait que moi aussi, L. se réveillait assez tôt mais que j'allais le voir et lui disait qu'il était trop tôt pour se lever et qu'il fallait se rendormir. Parfois L. ne se rendormait pas et attendait que je revienne. Il teste quand même, pour voir combien de fois on va aller les voir, au bout de combien d'appel on va céder...
      Pour les chouinages, pratiquement à chaque phrases le soir, mais la fatigue de la journée y est pour beaucoup, je réponds à L. que je ne comprends pas et que de ce fait je ne peux répondre à sa demande, ça commence à faire son petit effet, car il finir par se reprendre et à me demander calmement ce qu'il souhaite.
      Tu m'épates Elsa, ton investissement pour tes enfants, mais après il n'y a rien d'égoïste à s'accorder du temps pour soi, bien au contraire, de prendre un peu de recul ...
      Bien à toi, Sandrine.

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  4. Je ne saurai que dire sur la partie n°2, cela repose sur une connaissance si intime de son enfant ...

    Pour la partie n°1, là je peux jouer !
    La grande de 3 ans ne fait plus de siestes depuis ses 18 mois, ne se réveille plus la nuit que depuis deux mois.
    Le bébé de 6 mois, ne fait que trois siestes de 30 mins et se réveille toutes les trois heures pour téter la nuit.
    Et tout ce petit monde débute sa nuit vers 21h (22h30 pour la grande le plus souvent) pour un réveil à 8h.

    J'ai les deux h24 avec moi et nous n'avons pas la télé ( ce serait si facile pourtant...).
    Bref, je suis en manque de sommeil et de repos de manière chronique.

    Mes conseils pour tenir?
    - Le magnésium dès que j'ai l'impression d'avoir envie de pleurer constamment.
    - Les siestes dès que le Papa est là.
    - et surtout, surtout LACHER PRISE. Ce n'est pas moi qui décide POINT.
    Je ne peux pas les forcer à dormir alors qu'elles n'ont pas sommeil, je ne peux pas les forcer à ne pas se réveiller la nuit. Ce n'est pas pour m'embêter, ce n'est pas contre moi. Inutile d'être en colère. Et TOUT CELA PASSERA un jour.

    Par contre, j'ai le droit en tant qu'être humain au repos.
    Quand je n'en peux plus, je prends ma fille entre quatres yeux et je passe un marché "Ta soeur dort, je vais m'allonger, tu joues seule jusqu'à la fin du cd (un temps limité l'aide à tenir) et moi je me repose pour être en forme et aller me promener avec toi après".

    Parfois, (souvent vers 18h, heure fatale) j'ai juste envie de tout plaquer et d'aller voir ailleurs si j'y suis !

    Tout mon soutien...

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    1. Merci les filles de vous dévoiler ... on se sent vraiment moins seule! Vous me rassurez ;-))

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    2. Coucou Clairette !

      1. Oui, le magnésium. Et un peu de fer aussi sans doute. Je m'étais dit justement que j'en parlerai à ma pharmacienne la prochaine fois que je la verrai...

      2. Les siestes le week-ends, je ne m'en prive pas, dès que possible ! ;-)
      C'est vrai que ça fait un bien fou.

      3. Oui, de même, si les enfants ne dorment pas, je me réserve un temps pour moi (de toute façon, c'est obligé, si on veut que les tâches avancent un peu). Si je sens qu'Antonin ne va vraiment pas dormir (aucun signe de fatigue à l'horizon, il est charmant, autonome, etc.), il peut jouer au RDC pendant que je travaille à l'étage. Et là où j'ai de la chance, c'est qu'il est TRÈS autonome : il peut jouer tranquillement deux heures sans me solliciter.

      Hélàs, 2 jours sur 3, ce n'est pas ce scénario-là, et je sens bien qu'il a clairement sommeil... :-(

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    3. oui magnésium sans aucune hésitation!!! chez moi c'est cure permanente. Quand je n'en ai plus, je traine la patte et tout est si difficile... des montagnes partout!! je te conseille métarelax, le sel de magnésium utilisé (glycérophosphate) est un des plus digestes (sinon c'est la va vite avec la plupart des autres sels) J'en ai fait prendre a mon mari qui se plaint aussi de la fatigue, ça a eu un effet disons, heu, viril ;-)

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    4. Le persil est une formidable source de magnésium (entre autres) et c'est facile d'utilisation, on peut en mettre partout :)

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  5. pour la sieste, hélas j'ai arrêter 'y croire autour de 2 ans. J'avais le choix entre fais la sieste mais passe la soirée à se relever pour finir par s'endormir entre 21h30 et 23h, ou ne fais pas la sieste mais s'endort à 20h/20h30. J'ai opté pour la deuxième option. Avoir un temps de repos pour moi fut possible dès lors que j'ai dit "je suis d'accord pour que tu ne dormes pas MAIS tu joues de ton côté jusqu'à ce que la grande aiguille est sur tel chiffre! Tu joues sagement, je me repose et ensuite nous ferons des choses ensembles". Il a fallu quelques semaines pour que le rythme s'installe et au final tout le monde est content :D
    Pour les crises et le chouinage... j'ai testé tout un tas de choses mais rien à faire, même mon grand de 11 ans peut me faire une crise pour une petite frustration... j'ai à la maison cinq enfants hypersensibles et c'est épuisant à gérer, surtout quand l'on est soi-même hypersensible :D Donc courage et si tu trouves quelque chose, n'hésites pas à partager :)

    Linda

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  6. Ah oui pas facile ton quotidien ... je me reconnais ds pas mal de choses.
    J'ai la chance d'avoir les filles qui font la sieste en même temps 1h tous les am mais du coup, la grande ne s'endort jamais avant 21H30/22H. Je la couche vers 20h30-21h et elle attend en lisant (ou en m'appelant 5x) que le sommeil veuille bien venir. J'ai tenté la non-sieste mais c'est ingérable, elle "chouine" toute l'am, pleure et se met en colère, bref, elle n'y arrive pas... elle est beaucoup plus disponible qd elle fait sa petite sieste. Le pb c'est que ça m'use car ma soirée commence à 21h30 et que je mange rarement avec les filles le soir car j'ai besoin de calme pour au moins un repas ds ma journée (j'en ai assez de manger debout avec une éponge en main et une cuillère pour préparer déjà le dessert alors que je n'ai pas encore posé une fesse sur ma chaise) ! Résultat, mon homme prend son apéro à 19h en même temps que les filles et nous mangeons à 21h30 en moyenne. Je n'arrive jamais à me coucher avant 23h30 /minuit au mieux le temps de finaliser la maison ,de bricoler et bloguer ;-)

    Pour la deuxième chose, ma grande est aussi hypersensible et angoissée depuis toujours, elle fait des colères extrêmes (le mot n'est pas trop fort) depuis toute petite _ j'utilise la CNV ou comme toi les principes d'Alheta Solter depuis longtemps et c'est la seule chose qui fonctionne. Elle est très angoissée pour le moindre cght et ne supporte pas les pleurs, les tristesses des autres non plus. Par contre, elle arrive à s'exprimer très clairement mais sur le coup, elle ne gère pas ses colères. Nous l'accompagnons au maximum (oui, je me fais encore taper, elle me hurle encore dessus de tant à autres mais qd elle se reconnecte, elle s'excuse tt de suite et arrive à y mettre les mots). Je trouve tt de même que ça va mieux depuis le milieu de l'année scolaire (depuis ses 4 ans). J'ai tout de même fini par aller consulter un spécialiste psychologue pour enfant qui m'a beaucoup rassuré car moi aussi son comportement m'a bcq déstabilisé et plus d'une fois je me suis sentie démunie (nous soupçonnons peut être un peu de "précocité", à voir...). Bref, moi aussi , ça m'use, ça me prend de l'énergie au quotidien mais finalement quel chemin j'ai parcouru grâce à tous ces questionnements et même si je suis fatiguée , je suis heureuse d'avancer sur ce chemin de l'éducation et de la bienveillance. heureusement, pour ma deuxième, même si elle semble aussi avoir un caractère bien trempée, ça semble bien plus limpide et facile ... moins de sensibilité, moins d'angoisse ... ça facilite les choses!

    Pour finir, j'ai tenter aussi de prendre des résolutions pour les prochains temps et l'an prochain surtout :
    - tenter de manger le soir avec les filles plus souvent pour m'obliger à me coucher plus tôt au moins 3 à 4x par semaine,
    - bloguer et facebooker moins souvent
    - du coup, me lever un peu plus tôt pour faire un peu de yoga ou de méditation pour mieux démarrer la journée ...

    (pour le moment, je n'ai pas encore réussi à le faire mais l'idée est déjà là, c'est un bon début!!)
    Bon courage, et merci d'oser te dévoiler , ce n'est pas facile mais on se sent bien moins seul!!

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    1. Coucou, Alexandra !

      Un grand merci pour ce témoignange, qui m'apporte énormément. Si je devais en retenir une chose, c'est : "Je suis heureuse d'avancer sur ce chemin de l'éducation et de la bienveillance."

      Vrai, si Antonin avait été un petit garçon 100% "facile", je n'aurai peut-être pas lu tout ce que j'ai lu, mis en pratique autant de choses de manière si authentique...

      C'est un principe bouddhiste que j'aime beaucoup : il faut discerner la leçon à apprendre. ("L'univers entier est un remède"). Dans une situation difficile, se demander quelle leçon en tirer, ou comment nos difficultés pourrait éventuellement nous enrichir.

      Antonin m'a appris l'humilité, et ça, ça n'a pas de prix ! (Merci à lui, si, si, en fait : la prochaine fois qu'il est "pénible", je vais le remercier ; ça ne fera rire que moi, mais comme ça je penserai à toi et ne serai pas affectée par son comportement!!)

      (Ceci dit, aujourd"hui, il a été ADORABLE - alors qu'on est vendredi et que la dernière séance de larmes est loin. Est-ce parce que j'ai écris cet article, qui m'a permis de "déposer" ???)

      :-D

      Super tes "résolutions" : j'aime particulièrement l'idée de se lever un peu plus tôt pour pratiquer, mais... ça veut dire ENCORE MOINS DE SOMMEIL ??!!! :-D

      Un grand merci à toi, et plein de bisous à ta petite famille.

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    2. Bonjour Nawel, Zélie and Co !
      Je me permet juste d'intervenir parce que dans un des (nombreux ?!) livres que j'ai lu sur le sommeil de l'enfant, ils évoquent le cas de l'enfant dont la sieste est bénéfique mais qui du coup se couche tard. Ils insistent sur la necessite de conserver cette sieste mais de la faire plus tot : 12h maxi 13h pour que ca laisse une longue plage pour l'aprem. Comme tu as 2 enfants, ce n'est pas forcement tres simple mais voilà, je voulais juste partager, si jamais ca peut t'aider ou te conforter dans ce que tu fais, c'est déjà ca !
      Bises
      Marie & Camille !

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  7. Bonjour Elsa.
    je n'ai rien à te conseiller non plus... Je voulais juste t'envoyer des pensées pleine de sympathie.

    Pour ma part (et encore, moi je n'ai qu'un enfant, et pas toute la journée tous les jours...), lorsque je sens que je vais être à bout je tiens seulement à la perspective de cette petite pause qui est la sieste... alors j'imagine tout à fait ton désarroi face au refus de dormir de tes enfants et à cette pause (bien méritée!) qui est gâchée.
    Quand je vois que cela va arriver, eh bien je cesse de me dire "vivement la sieste" pour vivre simplement le moment présent, sans m'acharner à vouloir absolument le faire dormir (parce que là, la pression dans mon corps et mon esprit est encore moins gérable) et je me contente de faire les choses doucement, avec lui ou à côté de lui, sans rien attendre (et ça change tout au niveau du stress qui, lorsque je n'attends rien est nettement moindre...). Mais, encore une fois, je n'ai qu'un enfant et j'imagine que les choses se compliquent avec 2 :)
    Quant au manque de sommeil, la question que je me posais à la lecture de l'article est la même que lya : paraissent t-il fatigués ? De toute façon, non, tu ne peux pas les assommer, donc...

    Pour l'hypersensibilité d'Antonin, ce que je vois personnellement, c'est qu'il a de la chance d'avoir une maman (et sûrement un papa) qui s'en soucie et essaye de le soulager (déjà , si la méthode que tu utilises est efficace, même pour quelques jours, il me semble que c'est déjà fantastique pour lui !). l'essentiel est de prendre cet aspect de lui en considération et surtout de l'accepter tel qu'il est (mais je suppose que tu n'as pas besoin de moi pour te rappeler cela :)
    Lucas a été catalogué par la directrice de l'école (qui ne l'a vu que quelques heures) "hyper émotif"... J'ai un peu de mal avec les étiquettes, je n'ai pas envie qu'il se laisse enfermer là dedans. Mais d'un autre côté, ben c'est un peu la vérité... et c'est assez effrayant pour une maman.
    le problème étant que malgré tous nos efforts nous ne pourrons jamais rentrer dans leur tête...

    et puis, bon, je ne sais pas si cela vas te réconforter mais Lucas chouine également très souvent, alors même qu'il me semble lui accorder le maximum de mon temps... Et parfois je me dis "punaise, mais comment je vais arriver à supporter encore ces chouinements, ça m'énerve TELLEMENT !!!"

    Sinon, c'est prendre soin de nos enfants que de prendre soin de nous-mêmes donc tu as parfaitement raison d'être égoïste une fois par semaine :)

    Bon courage à toi. J'espère que ces mauvaises périodes vont vite passer (qui seront certainement remplacées par d'autres :)

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    1. Merci Emilie, pour ce commentaire plein de sympathie...

      Oui, mes enfants sont fatigués, tu penses bien que sinon je n'aurais pas de problème à leur faire zapper la sieste. Cela m'interroge beaucoup sur la capacité qu'ils ont, tout petits, de se déconnecter de leurs propres besoins...

      Ton fils est "hyper-émotif" ? Mmm. Gare aux étiquettes, tu as raison (surtout venant d'une directrice... est-ce seulement son enseignante ??).
      Bon courage à toi aussi ! :-)

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    2. Non, en fait je ne pense pas qu'il le soit :) je pense juste qu'il exprime ce que d'autres enfants n'expriment peut-être pas... et dans ce sens je trouve que c'est positif et c'est ce que je réponds quand l'entourage me fait la remarque.
      Merci pour ta réponse. Repose-toi bien.

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  8. Bonjour Elsa,

    Comme je compatis pour les problèmes de sommeil, sièste, repos. Je crois que c'est ce qu'il y a de plus injuste dans le rôle de parents et surtout de parent au foyer qui ne peut pas déléguer dans la journée. Il est certain que s'occuper d'enfants (surtout comme tu le fais avec le degré d'investissement) est épuisant... On a tous droit à une pause, c'est certain, dur de lâcher prise quand elle ne vient pas !

    Ne pourrais-tu pas remettre dans ton agenda une coupure en milieu de semaine, histoire de recharger les batteries (et de se faire un masque, ça existe encore ?!!) ?

    J'ai remarqué que mes enfants étaient cablés sur mes humeurs, même quand je veux les leur cacher (mon fils s'est réveillé toutes les nuits vers ses 1 an, sans explication rationnelle alors qu'il faisait ses nuits depuis 6 mois et s'est arrêté du jour au lendemain quand j'ai quitté mon entreprise, révélation pour moi ! J'étais une véritable passoire à angoisses alors que je faisais tout pour les garder pour moi ).

    Peut-être ressentent-ils ta fatigue et ne peuvent gérer cette émotion (Antonin culpabiliserait-il de voir sa maman fatiguée à cause de lui ?) ? Bon, c'est de la psychologie de comptoir, je te l'accorde, mais c'est ce qui m'est venu à l'esprit en lisant ton témoignage.

    Pour les spécialistes, les haptonologues travaillent sur les affectivités également sur les enfants, pas que sur les foetus.

    En tout cas, en grandissant, je suis sûre que les choses s'apaiseront (pensée positive d'une maman qui ne mange que sur une fesse également, Nawel-zélie, ça m'a fait bien rire le coup du repas, c'est pareil chez moi !!!).

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    1. Coucou, Céline !

      Mmm, bonne idée la coupure en milieu de semaine, mais concrètement comment faire ? Payer une baby-sister pour qu'elle s'occupe des enfants chez nous alors que je suis là ? Mmm, je ne le sens pas trop ! :-D

      Car concrètement, c'est de cela dont j'ai besoin : être chez moi, faire mes trucs, sans être interrompue toute les 3 secondes et avoir 10 tâches à mener de front de ce fait.

      Je n'ai pas besoin de vacances au soleil (oh, non, pas de tourisme, pitié, c'est trop épuisant ! :-D ), juste d'avoir une heure par jour... qui soit normale. :-)

      Je sens que tu m'as bien comprise, mais concrètement, si mes enfants en dorment pas, je n'ai pas cette pause. Ils crapahutent dans leurs chambre, je les entends, et mes oreilles ne sont pas au repos. Mon organisme tout entier n'est pas au repos.

      Oui, moi aussi, j'ai remarqué que mes enfants étaient connectés à mes émotions.

      Ceci dit, je ne suis pas fatiguée A CAUSE d'Antonin - ou des enfants - mais bien à cause de moi-même. J'ai beaucoup de choses à faire, je tiens à les faire parce que ça me passionne et parce que je ne sais pas combien de temps ma vie va durer, je suis comme ça ! Ce n'est pas de la faute de mes enfants si je veille là tout de suite pour répondre à quelques commentaires, par exemple ! ;-)

      Haptonologue. Tiens, je vais chercher ça. Merci !

      Je suis persuadée que les choses s'apaiseront. Je connais plein d'adultes super qui ont été des enfants... disons... un peu fatiguant, mais aujourd'hui tout le monde en rigole !! :-D

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    2. Ce besoin d'être chez soi pour mener ses affaires sans être interrompue, je le ressens également. C'est pourquoi, notamment à la naissance de Tristan, je confiais les deux enfants le mercredi matin à une nourrice, car j'avais vraiment de ce temps pour me ressourcer (en gros je faisais le ménage, courses, mais surtout une vraie pause de 1 heure sans aucun objectif : lecture, révasserie, écriture...). Cela a duré 6 mois, puis je n'en ai plus eu le besoin. N'as-tu pas une voisine, amie, ou autre chez qui tu pourrais les emmener en toute confiance pour deux/trois heures ? Ou ton homme, ne pourrait-il pas prendre son mercredi matin et à toi les échappées belles ?
      Je t'envoie plein d'ondes positives !!!

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    3. Petite rectification : ce n'était pas à sa naissance mais à la reprise du travail !

      Pour Antonin, ce n'est pas tout à fait ce que je voulais dire : peut-être croit-il que c'est de sa faute si tu es fatiguée... Mais bon, c'est vraiment de la psycho de comptoir !!

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  9. Cet article fait écho a ce que nous avons vécu pendant un an, voir deux, voir trois :-)

    Le sommeil de mes deux souriceaux a été très chaotique durant leurs premières années. Mon grand, jusqu’à ses trois ans, ne voulait pas dormir seul dans sa chambre et nous étions obligés de mettre un matelas d’appoint par terre et de dormir près de lui pour éviter les nuits blanches (les nôtres et les siennes !). A la naissance de son petit frère, les choses se sont un peu arrangées vu qu’ils dormaient dans la même chambre (le grand n’était donc plus tout seul) mais leur sommeil -à tous les deux- n’a jamais était au top ! Ils se réveillaient souvent la nuit, pour un rien, ça ne durait pas longtemps mais c’était récurrent donc épuisant. Nous avons à peu près tout essayé (« grands discours », fleurs de Bach, hydrolats…) mais rien n’y a fait, à part le temps…Aujourd’hui (à 6 ans et 4 ans ½) ils dorment enfin correctement, sans coupure ! Je n’ai donc pas vraiment de conseils, si ce n’est, encore une fois, de faire confiance au temps…!

    Quant à l’hypersensibilité, on connait ça aussi ! Bien qu’il s’agisse plus d’hyperémotivité que d’hypersensibilité ! Notre grand (qu’on a tous tendance a appeler en privé « jean qui rit jean qui pleure ») se laisse souvent envahir/submerger par ses émotions. Ici la clé, c’est la patience…Encore et toujours, être patient, l’écouter, mettre en mots (par chance, il parle beaucoup et très très bien). Nous essayons aussi de trouver des moyens pour lui d’exprimer/extérioriser ses émotions. Il adore le dessin, donc lorsqu’il se met en colère, il a pris l’habitude de prendre une feuille et de « dessiner sa colère » (souvent un énorme tourbillon gris ou rouge). Et pour ne pas faire de cet « exercice » quelque chose de purement négatif, je lui demande aussi parfois de dessiner sa joie ou son bonheur. Ça semble bien marcher avec lui : et pour ceux qui ne sont pas très « dessins », je pense que ça peut marcher avec un instrument de musique, de la peinture, peu importe du support, le principe est juste de transformer son émotion en création. En général, l’enfant se calme immédiatement !
    Pour le « chouin-chouin » à longueur de journée, je comprends ta fatigue, c’est vraiment épuisant. Et on a toutes (tous) eu des moments de ras-le-bol total ! Avec le temps -encore!- et beaucoup de patience -toujours!- ça passe, mais notre grand a encore tendance à pleurnicher pour ce qui nous semble des « riens du tout ». Et là encore une fois, à part l’entourer d’amour, lui donner confiance en lui et l'aider à exprimer son ressenti (par des mots, des dessins, des livres…) je crois qu’il n’y a pas de recettes miracles…

    Je ne suis pas certaine que tout ce que je viens de dire t’aide, et tu as déjà dû étudier ses pistes, mais comme les autres mamans, je tenais à témoigner…car c’est vrai, ça fait du bien de voir que l’on n’est pas toutes seules à se questionner sur nos petits tyrans ;-)

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    1. Bonjour Aurore !

      Un grand merci pour ces tuyaux très pratiques. J'adore le dessin ou la marche qui symbolisent l'humeur du moment, mais... pour Antonin, c'est encore trop abstrait, je sais qu'il ne comprendrait pas ce que je lui propose (même le fameux "mettre la colère dans une boite", est pour le moment incompréhensible pour lui)... Je réserve pour plus tard !

      Dur, dur, les tout-petits ! :-)

      Merci pour ton précieux témoignage ! :-)

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  10. Je suis dans ton cas pour la sieste, même si la gommette en fait quand même une sur deux (ou une sur trois selon les périodes!)Quand elle n'en fait pas, elle chante en criant très très fort et toute la maisonnée l'entend (sauf le confetti au sommeil court mais solide!) ou elle m'appelle en boucle ("maman , maman, mamannnnn!). Je la laisse toujours au moins une heure et demi en remontant régulièrement lui demander si elle a besoin de quelque chose? "non, alors tu te reposes et surtout tu fais moins de bruit parce que d'autres se reposent"...et je recommence plusieurs fois jusqu'à aller la chercher pour lui demander de jouer calmement seule sur le tapis de la pièce à vivre.
    Ces jours-là elle devient très difficile à vivre vers 17h00 jusqu'au coucher à 19h30 et elle tombe comme une masse! Ces nuits-là, elle se réveille souvent mais se rendort seule...
    Quand elle dort, la vie est belle et le réveil doux, la soirée se passe à merveille mais le coucher (20h00) dure, dure, dure....on ne peut pas tout avoir!
    Pour le reste et la "colère" d'Antonin, est-ce venu avec l'école? Moi, je sens la gommette en colère quand elle rentre de son jour de micro-crèche où tout se passe pourtant très bien...elle fronce les sourcils (ce qu'elle ne fait jamais!) et grogne qu'elle ne veut pas -ci ou pas-ça...pour rien! Le lendemain, c'est fini!
    Je suis en tous cas d'accord avec toi pour la méthode: laisser extérioriser et écouter sans tenter d'apaiser.
    Mais je comprend cette immense fatigue qui est la tienne et une aide extérieur peut parfois faire du bien.

    PS: depuis février, la gommette et le confetti on fait la sieste 2 fois en même temps, gloups!

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    1. Coucou Angélique !

      Non, les crises d'Antonin ont commencé... à sa naissance. Nouveau-né, il pleurait des heures entières dans nos bras, pauvre bout de chou, on pratiquait déjà la méthode Solther (que j'ai découverte pendant ma grossesse, quelle aubaine !!).

      Bon courage à toi, ton métier est un des plus difficiles au monde... (et des plus chouettes, oui !) :-)

      PS : Angélique, j'essaie de commenter sur ton blog, mais j'ai l'impression que tu ne reçois pas mes commentaires... ??

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  11. J'ai lu les commentaires en diagonale, j'y reviendrais après...
    Ici P (2 ans) reste 1h30 dans son lit : dormir ou pas, je ferme la porte et je ne reviens pas... bon elle n'hurle pas qd mm ; dans la pénombre, avec un CD de chants apaisants (chant grégorien).
    A (4 ans tout juste) a aussi un moment calme (et si elle s'endort, impossible de la coucher avant 22h... voir plus !), avec livres, CD si elle veut. Qd elle a fini (en général 40'), elle peut descendre dans la salle d'activités, dans le calme, et elle n'a pas le droit de venir me voir avant (je suis dans le séjour, porte fermée).
    L'argument qui marche (....) avec les deux : "MAMAN a besoin de se reposer, je sais que c'est important pour vous aussi d'avoir ce moment calme, donc chacun dans sa pièce et vous me laissez tranquille". Le jour où j'ai réalisé, assumé et exprimé que, leur sieste faisait partie de MON besoin d'avoir un tps calme, ça a vraiment arrangé les choses.

    Pour P., ce qui a bien aidé (endormissement catastrophique la première année, angoisse de séparation), c'est l'homéopathie (un super médecin à l'écoute... pas qui me dit "non, elle pleure tjs parce qu'elle a trop l'habitue d'être dans vos bras), et une psychologue de cette école (http://mcads.org/).

    Bon courage !!

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    1. Je reviens :-D

      Je ne sais plus qui parlait de jalousie... mon A. a aussi été marquée par la naissance et les premiers mois...cahotiques... de sa soeur (d'où la séance psy), et quand nous lui en avons reparlé (l'aîné se sent abandonné à l'arrivée du second, peur de ne pas être aimable/aimé, etc.... ), en lui disant qu'on l'aimait très fort, qu'il y avait énormément de place dans notre coeur pour elle ET pour sa soeur (dessins à l'appui de la psy), ça a aidé.

      Et sinon pour les siestes, je n'y retourne pas. Maman se repose, Maman n'est pas disponible. Je pense qu'à 2 et 4 ans, elles sont capables de comprendre que je les aime très fort (je ne le ferai pas avec un bébé), que je ne les mets pas au lit pour m'en débarasser et qu'on a tous besoin de ce tps calme (et je leur re re re dis ts les jours : on a passé une bonne matinée, mnt on se repose pour pouvoir être en forme et bien continuer à jouer cet après-midi. Je vais dormir, et je reviens quand je suis bien reposée et toi aussi. Si tu pleures, je serai triste de t'entendre pleurer, mais je ne reviendrais pas, je me repose. Je t'aime et on se retrouve tout à l'heure, qd on a dormi. Qd je reviens, je manifeste que je suis contente de les retrouver, sans faire aucune allusion au sommeil... ou au bruit. Et bien passer du tps 100% dispo avec eux... mais tu y as sûrement pensé !

      As-tu du temps juste pour toi dans la semaine (sans faire le ménage hein !) ?

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    2. Coucou Clotilde !

      Ici non plus, les enfants ne pleurent pas... ou du moins, rarement (parfois Louiselle, mais aujourd'hui, pas de sieste, et elle a joué très tranquillement pendant deux heures).

      Néanmoins, je travaille pendant ce temps à l'étage qui est juste sous leurs chambres (nous avons une maison "tout en étage") et je ne parviens pas à me concentrer et à déconnecter comme je voudrais car JE LES ENTENDS. J'aimerai qu'ils dorment pour avoir un peu de silence. Je crois, oui, que c'est de silence dont j'ai besoin, plus que de toute autre chose !! :-)

      Bon, ceci dit, depuis que j'ai écrit cet article (qui est sorti d'un coup, sans je ne l'ai du tout prévu...), ça va mieux, je gère mieux leurs "temps calmes" et essaie de le mettre à profit pour moi-même plus efficacement...

      C'est toutjours pareil : la solution est EN MOI, car je ne peux pas les obliger à dormir !! :-)

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    3. Re-coucou ! ;-)

      Je suis très sceptique à l'égard de cette idée de "jalousie", je compte m'exprimer plus en détail sur ce point dans une réponse aux commentaires séparée car cette idée recoupe plusieurs de vos réponses.

      J'ai du temps pour moi : le temps des (non) siestes pour écrire et réfléchir, le samedi matin pour méditer + quelques stages sophro méditative une fois par trimestre (la prochaine dans 15 jours, j'ai hâte !!) :-)

      J'aimerais reprendre le chant, mais pour le moment, c'est un peu compliqué avec nos emplois du temps... Mais bientôt ! ;-)

      Quant aux soirées, j'essaie d'en profiter au maximum, mais je suis généralement trop fatiguée pour faire autre chose que m'écrouler avec un bon bouquin... Ce qui est quand même du temps "à moi", disons-le !! :-)

      Et toi, ce sont quoi, tes temps "à toi" ?? ;-)

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    4. Re ;-)

      Mes temps à moi ? J'ai 2x 2h/semaine une "garde à domicile" (financièrement ça passait avec les aides, mnt il va falloir qu'on y repense pour la rentrée :-/), donc qui vient à la maison (la même depuis 3 ans !), et s'occupe des enfants. Parfois je suis là, parfois non. Je vais à la médiathèque, prier dans une église (le silence !), je rencontre d'autres mamans pour un "chantier-éducation" ou juste pour papoter, je couds, ...

      Peut-être que jalousie n'est pas un terme adapté, je ne sais pas trop moi-même quel sens je lui donne :-) ; Disons que c'est plus une question d'équilibre, que chacun trouve sa place dans la famille. Tu dis toi-même qu'A. a été très marqué par ta grossesse, et même si cela ne se voit pas dans sa relation avec sa sœur, c'est peut-être encore en lui ? Ici, les premiers mois (au moins 7) de P. ont été.... horribles.... j'étais tellement prise par ça (concrètement et dans mon coeur) qu'A. en a sûrement souffert, sans s'autoriser à l'exprimer (je n'étais pas prête à accueillir ça !). Comme tu le dis plus loin, j'ai vraiment eu à construire ma relation avec P. ... et ensuite à re-construire ma relation avec A., qui pourtant était tellement naturelle quand elle était bébé (elles ont 23 mois d'écart).
      Les séances de psy (pour toutes les 2... et qui m'ont bien aidé à reparler de la naissance de P.) se sont déroulées comme le dit Mathilde : raconter l'histoire de l'enfant, depuis sa conception jusqu'à mnt (on le raconte à la psy, qui le raconte à l'enfant). Et, sur ses conseils, je raconte souvent (par période en fait) à A. "l'histoire d'A. et P"... elle aime énormément cela, et me le redemande très souvent ! j'en profite pour lui faire passer un message "tu as pu penser que P. avait pris tout l'amour de Papa et Maman, je comprends que tu aies pu penser cela, car tu étais petite, tu ne savais pas dire ce qu'il y avait dans ton cœur, et tu voyais que je m'occupais bcp de P, mais c'était juste un gros nuage devant le soleil de mon amour. le soleil est TOUJOURS là, même qd on ne le voit pas. Dans le coeur de Papa et de Maman, il a BEAUCOUP de place pour A., et BEAUCOUP de place pour P. " (images de la psy).
      Je dirais qu'A. a été jalouse, dans le sens qu'elle a tendance à vouloir tout faire comme sa soeur.... j'ai des réflexions du genre "j'ai deux ans !!! je veux une cuiller de petit !!!".... Donc je lui propose : "Ah bon ? tu voudrais être comme P. parce que tu penses que c'est elle qui a tout mon amour ? Quand tu avais deux ans, je t'aimais comme deux ans. Maintenant je t'aime comme 4 ans. .... tu n'as pas besoin d'être comme P. pour que je t'aime, tu es mon A. chérie "
      Et la grande phrase du moment : "Chacun son bonheur ! "... pas besoin de faire comme l'autre pour être heureux (et je lui montre que je ne fais pas tout comme Papa par exemple).
      Pardon, je suis un peu longue !

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  12. Pour l'hypersensibilité d'Antonin, je pensais aussi à des psys formés http://mcads.org/ (comme Clotilde ci-dessus).
    Je pense que s'il y un thérapeute dans ta région, tu peux y aller sans crainte (si ça te parle, bien entendu !). Parfois une séance suffit à débloquer les choses.
    Bon courage !
    Comme d'autres commentaires, ton post me "rassure", c'est vrai que les blogs renvoient parfois une image tellement parfaite de la maman que c'est très très très démotivant pour ceux (celles :) ) qui les lisent (mais c'est aussi bien intéressant !!).
    Merci de partager cela avec autant de simplicité !

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    1. Merci Mathilde !

      Je ne sais pas trop si cette "école" de psy nous parle... Avec mon mari, nous avons quand même lancé une recherche pour savoir qui était agréé dans notre région, ça n'engage à rien... :-)

      Merci ! :-)

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    2. Je voulais juste ajouter un petit ressenti personnel : en te lisant, je n'ai jamais ressenti que Louiselle était "la parfaite" de la fratrie ni pu remarquer de la jalousie. Ils n'ont pas le même âge, ne font pas la même chose donc en même temps. Et évidemment, ils sont différents. Je ressens beaucoup dans tes écrits le respect de leur unicité (et je trouve qu'ils ont bien de la chance d'avoir une maman comme toi :) ).
      Après, dans une des réponses, tu dis ressentir qu'Antonin porte qqch sur le cœur (je n'ai plus ta phrase devant les yeux, mais tu t'en souviendras mieux que moi !). Je trouve que cela vaut le coup d'aller consulter une personne de confiance. Nous même avons consulté pour notre aînée (pour des pbs très différents... quoique en y songeant...) et avec en tête l'idée qu'elle portait qqch de trop lourd (plusieurs deuils TRES difficiles et successifs pour moi quand elle avait entre 2 ans et demi et 3 ans).
      La 1ère séance a été de retracé devant elle avec l'aide de la thérapeute, son histoire. De la conception à aujourd'hui, avec nos difficultés, nos joies...etc. C'était très simple sans une introspection excessive.
      Elle a gigoté pendant toute la séance mais restait très attentive. Visiblement, ça la touchait fort.
      Depuis, je ne te dis pas que ça a été miraculeux. Mais elle s'est apaisée visiblement. Elle m'exprime davantage sa tendresse et son besoin que je passe du temps avec elle (elle a 5 ans et demi, une grande déjà !).
      il y a des choses qu'il est peut-être préférable que nos enfants entendent de la bouche de personne tiers, non engagée affectivement avec eux. C'est déroutant, mais je connais plein d'enfants et de famille pour qui une séance a suffi a apaisé un mal-être.
      Courage :)

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    3. Ce que tu dis Mathilde me frappe : P. a vu une psy de cette école à 13 mois, et j'ai eu le même sentiment que toi : elle gigotait (à 13 mois !), mais je l'ai vraiment vu s'apaiser au cours de la séance.... c'était fort !

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  13. Bonsoir,
    Ici les siestes se passent bien alors je ne saurai pas trop vous donner de conseils.
    En ce qui concerne l'hypersensibilité, je ne sais pas si mon fils ressemble en tout point à Antonin mais nous avons eu et avons encore de belles crises.
    Ici, ce n'est pas trop par rapport aux activités prévues qu'il n'a pas réussi à anticiper mais plutôt quand il se trouve trop contrarié, un peu trop à son goût.
    Exemple : il avait décidé de mettre un short et je veux qu'il mette un pantalon...
    Il se fâche très facilement aussi quand il perd aux jeux et quand il a l'impression que quelqu'un se moque de lui.
    Alors plus petit (maintenant il a 5 ans), il pleurait, pleurait, pleurait,...Impossible de le calmer. Dans ce cas chaque minute nous paraît une éternité. Aujourd'hui, ça va mieux. Il fait beaucoup moins de crise. J'essaie de lui expliquer pourquoi pas le short mais plutôt le pantalon. On essaie de trouver des compromis : le pantalon le matin car il fait froid et on emmène le short chez nounou au cas où les températures augmentent.
    ça marche plutôt bien. J'ai l'impression qu'il devient raisonnable et qu'il comprend que lorsqu'on n'est pas d'accord, ce n'est pas juste pour le contrarier.
    Parfois, les crises arrivent quand même. Souvent il part dans sa chambre ou dans la notre et il pleure, il crie puis peu à peu il s'apaise et finit par jouer puis revenir avec nous.
    J'étais un peu comme lui lorsque j'étais enfant (j'avais mauvais caractère selon certaines personnes). Et la seule chose qui me calmait c'était l'isolement. aujourd'hui encore, lorsque je suis en colère, je préfère qu'on me laisse digérer ma colère. Je déteste qu'on me parle dans ces moments là.
    Je ne sais pas trop si ça vous aide.
    Dans mon entourage, une petite cousine fait de nombreuses crises, un peu plus dans le style de ce que vous décrivez. Sa maman l'a emmené chez une éducatrice spécialisée et l'a rassurée (la maman surtout). Petit à petit, les choses s'améliorent.

    Question qui n'a rien avoir avec le sujet : Vous allez être en congé parental jusqu'au 3 ans de Louiselle ou jusqu'à la fin de l'année scolaire 2014-2015 ? Après ses 3 ans, vous reprendrez à temps plein ?
    Aujourd'hui je suis à temps partiel (80%). J'ai la chance de pouvoir encore y être l'an prochain et ceci jusqu'à la fin de l'année scolaire malgré les 3 ans de ma puce en avril. J'aimerais beaucoup continuer à temps partiel ensuite mais le côté financier m'en empêchera peut-être ce que je regrette.
    C'est un vrai luxe de pouvoir être souvent à la maison.
    Je me sens beaucoup moins stressée et donc beaucoup plus patiente à la maison mais aussi en classe.
    Cette année, je peux aller chercher mon fils à l'école à pied une fois par semaine. Il revient à pied ou en trottinette. On observe les vaches (il a une réelle passion pour ces animaux), les agriculteurs qui pressent leur foin, les poissons dans la rivière,... Reprendre un temps plein derrière ça va être difficile. Fini le retour de l'école en trottinette,...
    Comment envisagez-vous l'avenir chez vous ?
    Aujourd'hui on a testé la pêche aux ballons et ce fut un réel succès.
    Merci encore pour tout ce que vous nous faites découvrir.
    Bon courage pour les siestes et pour les crises. j'espère que vous trouverez des solutions.
    Bonne soirée.

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    1. Bonjour Anonyme !

      Euh, bonne question, je ne sais moi-même pas trop quand je reprends, il faudrait que j'appelle l'inspection... D'après ce que j'ai compris des textes, ce serait au 3e anniversaire de Louselle, en mai prochain, donc.

      Pff, dans mon académie, on n'a plus le droit d'être à temps partiel si nos enfants ont plus de 3 ans, c'est nul... :-(

      Je n'envisage pas l'avenir, je vis au jour le jour. Mais sans doute mes enfants devront-ils me suivre dans l'école où je serai affectée, si on ne veut pas qu'ils aient des journées de fous. ;-)

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  14. Petit bonheur et Antonin présentent bcp de similitudes (hyper sensibilité, gestion des émotions, façon d'aborder la continence, impatience etc) je le percevais à demi-mots et ce billet le confirme.

    Depuis qu'il a 18 mois on pense pedo-psy par intermittence. Je voyais cette option, si tôt, comme brutale, signe d'échec de mon incapacité à gérer. Et puis, après tout admettons... Je suis en apnée depuis sa naissance (alors qu'avec Jolie douceur ou d'autres enfants je n'ai pas cette impression)
    J'ai appelé cette semaine. Pas de RDV avant septembre. A suivre...

    En parallèle j'ai contacté Aude Becquart ( RDV téléphonique) dont j'aime bcp les méthodes bienveillantes et efficaces avec des outils très concrets, pour nous aider à gérer le coucher chaotique depuis un mois pour Petit bonheur (et notre épuisement qui va avec).
    Elle invite au lacher prise et indique que si nous changeons l'enfant change. Et ça marche. Elle fait aussi du coaching parental sur divers thèmes.

    ps: j'ai mon vendredi off et 1h de yoga le samedi matin et il me faut bien ça pour me ressourcer et donner ensuite.

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  15. Bonjour Elsa je lis tous tes articles avec beaucoup d'intérêt, je les dévore même! et cette fois ci je me sens poussée à t'envoyer ce petit mot car je resens vraiment de la fatigue entre les lignes et je voulais t'exprimer mon soutien. Personnellement je ne suis pas favorable aux consultations pour des enfants aussi jeunes surtout pour Antonin qui vit dans un milieu sécurisant et qui, après tout, a bien le droit de prendre son temps pour parler. Mon aînée du même âge est également très sensible (décidément les aînés!) chouine pas mal. Pour les crises la méthode qui a bien marché icic'est l'isolement temporaire (une barrière sécurité enfant sur sa porte le temps qu'elle se calme et moi aussi, tout en gardant un oeil sur elle) et dernièrement j'ai mis en place le calendrier que nous faisons toutes les 2 avec les evenements importants (j'ai remarqué que lui donner des repères de temps la sécurise et justement tu parles des difficultés d'Antonin à anticiper). Sur ce calendrier le soir on fait le bilan avec un petit bonhomme à colorier (vert orange rouge) sur des comportements bien ciblés (j'ai fait pipi ds mon pot et pas à moitié ds la culotte, j'ai mangé sans histoire, je n'ai pas fait de colères) comportements que j'adapte en fonction des besoins du moment. Ma fille adhère bien et fait de réels efforts. Je pense lui acheter des livres (qu'elle adore) pour l'encourager. Je trouve que la récompense est aussi une voie valable dans l'éducation. Pour la sieste, j'ai renoncé à la forcer, je lui propose, certains jours avec insistance si je la sens crevée (je l'accompagne jusqu'au lit et elle finit par y aller!) sinon j'impose un temps d'autonomie calme et je me déstresse avec ça. D'ailleurs depuis que je me suis enlevée cette pression ma fille va parfois se coucher seule! Sinon je mène mes activités près d'elle ou bien je vais m'allonger et elle finit par m'imiter. Voilà ma petite expérience! Tiens nous au courant et plein de bonnes choses à ta charmante petite famille!

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  16. Bonjour Elsa,
    Je ne t'ai jamais écrit, mais je lis attentivement ton blog, et si j'avais laissé des commentaires, globalement chaque message aurait ressemblé à : "Whoah, merci pour ces idées! Quelle créativité!"

    Pour une fois que le sujet touche plus à l'intime, et que je sais parfaitement de quoi tu parles, je partage mon expérience.
    J'ai un garçon, bientôt 4 ans et une fille de 20 mois.
    Mon garçon a traversé des périodes 'délicates', le mot est FAIBLE. Cris, pleurs irraisonnés -mais si finalement, il y a une raison pour eux que nous ignorons, et surtout une agitation très gênante, incontrôlée et incontrôlable... Bref, des moments difficiles. Nous voyons une psychologue depuis 1 an. Et les choses s'améliorent de mois en mois.
    Et depuis peu, pour être honnête, c'est moi qui voit une psy.

    La CNV et tous les auteurs que vous avez cité sont une aide précieuse (ça devrait être une lecture obligatoire pendant les grossesses!!!!) Solther, Gordon, Faber et Mazlish, Filliozat. Ils aident à éviter de grosses bourdes et à apprendre à écouter, accueillir les sentiments. ils nous aident surtout dans la COMMUNICATION. je sais que tu es suffisamment intellligente et sensible pour appliquer avec pertinence les astuces et "habilités" des nos auteurs préférés en matière de communication.
    Seulement, si le problème est plus profond, la communication la plus douce et aimante possible ne suffira pas.
    Bref, la communication est un peu la forme et la relation le fond.

    Je te conseille de voir un psychologue (ou autre) spécialisé pour les enfants.
    Comme ça a été dit plus haut, une séance parfois suffit pour un déblocage ou une prise de conscience.
    On attend souvent beaucoup de nos enfants, on leur en demande souvent beaucoup avec les meilleures intentions. Et par notre vécu, notre façon de faire, de voir, beaucoup de choses nous échappent qui peuvent être éclairées par une personne extérieure.

    Pour les siestes, accorde toi -que tes petits dorment ou non- un moment où ils restent dans un endroit sécurisé et délimité. Si Louiselle n'a pas sommeil, très bien (ou tant pis). Est ce que ça vaut la peine de la "contraindre" à une sieste, dont vous sortirez toutes deux énervées? Tu peux instaurer "un temps calme" à la place où chacun respecte le besoin de sommeil de l'autre. Depuis que j'ai arrêté de me battre avec mon aîné, il sait de mieux en mieux accepter ou repérer de lui-même les moments où il a réellement besoin de sommeil.

    Bon courage.
    Tu peux constater que beaucoup de mamans connaissent ces moments pénibles de fatigue, stress, doutes dont on n'est pas spécialement fières, parce qu'on a l'impression de ne pas être à la hauteur. On fait ce que l'on peut! et on fait toutes de notre mieux. Et si ce n'est pas parfait, chaque jour est une occasion de faire mieux, ou de découvrir si besoin d'autres allternatives. Fias-toi aussi confiance et à tes enfants aussi!

    Encore bon courage!

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  17. Bonjour Elsa,
    A mon tour de partager ma petite expérience..
    J'ai vécu, avec mon fils Merwane qui a 5 ans aujourd'hui, quasiment la même chose que toi.
    Merwane à 3 ans, chouinait sans cesse, pleurer souvent, ne supporter pas d'être contrarié ou frustré et surtout ne supporter pas l'échec, perdre à un jeu ou perdre à une course avec un copain était insupportable et insurmontable pour lui! Anticiper un événement n'était pas facile non plus, j'avais beau lui expliquer en long en large et en travers ce qui allait se passer, il était vite déstabilisé par la nouveauté. En plus il avait un léger retard de langage, il s'est mis véritablement à "bien" parler à 3 ans et demi.
    Alors je n'ai pas de conseils miracle, mais ce qui a porté ses fruits, c'est que Merwane a consulté un ortophoniste pendant 1an, de 4 ans à 5 ans. Et c'est à Perrine (l’orthophoniste) que Merwane confiait ses frustrations de la semaine ! et qu'il a "appris" à perdre même si encore aujourd'hui à 5 ans il a du mal à concevoir l'échec, il arrive à se contrôler et plus il grandit mieux il gère ses émotions et prends petit à petit confiance en lui.
    Son langage s'est amélioré, son repérage dans le temps également et la vie à la maison devenait plus douce.
    Perrine si tu me lis merci d'avoir fait un boulot formidable avec Merwane, il a eu confiance en vous et vous avez su trouver les mots pour l'apaiser à chaque "crise" dans votre cabinet.
    La solution pour Merwane a été de consulter un orthophoniste.
    Bon courage Elsa!

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  18. Coucou :-)

    Désolée, encore un silence radio depuis quelques semaines, on arrête pas (les week end on est pas chez nous, une inspection qui m'a bien occupée, un mariage dont je suis témoin à préparer, les conseils et les bulletins) bref, vivement la fin de l'année !
    Merci pour tous ces posts qui donnent encore pleins d'idées !

    Concernant celui là, Maïa n'ayant que 18 mois je ne peux pas t'aider, elle commence tout juste la période du "non" et ce n'est pas trop intense pour le moment mais je viens de relire Fillioza en prévision... Pour l'instant en lui proposant un choix ou en lui posant des questions ça fonctionne plutôt bien, même si des fois elle s'accroche à une lubie : elle est quand même sortie dehors avec son manteau imperméable alors qu'il faisait 30 degrés (elle a vite compris que ce n'était pas nécessaire) ! ;-) Mais bon rien à voir avec un enfant de 3,5 ans.
    Au niveau du sommeil en ce moment elle se couche tard (il fait vraiment trop chaud) et se lève tôt (6h).

    Pour Maïa son humeur dépend beaucoup de la mienne, si je suis énervée elle chouine plus que si je suis disponible et zen. Le jour où j'ai appris que j'allais être inspectée elle a commencé à ne plus vouloir se coucher le soir et elle a repris un rythme normal une fois l'inspection passée ! ;-) Pourtant je n'étais pas vraiment stressée mais j'avais l'esprit occupé.

    Au niveau des crises dans les livres de Faber et Mazlish il y a des témoignages sur l'efficacité de faire dessiner à l'enfant sa "colère" (mais chaque enfant est différent).
    Est ce que tu as déjà emmené tes enfants chez un ostéo ? J'ai une copine dont la fille se réveillait encore toutes les nuits alors qu'elle avait 2 ans et un passage chez l'ostéo a réglé le problème...

    Bref je n'ai pas de pistes à te donner, je peux juste compatir sincèrement et te souhaiter bon courage, je ne sais pas comment tu tiens toute la journée sans pause sieste...
    Nous avons la chance d'avoir des grands parents pas loin donc en cas de grosse fatigue, une nuit chez ses grand-parents et on est plus zen. Tu n'as pas des amis pas loin que les enfants connaissent bien pour les laisser une nuit entière ?
    Sinon on se lève parfois en décalé le week end, je me lève et reste avec elle une heure ou deux et puis on échange il se lève et je vais me recoucher, c'est plutôt efficace pour récupérer un peu...

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    1. J'ai oublié de préciser que vu de l'extérieur ton petit Antonin a l'air très calme, posé, autonome, curieux et intelligent. Il n'a pas l'air particulièrement en retrait. Après quand il y a du monde ils se comportent toujours un peu différemment. Les fois où on s'est vu Antonin n'a jamais fait de "colère" ou de "chouinement", je ne pensais donc pas qu'il en faisait si régulièrement.
      C'est probablement normal pour son age, mais si tu as un doute et vu que tu as du recul sur les enfants de cet age, le mieux est certainement de suivre ton instinct et de voir un spécialiste au moins une fois pour te rassurer.

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    2. Coucou Michloé !

      Ne t'excuse pas pour le silence radio... il est réciproque, non ? :-D

      Il faudrait qu'on s'appelle, tiens, je suis tellement en retard dans mes mails, que je désespère de réusir à t'écrire ! Hâte de vous revoir en tout cas on essaie cet été !!??

      Hélàs, "dessiner sa colère", c'est encore trop abstrait pour Antonin... mais ce sera possible très vite. J'ai réemprunté "Grosse colère" à la bibli tout à l'heure - nous l'empruntons régulièrement, mais jusqu'à récemment, ça ne lui parlait pas trop... A suivre.

      L'ostéo, ça fait longtemps que j'y pense. Mais comme il me met MOI à l'envers à chaque fois, je ne peux pas m'empêcher de me dire que c'est "violent" (même s'il parait que les enfants, eux, ne souffrent pas, ayant moins de tensions accumulées - et puis moi, c'est spécial, j'ai la machoire déformée, donc de gros soucis de posture... Aïe, mon ostéo me fait TROP mal !!! :-DD)

      Non, pas d'amis/familles à moins de deux heures de route pour passer le relais... :-(

      Mais à présent que Louiselle a deux ans, des vacances chez les uns et les autres sans papa/maman sont prévues, c'est sûr que ça va nous faire du bien...
      Mais toutes les semaines bien sûr, impossible... :-(

      A très bientôt, et un énorme bisou chez toi !! :-))

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    3. Et : merci pour ton portrait d'Antonin, je dois dire qu'il est très objectif (bon, oui, je suis sa Maman, et je suis fière de mon Damoiseau !!) :-D

      Il faut le dire : Antonin est équilibré. Ici, je pointe un problème précis qui a donc l'air d'être grossi 100X, mais c'est un petit gars qui va bien, quand même ! :-)

      Ses "chouinement" et ses "crises" ne se manifestent pas quand il y a du monde - ou rarement.
      Il nous les réserve !! ;-)

      Ceci dit, depuis quelques jours, ça ne se passe pas trop mal. Il y a des passes, aussi, où c'est plus ou moins intense...

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    4. Coucou !

      C'est sur que ce n'est pas facile de ne pas pouvoir passer le relais le temps d'une nuit... mais effectivement plus ils grandissent plus ça sera facile de les laisser un peu plus longtemps.

      Concernant l'ostéo normalement c'est très doux, il faut juste lui demander si elle a l'habitude de le faire sur des enfants... J'y ai été enceinte (parce que Maïa n'était pas retournée) et Maïa y a déjà été 4 ou 5 fois pour chaque étape du développement (la première fois elle avait 10 jours) et ça c'est toujours très bien passé.

      Avec plaisir pour se faire une petite sortie cet été, il faudra juste trouver une date (tu peux m'envoyer vos disponibilités...) !
      En attendant gros bisous à tous les 4 !!!

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  19. Coucou Elsa, et merci pour ce billet. Merci de partager avec tant de sincérité tes difficultés, dont nous nous sentons toutes -je crois, assez proches...
    Je voulais surtout t'apporter mon soutien, parce que je sors moi aussi d'une période de très grande fatigué, et je sais à quel point c'est vraiment...usant.
    J'espère -et je ne doute pas que les choses s'amélioreront progressivement, et je sais que tes enfants peuvent compter sur ta grande bienveillance.
    Prends soin de toi.

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    1. Désolée pour la faute...fatigue résiduelle ;-) !

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  20. Moi aussi j'ai un chouineur hors pair. Il est encore petit (10 mois) mais je comprends pourtant très bien ce que tu écris. Une lutte permanente pour le sommeil, un rien le fait éclater.
    Par contre, plus le temps passe et plus je me rends compte que ses périodes TRES difficiles correspondent à mes baissent de moral. J'ai envie de temps pour moi, je veux qu'il dorme parce que j'ai besoin d'une pause. Et je crois qu'avec ses antennes de super-bébé, il le sent. Il sent la fatigue, la lassitude et il a peur, donc il est encore plus pénible et moi encore plus fatiguée etc etc etc.
    J'ai identifié le problème mais je n'ai pas de solution... Je ne sais pas si pour toit ça aura un quelconque rapport mais en tout cas je te donne une piste avec ce qui chez mon petit hypersensible, semble être le nœud du problème.

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    1. Merci Lillune, et bon courage chez toi ! :-)

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  21. Que ces moments sont difficiles! Et je connais ça, on a nos grandes idées, nos super principes éducatifs et on se retrouve à passer des journée entière à prendre sur soi pour tenir le coup. En plus tu n'as pas le temps calme de la sieste, dur dur...
    Bon je vais être honnête et c'est pas forcément compatible avec la CNV mais voilà, c'était eux ou moi... Les miens sont aussi rapprochés, ils ont 15 mois d'écart. Sohan est né petit dormeur. Il a rapidement fait ses nuits (enfin dormi 6h d'affilée quoi) mais par contre le reste du temps ça a toujours été une petite heure par ci par là et jamais en même temps que son frère. Quand il a eu 3 ou 4 mois j'ai fait une "petite" dépression post-partum, j'en pouvais plus! Jamais une minute sans enfant sauf entre 00h et 6h! Du coup j'ai forcé Sohan à dormir, quitte à revenir lui mettre la tétine 25 fois en 1h, mais il fallait qu'il dorme de 13h30 à 15h/15h30, c'était non négociable!! Et puis petit à petit les périodes de sommeil se sont allongées, ça a duré presque 1 an. Mais aujourd'hui, à 2 ans il dort la nuit et 2h/2h30 de sieste.
    Je pense que ce qui m'a aidé, au-delà du "dressage" au sommeil (j'utilise sciemment ce mot parce que je ne me sens pas fière de moi, ça allait vraiment à l'encontre de tous mes principes :( ), ce sont les rythmes. Et là la pédagogie waldorf m'a beaucoup aidée. Toutes les journées se passent quasiment de la même façon, on a trouvé notre rythme et c'est ce qui les structure je pense. Sohan a pleuré les 4 premiers mois de sa vie sans s'arrêter et encore maintenant il est hyper sensible. Il faut vraiment prendre des pincettes avec lui quand on veut lui dire quelque chose, une vraie petite boule de nerf qui absorbe tout son environnement, comme une éponge à émotions...
    Et de savoir que chaque jour se déroule de la même façon, que la sieste est toujours exactement à la même heure ainsi que le coucher lui facilite les choses. J'ai beaucoup travaillé avec eux les transitions, je parle de ces moments où ils sont laissés à eux-même en attendant le prochain cycle. Par exemple le moment où il faut débarrasser la table et ranger avant la sieste. C'était de gros moments de stress, j'avais l'impression d'être une machine à courir partout tout en m'occupant d'eux. Puis on a mis en place des rituels. En se levant il faut débarrasser la table, mettre dans le lave-vaisselle. Puis vite vite en profiter pour jouer avant la sieste. Ce moment de jeu libre est super court parce que sinon la tension monte vite! Puis on passe au rangement avec une petite rime chantée "tic tac sonne l'horloge qu'a t'elle à nous annoncer? C'est l'heure pour nous, de ranger nos jouets, au chaud dans leurs paniers". Je la chante tout le temps où on range. Pas de paroles échangées, pas de stress, je montre par gestes tout en chantant et du coup ils rangent plutôt bien! Puis directement on met le pyj, une petite histoire et au lit. Pas de place pour la surprise ni la contestation. Ils savent que je suis sûre de moi, que je ne changerai pas d'avis et que la sieste est non négociable. Du coup ils se couchent et (maintenant) dorment. Au début Sohan était réveillé avec de petits jouets et comme je ne l'ai pas lâché une seule fois avec la sieste depuis qu'il est né, maintenant il dort. Il a intégré le rythme dans son organisme. Le rythme de la journée c'est leur donner un contenant pour qu'ils puissent s'y épanouir librement. Ils savent où sont les limites mais arrivent à vraiment se dépasser et vivre leur propre vie libre grâce à elles.
    (la suite sur le prochain comm!)

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    1. Ce rythme me permet aussi de gérer les hypersensibilités mais ce qui marche le mieux, c'est les histoires et la respiration. Plutôt que de l'énerver parce qu'Isaac refuse de ranger quelque chose, je lui parle de ce petit garçon qui avait tellement de bazar dans sa chambre qu'il ne pouvait plus en sortir, et j'invente une petite histoire avec une chute drôle mais qui l'amènera à envisager une autre réponse à ma demande. Je lui parle aussi des crayons qui sont si tristes parce qu'ils ne trouvent pas leur maison. Et leur maman qui les attend avec une bonne soupe bien chaude, enfin tu vois le principe quoi! Sinon quand il commence à peine à se mettre en colère je le fais tout de suite respirer profondément et visualiser ce gros nuage rouge (la colère) qu'il enferme dans sa boite.
      Et sinon ce que j'ai lu dans simplicity parenting de KJ Payne (un must read si tu es anglophone, ça aide vraiment beaucoup), c'est de surtout penser à isoler les jours "spéciaux", c'est à dire 2 jours normaux avant et après un jour spécial avec rythme totalement chamboulé. Et ça vraiment ça les aide à tenir! On s'est aussi astreint le we à faire 1 jour d'activité et de sortie pour 1 jour calme à la maison où on jardine, sort en forêt, joue, etc... Décharger son planning, les laisser jouer totalement librement sur de plus longues périodes, ça les aide beaucoup plus qu'on ne le croit!
      Je ne pense pas réellement que ça va t'aider, j'imagine que tu as déjà tout essayé et sûrement trouvé mieux. Mais bon voilà mon expérience. Je ne pense pas être de bon conseil mais je sais que lire des témoignages de personnes qui vivent des choses un peu semblables ça aide!
      Je te souhaite de trouver un peu plus d'équilibre et dans l'attente je te fais parvenir quelques fléchettes tranquillisantes, ça marche du tonnerre ;)

      (euh bon j'ai peut-être abusé sur la longueur, désolée!!)

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    2. Ah je te pique cette petite rime "tic tac sonne l'horloge qu'a t'elle à nous annoncer? C'est l'heure pour nous, de ranger nos jouets, au chaud dans leurs paniers". Merci :)

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    3. sympa cette comptine et les petites histoires pour aider ... je le faisais et ça fonctionné pas mal ... mais ds le vif de l'action, j'oublie souvent! Et Nadège, je suis en accord avec toi , pour ce genre d'enfants : rythme , rythme et rituels au quotidien... et préprarer le moindre chgt!!

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    4. Merci, Nadège, pour ce témoignage si riche !! Il y a beaucoup de choses à prendre dans ton expérience !!

      Moi aussi, je te pique ta comptine, je vais lui inventer un air ! :-)

      Un jour d'activité suivi d'un jour au calme : voilà une façon de dire qui correspond tout à fait à mon feeling, à moi aussi !

      Ce matin, Antonin a dansé devant les parents (c'était la kermesse de l'école) ; nous avons tous décidé de ne pas rester trop longtemps après le spectacle, car nous voulions aller à la bibliothèque (les enfants ADOOORENT aller à la bibliothèque).

      Seulement voilà : ce fut une matinée très remplie, du coup, sans temps de jeux libre. Je sais que pour nombre de mes copines, ce serait une matinée "ordinaire", voire "un peu vide"... mais nous avons décidé de reculer la grande ballade que nous voulions faire demain pour pouvoir nous poser à la maison ce dimanche !

      Un grand merci pour ton retour, et plein de bonnes choses chez toi ! :-)

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    5. J'ai assisté une fois à un atelier d’éveil musical pour les enfants de 0 à 3 ans et à chaque changement d'activité ( on range les maracas, on prend un foulard,...) l'animatrice chantait une berceuse/comptine qui disait exactement comme toi Nadège, on range les jeux. C'est très doux, très structurant et très agréable.
      Moi qui anime parfois des ateliers enfants ca m'a changé des moments de transitions ou on "impose" aux enfants de changer d'activité à grand renfort de Non, non non on range les feutres maintenant,... cela m'a fait réflechir et je trouve ton utilisation de cette comptine très intéressante. Merci.
      Aurélie B

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  22. Bonjour, je suis infirmière et j'ai travaillé pendant 8 ans en pédo-psy. Ce que j'ai appris de ces années, c'est que le sentiment d'une maman, l'intuition, la perception qu'elle peut avoir de son enfant est toujours exacte; je veux dire par là qu'elle ne s'inquiète jamais à tort. Ton expérience d'enseignante, ta pratique des enfants te permettent de ressentir une différence chez ton gamin, ne tait pas tes inquiétudes et tourne toi vers un spécialiste. Je pense que tu dois avoir un Centre médico-psychologique pour enfants dans ton coin. Il dépend souvent d'un hôpital psychiatrique; mais il ne faut pas avoir peur de ces "gros mots", en y ayant travaillé longtemps je peux te dire que 90 % de la patientelle était constituée d'enfants ayant des troubles légers (hypersensibilité, énurésie, peur panique, retard de langage, problème de séparation, etc ....). Sans vouloir t'inquiéter (mais je crois que tu l'es déjà un peu sinon tu n'aurais pas dévoiler ton trouble de cette façon), il serait important d'aller consulter, histoire d'écarter tout trouble plus grave. Dans les CMP, il y a souvent plusieurs interlocuteurs possibles, psychologue, psychiatre; si le courant ne passe pas avec l'un ne pas hésiter à demander un rendez-vous chez un autre. Et si un diagnostic devait être posé, toujours aller faire confirmer le diagnostic ailleurs. Bon courage à toi.

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    1. Bonjour Elsa,

      J'ai fréquenté le CMPP de Grenoble et j'abonde dans ce sens. A la naissance de mon fils, j'ai eu des moments très difficiles et je m'en suis ouverte à la puéricultrice de la ville qui est venue à la maison. Elle m'a conseillé d'aller au CMPP qui était juste derrière chez moi. Il se trouve à Echirolles. J'ai écouté son conseil.
      Aujourd'hui je vais beaucoup mieux, et mon fils, qui a maintenant 20 mois, va bien. Et même si, les choses vont mieux, on va encore au CMPP de loin en loin, tous les six mois environs pour faire le point. Ainsi je sais que si j'ai un doute, je peux appeler quelqu'un qui sera de bon conseil. Cela m'aide à relativiser et à moins m'inquiéter.
      Dès l'accueil téléphonique, je me suis sentie accueillie et écoutée. Et rien que ça c'est important pour une maman.
      Julie

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    2. Merci pour ton témoignage, Julie !

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  23. Elsa ! ça fait longtemps que je n'ai pas écrit mais je te lis souvent.

    J'ai envie de te rassurer quand je lis tous ces commentaires. pour moi, c'est de la JALOUSIE envers sa sœur. Et non seulement c'est très naturel mais en plus c'est SAIN.

    Si je comprends bien, tu ne peux passer que 2h /semaine seule avec Antonin (et en plus il doit crier pour ça) mais tu passes toute tes matinées seule avec Louiselle. Imagine ce qui peut se passer dans la tête d'Antonin. En plus, Louiselle semble être une sacrée compétitrice envers son frère. Alors, peut-être est-il inquiet de perdre l'amour de sa maman?

    Perso, je te conseillerai de ne pas voir un psy, ou alors laisse toi quelques mois, le temps de faire des essais. Voici quelques idées, évidemment tu en fais ce que tu en veux:

    1/ passe plus de temps seule avec Antonin. en début d'aprèm quand Louiselle est dans sa chambre ? (et ne te laisse pas perturber par elle, elle a 2 ans, ce n'est plus un bébé, elle doit aussi apprendre à partager sa mère. d'ailleurs tu peux lui expliquer que tu l'aimes beaucoup, que tu passes beaucoup de temps avec elle, mais que de telle heure à telle, tu es avec Antonin, car Antonin a aussi besoin que sa maman s'occupe de lui. Elle comprendra). si c'est ingérable, trouve un moyen de garde plusieurs aprèm par semaine pour Louiselle (halte garderie, babysitter ?). Dis-toi que la santé psychologique d'Antonin et votre relation en dépend. C'est prioritaire.

    2/ ne vois un psy qu'après avoir consacré bcp de tps en amont avec A. Il ne doit pas faire le lien "je fais le zozo" = "maman s'occupe (enfin) de moi exclusivement". sinon ça l'encourage dans le mauvais sens.

    3/ change d'attitude ! (tu vas me haïr d'écrire ça, mais on se connait pas alors je me trompe peut ê). N'écris plus de mal sur A. n'en dis pas à ton mari, sa maîtresse ou tes copines, même en son absence, et le plus dur, ne pense plus de mal de lui. fais lui confiance, lâche du lest pendant quelques mois. joue spontanément avec lui, sans portée pédagogique, solidifie votre relation mère -fils (c'est le moment ! quand il sera ado, ce sera trop tard) et je suis convaincue qu'il va te surprendre :-)

    4/ des livres sur la jalousie dans les fratries, dire que c'est normal

    Courage, pour moi c'est juste un petit garçon jaloux

    Chloé
    PS on ne peut plus utiliser le compte blogger pour les commentaires ?

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  24. ah oui...et ne pas oublier de lui dire qu'il a le droit de ne pas aimer sa sœur. mais j'imagine que tu lui a déjà dit
    Chloé

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    1. Coucou Chloé ! :-)

      Je suis bien contente de te relire, mais j'avoue que je ne vais pas être très sympa avec toi ce soir, j'espère que tu ne m'en voudras pas !! :-D

      J'ai lu et relu avec attention ta petite analyse. Je reconnais le propos du livre de Faber et Mazlich sur la relation entre frères et soeurs (un de mes livres de chevet, à moi aussi !!), dont je crains bien, malheureusement pour nous toutes, qu'il ne se résume pas à une série de recettes simplistes...

      Je ne crois pas du tout à la thèse de la jalousie d'Antonin à l'égard de sa soeur. Attention : je suis la première à dire que la venue de Louiselle a bouleversé la vie d'Antonin (euh, normal, non ?), mais de jalousie, point.

      (Je pourrais développer, mais je ne sais pas si je dois le faire... Si ça peut aider quelqu'un, je le ferai volontier, mais en gros : Antonin a mal vécu le fait que je tombe enceinte, mais la naissance de Louiselle s'est très bien passé. leur relation est limite fusionnelle depuis le début, bien qu'il y ait des heurts... heureusement !!)

      Tu me conseilles de passer du temps avec Antonin ? C'est ce que je fais, tous les après-midi pendant que sa soeur dort, et ce depuis la naissance de Louiselle. J'en parle souvent sur ce blog. "Un temps avec chacun", c'est un principe très important pour moi.

      Tu emploies cette expression"Ne te laisse pas perturber par Louiselle", et franchement, je te la renvoie car je n'en veux pas ; je la trouve violente et injuste.
      J'ai longuement hésité à écrire ce qui va suivre, car c'est assez intime, mais je me dit que cela pourra servir à quelqu'un : gare aux analyses pré-pensées !! Je parle d'un problème qui concerne Antonin, et tout le monde se précipite : il est victime, jaloux de cette soeur si parfaite. A aucune moment l'une de vous n'envisage le point de vue adverse.

      Moi je vais vous dire : de mes deux enfants, si l'un doit être jaloux de l'autre, mais c'est... Louiselle. Bien sûr.

      J'ai eu une relation très fusionnelle avec Antonin du jour où je suis tombée enceinte de lui, sa vie a changé la mienne.

      Notre histoire, à Louiselle et à moi, est très différente : elle a dû se construire, j'ai eu l'impression qu'avec le temps nous nous "rapprochions". Ce terme n'a aucun sens appliqué à Antonin et moi.

      Cela ne signifie pas du tout que j'aime un de mes enfants plus que l'autre, mais voilà : à chaque relation son histoire, j'en parle souvent avec chacun des enfants en privé.

      Cela n'a effleuré aucun de vous que Louiselle puisse être aussi "exceptionnelle" parce qu'elle n'avait pas le choix ? C'est un enfant qui s'élève toute seule, n'est-ce pas, toujours de bonne humeur, elle mange bien, dort bien, parle bien, aime marcher... Elle répond en tout point aux attentes parentales. Vous ne trouvez pas ça étrange ? Quelle est la vraie part d'elle même dans tout cela ?

      Une chose est sûre : je ne laisserai aucun de mes enfant s'enfermer dans un rôle; Antonin n'est pas "timide", mais il est parfois "intimidé". Louiselle n'est pas "toujours de bonne humeur", mais elle est "pleine de bonne volonté".
      Sûr. :-)

      Et si j'emmène un de mes enfants chez un spécialiste, les trois autres membres de la famille y auront droit aussi, car c'est les uns par rapport aux autres que nous nous construisons.

      Quant au compte "blogger", ma chère, je ne sais même pas de quoi tu parles ! ;-)

      PS. Excuse mon côté un peu cassant... très sincèrement, ce n'est pas contre toi, et encore une fois, je comprends beaucoup de choses "en réaction", par rapport à ce qui ne nous correspond pas...

      Donc : merci ! :-)

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    2. bonjour Elsa,

      T'inquiète je ne vois rien de pas sympa dans ton message :-)

      Si pas de jalousie, alors en effet il vaut mieux consulter. Et la thérapie familiale que tu évoques est surement une bonne piste. Dans un processus normal, l'enfant doit ressentir de la jalousie suite à la naissance d'un cadet, parfois ça peut prendre du temps, mais le processus est normal et nécessaire. La jalousie dans la fratrie est ensuite permanente, on apprend juste à la gérer.

      Je ne suis pas adepte de Faber et Mazlich et je n'ai pas lu le livre que tu évoques.Dolto déjà parlait de l'importance de la parole avec les enfants.

      C'est surprenant en effet comme ton lien fusionnel avec Antonin n'apparaît pas sur ton blog. Tu es parfois tellement déçue ou critique à son égard (mais je ne lis pas tous les post alors le hasard m'a p ê fait lire bcp ce genre de post ou de commentaires qui crées toujours un malaise chez moi). A contrario tu sembles très fière de ta fille (et tant mieux !). Je me souviens même d'un poste qui comportait le mot surdouée sans pour autant que ce soit expliqué ou justifié. Ici tu parles d'exceptionnelle et je ne vois pas ce qui justifie cette différence de traitement entre Louiselle et Antonin. Leurs productions artistiques, leur développement tel qu'il transparaît à travers ce blog, semblent tout à fait cohérents avec leurs âges respectifs. Mais en effet, difficile de se faire une idée via un média qui transforme, surtout quand les infos données changent d'un jour sur l'autre (comme Louiselle qui ne veut plus faire sa sieste dans ce post et qui en fait la fait dans ta réponse etc).

      Le compte blogger est le biais par lequel je répondais avant. Ça doit faire plus d'un an que je n'ai pas écrit alors il a dû péricliter. Peu importe ! je n'ai plus de temps pour ça.

      Bonne continuation à toi et tes enfants :-)

      Chloé

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  25. Je reviens te donner une piste à laquelle j'ai pensé cette nuit (qu'il fait chaud!)...j'ai relu les commentaires et je trouve que les pistes que j'appellerais "parallèles" peuvent être tentées en premier lieu (c'est à dire orthophoniste, ostéopathe etc...)avant d'aller consulter un psy.
    Une amie à moi a deux enfants qui font de grosses colères quand ils consomment certains aliments. Je pense au lait de vache et au gluten mais il y en a peut être d'autres. Je sais que vous faites très attention à votre alimentation mais je ne sais pas si vous avez déjà regarder dans cette direction pour les soucis d'Antonin?
    Les enfants de mon amie (en tout cas l'aîné) a du mal à se représenter le "futur" même proche (en tous cas quand il avait 4-5 ans) et je la vois lui répéter le déroulement de la sortie (courses-essence-poste-retour à la maison) plusieurs fois avant de partir. Je le redis: Chez elle, les crises violentes sont passées quand elle a arrêté de donner du lait de vache aux deux enfants...
    Peut être une énième piste...il va sans doute falloir procéder par élimination et ça prendra du temps.
    Je pense bien à toi (à vous 4) et je reviens lire la suite (là, je part pour une épreuve du CAP petite enfance!)

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    1. Merci Angélique, ta piste me parle bien !

      Cela me rappelle le livre d'I. Filliozat : "Bien dans ma cuisine", où elle analyse l'impact de l'alimentation chez les petits. Pour elle, en ligne de mire : le lactose, oui, mais surtout les sucres rapides. Sauf que si cette théorie a toute ma sympathie, je ne vois pas trop comment faire concrètement pour éliminer lait et sucre de notre alimentation quotidienne dans l'immédiat...

      Se nourir est déjà si compliqué ! presque tout ce que je fais est rejeté, c'est épuisant ! Et Antonin mange si peu !! Alors, c'est vrai qu'il aime particulièrement les laitages sucrés (types yaourts au fruits) et que cela ne lui fait certainement pas de bien... mais si je l'en prive, que mangera-t-il ? Et le Papa qui adooore le fromage...

      Une telle réforme de l'alimentation ne se fait en un jour, ça fait un moment que ça me travaille, mais...

      C'est compliqué ! ;-)

      Je t'ai envoyé plein de bonne ondes pour ton épreuve, les as-tu reçues ?

      (Et encore une fois : les commentaires que je poste sur ton blog ne s'affichent pas, je crois que tu ne les reçois pas...).

      Merci pour ton passage par ici ! ;-)

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    2. J'ai fait (il y a 8 ans) deux ans d'éviction gluten et plv pour récupérer d'un syndrome du colon irritable (et c'est parti :-) mais avec le recul, mon grand ennemi personnel c'est le sucre. Si je me laisse aller, je mange deux barres de chocolat (50g en tout, trempé dans mon thé ou mon café rhhhaaaaaa) par jour et là j'ai la tête dans le brouillard, les décisions sont difficiles, je procrastine à 300%, je me sens molle... Bon je le sais et j'évite mais je me damnerais pour mon chocolat noir donc c'est pas facile! ;-) Je reste sur plus ou moins 10g par jour, là ça va. Et pas d'alcool, pas de choco confiture miel et autres sur les tartines, uniquement des protéines. J'évite un max tout ce qui est lait, je fais encore des boutons sur le visage si j'en prends, surtout le lait en poudre (wtf hein..) donc pour le yaourt c'est au soja et un peu. Quasiment jamais de fromage mais je n'aime que moyennement donc je ne me prive pas. Pour le pain, je le fais moi-même au levain, le pain de boulangerie c'est de la mousse ça ne nourrit pas son homme... Des pâtes une ou deux fois par semaine maxi. Enfin tu vois, pas une éviction mais une diminution quand même assez forte de tout ce qui me nuit... Pas facile, je sais, surtout avec un petit mais faut y aller mollo, introduire une réforme après l'autre, même si ça prend du temps...
      A+,
      Fab

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  26. certain com me laisse .....

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  27. Au vu du nombre de commentaires qu'a suscité cet article, je ne suis pas sûre de pouvoir t'apporter grand chose. En lisant tes mots j'ai juste envi de te rassurer.

    Concernant la sieste d'abord : Ici mon fils est un gros dormeur donc je n'ai pas de problème de ce côté là par contre je sais que moi même j'ai arrêté de faire la sieste à 18 mois. Ma mère me raconte toujours que du coup elle m'imposait un temps de jeu calme (un peu comme tu le fais) mais surtout en autonomie. Je pense que ta méthode consistant à leur imposer de rester dans leurs chambres respectives pendant au moins 1h30 est la bonne solution. Cela permet à tout le monde de se ressourcer et de pouvoir se retrouver par la suite dans de meilleures conditions. Pour le soir ici ce qui marche c’est on lit les2 histoires, on chante une chanson, on fait un câlin lumière éteinte puis si notre fils n’arrive pas à s’endormir il peut rallumer la lumière et lire un peu tout seul ou jouer avec son doudou.

    Pour les « crises » (que je n’aime pas ce mot) d’Antonin, ici nous avons le même problème avec mon fils qui a quelques jours d’écart avec A. J’ai souvent l’impression de marcher sur des œufs (encore plus en période de grosse fatigue) surtout que chez nous une « colère » - « frustration » peut se terminer par 2h heures de pleurs en continue avec impossibilité d’approcher mon fils (il tape, nous crie dessus). J’avoue que c’est parfois difficile à vivre, que je me sens souvent démunie ne sachant trop comment l’aider à surpasser ses sentiments et à lui donner les clefs pour mieux les vivres et les exprimer. Ce qui est le plus difficile ce sont les remarques de notre entourage et les mots employés, leur regard sur nous et notre fils. Moi je relativise et je me dis que c’est l’âge qui veut ça, que nous faisons de notre mieux, que nous l'accompagnons et sommes là pour lui et c'est l'essentiel. Les difficultés s'estompent pendant les vacances et je sens bien qu'en parti il décharge avec nous la frustration qu'il a accumulé à l'école. Et finalement nous passons tellement d’autres moments agréables et détendus qui me font oublier ces moments difficiles.

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  28. Coucou Elsa !

    Bon, je vois que tu as de la lecture... (que pour ma part, je n'ai pas faite, hum hum... ;-) )
    Avant toute chose, COURAGE, je compatis ! C'est très dur de manquer de sommeil, ça nous rend dingues...

    Pour le reste, voici les pistes / idées qui me viennent à l'esprit, parce que ta situation fait écho en moi :
    - concernant le problème d'anticipation. Parler ne suffit peut-être pas à Antonin. Il a peut-être besoin de voir pour mieux anticiper. Je ne sais pas (plus) si tu as déjà installé une poutre du temps. Quels que soient les préceptes strictement montessoriens concernant l'âge de présentation de la poutre, moi je trouve que ça aide vraiment. Elliott en a eu une dans sa chambre dès ses 2 ans et demi, ce qui nous vaait permis d'anticiper son anniversaire et surtout l'entrée à l'école qu'il redoutait tant. Depuis, on l'utilise pour marquer à l'aide de gommettes les jours d'école (donc il voit les vacances et compte les jours...) ou les événements passés et à venir importants.

    En visuel aussi, j'utilise pas mal les images (pictogrammes). Y compris pour ma grande de 11 ans qui a un problème d'anticipation qui lui génère un stress énorme (pathologique). J'utilise des pictogrammes aussi pour la routine du soir par exemple (quand Elliott avait 2/3 ans, ça le rendait autonome et j'avais moins à lui courir après), ou pour des gestes répétitifs (tirer la chasse, éteindre la lumière en sortant des toilettes, par exemple), etc. Bref, je pense qu'il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de ces petites images ! ;-)

    - pour l'hypersensibilité, je n'ai pas de solution. Ma fille aînée est hypersensible, je suis hypersensible, et c'est difficile... A 35 ans, je ne gère pas toujours, alors à l'âge d'Antonin !... difficile de lui en demander plus ! Mais continuez à identifier les émotions ressenties, à en parler, à les accepter telles qu'elles viennent... Après, tout dépend comment tout cela s'exprime chez toi. Chez moi par exemple, ma fille piquait (pique toujours d'ailleurs !) des colères dévastatrices (pour elle, pour son environnement, pour ses affaires, pour son frère et sa soeur). Elle a beaucoup travaillé autour des émotions (les identifier, les reconnaître, les sentir arriver) et sur la manière de les exprimer : ce qui n'est socialement pas acceptable (insulter ou frapper sa sœur, casser ses affaires) et ce qui, au contraire, peut l'être (taper dans un coussin, déchirer du papier prévu à cet effet, hurler dans un lieu spécifique, etc.).

    - pour le sommeil.... et bien là, je n'ai aucun remède. Ça fait 11 ans que je suis maman, 11 ans que je suis crevée !
    Plaisanterie mise à part, je pense qu'on ne peut pas forcer un enfant à dormir. Respecter son propre rythme, le laisser sentir ses limites, savoir s'il ressent la fatigue ou non me semble important.

    Et en conclusion, je suis de l'avis de Marguerite : si toi, au fond de toi, tu te poses des questions sur ton fils, si tu te dis "il y a un truc qui cloche", "j'ai comme l'impression que quelque chose n'est pas "normal""... d'une : ne culpabilise pas ! (plus facile à dire qu'à faire, je sais, mais dis-toi que ce sont tes antennes de super-maman qui détectent un truc que TOI SEULE ressent, et que PERSONNE d'autre que toi ne connaît mieux ton enfant que toi => crois-en mon expérience personnelle !....), et de 2 : oriente-toi vers des professionnels (le CMP est peut-être une bonne option) et si un pro, médecin, psy ou autre, veut te faire passer pour une mauvaise mère (parce que tu le couves trop, ou pas assez, parce que tu te fais du souci, parce que tu as l'outrecuidance de croire que quelque chose ne tourne pas rond...), CHANGE d'interlocuteur !! Les bons psy, ça ne court malheureusement pas les rues...

    TU ES UNE SUPER MAMAN :-)
    Plein de bises et bon courage

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    1. Un grand merci, Ddm, cela me fait TRÈS plaisir de te lire... ;-)

      Concernant le "problème" d'anticipation d'Antonin, oui, j'utilise à fond son calendrier (qui n'est pas encore une poutre du temps montesssorienne, mais une simple représentation de la semaine, décalquée sur celle utilisée dans sa classe et qu'il aime beaucoup ! ;-)

      Je me suis aperçue de quelque chose en lisant les témoignages des lectrices au sujet de ce "manque" d'anticipation : Antonin a du mal à se représenter les évenements... qu'il ne connait pas. Exemple : prendre le car et visiter une caserne de pompier (c'était une première !) ou produire un spectacle d'école devant les parents assemblés (une première aussi !). Mais pour peu qu'il connaisse la situation (partir en vacances chez intel ou intel, aller au zoo, au lac, etc.) : pas de problème.

      J'ai parlé dans cet article de problème d'anticipation parce que j'étais un peu "dedans" à ce moment-là, mais ce n'est peut-être pas représentatif du feeling que j'ai... Comme je ne parviens pas à en exprimer l'essence, je cherche des exemples concrets, mais je m'aperçois qu'ils n'illustrent pas forcément ce que j'essaie de dire... Encore une fois, j'ai écrit cet article d'un seul jet, alors que je n'avais pas prévu de le faire... Et je m'y exprime, je crois, assez maladroitement ! :-D

      De même, j'ai l'impression, en lisant tous ces témoignages que cet article sucite, d'avoir usurpé certains termes...
      Euh, Antonin ne souffre pas d'un "stress énorme". Oh, non.

      Et après examen de la définition, en psychologie, de ce qu'est l'hypersensiblité, je me demande si je n'ai pas utilisé ce terme un peu à la légère. En fait, j'ai plutôt l'impression, comme le dit une lectrice, qu'Antonin a "quelque chose sur le coeur". Ce n'est pas la même chose. Il n'est pas violent du tout dans ses crises, ni sur les autres, ni sur les objets... Il se contente de décharger en pleurant, criant, se débattant et en réclamant des choses absurdes et dénuée de sens...

      En tout cas, merci pour ton témoignange et ton soutien !! :-)

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    2. Comme je l'ai dit un peu plus haut, Antonin n'est peut-être pas "hypersensible" mais simplement "hyperémotif". Les deux termes sont souvent confondus et pourtant ils n'ont rien à voir. L’hypersensibilité concerne avant tout les sens, et principalement l'odorat et l'ouïe ; l'enfant aura vite tendance à se sentir agressé par tout ce que l'entoure. Un enfant hyperémotif est un enfant vite submergé par ses émotions ; qu'il sache ou non les gérer, il les vit toujours à fond.
      Quand j'ai fait cette différence, mon regard (et ma façon d'être) avec mon Grand Souriceau (6 ans maintenant) à changé du tout au tout. Aujourd'hui je suis beaucoup plus à l'écoute de ses émotions et ensemble nous apprenons à les gérer (étant moi-même hyperémotive, mais dans une moindre mesure que lui). Nous mettons en place des petits jeux pour exprimer nos émotions : les dessins donc, mais aussi par exemple quand on sent la colère monter, on fait le "tigre", on grogne, on fait semblant de faire ses griffes, etc. (vivre et décharger le trop-plein). Et quand mon bonhomme voit que je vais m'énerver, à présent il me dit : "Fais le tigre maman !". :-)
      Je crois que les enfants hyperémotifs (ou émotifs tout court) seront toute leur vie plus ou moins à fleur de peau ; je suis aussi absolument contre les étiquettes, mais je crois tout de même que chaque enfant naît avec un fond de caractère qu'il gardera toute sa vie. Pour ma part j'ai toujours été introvertie, et je ne pense pas qu'un jour je devienne extravertie : mais je ne m'en désole pas, tout le monde est différent, et il n'y a pour moi aucune honte ou aucune gêne à avoir à être introvertie, j'ai appris à bien le vivre et à répondre à ceux qui me disent "timide" (ce qui n'a rien à voir !). Bref ! Tout ça pour dire qu'Antonin est peut-être juste très émotif, que ses émotions le suivront encore longtemps, mais qu'il existe beaucoup de moyens d'apprendre à vivre avec en harmonie.
      Et mon grand était pareil au même âge (et l'est encore aujourd'hui) : -un peu- paniqué dès qu'il s'agit d'une nouvelle chose. D'ailleurs, dès que l'on va dans un nouvel endroit, il nous dit d'emblée : "Je suis pas très rassuré moi." C'est touchant et ça nous aide le rassurer. Et là je crois qu'il n'y a que ça qui marche : rassurer, rassurer, rassurer.

      Je rebondis aussi sur ce que tu as dit dans un autre commentaire : "J'ai eu une relation très fusionnelle avec Antonin du jour où je suis tombée enceinte de lui, sa vie a changé la mienne. Notre histoire, à Louiselle et à moi, est très différente : elle a dû se construire, j'ai eu l'impression qu'avec le temps nous nous "rapprochions". Ce terme n'a aucun sens appliqué à Antonin et moi. Cela ne signifie pas du tout que j'aime un de mes enfants plus que l'autre, mais voilà : à chaque relation son histoire, j'en parle souvent avec chacun des enfants en privé. » Là je n’ai qu’une chose à dire : MERCI !!! Combien de fois, lorsque j’explique aux gens que je n’ai pas du tout la même relation avec mes enfants, que je ne les aime pas du tout de la même façon, ne m’a-t-on pas dit que j’en privilégiais un ?! Non, je ne fais pas de préférence : « aimer différemment » ne veut pas dire « aimer moins » ! Alors MERCI de le dire, et de l’écrire ! :-)

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    3. Merci Aurore !

      Et oui, la distinction entre "hyperémotif" et "hypersensible" est intéressante, je ferai plus attention aux mots que j'emploie ! :-)

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  29. Bonjour.ton article me rassure parceque avec deux bébés de 2ans et demi et3mois le coucher est parfois dur. Je voulais surtout te rassurer pour Antonin, mon frère était un peu comme ça, très sensible et surtout très chouineur. Il a aujourd'hui 17ans et hormis quelques moqueries familiales de temps en temps il va très bien, a pleins d'amis et réussit bien ses études. Alors confiance cela ne dure pad , surtout si l'enfant grandit dans un environnement aimant comme ta famille.

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  30. Bonjour Elsa,

    Je n'ai pas lu les commentaires mais connais-tu la liste de discussion Parents conscients sur Yahoo group ? Tu t'y inscris et exposer tes questions aux 3000 membres, c'est une ressource fabuleuse car tu y lis aussi les questions/reponses des autres.
    Cette liste a été créée par Catherine Dumonteil-Kremer.

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  31. Coucou Elsa,

    ça fait un moment que je n'ai pas écrit un commentaire mais je te lis toujours avec assiduité. Je viens moi aussi te souhaiter beaucoup de courage et de tenir bon.

    Émy non plus ne dort pas beaucoup, les siestes sont souvent très chaotiques mais comme toi, elle est couchée et fait ce qu'elle veut de ce temps là et moi, je fais ce que j'ai à faire de mon côté.
    Les nuits sont aussi toujours très hachées mais heureusement, je ne dort pas beaucoup, c'est certainement moins difficile pour moi...
    Depuis sa naissance, nous avons tout essayé homéopathie, osthéopathie... ça allait mieux quelques semaines et ça repartait de plus belle ensuite... j'ai lâché prise, pas le choix...

    Par contre, si tu te sens trop au bout du rouleau n'hésite pas à déléguer ( je sais plus facile à dire qu'à faire ;-), je ne l'ai pas fait il y a quelques mois et j'ai été obligé de consulter pour fatigue extrême. Un matin, je me suis effondrée en larmes dans ma cuisine... J'avais peur de faire du mal à mes enfants car je n'en pouvais plus de me contenir...

    En ce qui concerne les psy, je rejoins le commentaire DdM, si tu as un doute, tu es la plus à même de t'en rendre compte.
    Tu connais mon vécu avec mes enfants autistes, Wanda n'a eu un diagnostique que cette année alors qu'on savait qu'elle avait des difficultés depuis ses deux ans et que nous demandions depuis longtemps de l'aide. Par contre, il est difficile de trouver quelqu'un de compétent, c'est souvent le bouche à oreille...
    Personnellement, nous en avons vu deux pour Wanda, un en libéral et un autre au CMP, aucun ne nous a convenu, nous n'avons pas hésiter à chercher ailleurs...

    Je t'envoie plein de pensées positives, courage... on en rira plus tard ;-)

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    1. "On en rira plus tard" !

      Ça c'est une pensée positive qui m'aide beaucoup quand j'en ai ras-le-bol !
      Merci Coralie ! ;-)

      Bon courage à toi, j'ai un peu honte de me plaindre alors que tu es si courageuse...
      Prends soin de toi ! :-)

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  32. Je voulais vous adresser à toutes un énorme MERCI pour vos réactions, qui, toutes, m'apportent un petit quelque chose ! :-)

    Je ne sais pas encore si je vais répondre à chacun individuellement ou faire une synthèse des arguments qui se recoupent... Sans doute un peu des deux, mais... je vais avoir besoin d'un peu de temps !! :-)

    Encore une fois, un grand merci pour toutes ces bonnes ondes, et à très bientôt !! :-)

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  33. Bonjour Elsa,

    Je suis une lectrice assidue de ton formidable blog depuis quelques mois. J'y trouve beaucoup d'inspiration pour nourrir ma réflexion sur l'éducation de mon petit garçon de bientôt 2 ans.

    Je ne sais pas si je peux t'aider, mais en tout cas je retrouve beaucoup de mon petit garçon dans Antonin. Peut être que ce qui a marché pour lui marchera pour Antonin. (Je n'ai pas pris le temps de lire tous les commentaires, peut être une autre lectrice t'aura conseillé la même chose.)

    Depuis sa naissance A. mange très peu (et cela s'est d'ailleurs amélioré suite à la lecture de ton article "mon enfant ne mange rien" lorsque j'ai vraiment lâché prise, et pas juste fait semblant). Il mange toujours peu, mais ne ressentant plus de pression de notre part, les repas se passent beaucoup mieux.

    Ensuite, il chouine également énormément. Lorsqu'il était petit c'était continuellement car il était frustré de son manque d'autonomie (ça s'est donc amélioré avec le développement de ses capacités motrices). Lorsque la crise guette je le "fais également pleurer" à la manière Solther, et ça va mieux pendant quelques jours. Mais effectivement, il faut avoir la patience et surtout le temps de le faire.

    Et puis les siestes de 25 minutes maxi montre en main jusqu'à ses 15 mois, et les innombrables réveils nocturnes et les crises qui s'ensuivaient.

    Jusqu'au jour où je suis allée voir un microkiné. J'y étais allée déjà 2 fois lorsqu'il était tout petit, et l'amélioration avait été notable, mais non durable. Suite à notre déménagement, j'ai dû changer de praticien, et là, miracle, il a commencé à faire des siestes dignes de ce nom (aujourd'hui il lui arrive de dormir entre 3 et 4h), les crises nocturnes ont complètement disparu, et les réveils nocturnes se sont espacés. Il lui arrive même à présent de faire des nuits complètes (21h - 6h).

    Le rôle du microkiné est de repérer des blocages cristallisés dans le corps de l'enfant, et d'inciter le corps à les guérir de lui même. Il n'y a donc quasiment pas de manipulation, et même un mauvais microkiné ne peut donc faire de "mal" à l'enfant. Au pire il n'y aura pas d'amélioration. A mon sens, cela fonctionne un peu comme la méthode Solther (libération des tensions), mais l'effet est plus profond.

    Je ne connais pas les microkiné dans ta région, mais tu peux en trouver sur ce site :
    http://www.microkinesitherapie.fr/fr/

    En espérant que cette technique pourra aider Antonin à se libérer d'éventuelles tensions, et vous permettre de profiter en famille des formidables activités que tu leur prépares !!!

    Bon courage à toi,

    Pauline

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    1. Merci Pauline !!

      Effectivement, je dois avouer : beaucoup de points communs entre Antonin et ton petit A. ! :-O

      Je ne connaissais pas les microkinés, mais ça me plait beaucoup. Je vais chercher de ce côté-là.

      Ici, on a tous pris RDV chez l'ostéo. C'est mon mari qui commence, puis moi (bon, moi, je suis habituée...), puis Antonin puis Louiselle. :-)

      Mais l'étape d'après, si ça ne marche pas, c'est : microkiné !! Merci !! :-)

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  34. coucou Elsa, tout d'abord je pense qu'il faut que tu arrives à te relaxer et te détendre pour pouvoir avoir une vision saine de ce qu'il se passe. Tu me parait très fatiguée ! et en même temps, vu tout ce que tu fais (entre le blog et toutes les activités organisées), tu aurais bien besoin de vacances ! lâche un peu prise sur ce que tu VEUX faire et yoga yoga ;-) respiration profonde. Il nous arrive à toutes d'avoir l'impression de se laisser déborder et de ne pas maitriser. Mais de toute façon, faut se dire que ce sera toujours comme cela. Une maman sans problème, je demande à voir ! on a toutes des contrariétés et des inquiétudes et ça durera surement encore de très nombreuses années (sans parler de l'adolescence arrfff).
    Côté sommeil: les siestes de T se sont nettement allongées depuis presque un an maintenant car il a compris l'intérêt de dormir et a arrêté de lutter comme autour de ses 18 mois à chaque sieste. En revanche, il fait systématiquement ses siestes dans notre lit, un besoin de sentir notre odeur je pense car c'est pareil en vacances, et après tout, vu qu'il dort très bien, qu'importe ! j'ai arrêté de tenter de le faire dormir l'aprem dans son lit depuis belle lurette.
    Côté crise : j'avoue que même si T est très sensible, nous avons été relativement épargné par ces phases de crises, sauf jours où sa journée de crèche a été terrible (cris des autres enfants, coups entre enfants etc..). J'arrive à savoir très rapidement en le récupérant si c'est un jour sans ou avec et j'agis en conséquence à la maison. Si besoin de calme, lecture de livres ou dessins animés pour une courte période de "décompression" (comme quand tu rentres du travail). Si je vois qu'il n'a pas eu son quota d'activités "intellectuelles", je propose une petite activité en attendant le bain (genre ils ont passé la journée au jardin à la crèche car il faisait beau sans aucune activité structurée)...si je vois qu'il est agité : calins et vie pratique (préparation du repas). et surtout, je lui fais raconter sa journée. Il adore ça.
    visiblement, Antonin a quelque chose sur le coeur qu'il n'arrive pas à sortir. Va falloir trouver quoi pour que tout le monde aille mieux. Je suis sure que tu vas trouver une solution pour l'aider à sortir de ce cap difficile, qui, comme les commentaires précédents l'ont dit, est peut-être lié à la présence de sa soeur (enfin c'est un classique donc piste à ne pas écarter même s'il peut y avoir d'autres causes liées à sa propre histoire...il a tout de même "encaissé" une naissance, un déménagement et l'entrée à l'école maternelle en peu de temps. peu de répit entre chaque évènement pour un si petit bonhomme..surtout s'il est hypersensible).
    Bon courage miss, de tout coeur.

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    1. Coucou Lc !

      Merci pour tes conseils, j'en garde une bonne partie : oui, le yoga, la respiration (mais en même temps, c'est ce que je fais déjà) et j'ai même programmé des "vacances" : j'emmène les enfants passer quelques jours chez ma mère dans 10 jours (bon, rien qu'en transport, ça va me lessiver, mais bon...).

      Je n'ai pas le sentiment d'être débordée et de ne pas maitriser... Du moins pas en ce moment ! :-D
      Je suis juste : 1. Clairement fatiguée. 2. Inquiète pour mes enfants car j'ai l'impression qu'ils n'ont pas leur quota de sommeil.

      Et ce que tu dis, c'est exactement ça : j'ai l'impression qu'Antonin a quelque chose sur le coeur qu'il ne parvient pas à sortir... mais quoi ? J'ai beau me creuser, je ne vois pas. Mon homme et moi ne nous disputons jamais, nous vivions en parfait accord avec tous les autres membres de la famille, etc. Vraiment, je ne vois pas, et ça m'intrigue et me soucie.

      Oui, il s'est passé beaucoup de choses dans sa vie en peu de temps, mais à aucun moment, j'ai senti qu'il "encaissait". Tout s'est fait sans stress, sans précipitation (le papa et un champion de l'organisation), et avec beaucoup de verbalisation... J'avais même l'impression qu'Antonin était content qu'il se passe un peu quelque chose dans sa vie si répétitive !! :-D

      Bon. Je réfléchis toujours sur la marche à suivre, je vous tiens au courant...
      Merci pour ton soutien ! :-)

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  35. bonjour,

    je voulais juste relater l'expérience d'une amie, qui a elle aussi, un fils hypersensible et qui est très angoissé. Etant donné que son fils a eut de véritable crise d'angoisses et de très grosses colères ces derniers temps, avec son mari, ils ont décidés de l'emmener chez un pédopsychiatre.
    Le médecin lui a demandé pour qu'elle raison elle avait décidé de venir; elle lui explique que son fils est un enfant très anxieux, qui a peur de tout, et qu'il fait de très fortes crises, surtout depuis 1 mois environ, suite à un accident qui s'est passé durant la récréation: un de ses camarades s'est cassé le bras et des qu'il le voit avec son plâtre, il hurle, ne veut pas aller dans la cours, etc.... Ce qui a eut des conséquence sur tout le reste.
    Le médecin a commencé par lui dire qu'il fallait se mettre à la place de son fils et que cela pouvait être impressionnant pour un petit de 4 ans, il a vu son ami qui criait, qui avait mal, les pompiers qui arrivent, etc. Mon amie dit d'accord mais c'est le seul enfant à avoir réagit ainsi.
    Il lui demande donc depuis quand etait-il angoissé? Elle lui répond depuis la naissance! Le médecin lui demande donc comment c'est passé la grossesse, elle lui dit très mal, du à des problèmes de famille, elle lui raconte ça par écrit afin que le petit n'entendent pas.
    A la deuxième ou troisième séance il lui dit qu'elle devrait parlé avec son fils de la dispute qu'elle a eut avec les membres de sa famille durant sa grossesse et lui dire que ce n'est pas de sa faute, ce à quoi elle lui rétorque qu'elle n'en a jamais parlé avec lui. Le médecin lui explique que dans le ventre, il perçoit tout et donc qu'inconsciemment il le sait.
    Suivant ce que le pédopsychiatre lui a dit de faire, elle prends son fils a part, dans sa chambre, et lui dit " tu sais, quand tu étais dans le ventre de maman, il y a eut une dispute entre maman, papa et x x x " son fils : "c'est à cause de moi?" Et donc sa mère le rassure en lui disant que ce n'est pas de sa faute.

    Cela doit faire 3 ou4 séances qu'ils ont commencé et franchement on voit qu'il est mieux, moins angoissé, pas de crises, en tout cas pas quand je le vois alors qu'avant c'était tout le temps pratiquement.

    Parfois des choses banals pour les parents sont perçus totalement différemment par les enfants.
    Je sais pas si mon récit a été très clair, en espérant que cela serve.

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    1. je suis tout à fait ok avec ce récit...j'ai déjà entendu beaucoup de témoignages en ce sens.

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    2. Bonjour, Anonyme, un grand merci pour ce récit, c'est très instructif, même si cela ne correspond pas du tout à notre situation, ni passée (pas de rupture pendant la grossesse, pas d'incident dont Antonin ait été le témoin...) ni présente (Antonin n'est pas angoissé pour deux sous, et n'a pas spécialement peur de ce qui l'entoure).

      En tout cas je crois, moi aussi, que l'enfant a des souvenirs de sa vie intra-utérine !

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  36. Bonjour Elsa!
    Au nombre de commentaires, on voit à quel point tu nous aides toutes et à quel point on se précipite toutes en se disant qu'enfin on pourra t'aider nous aussi un tout petit peu!!!
    Rien à dire de plus que ce qui a déjà été dit, à savoir :
    - merci pour tes idées géniales et tes faiblesses tellement humaines qu'elles nous rassurent sur notre propre imperfection
    - pour les siestes / le temps pour toi, est-ce que tu ne peux pas
    1/ fourguer tes enfants une après midi de temps en temps à un/une copine près de chez toi, quitte à récupérer 2 enfants de plus un week-end de temps en temps... Moi je fais ça avec la cousine de ma fille, ça marche du tonnerre, et maintenant c'est Léonore qui réclame! (bon, ok, avec le minus de 4 mois on ne le fait pas encore...)
    2/ lâcher du lest sur certaines choses, par exemple ce blog merveilleux, et tes réponses si consciencieuses aux nombreux mails / commentaires etc... ==> Les filles, il faut qu'on se sacrifie en interdisant à Elsa de blogger pendant 1 semaine!!!! :-) Un vrai sacrifice de notre part tant on guette tes posts comme soeur Anne guettait la terre.... :-)
    - pour Antonin, je ne sais pas trop quoi te dire. Léonore est une maxi chouineuse (même la maîtresse se moque gentiment d'elle...), on alterne entre solution 1 : compréhension / câlins quand c'est vaguement justifié ; solution 2 : si tu es fatiguée va t'allonger sur le canapé avec un livre (ça marche assez bien) solution 3 : maintenant c'est fini tu arrêtes, j'ai compris ton point mais je ne veux plus rien entendre parce que ça me casse les oreilles
    En ce qui concerne les crises, quelqu'un dans les commentaires disait que c'était peut-etre une forme de jalousie vis-à-vis de la magnifique Louiselle, et ça me semble peut-être plausible. Tu parles d'elle avec tellement d'admiration, que peut-être Antonin se sent moins valorisé et qu'il aurait besoin d'un peu de temps seul avec toi pour de l'exceptionnel. Quid de faire garder Louiselle par une grand-mère / tante amie un de ces 4 et de faire sécher l'école à Antonin pour vous faire une petite fête tous les 2?? prendre l'excuse d'un musée qui l'intéressera et qui n'est ouvert que tel jour, ou de je ne sais pas quoi, mais lui donner l'impression que pour une fois sa maman a envie de faire un truc tout seul avec lui...
    Je dis ça, c'est peut-être une projection par rapport à ma situation à moi qui viens d'avoir mon 2ème (Léonore m'avait quand même demandé quand j'étais enceinte ce qu'elle allait devenir quand le bébé serait là et à qui j'allais la donner!!! pauvre petite chérie...). Mais je sais, pour avoir lu le Faber et Mazlich que tu nous as conseillé et y avoir reconnu tant de choses déjà vécues, que ces petites douleurs là peuvent durer longtemps longtemps...

    Je t'embrasse numériquement et en profite pour te remercier de ta gentille réponse à une question que je t'avais posée (une histoire de tour rose). Je n'avais jamais remercié car ensuite j'avais accouché et après... la grande tourmente des premiers jours!!! :-) Merci encore pour tout ce que tu fais pour nous!!
    Agathe

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    1. Merci à toi, Agathe ! ;-)

      Hélas, pas de famille suffisamment proche pour que laisser les enfants ne revienne pas à prendre des vacances : rien que pour pouvoir faire les trajets, les week-ends ne suffisent pas. On se tourne quand même vers ce type de solutions, maintenant que Louiselle a deux ans, mais c'est sûr que cela va rester occasionnel.

      Quant à lâcher du lest sur ce blog, je suis en plein sevrage ! :-D
      Si, si. J'essaie de réduire le nombre d'articles à deux ou trois maxi par semaine. Bon, pour le moment je n'y parviens pas bien. Et puis, ceux que je publie sont plus exigeants et me prennent deux fois plus de temps à écrire, donc, je ne gagne rien pour le moment ! :-)
      Mais à voir sur le long terme, avec un peu d'habitude, d'organisation... et de lâcher prise ! :-D

      Bisous à Léonore et au petit tout neuf ! :-)

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  37. Je ne vais pas te donner de conseils avec des méthodes psy- ostéo- méthode machin chose, je suis novice en la matière...
    Sauf que : quand tu décris Antonin du haut de ses 3 ans, je revois mon fils qui en a maintenant 12, et qui reste un mystère pour nous...
    Il a parlé très tard (en rentrant à l'école) et garde toujours un vocabulaire que j'estime pauvre et qui a du mal à s'enrichir.
    Il fait des crises d'angoisse, et ça a été le paroxysme entre le CP et le CE2. Il rentrait alors de l'école et allait pleurer sur son lit, ou bien ça le prenait en pleine journée, sans élément déclencheur que nous pouvions reconnaître et il allait pleurer. Nous avons évidemment tenté de le faire parler, mais il disait qu'il ne savait pas pourquoi il pleurait.
    Nous avons donc commencé une psychothérapie (chez la psy du quartier, pas du tout spécialisée en quoi que ce soit), pendant quelques mois et ça a réglé pas mal de ses angoisses, et la fin de ses crises de larmes, notamment. Il reste quand même très sensible, et les larmes ne sont jamais loin.

    Mais en fait, je crois que ce qui a expliqué beaucoup de ses soucis, a été le diagnostic de sa dyslexie. Cela ne règle pas les choses, évidemment, mais maintenant, on sait pourquoi il y a eu un retard de langage, pourquoi cette angoisse, pourquoi l'impossibilité de dire et d'expliquer. C'est compliqué au quotidien, car les mots qui lui manquent nous empêchent de le comprendre vraiment et surtout de l'aider. C'est ce qui gêne aussi beaucoup ses enseignants, car il ne sait pas dire quand il a besoin d'aide, quand il n'a pas compris quelque chose. Nous, nous savons qu'il fonctionne comme cela, mais les enseignants n'admettent pas qu'il ne demande pas d'aide, et le considèrent comme un fainéant qui n'en a rien à faire. On a beau leur expliquer, c'est très difficile (même en tant que maman et instit, je ne me fais pas comprendre au collège...).

    Par contre, ce qui le (nous) sauve, ça a été la découverte d'une passion. Pour lui, c'est la voile. C'est sa bouée de sauvetage, il en fait 2 à 3 fois par semaine, il rencontre des gens qui ne savent rien de ses soucis à l'école ou à la maison, et s'épanouit grâce à ce sport. Depuis qu'il a cette pratique, il a pris confiance en lui, le reste est bien plus tolérable à ses yeux, et il a trouvé un équilibre.
    Évidemment, cela reste bien précaire, on n'est jamais à l'abri de crises d'angoisse, mais maintenant, elles sont bien plus espacées.
    Et personnellement, j'ai su aussi mettre de la distance entre notre vie et ses soucis scolaires (bien sûr, cela va avec la dyslexie, malheureusement...), pour pouvoir re-vivre aussi. A un moment, c'est une question de préservation de soi, et de la famille et après tout, la réussite n'est pas seulement mesurable en notes sur 20. C'est aussi le sourire retrouvé sur le visage de son enfant.

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    1. Merci pour ton témoignage, Sarah ! :-)

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  38. Elsa, j'ai mis beaucoup de temps à me décider à commenter parce que je ne sais pas quoi te dire. La fatigue me gagne aussi et encore, j'en ai qu'un ! Donc, comment donner des conseils ?

    Concernant Antonin, question toute bête, même si elle ne l'a que le matin, tu as parlé avec sa maîtresse. Comment ça se passe à l'école ? Nous sommes bien placées pour savoir qu'un regard extérieur sur un élève est important. Je dis ça comme ça mais peut-être que ça peut aussi te donner matière à réflexion.
    Quand à l'hypersensibilité, je connais ça en tant qu'adulte et c'est simplement l'horreur. Heureusement, cependant qu'Antonin t'a comme maman, tu sais écouter, tu te poses des questions et je ne doute pas que cela ne pourra qu'être bénéfique pour lui, pour qu'il apprenne à gérer ça.

    Que dire de plus que ma sympathie. Bon courage, repose-toi dès que possible, peut-être lâcher un peu le blog le temps que ça passe ?

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    1. Bonjour Mélanie !

      Oui, bien sûr, je communique beaucoup avec la maitresse d'Antonin.
      Antonin à l'école est un enfant très discret, qui ne parle pas ou très peu, et observe beaucoup. Il travaille bien. Il aime l'école, et je sens qu'il s'y épanouit.

      Bien sûr, il ne fait jamais de "crises" à l'école. Ces crises ont toujours lieu en privé, jamais en présence d'autres personnes étrangères à la famille (enfin, si, c'est arrivé une fois, je crois), bien que cela puisse avoir lieu dans la rue, si personne n'est avec nous - et là, c'est l'horreur, je ne dis pas, surtout quand je suis la seule adulte !! :-)

      Euh, je crois que si je lâche le blog "le temps que ça se passe", cela risque de prendre un peu de temps ! :-D
      Déjà trois ans et demi que cela dure, je n'espère pas pouvoir régler cela du jour au lendemain !! :-D

      Merci pour ton commentaire, en tout cas. Tu as bien fait de l'écrire ! :-)

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  39. Bizarre mais mon comm ne s'est pas enregistré ;( Je disais dc que ns aussi ns traversions une zone de turbulence concernant le sommeil de Melle F. qui depuis qu'elle amrche rencontre des difficultés pour dormir (réveils quasi sytématique vers 2h du mat avec hurlements et grosse difficulté à la recoucher, puis sont également arrivés les problèmes d'endormissement et enfin le refus de la sieste). Bah oui depuis qu'elle marche (environ 1 mois et demi) elle est "perturbée" (ambivalence face au fait de grandir) donc grosse crise/peur des inconnus et de la solitude. elle a d'ailleurs beaucoup de mal à me quitter depuis ça. Le seul truc qui semble fonctionner pas trop mal c'est évidemment le temps (on dirait que ça va un peu mieux depuis 2 jours) et aussi laisser le papa gérer les couchers (sieste comprises quand il est présent). En tout cas bon courage et je t'enverrais des photos de nos activités prochainement quand cette période pénible sera passée.

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    1. Rhââ, bizarre, cette histoire de commentaires effacés, ça m'agace... Ça arrive assez souvent...

      Merci d'avoir pris la peine de le réécrire !

      Ici, aucun problème pour les nuits, heureusement ! :-O

      Et aujourd'hui, Louiselle a fait la sieste ! Pour la première fois depuis une semaine !
      (Mais pas Antonin. On ne peut pas tout avoir...)

      Bon courage chez toi !!
      (Bien reçu tes photos !)
      :-)

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  40. bonjour, je vous lis et reconnais ma candice 3ans depuis le 9mars dans cette hypersensibilté et ce besoin de repères...chez nous le sommeil a été également très difficile, elle ne fait ses nuit que depuis 2mois, en se couchant elle me répète 2fois cette petite phrase "papa et maman ne s'en vont pas?" , elle a beaucoup pleuré (hurlé) tout bébé, siestes ultra courtes, endormissement sur le sein, puis progressivement en tenant la main, restant à coté jusqu'au jour où je lui ai dis que je ne pouvais plus , trop épuisé et que je devais boire un thé pour me reprendre ...elle m'a dit oui , je lui ai dis je reste là et l'endormissement à progressé depuis... depuis qu'elle a 2ans les colères sont apparues (c'est moi toute seule), pas toujours facile de gérer quand on bosse! souvent ses colères sont parceque je ne suis pas assez attentive, qu'elle fatigue, qu'elle a besoin d'attention...pour la calmer je la prend dans mes bras , même lorsqu'elle refuse , car au final c'est ce dont elle a besoin, je la laisse décharger son trop plin d'émotion, je verbalise et cela fini par un câlin quand elle se décide à lacher...je ne sais pas de qu'elle pédagogie cela relève...lorsque je bossais avec les enfants polyhandicapés (souvent ils n'ont pas le langage) cette contenance était éfficace dans les cas de colères, ma collègue avait fait une formation PNL, je copie un peu ça marche...mais moi je verbalise....pour les sieste e le soir j'ai instauré le rituel de la lecture (2histoires pas plus) un câlin et au lit...peut être qu'antonin a besoin de plus de repères, et puis il doit aussi partager sa maman avec sa petit soeur et ça , cest quelque chos qui pèse dans la balance. a un moment donné il faut que ça sorte d'une façon ou d'une autre, montrer qu'il existe...le temps toujours le temps....face à la fatigue de maman au foyer, ce n'est pas toujours facile , j'ai élevé mes 4 1ers enfants jusqu'à ce que le dernier ait 12ans...puis j'ai retravaillé (je suis éducatrice) . au travail ou à la maison on a toujours l'impression que le temps manque , mais le plus important ce sont les petits moments d'entière disponibilité qui compte et vos enfants font la différences ...alors les moment ou vous êtes moins dispo il ne faut pas culpabiliser mais plutot leur dire... c'est humain....et les super maman sont celles comme vous qui font ce super boulot sur la pédagogie montessori que j'admire mais que je n'ai pas toujours le temps de mettre en place....quand aux siestes de louiselle, avez vous essayé de rester pès d'elle le temps qu'elle s'endorme comme nous le faisons en crèche? à cet âge il ya tellement de choses à faire que l'on zapperait bien la sieste mais en gardant ce rituel de pause , en général cela rentre dans l'orde....bon courage à vous et continuer de partager votre travil c'est vraiment génial!

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    1. Bonjour Cricri !

      Merci pour votre précieux témoignage !

      Non, je n'ai pas essayé de rester auprès de Louiselle en attendant qu'elle s'endorme... Du moins, je le faisais parfois quand elle était un tout-petit bébé, mais en règle générale, ses couchers se passaient super bien et elle a su dormir seule dès le début.

      Maintenant qu'elle a deux ans, je ne le sens PAS DU TOUT !! :-D
      J'ai le feeling que cela l'enchanterai, de m'avoir à côté alors qu'elle n'y est pas habituée, et qu'elle interpréterait cela comme un signe : "J'ai le droit de faire la java!!"
      (Louiselle aime bien faire la java...)

      Merci quand même pour le conseil ! :-)

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  41. Comme je te comprends Elsa, quand on est parent au foyer, c'est sans arrêt, il n'y a en effet jamais de pause et c'est épuisant, physiquement et nerveusement... Mais c'est aussi du bonheur ;-)
    Etais-tu moins fatiguée quand tu gérais une classe de 30 élèves ??? ;-)
    Bon j'ai hésité avant de te répondre parce que je vais surement redire des choses déjà postées en commentaire mais j'avais envie de te soutenir et te raconter un peu comme ça se passe chez nous !

    Ici aussi le sommeil c'est compliqué, mon grand se couche tôt et se lève tôt mais le petit s'endort à 22h voir 22h30 ! et pourtant sa sieste ne dure qu' 1h30... et si je lui fait rater la sieste je sens bien qu'il est fatigué et le soir c'est infernal donc je ne sais plus quoi faire parce que les soirées qui commencent à 22h30 ce n'est plus possible !!! ils sont petits dormeurs depuis leur naissance alors que j'ai besoin de beaucoup de sommeil...

    Autre chose : le lâcher prise, je me suis rendu compte (enfin surtout mon entourage...) que je me mettais beaucoup de pression sur les activités que je veux leur proposer, l'alimentation équilibrée et bio, le ménage, le rangement, les devoirs et activités du grand... finalement je ne m'en sors plus et je ne suis jamais contente de ce que je fais... j'essaie donc de prendre du recul et de positiver tout ce que je fais au lieu de voir ce que je n'arrive pas à faire... et je t'admire quand je vois tout ce que tu fais pour eux malgré ton état de fatigue et la tenue du blog en plus...

    La seule chose qui m'aide un peu, c'est que Clément va quelques heures chez une nounou pour me soulager un peu ou pour que je puisse me rendre à des RDV médicaux par exemple. Nous n'avons pas du tout de famille dans notre région donc pas de solution de garde ''facile''. J'ai eu beaucoup de mal à m'y résoudre, d'autant que j'ai des idées très arrêtées en terme d'éducation et de pédagogie et que nous ne sommes pas du tout en phase avec la nounou, donc je prends sur moi pour quelques heures et il y va parfois pour la sieste justement. Du coup l'année prochaine il ira à la crèche de notre village une journée entière et peut être 2 heures en plus...

    Peut être que tu pourrais envisager cette solution pour Antonin ou Louiselle ou les 2 en même temps ? ou peut être t'arranger avec des mamans de l'école (Antonin va jouer chez un copain et le copain vient en retour ?)

    En ce qui concerne le côté hypersensible, je le suis moi même et j'ai bien l'impression que mon grand l'est encore plus que moi... Il fait des ''colères'' (je n'aime pas ce mot mais bon...) ou plutôt des crises lorsque quelque chose le contrarie, il jette tout , se met à hurler, frappe son petit frère et tu vois qu'il se rend malade et qu'il est totalement angoissé... au début nous étions vraiment désemparés, nous avons testé plusieurs choses : punir =>ça ne sert à rien et ça ne fait qu'empirer bien sûr ! Crier sur lui aussi !!! Finalement ce qui fonctionne le mieux c'est en effet de lui parler calmement (pas facile de garder son calme) d'essayer de le contenir, un peu comme tu fais j'ai l'impression...
    A l'école tout se passe très très bien même s'il s'angoisse vite, nous avons rencontré le psy de l'école qui nous a répondu qu'il allait bien et que ça allait ''passer''... Nous nous sommes posé plusieurs fois la question du pédopsy et pour l'instant je n'ai pas pris de RDV puisqu'en effet il fait moins de crises d'angoisses...

    Je ne sais pas si tout cela va t'aider mais je veux juste te souhaiter bon courage et te redire combien je t'admire ;-)
    A très bientôt
    Aurélie

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    1. Coucou Aurélie !

      Est-ce que j'étais moins fatiguée quand je gérais 30 élèves... ??? :-D

      Ben, je crois ! Disons qu'en ce moment ma fatigue est très profonde, continuelle, je suis "dans le brouillard" en permanence. Alors que quand je travaillais je rentrais vidée et migraineuse, mais je retrouvais mon énergie intacte le lendemain...
      Bizarre...

      Oui, une solution de garde, c'est une bonne diée. Maintenant que Louiselle a deux ans, je vais embaucher une baby-sitter pour que mon homme et moi puissions nous refaire des petites virées resto et compagnie.
      Lorsque j'ai déménagé ici, je suis allée la crèche, en me disant que cela me soulagerait d'y déposer Louiselle une matinée par semaine. Bon, il n'y avait pas de place avant les calendes grecques, mais surtout j'ai eu un très mauvais feeling. Je ne me suis même pas inscrite sur liste d'attente et je ne le regrette pas.
      Quant à une nounou, je vais bientôt me mettre en quête, dans le cadre de la reprise du travail... Je croise les doigts pour trouver quelqu'un de bien !! :-)

      Quant à inviter un copain, non, Antonin n'est pas à l'âge des copains. Il y a bien des petits voisins qui sont très sympas, mais leur maison est minuscule, sans jardin, je ne me vois pas demander à leurs parents (que je connais à peine !) de garder mes deux enfants. Et puis, encadrer les enfants des autres (de 2/3 ans) en échange, euh, c'est très sympa, mais bien crevant ! Ce n'est pas le moment pour moi pour cela, mais d'ici un an ou deux, oui, bien sûr !!

      Merci pour ton témoignage, en tous cas, et merci pour ton retour ! :-)

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  42. Bonjour Elsa, Bonjour à toutes,
    Comme les autres j'ai envie moi aussi de mettre mon grain de sel :))
    Je trouve certains commentaires un peu trop directifs. D’habitude dans tes billets sur les activités tu pèses chaque mot, chaque activité a sa propre progression ultra pensée et détaillée, tu es dans ton domaine professionnel, cela se ressent, tout est très carré.
    Il me semble que ce billet plus personnel (différent tu le dis toi même) certaines veulent le décortiquer, expliquer chaque mot que tu emploies, vu de l'extérieur je me dis ou la la, si j'étais Elsa je n'aurais plus du tout envie de partager mon humeur du jour.
    Parce quand Elsa dit que Louiselle dort et puis dans un autre post, dit qu'elle dort peu, c'est pas contradictoire c'est juste qu'une vérité avec des enfants en un instant T n'est peut être plus la même deux jours après !

    Enfin je ne suis pas très claire, mais ce que j'espère c'est que ces commentaires un peu négatifs ne te déstabilisent pas .
    Pour ma part je lis ton blog depuis très longtemps et à aucun moment je ne vois Antonin de manière négative, ou Louiselle comme quelqu'un d'exceptionnelle. Tu t'attaches à nous montrer à quel point tes enfants sont différents et ont des points forts et des points faibles dans dans des domaines variés.


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    1. Bonjour Aurélie !

      Je voulais te remercier très sincéremment pour ce commentaire en général et le dernier paragraphe en particulier ! Ton propos révèle une grande attention à l'autre et je dois dire qu'il m'a fait beaucoup de bien !! :-)

      Rassure-toi, je suis à présent une bloggeuse aguerrie (et une grande fille de 36 ans !), les propos des autres ne peuvent pas me faire de mal. Et puis, je récolte ce que j'ai semé, comme tu le dis toi-même, avec ce post un peu "personnel"... Tant pis pour moi, ou tant mieux, parce que je crois que ça m'a fait du bien de l'écrire et d'avoir tous ces retours - qui, me semblent-ils, sont toujours très bien intentionnés néanmoins, même si certains sont un peu maladroits...

      En tous cas : un grand merci pour ta gentillesse ! :-)

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  43. Bonjour !
    Un long et bel article, et des commentaires très très nombreux et longs. Cet article ne nous laisse pas indifférents !
    Je n'ai pas lu tous les commentaires.
    Moi, je voulais juste brièvement te remercier de cet article et de la sensibilité qui en ressort; ça rassure beaucoup de lire aussi "quand ça ne va pas trop" sur certains points. On est toutes confrontées à des moments de doutes, des moments pendant lesquels nos envies ne se réalisent pas comme prévues. Mais il est bien dur dans ce cas, de lire des blogs où "tout va bien, toujours, tout le temps" et qui te donne l'impression de n'être pas à la hauteur.
    Là au moins, tu me rassures, et ça fait du bien !

    Evidemment, j'ai aussi de la peine pour toi et j'espère que tu trouveras une solution efficace aux soucis dont tu nous parles. Peut-être de l'acupuncture ? ou de l'homéopathie ?
    Peut-être des ateliers de pédo-psy par la peinture ou la musique ?
    Ou bien un bon sport défoulant et fatiguant ..?

    Te souhaitant plein de sommeil,
    Bien à toi et merci !
    YellowShrimp.

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    1. Oui, tes pistes sont intéressantes, YellowShrimp ! A explorer ! Merci !

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  44. Bonjour Elsa,

    Je profite de cette réponse pour vous remercier de tout ce que vous partager avec nous.

    J'ai lu en diagonale les réponses qui me précèdent et je suis sûre que vous avez pu y trouver des pistes intéressantes. Pour faire très court, je vous conseillerais d'écouter votre besoin de calme sans les enfants. Il est évident, pour moi, que lorsque mon réservoir de stress personnel n'a pas été vidé (et il ne s'agit pas simplement de contrariétés mais aussi de la fatigue nerveuse que peut représenter le fait d'être très disponible pour les enfants), mon fils me renvoie cet état. Personnellement, j'ai vraiment pu m'accorder des moments solitaires "de recharge", lorsque j'ai déniché une assistante maternelle de confiance (et formée à la pédagogie Montessori! ;) ).

    Ensuite, je creuserais très sérieusement la piste alimentaire (gluten, laitages...) car les intolérances sont bien plus nombreuses que ce que l'on veut bien nous dire (et c'est normal puisqu'il s'agit tout simplement d'une alimentation qui n'est pas adaptée au fonctionnement de notre corps). Je ne suis pas tout ce que vous publiez par manque de temps mais j'ai l'impression que vous faîtes tout votre possible pour vos enfants et c'est un peu dommage d'en perdre le bénéfice pour quelque chose d'aussi facile à changer que nos croyances et habitudes alimentaires.
    Voici une piste : http://www.youtube.com/watch?v=K6OYrkyYiDY

    Enfin, j'ai eu la chance de rencontrer une thérapeute qui propose son conseil dans l'utilisation des Fleurs de Bach et cela m'a été d'une grande aide. Elles peuvent bien sûr être utilisées avec les enfants (très diluées dans l'eau).

    Bonne continuation et bon repos ;)
    Sandrine.

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    1. Merci Sandrine !

      J'ai tenté plusieurs fois les fleurs de Bach pour les crises d'Antonin, mais cela n'a rien donné... :-(

      Quand à la piste alimentaire, elle me parait intéressante, mais je ne vois pas comment faire.
      Vous dites que c'est facile de réformer son alimentation, je ne suis pas du tout d'accord.

      J'essaie de cuisiner végétalien au maximum par exemple, mais c'est tout de même une contrainte, dont je suis heureuse de pouvoir me libérer les jours de "pas le temps". Supprimer le gluten ou le lactose demande des mois et des mois d'efforts avant automatisation, et je risque de me sentir seule : les enfants vont sérieusement être marris si je supprime leurs chers laitages. Quant à mon mari... il n'arrêtera jamais, lui, c'est sûr !! :-D

      Dans l'idée je trouve ça intéressant, mais la pratique me parait vraiment complexe (bon, et puis je serai la première à carquer !) :-)

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  45. Il y avait beaucoup de commentaires cette fois-ci et je n'ai pas tout lu...

    Donc je te dis ce que j'en pense, ce que j'ai vécu avec mes enfants aux ages des tiens...

    C'était donc il y a à peu près 2 ans puisque les miens ont aujourd'hui 6ans1/2 et 4ans1/2.

    La fin des siestes, ici aussi on a eu du mal à s'y faire à cette perte de ce temps que l'on avait pour nous adultes et on a eu du mal mais on a tenu bon et on arrive aujourd'hui à ce qu'ils se reposent au moins 1/2h à l'heure de la sieste : ils sont couchés dans leur lit ou tranquilles dans leur chambre.
    Pour que ça passe pour eux, on a diminué le temps où ils devaient rester dans leur chambre de 2h à 1h puis à 1/2h.
    Pour que ça passe pour nous, on fait de plus en plus d'activités ménagères avec eux et pendant la 1/2h de sieste on ne fait qu'une chose qui nous tient à cœur pour nous (1 chose importante pour le boulot, 1 livre, 1 sieste,...)
    Et le reste, on le fait maintenant le soir, après 20h : heure où les enfants sont couchés et s'endorment rapidement vu qu'ils ne font plus de sieste.

    De ce fait, la petite a arrêté les siestes plutôt que le grand mais il lui arrive aussi encore de s'endormir pour de bon.

    En grandissant, ils sont maintenant capables de jouer tranquille jusqu'à 1h dans leur chambre et donc on regagne un peu de temps pour nous...

    Les crises, les colères : il n'y a rien eu d'insurmontable pour le grand mais pour la petite j'ai fini par aller voir un pédopsy même après avoir lu Filliozat et Faber et ... parce que je n'y arrivais et que j'avais besoin de solutions pour moi surtout...
    Son père n'était pas pour mais j'ai insisté (elle faisait des crises surtout avec moi). Je suis allé en voir un que m'a conseillé mon homéo et nous y sommes allés 4 fois. Il n'a rien fait ou dit de particulier, il a vu tout de suite de quoi je parlais et la seule chose qui en est ressorti c'est qu'il n'y avait rien de grave que c'était une petite fille de 3 ans 1/2 et c'est tout !
    Mais ça m'a rassuré et d'un commun accord avec mon mari, nous avons décidé d'"effacer son ardoise" pour chaque nouvelle crise et de ne pas anticiper sur ce qui allait se passer... bref de prendre du recul et depuis en gros qu'elle a 4 ans c'est fini !
    Il y a bien quelques restes de loin en loin mais rien de comparable et surtout j'ai appris à prendre mes distances et à accepter... Quoique des fois avec la fin de l'année scolaire, la préparation de la rentrée, des nouveaux rythmes, ...je craque mais ça passe vite...

    Je viens de relire ton article et ça me fait penser qu'un des pb pour la petite a été qu'elle ne veut pas "anticiper" sur ce qui allait se passer. Avec son frère, il faut tout lui dire longtemps à l'avance et le répéter et avec elle non, il faut en parler juste avant.
    Quand on s'en est rendu compte ça a réglé une bonne partie des crises... Ce n'est pas évident de tout détailler à l'un et ne presque rien dire à l'autre mais petit à petit on essaye de lui en dire un peu plus, un peu plus à l'avance et ça a l'air de lui convenir...

    Voilà comment ça s'est passé chez nous,...

    En espérant que votre été soit propice au repos !

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    1. Merci pour ton retour d'expérience, Cibou ! :-)

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  46. Bonjour Elsa,
    je passe faire un petit tour sur ton blog et il faudrait que je vienne plus assidûment, il est toujours aussi passionnant...
    "Merci" de ce partage sincère dans lequel de nombreuses mamans peuvent se retrouver...

    Je suis désolée, je ne pourrai pas t'apporter de conseils quant aux problèmes que tu rencontres... je suis bien incompétente en la matière et je ne rencontre pas ces difficultés avec Charline (mais, tu t'en doutes, j'en ai bien d'autres)

    Concernant le sommeil, Charline n'est pas une "grosse" dormeuse mais n'a jamais eu de difficultés pour aller au lit... même si 5 minutes avant elle courre dans tous les sens... d'un autre côté elle est tellement "active" qu'il faut bien recharger les batteries ^^. J'imagine bien sur que vous avez établi un rituel? ici il a évolué dans le temps mais on garde le même schéma global (et par ex pas question de prendre la douche AVANT le repas...) le hic 95% du temps c'est maman qui s'y colle (ce qui ne pose aucun pb à papa...)
    Si cela peut te rassurer, ici aussi j'éteins la lumière entre 21h00 et 21h30 maintenant (mais le matin elle a le loisir de se réveiller qd elle veut... ceci dit à 7h00 en général, elle est debout...!)

    Concernant les "crises", je ne pense pas que Charline soit hypersensible par contre, de manière chronique (tous les 6 mois) nous sommes confrontés à une phase "aiguë" de régression... Je pense que c'est plus ou moins normal finalement dans l'évolution de l'enfant mais cela est très épuisant aussi... comportement de "bébé" qu'elle revendique haut et fort, pleurnicherie "pour tout et pour rien" et qui évolue +/- en crise selon le moment, la fatigue (la sienne et la mienne), l'objet de la discorde... ah oui et détail subtil, Charline refuse catégoriquement que quinconce à part moi ne s'occupe d'elle... ça fait déjà plus d'un mois que ça dure et à priori ce n'est pas fini...
    Je ne sais pas non plus comment accompagner cette phase et les crises qui vont avec... je fais au mieux mais je suis parfois bien loin de l'approche bienveillante... bcp de chemin à faire encore :-(

    Certes mon message ne va pas t'apporter une grande aide, j'en ai bien conscience. Mais je te souhaite, très chaleureusement, de trouver "ici ou ailleurs" les solutions à tes/vos problèmes..
    Tes enfants peuvent être fière de toi, tu te remets en question, tu cherches constamment les "solutions" ou du moins le chemin le plus adapté à chacun...et ça c'est le plus beau cadeau que tu puisses leur faire... ( entre d'autres termes j'aurai pu dire que : "tu es une maman qui déchiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire" ;-) )

    Et petit aparté, je ne résiste pas au plaisir de te dire aussi que l'approche très pédagogique de certains de tes billets (dans lesquels tu partages tes "connaissances" acquises en tant qu'enseignante) m'a vraiment passionné et a contribué (dans une certaine mesure bien sur!) au choix de ma reconversion professionnelle.... en effet, je retourne (normalement^^) en septembre sur les bancs de l'école pour devenir moi-même enseignante...

    Affaire à suivre!
    Au plaisir de te lire... encore!

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    1. J'adore ça les personnes qui font des reconversions ! La dernière en date dans mon entourage, une maman ingénieure aéronautique qui a tout plaqué pour devenir professeure des écoles. Elle disait super bien gagner sa vie mais le sens n'y était pas.

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    2. Pour la petite anecdote, je suis moi même ingénieur :-) (mais pas dans le même secteur!)
      Et personnellement c'est mettre les relations humaines au cœur de mon quotidien qui m'a motivé... J'imagine que c'est une autre façon de dire trouver du sens à son boulot ;-)

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    3. Coucou Stéphanie !

      Merci de ton petit passage par ici ! Je suis touchée si mes reflexions ont pu nourrir les tiennes... :-)

      Oui, nous avons un rituel du coucher - enfin, deux, un pour chaque enfant, qui diffèrent un tout petit peu. Ici, heureusement que le papa fait sa part, car je ne pourrais pas me dédoubler ! :-D

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  47. Bonjour Elsa,

    J'ai pris la peine de lire tous les commentaires pour voir si je pouvais encore dire quelque chose d'intéressant. voici en bref mes petites observations:

    - ça vaut la peine de te pencher sur la piste "in utero", voir générationnelle. J'ai moi-même vécu des angoisses (enfin, c'est un grand mot, des stress inexpliqués) dans une situation bien précise, jusqu'à ce que j'apprenne dans un autre contexte que c'est une situation que ma mère avec vécue pendant que j'étais dans son ventre. Du jour au lendemain cela a quasi disparu. La manière dont il semble s'être calmé avec tes mots après le désaccord avec ton compagnon m'évoque cela. Un histoire de séparation sous quelque forme qu'elle soit (avez vous du passer du temps séparé pendant la grossesse, par exemple), ou bien dans votre histoire à vous.

    - les angoisses personnelles. Aloys (3 ans) parle beaucoup de la mort, de sa mort. "Maman, je ne veux pas être mort". Bel écho de mes angoisses à moi, qui ait perdu ma soeur en 2009, mon père en 2012, et qui suis hyper angoissée par rapport à mon fils. Oui, je l'imagine mort, parfois. Moins maintenant, j'y travaille.

    - l'alimentation : si tu veux supprimer des aliments, fais des tests. Mais j'aurais envie de te demander, même si je sais que par conviction vous êtes végétariens (et que je vais probablement m'attirer des foudres par ailleurs), que se passe-t-il si tu lui donnes de la viande? Il aime? ou pas? Et son attitude? Moi qui ait suivi pas mal de régimes à éviction, je sais qu'au bout du compte, ça dérègle la machine. Et quand j'ai commencé à remanger de la viande vraiment régulièrement, mon mental a complètement changé. Notamment, et c'est ce qui me fait penser à Antonin, ma capacité d'adaptation à des situations inattendues ou inconnues.

    Bon courage à toi en tous cas, je suis toujours avec grande attention les aventures d'Antonin (un poil plus âgé que mon fils) et de Louiselle. Et tu m'inspires beaucoup :-)

    Sabine

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    1. Bonjour, Sabine !

      Ouah, tu as lu tous les commentaires !!??? :-D

      Merci pour tes pistes de réflexion, mais cela ne me parait pas être ça...

      Pour le végétarisme, non, tu ne me choque pas, je me demande souvent si on ne va pas opter pour un régime flexitarien, que je trouve peut-être plus adapté aux enfants, mais au moment de passer le cap (= acheter de la viande), je flanche !! :-D

      Je suis végétarienne depuis si longtemps, cela est très difficile pour moi. Mais à suivre.

      Ceci dit, Antonin n'aime pas le poisson, et la seule viande qu'il ait jamais demander à goûter, ce sont... des nuggets de poulet !!! :-(
      Et évidemment, il a adoré... :-(

      Bon, mais cette histoire de régime carné ou non me semble un peu "à côté" du problème... Si la viande "calmait", cela se saurait !! :-DD

      Merci pour ton commentaire en tous cas.

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    2. Effectivement, je ne pensais pas aux nuggets de poulet :-). Ca je ne donne pas à mon fils non plus.

      Je ne dis pas que la viande calme, je dis juste que moi elle m'a ... comment dire... dérigidifiée. Pas facile à expliquer. La période où je n'en mangeais pas, j'étais très perturbée quand survenait un événement inconnu ou imprévu. J'étais très rigide sur mes opinions aussi et sur leur vérité absolue. Et l'apport de protéines animales en plus grande quantité a tout changé. Je pars toujours en croisade facilement, mais je suis beaucoup plus nuancée, et je peux désormais accueillir l'imprévu/inconnu avec beaucoup plus de souplesse. Un travail sur moi a aidé, bien sûr, mais je n'aurais pas été capable ou voulu faire ce travail avant de changer d'alimentation.

      De toute façon, tu cotoies tes enfants en permanence, tu trouveras :-), en te faisant aider le cas échéant. J'ai confiance en toi!

      Sabine

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  48. Bonjour Elsa,

    Je me permets de revenir poster un commentaire car lors de ma lecture d'hier soir j'ai pensé à toi. On m’a offert le « nouveau » livre d’Isabelle FILLIOZAT « Il me cherche ! ». C’est un peu la suite de « J’ai tout essayé ! » car il parle des enfants de 6 à 11 ans. Je me suis quand même plongé dans sa lecture même si mon fils n’a que 3 ans et qu’à priori il n’en ai encore pas aux stades de développement concernés par le livre. Je trouve que certains propos font tout de même référence à ce que je vis parfois avec mon fils. Bien oui lorsqu’on dit qu’une chose ou une autre n’est pas acquise à 6 ou 8 ans, le problème est forcément le même à 3 ans. Je ne pourrais que te conseiller cette lecture qui pour ma part m’a parlé. Je n’ai pas encore pu tester les pistes auxquelles j’ai pensé car la lecture est trop fraîche. On retrouve notamment la piste alimentaire, le contact lors de « crises/pleurs », etc. Elle y parle aussi d’hypersensibilité. Je trouve que cela permet de prendre beaucoup de recule. Et je pense relire pour la Xème fois, « J’ai tout essayé » car finalement je me demande si je n’ai pas oublié certaines choses fondamentales. Je n’étonne parfois que malgré mes lectures le quotidien reprenne tellement vite le pas sur le recul pris, mais bon j’y travaille !!!

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    1. C'est vrai, Anfofi, "le naturel revient au galop"...

      C'est qu'il faut déraciner des habitudes qui sont ancrées en nous depuis des générations et des générations...

      Moi aussi, j'y travaille ! :-)

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  49. Bonsoir Elsa. Cela fait longtemps que je n'ai pas posté ici, j'ai moins le temps de te lire, mais lorsque je retourne sur ton blog, c'est toujours un grand plaisir. Je te remercie pour cet article, qui fait écho à plein de choses vécues chez les unes et les autres (sommeil pour nous). J'aime beaucoup aussi cet article (et désolée de le formuler comme ça), car il vous rapproche de nous (je ne trouve pas d'autre formulation). Souvent quand je te lis: je me dis wawou!!! l'impression que tout va bien toujours chez vous. Et là partager tes moments difficiles me rend moi lectrice plus en lien affectif avec ce blog. Donc merci de nous faire confiance et de partager ton bilan personnel avec nous.

    Je ne sais pas si la suite de mon commentaire est utile, mais je partage avec toi des retours que j'ai eu de connaissances que j'ai (et il ne me semble pas que cela ait été abordé dans les commentaires): j'ai une copine dont le fils faisait jusqu'à l'âge de 6 ans, au moins 5 crises par jour puis beaucoup moins après. Des pleurs; des cris, mais de façon complètement disproportionnée (à nos yeux) par rapport à l'objet de la crise. Par ailleurs cet enfant était très intelligent faisant des progrès rapides dans plusieurs domaines, toujours envie d'apprendre... Elle n'a jamais consulté un psy se disant que son fils était peut être tout simplement très émotif, et elle essayait de gérer avec des câlins, de l'écoute... Elle remarquait aussi que son fils était sensible à un tas de choses. Mais les crises quoique moins importantes et plus espacées étaient toujours là. Puis cette personne a rencontré une autre dont l'enfant se comportait de la même façon, et lui a parlé des enfants précoces. Je n'aime pas mettre les enfants dans des catégories, mais elle l'a fait tester. Et il s'est révélé intellectuellement précoce (EIP). Et cela lui a permis de voir plus clair et d'aider au mieux son enfant à gérer ses capacités émotionnelles. Il y a cet article qu'on m'a conseillé
    http://centre-psyrene.fr/les-deux-formes-d%E2%80%99expression-du-haut-potentiel-intellectuel-chez-l%E2%80%99enfant/
    Cela pourrait être une piste. Courage et courage pour le sommeil.
    Aya

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  50. Bonjour Elsa,
    j'arrive tardivement dans cette conversation,
    je manque de temps pour tout lire mais une chose me frappe dans votre description d'Antonin : ce que vous dites de son langage.
    Je vous livre donc ma pensée : se pourrait-il que des difficultés d'appropriation du langage oral, même légères, provoquent chez lui une grande frustration et gênent l'expression de son être ?....
    Bien à vous.
    Marie

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    1. Tout à fait Marie, c'est un sentiment très fort que j'ai aussi.
      Même si Antonin commence à vraiment bien parler maintenant, je pense qu'il n'est un petit garçon "verbal" en règle générale. Bien sûr, cela peut changer, mais pour le moment, il est frustré et "géné dans son être", comme vous dites, oui, c'est tout-à-fait cela ! :-)

      A l'heure où j'écris ces lignes, les deux enfants sont chez ma mère pour quelques jours...
      Tout se passe très bien, Antonin ne fait aucune colère, mange très bien et fait TOUTES ses siestes (cela fait plus d'un an que les siestes sont vraiment occasionnelles, chez nous)...

      Bon. Je continue de réfléchir ! :-D

      Puisque j'ai l'occasion de faire le point sur cette question délicate, nous avons eu RDV avec une pédiatre ORL du tonnerre qui a tout de suite identifié chez Antonin un problème de taille (c'est le cas de le dire) : ses amygdales sont hypertrophiées.
      Du coup, il respire très mal, et nous sommes sûres, elle, mon mari et moi, à 99%, au vu de certains observations, qu'Antonin souffre d'apnée du sommeil.

      Voilà qui pourrrait expliquer ses "crises" (qui éclatent généralement au réveil, et je n'arrête pas de dire que cet enfant se réveille fatigué !!!), dans une certaine mesure : je lui ai parlé de ce "problème", elle m'a répondu qu'il était ARCHI répandu chez les enfants de cet âge.

      Voilà qui expliquerait aussi le peu d'appétit (oh, le doux euphémisme !) de mon Damoiseau et son dégoût des "petits bouts" : ça ne "passe" pas, c'est le cas de le dire...

      Voilà qui explique en tous cas avec certitude la double otite séreuse dont les traitements ne viennent pas à bout (mais, bonne nouvelle, malgré cela, l'ouïe d'Antonin est bonne, et même, très bonne !) :-)

      Voilà qui expliquerait ainsi une certaine "gêne" au langage , et le fait qu'Antonin aie toujours la bouche ouverte...

      Mi-août, cette dame opèrera Antonin et lui enlèvera ces amygdales...
      Je n'en attends pas de miracles, mais j'ai vraiment le sentiment qu'on a mis le doigt sur un truc...

      Bon, voilà, je m'échanche une fois de plus... :-D

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    2. Bonjour Elsa,

      vous semblez avoir drôlement avancé du côté langage, organes de la parole, de la respiration buccale, de l'alimentation et l'identification de problèmes qui, tous, paraissent liés en effet !
      En tout cas, c'est vous qui faites les liens et c'est sûrement ce qui va permettre à votre fils d'avancer !
      Sans attendre de miracle de cette intervention, il se pourrait bien qu'un certain soulagement des symptômes soit déjà un joli confort pour lui et pour vous!
      c'est en tout cas ce que je vous souhaite!

      Quant au fait que tout se passe bien pour Antonin chez leur grand-mère.... que penser ?

      A t-il pu trouver un certain "lâcher-prise" là-bas ?....

      Bien à vous
      Marie




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    3. C'est une autre Marie qui répond, psychomot et très heureuse maman de la petite Camille,
      (que je viens de retrouver à l'autre angle de sa chambre, sur son tapis de jeu alors que je l'avais déposée dans son lit au sol, un peu confiné par des coussins qui la sécurisent "comme chez Nounou", à 5mois et demi, tout va bien Madame la Marquise !!!
      Nounou avec qui cela va bien bien mieux soit dit aussi en passant. Même si nous ne partageons pas la même vision psychomotrice, nous avons je crois réciproquement abandonné l'idée de nous convaincre mutuellement ! Mais nos échanges sont toujours très respectueux et j'y apporte grand soin.)

      J'ai lu tous les commentaires, certains en diagonale je l'avoue.
      Je suis assez frappée par la "couleur" de la plupart d'entre eux qui ne refletent pas les tons pastels bienveillants de d'habitude. Je trouve cela très bien que tu te sois autorisée ce billet un peu plus intime et décalé par rapport aux progressions montessoriennes, non pas parce que cela rassure de te sentir douter (.. donc humaine?) mais parce que c'est une des fonctions essentielles du blog que de partager (sans juger ;) !) et que le seul apaisement momentané que cela a pu t'apporter de "décharger sur la toile rend ce billet essentiel. Bref.

      Je ne reviendrais pas sur le thème de la jalousie, rien que le fait que tu ne le sentes pas ainsi devrait l'avoir éteint des possibilités "d'explication". Et oui, les mamans sentent (et pas que mauvais hihihi !) un point c'est tout (et désolé pour les papas que ca exclue parfois!).

      En lisant ta dernière réponse suite à l'ORL, je ne peux m’empêcher (et je ne le ferais pas !) d'avoir plein de douces et affectueuses pensées pour Antonin, qui pendant toutes ces années a géré à sa manière et du mieux qu'il a pu cette gêne et surement les douleurs associées. Je trouve qu'ils ont tout de même méga courageux nos petits bouts et je reste souvent admirative de ce qu'ils endurent que nous adultes, ne saurions supporter aussi longtemps.
      Peut-être que l'opération ne résoudra rien et que les habitudes alimentaires et de sommeil sont ainsi ancrées en lui (même si je doute que ce soit aussi immuable) mais même si cela ne fait que de le soulager d'un ronron quotidien, ce sera déjà une superbe réussite, pour lui.

      Plein de pensées affectueuses donc, à vous 4 et tels que vous êtes !!!
      Marie et Camille (qui dort enfin et dans son lit youpi!)

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  51. Bonjour, Marie !

    Je suis contente d'avoir de tes nouvelles ! ;-)
    Je me souviens bien de ta petite qui est très attirée par le mouvement depuis longtemps déjà, un comble pour sa maman psycho-motricienne adepte de la liberté motrice que les pédiatres soupçonnent de "sur-stimuler" sa fille sur la plan moteur ! :-D
    Cela m'avait fait rire lorsque tu nous l'avais raconté...

    Je suis contente que la relation avec l'ass' mat' se passe bien, elle a tout l'air de quelqu'un de très compétent malgré vos divergences ! :-)

    Oui, moi aussi, je dois dire que j'ai été surprise par les commentaires à cet article... Euh, surtout par leur nombre, en fait ! :-)

    Ce post, contrairement aux autres, n'avait pas du tout été planifié (oui, je prévois à l'avance mes sujets, surtout depuis que je m'oblige à ne plus écrire tout les jours... Je ne peux pas traiter tous les sujets que j'ai en tête !), à la base j'ai commencé à faire le point pour en faire une intro à un article type "Notre semaine", et il m'est apparu que ce texte avait une unité en soi, alors que l'ai publié à part.

    Son existence est donc totalement contingente, c'est sans doute pour cela qu'il n'a pas la même couleur que le reste ! ;-)

    Ce qui me surprend le plus, c'est que les gens soient surpris - limite choqués - devant mes petits problèmes : des enfants petits dormeurs et un garçon qui a besoin de décharger. Euh, ce n'est donc pas comme ça chez les autres ?? C'est archi-banal, tout de même, non ?

    C'est rigolo, parce que c'est moi, à présent, qui me dit que ça a l'air très cool, chez les autres, si ce genre de soucis lambda n'existe pas !! :-D

    Comme toi, je suis certaine qu'il n'y a rien d' "ancré" chez Antonin, non, pas à trois ans ! Ni même à 10, ni même à 36, alors... L'être humain change en permanence, il faut laisser cette liberté à nos enfants, tout de même ! :-D

    Bisous chez toi, et un grand merci pour ton commentaire ! :-)

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  52. Je réagis très tardivement à ce billet, que j'ai pourtant lu en son heure... je ne voyais pas trop ce que j'aurai pu apporter en plus des commentaires précédents.
    Mais comme des liens se sont créés dans mon esprit, suite à des discussions, des lectures, etc, je me permets une petite réflexion qui me titille actuellement : les mamans (enfin celles qui sont dans mon/ton état d'esprit) travaillent beaucoup à prendre sur elles, à faire taire leur colère/ras-le-bol (je ne sais pas trop quel mot employer).
    Or je me demande si la colère que nous ressentons est vraiment toujours à ignorer, si c'est vraiment bénéfique pour tout le monde (enfants y compris) de nous calmer, ou de faire du yoga pour évacuer / du sport pour se défouler.

    Car il me semble que c'est plutôt positif, d'être en colère : une réaction de survie, pour se protéger de quelque chose qui ne nous convient pas, "qui fait non dans notre corps". C'est ce qu'on dit aux enfants, d'ailleurs : "si ça te fait non, refuse", pour leur apprendre à s'écouter et à refuser des actes violents, pédophiles, etc.

    A taire nos colères, est-ce qu'on ne leur donne pas le mauvais exemple ? Est-ce qu'on ne fait pas le lit de tensions (que nos enfants vont percevoir), voir de somatisations futures ? Est-ce que nos enfants ne font pas tout pour nous permettre de sortir de nos gonds, pour nous soulager ? Ou qu'ils ne prennent pas sur eux le poids de notre énervement ?

    C'est un peu la "méthode Solter" appliquée aux parents... pour que nos enfants soient libérés de nos colères, et ne les portent pas... Ça n'a peut-être rien à voir avec "ce qu'Antonin a sur le cœur", mais sait-on jamais, certains petits sont de véritables éponges à émotions.

    Évidemment, quand les adultes montrent leur colère, c'est avec des messages-je "Je ne veux pas avoir mal ! Quand je reçois un coup de pied, ça me fait mal ! Je suis en colère parce que c'est injuste de subir des coups, et c'est encore plus intolérable quand c'est de la part de quelqu'un que j'aime !" et pas "Arrêtes de me taper, tu es une vraie brute !", sans se défouler sur quelque chose ni quelqu'un bien sûr... Bref, plus facile à dire qu'à faire, surtout si on n'est plus du tout connecté à notre petite "alarme de colère", et qu'on attend trop longtemps avant que ça sorte.

    Je vous donne quelques liens vers des articles plus "pro" sur le sujet, qui m'ont fait réfléchir :
    http://blog.scommc.fr/le-guide-des-emotions-la-colere-cette-inconnue-qui-vous-veut-du-bien/
    http://blog.scommc.fr/le-ballon-emotionnel/
    http://blog.scommc.fr/je-menerve-trop-sur-mon-enfant-je-lui-crie-souvent-dessus/

    Tout mon soutien pour l'opération du Damoiseau !

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