mercredi 8 janvier 2014

Trois ans !


Maintenant, Antonin n'est plus un bébé. C'est en observant ses gestes que cela me frappe le plus : il est complètement autonome et prend beaucoup d'initiatives, avec ce petit air concentré et sûr de lui (celui-là même qu'on lit sur le visage des adultes) qui m'attendrit toujours et me serre un peu le coeur. Il manie les casseroles avec une vraie dextérité, et cela ne surprend plus personne, depuis le temps qu'on le voit derrière les fourneaux ! Il est capable de remuer le riz qui bout tout doucement, en dosant ses gestes pour ne pas s'éclabousser. Il sait égoutter des céréales brûlantes dans une passoire et mettre un plat au four. Verser, éplucher, mesurer (sans graduation ! : tant de verres ou de cuillères, la moitié de, etc.), n'ont plus de secret pour lui !

Bien sûr, ses compétences ne se limitent pas à la cuisine. Il monte et descend les escaliers "comme un grand", en alternant les pieds, même s'il a encore besoin de s'accrocher à la rampe en raison de la hauteur des marches. Il saute à pieds joints, grimpe, glisse et se balance. Il développe une nouvelle passion pour les constructions de cubes (Superbe ! Il faut que je prenne ses oeuvres en photos !). Les ciseaux l'intéressent enfin et il passe de longs moments à s'acharner à les utiliser n'importe comment. Il s'exerce aussi avec beaucoup de patience à tenir son crayon correctement et ne se fâche jamais quand je corrige la position de ses doigts. Je crois qu'il a vraiment envie de manier ses feutres comme les grands, mais s'emmêle encore un peu... Quant au contenu des dessins, pas de bonhommes pour l'instant, mais des plantes ! Avec des racines. Ça, c'est important, les racines ! :-)


Pour moi, je suis bien contente que la tranche d'âge, ô combien critique, des "deux-trois ans" soit derrière nous. Et même s'il n'a trois ans que depuis quelques jours, il me semble que je constate déjà un apaisement. Car je peux bien le dire à présent, l'année écoulée n'a pas été facile ! Antonin est un petit garçon réservé, qui observe énormément. Ce n'est pas un bavard et il n'aime pas être le centre de l'attention. Mais... plusieurs fois par jour, nous avions droit à une crise de nerf monumentale. Et je n'avais souvent d'autres ressources que d'avouer à mon Damoiseau que je ne comprenait rien aux raisons de sa colère et ne savais absolument pas comment l'aider...

Mais de jour en jour, le lexique d'Antonin s'enrichit, et la distance entre son ressenti et ce qu'il est en mesure d'en exprimer s'amoindrit... Même s'il est encore en difficulté pour exprimer ses opinions, ses besoins et ses sentiments, que ce soit par des mots ou par des attitudes corporelles autre que la colère, je le sens plus tranquille. Et je vais beaucoup travailler, cette année, pour essayer de le doter d'outils pour exprimer sa sensibilité !


Antonin est un petit scientifique. Il veut connaitre le nom des choses, et adore les documentaires, les imagiers... et les magazines "Géo" ! Il connait toutes ses couleurs et s'intéresse à leurs nuances, et compte sans erreur... loin. Il sait donner son nom, son âge, son sexe. Si vous le lui demandez, il vous expliquera peut-être la différence majeure entre les hommes et les femmes : "Les filles ont une poche dans le ventre pour les bébés, et un trou en bas pour qu'ils sortent. Pas les garçons. Mais les garçons ont un zizi en forme de robinet.". Moui, l'essentiel est là ! :-D

Antonin continue de jouer énormément avec sa petite soeur, même s'il est diffcile pour lui en ce moment de partager ses jouets ou d'attendre son tour. Il me semble bien avoir perçu chez lui les premiers signes d'empathie, et il lui parle avec douceur, en se penchant à son niveau et en lui mettant une main sur l'épaule (comme nous faisons avec lui, en fait !!). Mais grandir, c'est très difficile, quand on a une petite soeur de 16 mois de moins que soi. Surtout quand tout le monde s'extasie sur cette merveille... Oui, les gens sont toujours surpris ; il parait qu'ils la trouvent "précoce". Alors, il va falloir expliquer ça au Damoiseau. Comment un bébé si petit qui déforme les mots en les disant, est incapable de produire une phrase correcte, ne sait pas faire du vélo et porte encore des couches, peut-il être si merveilleux ? Alors, parfois, Antonin essaie. Il ne parle plus que par mots isolés (et déformés comme il se doit), refuse le vélo et réclame la poussette... Enfin, vous voyez le tableau. Ce qui nous donne des situations cocasses : Louiselle poussant la poussette-canne dans laquelle siège magistralement son frère pour l'emmener à l'école... Et les gens de rigoler : "Oh, mais ça n'est pas dans l'ordre des choses !". Que voulez-vous, moi, je n'y connais rien, à "l'ordre des choses". Et Antonin non plus. Mais ce que nous savons tous les deux, c'est que parfois il a besoin de redevenir petit et de monter dans cette poussette. C'est ainsi !


Et sinon, l'école ? L'école, c'est LA grande affaire, quand on a trois ans. Il faut le croire, puisque tout le monde ne lui parle plus que de ça : "Alors ? Tu vas à l'école ? C'est bien ? Elle est gentille, la maitresse ?" Que "tout le monde" se rassure : Antonin ADORE l'école. Il était très content d'y retourner après ces longues vacances et me dit souvent qu'il aime sa maitresse, et "tous les amis". Ceci dit, je sais qu'en classe, il est totalement mutique, mais je ne suis pas du tout étonnée ni inquiète. Il est comme ça, mon Damoiseau, il observe en retrait. 

Et on dira ce qu'on voudra, mais je trouve que c'est une extraordinaire qualité ! ;-)

27 commentaires:

  1. Ta photo m'a fait sourire, j'aurais pu prendre exactement la même... presque tous les jours en ce moment ! Alors on explique, on ré-explique, et on explique encore qu'il n'est pas besoin d'être un bébé pour avoir l'amour de papa et maman... !
    J'aime aussi l'entendre dire "écoute, chérie, je vais te montrer !" à sa petite soeur.

    Ici les filles "ont du lait" ;-)

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  2. Joyeux 3 ans à ton grand bonheur... comme c'est chouette de faire le bilan de leur évolution et de se rendre compte de tout ce qu'ils savent déjà faire juste en les accompagnant à leur rythme!
    Je reconnais aussi bien ma grande dans ta description: elle observe, elle est en retrait et seulement quand elle se sent bien et rassuré elle va oser être elle même, il lui faut du temps et il faut l'accompagner. Pour exemple, elle ne veut pas souhaiter son anniversaire à l'école et être le centre de la classe. c'est son choix il sera respecté, la maîtresse est déjà au courant (j'ai de la chance , c'est une amie)
    Par contre, ce n'est pas pour te décourager, mais Nawel s'était bien calmée à 3 ans avec les colères "extrêmes" (oui, oui) et en ce moment (à presque 4 ans) elles reviennent en force, moi qui croyait être débarrassée des 30mn de hurlement pour le moindre grain de sel qui vient la perturber , et je trouve aussi les relations entre soeurs de plus en plus difficiles _ mais c'est normal je rentre ds le "terrible two" avec la seconde et chez moi c'est la première qui semble assez précoce... et j'aime quand tu dis "je ne connais pas l'ordre des choses" , au départ je me disais que Nawel n'était pas vraiment une petite fille dans" la norme" mais avec le temps j'ai appris à accepter ses colères, sa précocité et ses particularités et elle est "comme elle est" et je les aime chacune pour ce qu'elles sont!


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    1. Je confirme il y a un regain de "terrible two" vers 4 ans. Je me console en me disant que c'est une phase de développement débridé, brouillon, excessive dans le langage les comportements les jeux... une phase de construction qui amène ensuite la concentration la précision etc et cela sert en autre aux apprentissages précis comme l'écriture et la lecture... C'est ce que j'ai lu dans "tout se joue avant 6 ans". Je ne sais pas si tu confirmes (par rapport à ton métier?) ou si d'autres lectrices confirment (visiblement Nawel Zélie et co, c'est ce qu'elle décrit)

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    2. Bonjour à toutes les deux !! ;-)

      Oui, Alexandra, je me souviens que tu disais que les colères de ta fille avaient ressurgi avec la rentrée alors qu'elles étaient calmées... Bon, ce que je retiens dans tout ça, c'est que je vais (peut-être ?) avoir une petite année de répit ? Je prends ! :-D

      Anonyme, par rapport à mon métier, non, je ne peux pas dire. C'est en tant que parent qu'on a accès à ce "moi" intime de l'enfant, pas en tant qu'enseignant. J'étais toujours très surprise de voir, au moment de la sortie, des enfants adorables taper de grosses crises avec leurs parents. Maintenant, je comprends. Ils se sont "contenus" durant toute une matinée d'école, ils se lâchent à midi avec Maman. Mais avec moi, oh, jamais ! La maitresse, on veut lui faire plaisir, on s'appplique à faire bien tout ce qu'elle dit comme elle dit (euh, non, les élèves ne sont pas non plus faciles à cadrer, mais cela tient à d'autres raisons...)...

      Merci pour ton éclairage, j'ai lu "Tout se joue avant 6 ans" il y a bien longtemps (c'est le livre qui a guidé ma mère pour m'élever !!), il faudrait peut-être que j'y remette le nez ?!

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  3. Toutes les qualités d'un petit zèbre ton fils...
    Et toutes ces particularités qu'on a parfois du mal à comprendre. Il a de la chance d'avoir une maman si observatrice de son évolution et qui en fait tant pour lui. Et de la chance de pouvoir voir ce blog, plus tard, et de se rendre compte de tout ce que tu auras fait pour lui, tant dans les activités que dans la compréhension.

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  4. Joyeux anniversaire de 3 ans à ce petit homme!!!!
    Je reste à l'écoute concernant les outils pour exprimer la sensibilité car par chez nous c'est encore difficile à 5 ans...
    peut-être que j'aurais besoin de piste moi-même???

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  5. Joyeux anniversaire à ton petit d'homme, et une belle année à vous! Très joli billet! ;-)

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  6. Quel beau billet pour ton Damoiseau!
    Petit bonheur (25 mois) a aussi une très grande sensibilité. Il est plus apaisé depuis qu'il parle et que j'ai renforcé la stratégie "participative" mais je suis ouverte à la mise en place d'autres outils ;-)

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  7. Bonsoir Elsa,
    Joyeux anniversaire à ton damoiseau. C'est un grand bonheur et un grande ressource de te lire.
    Concernant les colères et crises émotionnelles, et la recherche de ressources, je ne peux m'empêcher de parler ou reparler car peut être connais tu, as tu lu, Aletha Solter et l'accompagnement des pleurs et colères des enfants. C'est une grande source d'inspiration pour moi pour l'accompagnement émotionnelle de ma petite kangourou. Une émotion d'un enfant ne sort pas toujours au moment ou la difficulté émotionnelle apparaît, c'est le "syndrome du biscuit cassé" qui crée une grosse crise de colère et/ou de larme pour sortir des émotions emmagasinées plus tôt ds la journée ou même avant, le biscuit n'étant qu'un prétexte pour que cela sorte. Or cette période des deux trois ans est un passage de l'apprentissage et de l'apprentissage de la frustration très important. Pour moi c'est donc un très bon signe que ton damoiseau est fait des crises régulièrement, signe qu'il sent qu'il a l'espace émotionnel pour le faire et chaque émotion déchargée ne s'emmagasine pas dans son coeur, et lui laisse plus d'espace intérieur ensuite pour revenir à son travail de l'apprentissage de la vie. Bien sûr, c'est pas toujours facile à accompagner les émotions, surtout la colère qui peut s'associer à de la violence envers soi, l'autre ou les objets. La posture de protéger l'enfant, les autres et les objets puis d'écouter avec toute son attention, sans chercher à comprendre ou à demander des explications (car ds l'émotion on ne peut penser, ni expliquer raisonnablement) est ce qui permettra à l’enfant, très souvent, d'évacuer l'origine de son émotion. Moi j'ai passé des heures à écouter les pleurs de ma fille, sans chercher à les arrêter, depuis qu'elle est petite, aujourd'hui le soir, et parfois ds la journée elle me signe (avec le langage des signes) ou me dit qu'elle veut pleurer avant de se coucher, comme une demande de décharge avant de partir pour une nuit plus tranquille ensuite. C'est un cadeau formidable d'offrir un espace à son enfant pour dire et exprimer physiologiquement ses émotions (pleurs, cri, tremblement, rougeur de colère...) quelque soit leur âge. Le travail d'Aletha Solter s'inspire du mouvement de la Co - écoute, qui est formidable outil sur l'accompagneent émtionnel. Voilà en tout cas lire et relire les livres de cette femme, est une belle ressource pour un parent, en tout cas cela l'est pour moi tu l'auras compris!!!
    Au plaisir de continuer à te lire.
    Ps: peux tu me donner les références de ta maison des serrures ? merci

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    1. J'aime beaucoup le travail d'Aletha Solter et je m'en inspire aussi au quotidien pour accompagner les pleurs et les colères de mes filles. J'ai encore un peu de travail à faire pour me détacher des regards des autres personnes ou des mots d'autres personnes devant mes réactions (accompagnements, aucun cri, aucune menace) face aux colères de mes filles _ j'ai du mal à réagir avec détachement (j'ai envie de leur expliquer qu'ils ne comprennent rien, qu'ils agissent mal , qu'ils ne respectant pas leurs enfants ... ) alors que je suis "quasi" certaine d'être sur le bon chemin de l'éducation!

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    2. Bonjour Céline !

      Oui, oui, je connais bien A. Solter, je lui avait consacrée un article ici :

      http://mercimontessori.blogspot.fr/2012/08/seances-de-larmes.html

      Merci pour ton commentaire, qui me remet un peu les pendules à l'heure !! :-D

      C'est vrai que ces derniers temps, je cherche peut-être trop à comprende... Alors qu'en même temps, je SAIS qu'Antonin a besoin de cette décharge, je sens qu'il est mieux après !

      J'applique depuis qu'il est bébé la méthode de Solter, mais j'ai quand même rencontré deux difficultés :

      - Antonin ne se lassait pas "contenir" dans mes bras. Je sais que c'est normal, et que la "lutte" qui s'engage entre le parent et l'enfant symbolise et sublime la lutte de l'enfant contre tout ce qui le dépase. Bien. Mais quand on a une louloutte très éveillée qui nous regarde avec des yeux ronds en se demandant pourquoi on se bat, c'est un peu dur. Et la lutte gréco-romaine, sérieux, c'est pas mon truc.

      - Louiselle, justement. Laisser Antonin hurler tout son saoul, pas de problème pour moi (au terme d'un gros travail, mais passons). Mais pour un bébé qui n'a rien demandé et qui assiste à des colères continuelles, je trouve ça dur. Ce que je fais souvent, c'est que je sors de la pièce où Antonin pique sa crise, en emmenant Louiselle. Donc, dans ces cas-là, je ne l'accompagne pas. Car je ne PEUX pas l'accompagner en délaissant mon deuxième enfant, pour qui tout cela est tout de même très anxiogène.

      C'est le seul reproche que je ferai à Aletha Solter : à aucun moment elle ne dit comment gérer les décharges au sein d'une fratrie...

      Mais sinon, j'adhère, à 200% !

      (Et d'ailleurs, vos messages dans ce sens me font très très plaisir, car à l'époque où j'avais écrit sur le sujet, je m'était heurtée à une grosse incompréhension - seule lc, je me souviens, avait compris ce dont je parlais ! Vive Solther ! :-D )

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    3. Je dois beaucoup à ce livre aussi. Les premiers jours à la maison avec un bébé tout neuf ont été difficiles, des pleurs qu'on ne comprend pas, qu'on ne sait pas comment calmer. Je sentais bien qu'elle avait juste besoin de pleurer, mais avec tous les apriori de nouveaux parents, les histoires d'instinct maternelle, des "bons parents" doivent comprendre les pleurs de leur bébé, doivent savoir les calmer, sans compter tous les bons conseils du style : "mais il faut le laisser pleurer seul dans son lit ce bébé, il ne faut pas l'habituer aux bras"... ça n'aide pas vraiment.

      Bref, je ne sais plus comment j'avais découvert ce livre, c'est probablement toi Elsa qui m'avait sauvée encore cette fois ci avec un de tes articles ;-), en tout cas je l'ai lu en une journée et ça m'a confortée dans ce que je présentais déjà et complètement déculpabilisée. Nous avons donc passé deux mois à accompagner ses pleurs TOUS les soirs, mais cette fois sans stress et en sachant pourquoi on le faisait et ça change tout ! J'ai même fini par beaucoup apprécier ces moments.

      Mais comme tu le dis on s'est aussi posé la question si avec un deuxième enfant on arriverait à passer autant de temps à l'accompagner...
      Dans son livre "pleurs et colères" il y a juste un petit paragraphe à la fin dans "questions fréquentes" : "Comment puis-je accepter les pleurs alors que je m'occupe de plusieurs enfants en même temps ? Votre méthode ne manque-t-elle pas de réalisme ?". Petit résumé pour ceux qui n'ont pas le livre sous la main : Il n'y a pas vraiment de solution ;-) car pour elle ce n'est pas une situation "naturelle" : "nos ancêtres chasseurs-cueuilleurs vivaient en groupes familiaux. Ces clans comportaient toujours plus d'adultes que d'enfants, l'éducation était une responsabilité partagée." En tenant compte des réalités actuelles elle conseille d'accorder le plus d'attention au plus jeune et rassurer les plus âgés par des paroles ou "une caresse si vous avez une main libre" :-).

      En tout cas merci d'en avoir reparlé car j'avais un peu oublié que ce n'est pas valable que pour les nouveaux nés. Depuis 7-8 mois j'ai l'impression que le pouce remplace ses décharges, quand je la sent très tendue le soir avant de la coucher je lui propose mais elle n'enlève pas son pouce...
      Je ne m'inquiète pas, je suppose que les crises reviendront bien assez tôt ! ;-)

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    4. Bonjour,
      Je souhaiterais poser une question qui me trotte dans la tête depuis fort longtemps et suite notamment à la réponse de Céline et à tout ce que tu as dit Elsa sur A. Solter , voilà ce qui me turlupine : l'accompagnement des pleurs et colères en écoutant son enfant "avec toute son attention, sans chercher à comprendre ou à demander des explications" n'est-elle pas opposée à l'accompagnement préconisé par Faber & Mazlish qui tend à verbaliser en décrivant l'émotion que l'on pense ressentie par l'enfant, afin qu'il se sente compris et puisse s'apaiser ???
      Merci pour vos avis !!

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    5. Et pour reprendre la question de Céline, les références de ta maison des serrures m'intéresse aussi vivement ! Merci.

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    6. Coucou Karou !

      Alors, mon "puzzle" serrure est un Melissa & Doug, comme je le disais plus haut, et j'en suis très contente ! ;-)

      Ta question est intéressante, mais à mon sens, les deux postures de Solter et de faber et Mazlish (deux sources si précieuses !) ne sont pas antithétiques.

      Je prends un exemple : brusquement, Antonin se met à pleurer. Au moment où je calinais sa soeur, il se "fait mal" en effleurant un meuble, mais sa réaction est clairement demesurée.

      Les auteurs sus-nommées nous ont appris à rejeter les explications type "c'est un caprice". Donc, dans un premier temps, en tant que maman, je verbalise ce que je crois comprendre de la situation. "Ah, tu veux un calin, toi aussi ? Tu es frustré de voir que je caline ta soeur ?".

      De deux choses l'une : soit les pleurs s'arrêtent immédiatement, et le Damoiseau me dit : "Oui". Il s'agissait de pleurs de frustration, que j'ai su décoder (bon, parfois, il me faut un certain nombre de propositions avant de tomber sur la bonne, mon exemple est un peu simpliste...)

      Soit les pleurs ne s'arrêtent pas. Je verbalise, verbalise, m'échine à comprendre, jusqu'à avoir la certitude que ce ne sont pas de mes bonnes paroles dont le Damoiseau a besoin. Il s'agit alors de pleurs de décharge. Qui peuvent durer jusqu'à une grosse heure. Tu penses bien : heureusement que je n'échaine pas les descriptions verbales des émotions de mon Damoiseau pendant une heure, ce serait épuisant pour tout le monde !!! :-D

      Solter a une position originale, qui "prend le relai" lorsque toutes nos tentatives d'écoute et de verbalisation semblent échouer. Alors, au lieu de se sentir impuissant et "en dehors" (voire complètement exténué, enragé etc. ...), on reste actif et à l'écoute. C'est vraiment une théorie très déculpabilisante pour les parents et très efficace pour les enfants, je confirme !

      Même si je suis très "Faber et Mazlish" dans l'âme... Ah, la verbalisation... Ça, ça me correspond bien !! ;-)

      Ai-je répondu à ta question ?

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    7. Selon toi les 2 méthodes sont donc à appliquer de façon "chronologique" en qq sorte dans le traitement du mal-être de l'enfant.
      Ta phrase "Solter a une position originale, qui "prend le relai" lorsque toutes nos tentatives d'écoute et de verbalisation semblent échouer" résume bien ce qui me manquait pour bien comprendre le fonctionnement de ces 2 méthodes et la méthode Solter me paraît tout d'un coup plus "humaine" aussi. Ton exemple et tes explications sont parfaites, je te remercie vivement pour l'attention que tu as accordée à mon questionnement !!

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    8. Ah ben oui, tu résumes bien ma pratique des choses : j'applique les deux méthodes de facon CHRONOLOGIQUE ! :-D

      C'est ça ! :-)

      (Encore qu'encore une fois, la méthode Solter ne soit pas toujours possible quand on a deux enfants...)

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  8. Bonjour,

    Merci pour ce nouveau beau billet, vous lire illumine ma journée, me permet une prise de recul par rapport à p'tit Bonhomme 2ans et 7 mois, et ici aussi on attend avec impatience les 3 ans pour une nouvelle page ....en espérant moi de colère (j'aime bien l'image du biscuit cassé utilisé par Céline, il est très parlant à la maison);
    En tout cas, je voulais vous remercier pour tout vos partages,
    la photo est magnifique, aller à l'école par un tel chemin....ça me fait rêver!!
    belle journée à vous
    Sophie

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    1. Oups, Sophie, je dois dire... Ce n'est pas le chemin pour aller à l'école !!

      C'est vrai que le cadre de l'article le donnait à penser, mais non. Le chemin de l'école est bordé de maisons, mais sympa aussi ! ;-)

      Ici, ce sont les photos d'une ballade sur le coteau d'en face, il faut hélas prendre la voiture pour quelques minutes pour s'y rendre, bien que cela soit tout près ! (trop grosses côte/descente pour les petites jambes)

      Bon courage avec votre petit bonhomme, je sais bien que ce n'est pas toujours facile !! Patience, compréhension, bonnes lectures, et cercles d'amis éveillés aux mêmes pratiques : tel est le coktail gagnant pour être maman ! :-D

      Ça va le faire ! ;-)

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  9. Bonjour,
    Bon anniversaire Antonin!
    Merci à vous Elsa pour vos partages quotidiens.

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  10. Bon anniversaire à Antonin. Trois ans c'est vraiment un bel âge (j'avais remarqué ce changement également, c'est très agréable).

    Les paysages sont magnifiques, quelle chance d'habiter à la campagne.

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  11. Quel joli texte pour ton petit garçon. je voulais juste revenir sur le fait qu'il soit un grand observateuren retrait. Celà fait parti des caractéristiques de son signe astrologique. Avec 36 ans d'écart je suis comme lui et ce qui peut passer pour de la timidité lui sera très utile. Il observera les gens, les choses, çà lui permettra de ne pas donner sa confiance à l'aveuglette, de rarement se tromper sur les gens qu'il rencontrera,de voir des petits détails sur plein de sujets... Pour ce qui est d'exprimer ses sentiments il aura peut être toujours du mal mais il est vrai qu'a mon époque les mamans n'étaient peut être pas aussi à l'écoute de leur petits bouts.

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    1. Hihi, je suis capricorne, moi aussi ! ;-)

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  12. Bon anniversaire Antonin !
    j'aime toujours autant tous ces petits (petits, façon de parler :-)) billets qui éclairent ma manière de faire avec mes loulous et je suis toujours émerveillée par ta finesse d'observation( je ne pense pas en être capable pour parler de mes koalas...).

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    1. Je suis d'accord avec Franouch, je suis toujours touchée par la manière dont tu parles de tes enfants... Quelle chance ont-ils de t'avoir comme Maman!

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  13. Très belle lettre :-) qu'il appréciera à sa juste valeur en temps voulu, j'en suis sure.

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