vendredi 6 septembre 2013

Mon enfant ne mange RIEN !!

Dédié à lc, à Coralie, à moi-même, et à toutes ces mères "nourricières" qui ont, au moins une fois, douté de l'être comme il faut.
 
Un jour de grosse pluie...
Sinon, les repas sont pris dehors !!

Je me le dis souvent : nos enfants sont pour nous les professeurs les plus exigeants. D'autant que ce ne sont pas des professeurs rationnels, aux attentes définies et stables. Ils me font plutôt penser à des maitres spirituels de très haute volée, de ceux dont on ne comprend jamais ce qu'ils veulent ni où ils veulent en venir. Des illuminés qui exigent de nous de veiller plusieurs nuits d'affilée, de sauter des repas, de plonger les mains dans le caca, d'oublier de nous laver pendant plusieurs jours, et de garder notre sourire, notre calme, notre charme et notre vivacité d'esprit. Et nous y parvenons. Plus ou moins bien selon les jours, mais tout de même. Si ça, ça n'est pas avoir la foi...

Un des plus gros défis qu'Antonin m'ait jamais lancé (juste derrière "apprendre à ne plus dormir alors que j'avais besoin de 10 heures de sommeil par nuit") est lié à l'alimentation. Dès sa naissance, les choses ont été très difficiles. Je voulais allaiter et je n'ai pas pu (ou pas réussi ? ou inconsciemment refusé ?). Puis, au moment de la diversification, Antonin n'acceptait que les petits pots ; tout ce que je faisais moi-même était rejeté. Il n'a accepté d'avaler des morceaux qu'à l'âge de deux ans. Il refuse aujourd'hui la plupart des légumes et tous les fruits (à l'exeption des pommes à dose homéopathique et de la banane mixée dans sa bouillie du matin). Même quand il aime quelque chose (les pâtes, les légumineuses en boite, le fromage, certains desserts...), il mange peu. Quatre fois sur cinq, il se lève de table sans avoir touché à son assiette.

Oui, vous avez bien lu : Quatre fois sur cinq, il se lève de table sans avoir touché à son assiette.

Et moi, qu'est-ce que je fais, face à ça ? Rien. Du moins, j'ai appris à ne rien faire.

Je sens sur moi les regards étonnés de mes invités (vous aussi, vous connaissez ?). Tant pis. Je suis étonnée, moi aussi, quand je constate que certains de mes amis forcent leur enfant à manger leur dessert (?), ou stoppent les "grignotages" de crudités-fromage-blanc de l'apéro sous pretexte qu'il n'aura plus faim pour la pizza pleine de gras ensuite (??). Quand on observe le positionnement des parents (et en particulier celui des mères) face à la nourriture, on s'aperçoit que dans la plupart des cas, il est tout sauf rationnel.

Lorsque j'ai compris qu'Antonin allait être un enfant "compliqué" à table, j'ai éprouvé des choses très désagréables : de l'inquiétude (oh, mais il allait avoir des carences, ce petit, déjà qu'on est  végétariens !!), des doutes sur moi-même (je suis nulle comme cuisinière, c'est cela), des doutes sur mon fils (mais, il refuse pour m'embêter ou quoi ??), et pleins d'autres ressentis affreux.

Je me suis surprise à dire : "Antonin N'AIME PAS cela". "Antonin ne mange RIEN". Et surtout : "Antonin est DIFFICILE".

Cette dernière phrase, je l'ai dite une fois, et ça a été le déclic : c'est ce qu'on avait dit de moi toute mon enfance !! Être difficile, quelle expression horrible !! Difficile ? Difficile... quoi ? Difficile à supporter, difficile à vivre ? Comme toutes les étiquettes, celle-ci contient bien plus que ce que son énonciateur ne croit y mettre...

Voici les règles de vie que je me suis imposée à table. Parce que "ne rien faire", c'est en fait mettre en place bien des habitus et des schèmes mentaux, contrairement à ce que l'entourage peut en voir ! ;-)

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1. À table, on ne parle pas du fait de se nourir. Mais bien sûr, on a le droit de parler de nourriture, vaste sujet et tellement agréable : de faire compliment au cuisinier, de dire qu'on se régale, et d'essayer de deviner ce qu'il y a dans le plat. Mais quand Antonin dit qu'il n'en veut pas, qu'il n'aime pas et gna-gna c'est chaud et gna-gna y'a des petits bouts, la réponse fuse : "Et bien, ne mange pas. Personne ne t'y oblige." J'ai arrêté de me relever 20 fois pour souffler si c'est trop chaud, réchauffer si c'est trop froid, mixer parce que ça passera peut-être mieux comme ça, ensevelir sous le fromage râpé parce cette fois, ça marchera peut-être. J'ai arrêté aussi de cuisiner plusieurs plats, non mais pis quoi encore. D'ailleurs Antonin les refusait généralement tous. Et j'ai arrêté de permettre à Antonin de nous accaparer pendant le repas. S'il n'en veut pas, c'est très bien. Il peut même se lever et revenir plus tard, tiens. Nous, on mange. Dans le calme. En parlant d'autre chose.

On ne parle pas du fait de se nourir : on ne dit pas "Oh, mais tu n'as pas touché à ton assiette, c'est bon pourtant, Mmmm, Miam ! Miam !", on ne fait pas le coup du "Allez, une cuillère pour Papa, une cuillère pour le voisin, une cuillère pour le chien du voisin...", et surtout surtout, on ne dit pas : "Tu as bien mangé, je suis contente". Non : s'il y en a un qui doit content d'avoir mangé, c'est l'enfant lui-même. Pas de chantage affectif. C'est à l'enfant de décider s'il veut manger ou non. Et d'ailleurs que vous laissiez faire ou que vous vous échiniez des heures durant : c'est l'enfant qui décide. Même si vous le "forcez", vous ne pouvez pas lui mettre un entonnoir dans la bouche, tout de même.

Souvenez-vous : je suis une ex-enfant "difficile". Et je me souviens de mon sentiment de jubilation secrète quand, au terme d'un bras de fer qui avait duré tout l'après-midi, ma mère renonçait à me faire avaler mes trois haricots verts. J'avais gagné.

2. Je laisse tomber toutes mes connaissances diététiques. Moi, j'adore ça, étudier l'équilibre alimentaire. C'est une question qui me passionne, et j'éprouve une vraie joie quand je parviens à réaliser une assiette bien équilibrée. Ce qu'il faut de protéines, de fibres, de bons gras et de vitamines. Mais voilà : il y a plusieurs classes d'aliments auxquels Antonin ne goûte jamais que du bout des lèvres. Il n'a pas la juste dose de tout ce qu'il faut, celle que mes manuels décrivent. Ça n'est pas grave, on dit souvent qu'un enfant ne se laissera jamais mourir de faim. Mais ce qu'il faut vraiment intégrer, c'est que VOTRE enfant, la chair de votre chair, ne se laissera pas mourir de faim. Il ne se laissera pas avoir faim tout court, d'ailleurs. Il ne se laissera pas tomber malade. S'il a besoin d'un groupe d'aliments, il va éprouver de l'appétit à leur égard. Encore une fois, il faut lui faire confiance. 

Quand ma mère était petite, ma grand-mère était très inquiète de ce qu'elle ne mangeait rien. (... Tiens donc, cela me dit quelque chose. Mais pourquoi l'histoire familiale a-t-elle une facheuse tendance à se répéter ?). Elle l'emmena consulter : "Docteur, ma fille ne mange que du fromage et de la tarte. - Et bien, dit le docteur, qu'elle mange du fromage et de la tarte, c'est parfait !". Nous étions dans les années 50... Il faut du temps pour que l'expression du bon sens pénétre dans les moeurs....

3. Je m'applique à bien présenter les plats. Depuis quelques temps, les assiettes des enfants arrivent sur la table déjà remplies. Pas trop remplies, hein, je préfère resservir plutôt que d'avoir à jeter, et puis je crois que la quantité décourage les petits. Inspirez-vous des assiettes épurées des grands chefs, ça marche ! ;-)

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Et donc, un petit peu de sauce là, et quelques grumes de persil ici. Et Antonin demande : "C'est quoi, ça ? - Du persil, mon chèri." Mais hop, le persil est déjà englouti (ainsi que ses vitamines, son phosphore, son magnésium, son fer...). Il est tellement joli, ce petit plumet vert, là, dans le coin, et il y en a si peu qu'on dirait un truc qu'on n'a pas le droit de manger, justement. Rien de meilleur.

4. Je ne "prive" jamais de dessert. Quand il y en a, les desserts sont proposés à tout le monde, quoi que ce soit ce qui a été mangé avant. Bon, parfois, Antonin boude les desserts aussi ! Mais il a toujours faim pour une compote, riche en fibres et en vitamines. Ou parfois un entremet protéiné. Ou alors un gâteau, c'est un féculent comme un autre. C'est déjà ça de pris ! ;-)

5. Enfin, je laisse mes enfants prendre un maximum d'initatives. Je propose souvent à Antonin de préparer un plat, en espérant qu'il l'acceptera mieux une fois à table (ça ne marche pas systématiquement, vous voilà prévenus). Je l'embauche dans les récoltes au jardin, et il adore se rendre au marché le dimanche ! Mes enfants mangent depuis quelques semaines sur une petite table et je vous affirme qu'Antonin mange mieux depuis cet aménagement !! Ce n'est pas une vue de l'esprit !! De plus, cela rend les choses plus facile pour lui, pour préparer la table, se lever pour aller chercher de l'eau ou du pain, ou ouvrir le frigo... Car généralement, Antonin trouve que mes recettes manquent de fromage râpé ! C'est qu'il en a besoin, je laisse faire, évidemment ! Je ne vais pas me plaindre parce qu'il aime quelque chose, ce serait un comble !


D'autant plus qu'il n'oublie jamais de servir sa soeur aussi... :-D


Pour terminer, voici la composition des assiettes qui ont vraiment plu ici ces dernières semaines. J'espère que cela vous inspirera !

- Tarte briochée à la carotte (j'ai juste remplacé la cardamome par quelques pincées de cumin) et salade de pois chiches en boite.
- Boulgour additionné d'un peu de purée d'amandes, haricots rouge en boite en vinaigrette (avec de l'échalote et de l'huile de sésame), poêlée de légumes.
- Panisse grillé, tomates provençales (que j'ai saupoudré de graines de sésame avant la chapelure) et riz nature au beurre. Une très belle assiette, celle-là, et qui a aussi beaucoup plu à une petite invitée de 2 ans !
- Cubes de polenta grillés, haricots verts saupoudrés de Parmesan et haricots blancs sauce tomate.
- Omelette tomate-basilic et coquillettes à l'huile d'olive. C'est sans risque, je vous l'accorde. Mais délicieux et complet !

Et chez vous, les repas sont-ils les moments de convivialité qu'ils devraient être ?

96 commentaires:

  1. Ah la la la question de l'alimentation... toujours "difficile" justement ! Ici ma petite mange à peu près de tout et peu manger beaucoup mais dans plusieurs petits plats ! (Je suis pas sûre d'être très claire là...).
    Louiselle arrive a rester en place sur sa chaise le temps de manger ? Ma fille mange sur un réhausseur sur une chaise et gesticule très souvent surtout que son repas peut durer pendant 3/4 d'heure - 1h !
    Autre question qui n'a rien à voir... si tu as des escaliers chez toi, mets tu des barrières en bas et en haut de ces escaliers ?

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    1. Coucou Kiwii !

      Euh, d'abord, désolée pour le ratrd de la réponse, je suis un peu submergée par les commentaires, on dirait, là !! :-D

      Et bien oui : Louiselle reste très sagement assise. Parfois, elle est tellement absorbée par son assiette qu'elle se lève, mais je lui rapelle qu'il faut s'asseoir, et elle le fait : c'est quand même plus confortable !! :-)

      Petite précision : Louiselle adore manger. Pas besoin de lui coller les fesses sur son siège (tiens, il faudrait que j'envisage cette solution pour son frère ???!!) :-D

      Et sinon : oui, chez nous, il y a plein d'escaliers ! Nous avons installé en arrivant une barrière de sécurité à l'étage des enfants, de façon qu'ils ne puissent pas en sortir (de l'étage) si nous ne pouvions pas les gérer. Mais à présent que Louiselle sait monter et descendre les escaliers, elle reste généralement ouverte !

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  2. Effectivement, quand nos enfants refusent de manger ce qu'on prépare, on a tellement tendance à le prendre comme "une attaque personnelle" !
    Ce qui m'a aidé, c'est un bouquin génial : Transmettre l'Amour (rien que le titre j'aime !), de Paul Lemoine.

    Je suis bien d'accord avec ce que tu écris ! surtout le fait de ne pas parler de "bien manger" etc.
    Chez nous les principes sont :
    - on mange ce qui est préparé... et seulement ça ! et rien entre les repas (sauf de l'eau quand même !)
    - si on n'a pas faim, on ne mange pas (et je n'oblige pas à finir les assiettes) : ce n'est pas grave ! En revanche, je ne donne pas double ration de dessert pour "compenser" (sans priver non plus).
    - je demande à ce qu'elle goûte de tout, même un tout tout petit bout. (bon, je suis pas folle, les plats dont je sais qu'elle n'aime du tout - les aubergines - c'est juste pour les adultes).
    Ma phrase favorite : "Est-ce qu'il reste de la place dans ton ventre pour X (plat aimé) ? - oui - bon, alors puisqu'il reste de la place, on va y mettre ce tout petit bébé courgette avant ..."

    Etant moi-même petite mangeuse depuis toujours, je n'ai pas eu trop de difficultés à servir des quantités minuscules... enfin, y'a des jours où il faudrait l'écrire en énorme dans la cuisine : mon enfant ne se laissera pas mourir de faim !

    Je suis frappée par les évocations que tu fais de ton enfance... c'est un long chemin pour "en guérir", sans (trop) le faire peser sur ses propres enfants...

    C'est difficile d'être maman !

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    1. Coucou Clotilde ! ;-)

      Ah, non, pas double ration de desserts, bien sûr. D'ailleurs ici, quand les enfants mangent bien, je n'en propose même pas, et ça ne leur manque pas !!

      Bon, pour Antonin, j'ai même laissé tomber le "Au moins tu goûtes", car c'était justement la porte ouverte au bras de fer que je voulais éviter. J'ai appris à ne plus m'en faire, si bien que souvent je ne sais même pas si il a goûté ou pas, d'ailleurs ! (Ou s'il a mangé un peu, beaucoup...). Ça n'est pas plus mal ! :-)

      Je te rassure : mon rapport à la nourriture a été difficile enfant, mais ça n'a pas duré ! Je fais partie de ces filles "énervantes" qui ont bon appétit et qui sont minces comme un fil. Quand je vois certaines de mes copines qui passent des semaines à s'affamer pour ensuite dévorer des quantités astronomiques... Je ne connais pas ce genre de rappport à la nourriture. Quand je vois la place que la nourriture tient dans la tête de la plupart des femmes, je suis heureuse et je me sens "saine"...

      Comme quoi, tout n'est pas inscrit dans le comportement alimentaire d'une petite fille de 5 ans... Heureusement ! :-D

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  3. Ici , je n'ai eu aucun souci avec mes 2 miss ... c'est génétique , leur père mange comme un ogre de tout et ne grossit pas , elles tiennent de lui!! J'ai une chance extraordinaire _ elle mange de tout à tous les repas _ c'est rare "je n'aime pas, je veux pas" et quand ça arrive, forcément je n'y accorde pas d'importance puisque je sais qu'au prochain repas elle videra tous les légumes! Même Zélie est aux crudités avec nous de puis ses premières dents;-))
    Je trouve ton article formidable , car bcq de mes amis ont ce problème avec la nourriture et lâcher prise est le meilleur moyen pour tout le monde. Pas facile à faire , chapeau d'avoir réussi!! je ne sais pas si j'aurai réussi!!
    Moi aussi, la cuisine et les aliments sains sont une grande passion pour moi, et je suis heureuse de n'avoir jamais été confronté au problème... je vais m'empresser de le faire lire à mes amis ... surtout pour le "Alors tu n'auras de dessert." Pfffffffffffffffffffffff!!!!!

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    1. Coucou Alexandra ! ;-)

      Si, je suis persuadée que tu aurais réussi !
      Du moment qu'on décide de prendre l'enfant pour guide, c'est dans tous les domaines, hein ?

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  4. Grande dispute (euh discussion animée) du weekend dernier... C'est le sujet qui fâche même s'il n'a pas de raison d'être pour nos enfants actuellement.

    Mais, j'étais une enfant difficile avec heureusement des parents relativement attentifs ainsi que ma nounou qui a refusé de m'inscrire à la cantine pour la maternelle (merci merci !). Pour mon mari, c'est une autre histoire car il était forcé de finir son assiette, etc... et forcement il trouve ça très bien ("mais c'est normal voyons..." "et s'il n'aime pas ?").

    Le choc a été l'arrivée à la cantine en CP où quand je n'aimais pas, on me resservait et je devais tout finir... et restais parfais une heure devant mon assiette, seule dans cette grande cantine et avec ma grande sœur qui guettait mon l'instit pour la prévenir... témoignage d'une ex difficile (encore sous le coup du sort 25 ans après !)

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    1. Bonjour céline !

      Ah, ton homme a été forcé de finir son assiette et il trouve ça très bien ??,
      décidément : les hommes ne fonctionnent pas comme nous, les bras m'en tombent !!

      J'ai aussi des souvenirs cauchemardesques de la cantine... Ah, l'HORREUR !! Rien que d'y repenser...
      :-(

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    2. Hors-sujet mais j'assume : mon souvenir le plus cauchemardesque de la cantine ne fut pas lié à la nourriture mais... au niveau sonore !
      Habituée aux repas chez ma nourrice (minimum 8 à table, quand même, car certains ex-bébés rentraient déjeuner pour éviter la cantine), je découvris un jour la cantine, et fus horrifiée par cet univers industriel : bruyant (200 gosses dans une grande pièce carrelée, forcément...), stressant, agité... L'horreur. Première confrontation à ma sensibilité extrême au bruit ambiant et à la foule...

      Je ne suis pas sure d'avoir fini la semaine : je suis retournée déjeuner chez la nourrice et j'y suis restée jusqu'à la fin de la primaire ! Et pourtant on nous y obligeait à finir notre assiette : j'ai un souvenir d'endive cuites... je n'étais pas du tout difficile mais là c'a été non : les autres sont repartis à l'école et j'ai passé l'aprem devant mon assiette. Mais je n'ai pas mangé...

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  5. Alors s'il y a UN seul billet que je devrais retenir c'est celui-ci...!
    Bon ok je te l'accorde pas vraiment en lien avec la pédagogie Montessori...!
    mais bon, être maman c'est un tout...! :-D

    Comme toi, manger "équilibré" est sacré pour moi... et pour moi il n'est nulle question de garder sa ligne mais avant tout de garder sa SANTE!
    Bien manger, c'est s'assurer de rester en bonne santé... je ne dis pas que c'est LA vérité mais c'est MA vérité. Et donc, bien sur, ne rien manger ou mal manger, c'est inéluctablement la voie ouverte aux carences en tout genre et donc aux "maladies"... Alors bien sur, mal manger sur un repas ou même une "courte" période n'est pas d'office préjudiciable, j'en ai bien conscience! Mais pour moi mal manger sur le "long terme" se paye toujours un jour (dans un mois, un an, 10 ans...)

    Je n'ai pas été une enfant qualifiée de difficile et heureusement car ma mère avait aussi une idée bien précise de ce qu'était l'équilibre alimentaire et nous DEVIONS (avec tout ce que cela induit) manger de tout... les repas n'ont donc pas toujours été une partie de rigolade...! Elle a toujours mis dans l'alimentation une part affective disproportionnée... et je crains malheureusement avoir hérité de cet... comment dire... atavisme...? (comment dis-tu..? histoire familiale qui se répète c'est ça... :-/ )

    Par contre je suis TRES loin d'avoir réussi à faire le travail sur moi que tu as fait...! J'oscille entre le lâcher prise, les tours de passe-passe et le despotisme absolu... J'ai bien conscience pourtant que cette incohérence de comportement nous dessert complètement et est en plus très néfaste pour Charline à tous les niveaux...
    Mais la force des sentiments ressentis est tel (et la fatigue, l'impatience n'aidant pas non plus...) qu'avoir une attitude posée et constructive sur ce sujet est encore difficile pour moi.

    Ce qui est d'autant plus déroutant pour moi c'est que Charline mange de tout (de ce qu'on peut attendre d'un enfant de cet âge) ... mais parfois oui, parfois non, parfois une bouchée, parfois une assiette entière... A chaque fois que l'on se met à table, je ne sais pas comment elle va réagir...!
    Et le pb c'est que Charline réclame TOUJOURS de manger à en pleurer et si par malheur, ce que je lui propose ne lui convient pas ce "jour là" (!!!) ce sont des cris et des pleurs qui retentissent immédiatement.
    En général, elle réclame ce qu'elle aime (melon, gâteau ou entremet lacté ont la côte actuellement...) demande à laquelle j'accède parfois... ou non.
    Et si je n'accède pas à la demande (la première ou la dixième...) pour retrouver un peu d'apaisement, je la conduis dans sa chambre, en lui expliquant qu'elle peut pleurer et crier autant qu'elle veut et qu'elle reviendra ensuite dans la cuisine une fois "clamée" car c'est vraiment TRES éprouvant pour moi de :
    1-la voir refuser la nourriture (alors que 3 jours avant elle avait dévorer la même assiette...)
    2-l'entendre hurler à la fin d'une journée bien chargée (je parle de fin de journée car le midi Charline mange chez nounou...)
    cette étape "d'isolement" (ce n'est pas une punition pour moi) marche systématiquement pour le moment... c'est déjà ça car cela évite des crises encore plus fortes (car moi aussi je finis par hurler sinon...)

    Je poste...il faut que je file...!

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    1. Coucou Stéphanie !

      Es-tu bien certaine que ce post ne soit pas en lien avec la pédagogie Montessori ? Il me semble être pile dedans, au contraire !! ;-)

      Par exemple, hop, premiers concepts-clefs : L'enfant sait ce qui correspond à son besoin (et va donc choisir tel matériel... ou tel aliment). L'enfant a le droit de ne rien faire (ce qui inclut aussi le droit de ne pas manger). L'enfant est son propre juge, on ne lui renvoie jamais qu'il a mal fait ou bien fait (ou mal mangé ou bien mangé...).

      Bon, j'arrête là ! :-D

      Frugalité = bonne santé, si c'est cela qui t'inquiète. Ma mère qui n'aime pas manger (contrairement à moi) a une santé de fer et tous les médecins sont ébahis et lui disent qu'elle vivra centenaire !! :-D
      Et pourtant, elle traite ça par dessus la jambe ! Elle vit seule, ne prend pas le temps de se faire de bons petits plats, elle n'aime pas cuisiner...

      Je sais bien que le lâcher prise est difficile, ne t'inquiète pas, je ne te fais pas la morale !!

      Mais en fait je n'ai pas compris la situation : Charline a l'air d'être une mangeuse exemplaire (elle a parfois moins faim, normal, quoi) et tu stresses quand même ? Mais... pourquoi ?

      Je suis contente pour toi que tu n'aies pas un petit Antonin sous ton toit !!
      (Encore que : il t'aurait certainement obligé à te positionner plus clairement, puisque tu dis avoir du mal à garder une ligne de conduite. Finalement, c'est une bénédiction, un enfant "difficile".)

      (Et je le pense !)
      ;-)

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  6. Pour avoir connu pendant 1 an une galère monumentale avec P'titLa qui ne voulait plus rien manger (avec nous, avec la nounou il dévorait, ben tiens) je sais de quoi tu parles, et on a beau avoir lu que non non non il ne se laissera pas mourir de faim franchement y a des fois...
    On a tout essayé, l’entonnoir (ou presque n'appelez pas l'ADASS) le lacher prise, l'entre deux... bref c'est bien le lâcher prise pendant un trèèès long moment qui a fini par porter ses fruits.
    Aujourd'hui il aime un peu moins de choses que son frère mais globalement mange plutôt bien.
    Ils commencent la cantine lundi, j'espère que ça ne va pas les dégouter de tout un tas de bonnes choses qu'ils apprécient aujourd'hui!
    Bon courage avec Antonin. Lacher prise c'est bien la solution, même si malheureusement elle n'est pas une solution miracle!

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    1. Merci Clo, pour ce témoignage !

      Et merci de me souhaiter un bon courage, mais je n'en ai pas besoin. Ou plutôt si : J'EN AI BESOIN !! Pour le manque de sommeil, par exemple. Ou plein d'autres trucs. Mais pour la nourriture, non. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
      J'en suis là : je ne voudrais pas changer Antonin. Il est comme il est, "appétit d'oiseau", ce n'est ni bien ni mal. C'est lui. Et il est en bonne santé. Alors...

      (Antonin aussi dévore quand il mange ailleurs : nous parlions récemment du fait que la mère était toutjours coupable, nous y revoilà !) ;-)

      Je suis sûre que Ptit'La aime la cantine..; Je me trompe ?? ;-)

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  7. Ici on a de la chance, les loulous sont faciles à table (ma grande étonne même car elle réclame des brocolis chez les copains :p ). La seule chose qui est interdite est de dire "ce n'est pas bon !", on a le droit de dire "j'aime pas" (même sans le ne ;) ), mais pas que ce n'est pas bon, et il faut avoir goûté au moins une bouchée avant de la dire. Sinon ayant été une enfant avec un appétit d'oiseau, capable de rester plusieurs jours sans manger mais qui dévorait après, j'ai eu la chance d'avoir un médecin de famille qui trouvait ça "tout à fait normal, c'est que c'est son métabolisme, de toute façon elle ne se laissera pas mourir de faim et vous voyez bien qu'elle est en bonne santé !", je suis totalement décomplexée vis-à-vis de ça pour mes enfants, si ils tiennent de moi, ils seront aussi inégaux dans leur rythme alimentaire, mais s'en porteront très bien :) . Et vive la DME qui leur permet de prendre conscience, aussi par le toucher, des aliments qu'on leur propose :)

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    1. Ou aussi ici, "Je n'aime pas", mais pas "C'est pas bon" !!

      C'est important, les mots utilisés.

      D'ailleurs, Antonin ne dit jamais jamais "Je n'aime pas", mais bien : "Je n'en veux pas". Ce qui signifie qu'il en voudra peut-être demain...

      C'est important, les mots utilisés !! :-D

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  8. Merci pour toutes ces belles idées,
    le problème avec mon fils de 3 ans c'est qu'il dit qu'il n'a plus faim pour sortir de table mais après à l'heure d'aller se coucher il a faim...alors je lui fais de petites assiettes mais je lui demande de les finir sauf si vraiment il n'aime pas.

    Séverine

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    1. Bonjour Séverine !

      Ah, alors, ça, c'est un autre problème... J'imagine qu'il veut sortir de table pour aller jouer ?

      Comment réagissez-vous quand il vous dit qu'il a faim au moment du coucher ? Est-ce que vous lui donnez quelque chose ?

      Peut-être qu'il lui faut du temps pour s'habituer aux goûts nouveaux que vous lui proposez ?

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  9. Mon enfant ne mange RIEN !!

    Quand je vois le titre de ton billet, je me sens vraiment très concernée, puisque c’est un vrai casse-tête ici avec mon aîné (5ans). C’est dur pour nous parents de comprendre son point de vue, car ni moi ni mon mari n’étions des enfants difficiles. Notre aîné était un bébé qui tétait bien puis qui mangeait bien jusqu’à l’âge de 2 ans. Puis il a commencé progressivement à rejeter les légumes, le poisson, la viande, les quiches, les préparations en sauce…

    Depuis l’âge de 2 ans, il se nourrit : de produits laitiers, de féculents nature (en particulier à base de blé), de fruits sous toutes les formes et de beurre et produits sucrés que je dois fortement limiter. Il refuse les légumineuses, et mange parfois de minuscules quantités de viande, de poisson ou d’œuf et ne veut surtout pas avaler de légumes.

    Lorsque cette crise a commencé, j’ai demandé conseil au pédiatre qui m’a dit : « proposez-lui de goûter des légumes ou de la viande à chaque repas, mais s’il n’en veut pas n’insistez-pas. Ne faites pas de la nourriture un enjeu. »

    J’adopte donc à peu la même attitude que toi à table. Je suis zen, je propose mais je n’impose pas. Du coup, il y a généralement une bonne ambiance à table. Mon mari, mon bébé et moi, on mange le même repas, et mon ainé mange les mêmes féculents que nous cuisinés nature. Il ajoute généralement du fromage rapé ou de parmesan. Parfois je prépare un repas qui ne convient pas du tout (une quiche, un gratin de légumes préparé avec amour). Alors il ne mange rien ou juste un morceau de pain. Il mange ensuite des laitages et des fruits. Petit problème supplémentaire, ce n’est pas un petit mangeur. Quand on lui sert des pâtes par exemple, il a un bon coup de fourchette ! Et lorsqu’il fait un repas léger parce qu’il n’aime pas, il meurt de faim au repas suivant…

    Quelques bémols à cela :
    - Par moments je dispute avec mon mari, qui trouve que mon attitude est trop cool. Il menace alors de le priver de dessert ou de biscuit lors du prochain apéro, mais ça n’engendre que des frustrations et des pleurs et ça ne sert à rien.
    - D’un point de vue social, cela commence à être gênant pour mon enfant : par exemple, s’il est invité à manger chez un copain, généralement il ne mange pas ce qu’on lui sert : il n’aime pas les pizzas, ni les spagghetti bolo, ni les lasagnes, ni les nuggets de poulet, ni les hamburger, même pas les crêpes !
    - Enfin, il commence à prendre conscience de sa différence de régime alimentaire, et ça le met mal à l’aise quand il ne mange pas dans un cadre familial. Par exemple, je l’ai inscrit dans un centre de loisir cet été pour une petite semaine. Il devait donc manger à la cantine. Il l’a vécu comme un vrai calvaire. Il était obligé de goûter un peu de chaque plat (notamment crudités et toutes sortes de légumes). Ca le paniquait tellement qu’il en avait des haut-le cœur. Son attitude déstabilisait aussi les animateurs qui m’en ont parlé à plusieurs reprises. C’est un enfant très gentil qui met un point d’honneur à être obéissant. Pas du genre à dire « Nan, c’est pas bon, j’veux pas manger ça ! ». Du coup les adultes était assez paniqués en voyant qu’il vomissait presque en mangeant un petit bout de carotte. On en a parlé entre adultes et on a décidé de ne pas lui « mettre la pression » pendant les repas. Ce n’est pas dramatique s’il ne mange presque rien à la cantine. Mais tout de même, malgré la bonne volonté des animateurs mon fils est paniqué à l’idée de retourner au centre de loisirs simplement parce qu’il y a la cantine.


    Ici je suis donc en pleine recherches de solutions. Pour l’instant, j’accepte mon enfant tel qu’il est. Quand d’autres personnes me font des remarques à ce sujet, je dis « Oui, il n’aime que certains aliments ». « Plutôt que « Il est difficile » ou « Il ne mange rien ». J’essaie de tourner la phrase au positif : c’est un grand fan de coquillettes au parmesan !

    Bon courage à toi, et si tu trouves de bonnes solutions, raconte-les !

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    1. Bonjour,
      Je me permets un petit commentaire à votre message, car il me semble que votre histoire est distincte des autres témoignages.
      - votre enfant mangeait bien jusqu'à 2 ans
      - quand il mange, il mange beaucoup (= il n'a pas un appétit d'oiseau)
      - apparemment il n'a pas d'intolérance alimentaire
      - son comportement alimentaire lui permet de se faire remarquer (il refuse la nourriture chez les copains), de refuser (insidieusement) d'aller au centre de loisir
      - vous parlez vous-même de "crise"
      => est-ce que ce ne serait pas tout simplement la crise des terrible two qui s’éternise un peu ? La "grève de la faim" étant une des manifestations typiques de cette crise et sachant qu'elle peut parfois durer jusqu'à 5 ans...
      Je ne connais pas votre fils et je ne formule qu'une hypothèse. Mais si ce sont bien encore les terrible two, la bonne nouvelle c'est que le problème n'en est pas un et est facile à régler en posant les limites que l'enfant recherche.
      Pour rire un peu :
      http://yoopa.ca/blogueurs/billet/reussir-son-terrible-two-guide-a-lusage-des-enfants-de-deux-ans

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    2. Coucou Marie ! ;-)

      Alors, en accord avec Chloé, je trouve que ton témoignage est différent des autres, mais contrairement à elle, je ne l'analyserais pas comme une crise des 3 ans qui s'éternise. Ça ne me semble pas coller avec ce que tu décris de ton enfant.

      As-tu déjà pensé à d'éventuelles phobies alimentaires ?
      C'est un mot qui fait peur, mais dans la réalité, il n'y a rien de grave : cela passera. Par contre ce mot "médical" peut être très utile pour l'opposer aux adultes du centre de vacances : "Je suis désolée, je sais bien que ce n'est pas dans vos pratiques habituelles, mais je vous demanderai ne pas obliger mon enfant à goûter à un aliment qu'il refuse. Il souffre de phobies alimentaires, et mon médecin m'a interdit de le forcer. Je compte sur vous pour l'aider..."

      J'ai un ami (adulte) TRES difficile : pour être sûr qu'on ne lui serve pas en douce un des nombreux aliments qu'il DETESTE, il dit dans les restos qu'il est allergique... Ça marche ! Faire appel à un terme médical peut amener les autres à adopter le comportement de respect qu'on attend d'eux !! :-D

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    3. Bonjour Marie , je viens de lire votre témoignage qui date un peu et en le lisant je me suis dit : merci mon dieu je ne suis pas seule ! Et Baptiste non plus ...donc j'aurais pu écrire exactement le même message que vous ... Baptiste était un gros mangeur jusqu'à 18 mois environ , un bébe plutôt très costaud (avec les remarques qui vont avec ca me fait bien rire (jaune) aujourd'hui....) qui avait même du mal à être rassasié ! Puis il a commencé à refuser ... Pour aujourd hui, a 7 ans et demi , ne manger que des pâtes natures , du jambon , des pommes noisettes , quelques fruits ... Des gâteaux sucrés ok... On a tout essayé !!! Le laisser devant son assiette rien ... Le faire goûter avec chantage il goûtait mais c'était l'angoisse ... Bref ça fait 6 mois environ que j'ai lâché prise ... Il mange des bonnes portions avec nous ... Ne mange strictement rien à la cantine mais n'a pas plus faim que ca et ne compense pas avec des gâteaux ou autres ... Et il est en pleine forme ! Rarement fatiguÉ , il fait bcp de sport (3/4 fois par semaine natation tennis ) et n'est absolument jamais malade ... Une énigme ... Donc je voulais savoir comment ca avait évolué pour vous ? Je me dis qu'à l'adolescence quand même quand il voudra manger avec les copains ca changera ! Idem il n'aime pas les burgers (mais les frites oui qui ne sont autorisées qu'au restaurant ) ni les nuggets et les crêpes depuis peu ... L'idée de goûter induit chez lui une grande angoisse ...et je partage complètement les pbs sociaux avec la cantine , les repas chez les copains ... Et les réflexions désobligeantes ! Du genre il est anorexique ! Ben oui ca se voit pas ! Aujourd'hui il est parfaitement proportionné , aucun pb de poids et et il plutôt grand pour son âge (allez lui expliquer qu'il doit manger de la soupe pour grandir !!;-) Merci en tout cas rien que pour le témoignage qui m'a fait du bien ! Bonne soirée , Mélanie

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  10. J'aime beaucoup ta petite installation et qu'Antonin n'oublie pas de servir sa petite soeur ;)
    Avec petit L. ça été compliqué également. Je l'ai allaité pendant 4 mois et lorsque j'ai introduit le lait en poudre, il a déclaré de l'eczéma. Pour la diversification alimentaire, la pédiatre m'avait conseillé d'attendre un peu, j'ai commencé à lui donner à manger à la cuillère que vers 7 mois et c'était assez compliqué. En congés parental, j'étais contente de lui préparer des petits pots maison qui à la première cuillère était directement recraché... Puis il fermait la bouche et tournait la tête... Par contre, les petits pots "indus" alors là, c'était des pleurs quand l'assiette était finie :(
    Aujourd'hui, à 22 mois, il mange bien, mais à des difficultés avec les morceaux. Cela m'a valu un bel échange avec l'éducatrice à la crèche car au mois de juin, le goûter n'étais désormais proposé qu'en morceaux... Au bout d'une semaine où petit L. refusait de manière catégorique les morceaux, j'en ai été informée. De ce fait, il avait un laitage et sa petite compote tant appréciée supprimée. J'avoue avoir été un peu choquée par cette manière de procéder "c'est ça ou rien". Après en avoir discuté et expliqué ne pas comprendre comment un enfant qui n'avait que 4 dents (ah oui elles tardent à sortir quand même) pouvait manger des morceaux, la petite compote est revenue ;) Cette année, le goûter n'est proposé qu'en morceaux et petit L. Ne mange donc qu'une tartine car pas de fromage, ni de fruit, je comprends mieux pourquoi le soir à peine rentrés à la maison il est affamé... Je pense que laisser le temps aux enfants est la meilleure chose et c'est sûr que quand ils ont faim, ils savent se faire entendre ;) Moi quand j'étais petite, je ne mangeait pas de fromage et en échange d'un bout de fromage à chaque repas, j'avais le droit chaque semaine à un petit magazine hebdomadaire... Je n'ai jamais mangé de fromage étant petite grâce à ma petite soeur complice ;) et obtenait mon petit magazine... Aujourd'hui, plus de pression, personne ne me force et bien j'adore le fromage ! Bon courage à toi et bravo pour ta petite installation, c'est super !

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    1. Et bien, ce que tu vis avec ton fils me rappelle vraiment mes débuts avec Antonin !!

      C'est incroyable, ce comportement de la crèche, c'est scandaleux !!

      J'adore l'anecdote de ton enfance !! Merci pour ça ! ;-)

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  11. Ici, les repas se passent de mieux en mieux depuis que...

    - j'ai découvert que mes enfants mangeaient bien à la cantine...
    - j'ai passé des vacances avec des amis dont les enfants ne mangeaient vraiment aucun légumes...
    - on les laisse sortir de table et y revenir tant que nous n'avons pas fini de manger (pas facile à assumer en société mais bon on s'y fait !)


    J'en avais déjà parlé dans un ancien post, quand ils me disent j'en veux plus je tente souvent le "aller encore 1 cuillère" surtout quand cela semble être pour sortir de table comme le frangin ou la frangine qui a déjà fini...

    Côté repas donc tout va bien.
    Maintenant avec nos 2 petits de presque 4 et presque 6 ans, il nous reste à gérer les " mais je n'avais pas fini de raconter " de l'un et les " arrête de me couper la parole " de l'autre et nous on ne peut même plus en placer une... ;-)
    En fait, c'est aussi un peu pour ça qu'on les laisse sortir de table, pendant ce temps, au moins on peut se parler ;-)

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    1. Coucou Cibou !

      Ici aussi Antonin a le droit de sortir de table et de revenir, mais il en use rarement.

      Ce qui est difficile pour lui, c'est d'attendre sa soeur s'il veut un dessert. Comme la Damoiselle passe des fois 3/4 d'heures sur son assiette (enfin, ses 3 ou 4 assiettes...), Antonin qui n'a pas touché à la sienne, ronge son frein...
      Mais s'il sort son dessert alors que Louiselle en est encore au plat principal, du coup, elle veut son dessert aussi, et ça la coupe de son appétit...

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    2. Oui, on a eu aussi ce pb, c'est pour cela que maintenant, ils sortent de table en attendant que tout le monde soit prêt pour le dessert...

      Maintenant, ils mangent au même rythme et quasiment en quantité identique (ça n'a pas été toujours le cas...)

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  12. Je n'ai jamais vraiment eu de "problèmes" avec Gabriel jusqu'à ce qu'il ait un an. Tout ce que je lui préparais finissait par terre, sur sa tête, ses cuisses mais rarement dans son ventre. Je suis donc aussi passée par une phase de "mais c'est pas bon ce que je cuisine ?"; Le discours légèrement alarmiste de mon médecin n'arrangeait rien "Il a un peu de mal à passer la barre des dix kilos Gabriel quand même...". Au point de lui faire des "cures " des lait de croissance. Puis j'ai tout stoppé net. J'ai arrêté de lui cuisiner des plats. Je suis passée aux bouchées gourmandes. Je lui propose des choses très simples sans quasi aucune préparation. Je fais en sorte que ce soit ludique avec de la couleur. Et ça marche. Je gagne en temps, énergie, et sérénité. Puis je me rassure en me disant qu'il trouvera tout ce qui peut éventuellement lui manquer lors de la tété du soir.
    (gabriel à 21 mois).

    Mon mari insiste pour qu'il finisse son assiette ce que je peux comprendre vue son histoire (il est né à Madagascar) mais je tempère et il comprend. Evidemment vous savez comme sont les papas, ils fauta avancer des arguments éducatifs solides pour qu'ils démordent un peu :D

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    1. Bravo pour ton cheminement, Karine !
      Je pense que ton postionnement aide beaucoup ton fils et qu'il mangera de mieux en mieux !! :-)

      Bonne continuation dans ce sens !! :-D

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  13. http://www.nadinbox.com/2012/12/a-la-tienne-ma-poulette/

    Nos repas sont très similaires à ce que décrit cette maman.

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    1. J'adore comment ça se passe chez cette maman ! Ça me donne des idées, tiens !

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  14. olala, comme je suis contente de lire cet article!

    mon fils (20mois) ne mange rien ou très peu. jusqu'à environ 1 an, il ouvrait un bouche énorme pour tout ou presque bien sur! depuis c'est autre chose, il ne veut plus de viande, de jambon, de poisson... par contre le tofu il aime beaucoup, il va manger des légumes mais en très petite quantité. enfin je me suis inquiétée et finalement mon pédiatre m'a gentilement répondu "bah il vivra plus vieux s'il mange pas de viande" je suis resté un peu bête de jour là!

    je ne l'ai jamais forcé a mangé quoi que ce soit mais c'est vrai que ca fait mal de pas le voir manger, mais heureusement ma mère (chez qui on passe pas mal de temps) me disait de pas m'inquiété qu'il mangerai ce soir ou au gouter! mais ca me fait aussi mal de voir ma belle mère le forcer a manger, lui mettre une cuillère dans la main, prendre sa petite main dans la sienne et le forcer a mettre la cuillère dans sa bouche alors qu'il n'en a pas envie... et moi je ne dit rien de peur de la vexer, je me dit que c'est que pour un repas!
    je ne suis pas pour le privé de dessert non plus, pour quoi faire? ca sert vraiment a quoi? et s'il n'aimait vraiment pas ce que je lui ai servi!!! j'aime pas les choux moi!!!

    par contre moi contrairement a mon homme je suis pour qu'il mange avec les doigts. je préfère qu'il mange avec les doigts plutôt qu'il ne mange pas avec une fourchette, ca se defend non?

    enfin je suis contente de voir tout ce monde qui est dans mon cas je me sens moins seule!!! MERCI!!!!!

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    1. Oui, Lulu, je partage complètement ton positionnement...

      C'est dommage que cela ne soit visiblement pas aussi limpide pour tout le monde...
      Et oui, je comprends ta réticence à reprendre ta belle-mère : c'est très délicat. Surtout quand ça touche la maternité + la sacro-sainte bouffetaille. C'est un cocktail explosif à éviter absolument... Mais comment faire pour éviter qu'elle ne force ton petit garçon ?? Tu ne peux pas lui servir un truc du genre : "le médecin te l'a interdit" ???

      :-D

      (Oui, bon, OK, c'est un mensonge. Mais charitable, comme on dit).

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  15. La nourriture... oh punaise. Mes jujus, en tant que grandes Prémas, m'ont fait la totale avec le reflux jusqu'à 18 mois inclus. Fiasco total pour la diversification alimentaire. Tout devait être super mixé. Les premiers morceaux sont passés (petits les morceaux hein?) à 2 ans, et encore, j'ai dû leur apprendre à mastiquer les pauvrettes sinon c'était aller-retour direct dans l'assiette. Je suis crevée depuis leu naissance, donc c'est clair, la cuisine élaborée c'est sans moi, le bio oui, mais brut de décoffrage, pas de joli présentation, cuit juste ce qu'il faut et basta. Ca fait déjà 3 ans qu'elles me massacrent mes nuits alors la version Master Chef, niet ;-) Je viens d'un milieu modeste où gâcher de la nourriture est inacceptable. Pourtant je fus comme toi une enfant "difficile". Sale étiquette. Donc mon compromis c'est "Tu n'as pas faim, et bien tu descends de ta chaise et tu vas jouer au salon, moi je veux manger tranquille avec papa car MOI j'ai faim." Est-il nécessaire de dire que parfois je me fais des rations ridicules moi-mm pour pouvoir finir leurs assiettes? Mon seul bémol dans l'histoire c'est qu'au coucher, là oui, elles me font parfois le coup de J'ai faiiiiim ! Pffff.... MH

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    1. Courage MH !!

      Oh là là, j'imagine : deux enfants aux goûts aussi incompréhensibles que ceux d'Antonin... en même temps !!

      Je t'ai déjà dit que j'avais une admiration sans borne pour les parents de jumeaux ? :-D

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  16. comme je me retrouve effectivement, jusqu'à ..récemment. Flashback : à 18 mois, du jour au lendemain (et ce n'est pas une expression) mon petit T n'a plus voulu manger le soir...il ne lui restait plus que 100 ml de bib sans céréales à cette époque..retour en arrière, bib de 270 avec céréales car, même si les premiers jours, je me suis dis que cela lui passerait, force à été de constater qu'il n'en était rien. Alors après avoir été réveillé plusieurs fois par nuit parce qu'il avait faim, retour en arrière. Bon...
    Puis dans les semaines qui suivirent, le repas du midi pris la même tournure. Plus rien ne passait sauf un yaourt/fromage et du pain. Là, je suis passée par toutes les couleurs et phases possibles: énervement, chantage, forçage (et oui moi aussi suis une enfant qui a été forcée à manger à la cantine pendant des années..gloups). Déjà que le soir il n'avait plus que le bib, idem le matin et le gouter, ma fois cela allait (ouf). A la crèche, ils ont commencé à s'inquiéter (forcément) et moi aussi. Visite chez le pédiatre: cela va lui passer...euh ok mais vous m'aviez la même chose pour le soir et cela fait plusieurs semaines qu'on est au point mort..du coup, je sors mes livres de recettes et je crois bien avoir fait entièrement les chapitres pour sa tranche d'âge à l"époque, en passant par c'est trop chaud, trop froid, y'a des morceaux (donc je mixe) etc...que faire? j'ai même testé les petits pots (bio..marque be good excellent) mais y'avait rien à faire...seules les compotes résistaient à son acharnement à ne pas manger (et heureusement quand même)...cela a duré des mois ! mêmes les pâtes, les pommes de terre ou riz ne trouvaient pas grâce à ses yeux. Je l'obligeais tout de même à manger 3 petites cuillères de légumes/féculents/ à chaque repas (un peu de protéines en plus) et d'un accord tacite, c'était tout. Il me concédait ces 3 cuillères (que je devais lui donner alors qu'il sait manger seul) plus ou moins facilement et je ne disais plus rien.
    Mais comme le soulignait le pédiatre, il grandissait normalement. Par contre, j'ai opté sans hésiter pour le lait de croissance (pour éviter les carences- sans faire de polémiques).

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  17. Et puis en juin, du jour au lendemain (pareil - franchement je ne comprends toujours pas pourquoi ces virements si soudain), petit à petit, il y a eu une demande de jambon, de pâtes, de pommes de terre, de riz, de lentilles, etc...les aliments l'ont tous intéressés petit à petit et il demandait à gouter. J'avais arrêté depuis bien longtemps de ne cuisiner que pour lui et lui mettait une portion de notre repas dans son assiette à chaque fois, qu'il mange ou pas. Bon alors pour les légumes, c'est toujours pas gagné mais on progresse de jour en jour. Idem pour les crudités. Les morceaux sont arrivés en même temps que son regain d'appétit. En revanche, la petite cuillère me revient souvent dans les mains .Tant pis...cela n'est pas grave...on fait moit moit (seul au début et je l'aide à finir). Par contre, c'est vrai qu'il a toujours aimé et mangé des fruits.
    Je précise que le repas du midi est revenu avant le repas du soir...bizarre cet ordre comme pour sa désaffection. Il a pris une tête cet été..pic de croissance du coup.
    J'ai aussi appris à lâcher prise mais cela m'a beaucoup couté. J'ai douté de mes qualités de cuisinières, de mes aptitudes à le nourrir correctement, et beaucoup culpabilisé de mes énervements.
    Je précise aussi que comme Elsa, je donne par très petites quantités, quitte à le resservir (ce qui arrive de plus en plus souvent) ou qu'il se resserve (comme pour les pâtes, facile à verser). J'ai aussi compris qu'il souhaite manger les aliments séparément. Très important pour lui...donc nous avions investi dans une assiette compartimentée au départ et je lui mettais et le plat et le fromage/fruit en même temps. Il choisissait l'ordre de manger. Maintenant, une assiette normale, on a repris l'ordre des repas comme nous: tout va bien.
    Nous avons aussi avancé l'heure des repas (même si ce n'est pas facile avec le travail) pour éviter qu'il soit trop crevé pour manger le soir. Je lui donne encore un peu de lait juste avant la douche, histoire qu'il tienne le choc jusqu'au repas. Rien n'est acquis mais les repas sont devenus beaucoup plus paisible et l'occasion de papoter sur la journée qui vient de se dérouler.

    Si cela peut rassurer des mères qui ont le même pb que j'ai eu...voili ..courage.

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    1. Bonjour lc ! ;-)

      Un grand merci pour ce témoignage : il est aussi précieux que précis !! Je suis sûre qu'il aidera d'autres Mamans qui passeront par là.

      Alors, oui, je veux bien te croire : ça a dû être complètement "flippant" de voir ton fils se mettre à refuser les repas les uns après les autres... comme une régression vers l'âge bébé, en quelque sorte... Dur, dur. Tu as très bien fait d'opter pour le lait de croissance, surtout s'il n'acceptait que cela... !

      Et comme quoi, hein, le lâcher-prise...
      Je ne dis pas : "Lachez-prise, il n'y a que cela qui marche", mais bien : "Lâchez-prise, parce que de toute façon, que vous le fassiez ou non, cette aventure suivra le cours que VOTRE ENFANT aura décidé !!". Je suis évidemment dans l'incapacité totale de fournir une expérience scientifique dans laquelle je comparerai les effets du positionnement des parents (lâcher-prise versus crispation) auprès du même enfant au même moment... Seulement je soupçonne quand même que de la capacité qu'à la mère a se détendre dépendent bien des réussites !!

      Ton enfant a l'air de manger tout a fait normalement à présent (je veux dire, pour un enfant de son âge !). Ici aussi, séparer les aliments a été très tès important. Ça commence à l'être un tout petit peu moins pour Antonin depuis peu, mais alors, il faut dire ce qu'il y a dans la cuillère avant chaque bouchée : "C'est quoi ça ? - De la pomme de terre. - C'est quoi, ça ? - De l'aubergine." Etc. On peut comprendre, en même temps.

      Le mot de la fin : peu importe vraiment qui porte la cuillère à la bouche. Que l'enfant sache faire, qu'il soit en mesure de faire seul S'IL LE SOUHAITE, voilà l'important. S'il est dans une phase "Je suis le gros bébé de ma maman", c'est très important de l'y autoriser.
      Pour l'anecdote, depuis le début de la semaine (donc de l'entrée à l'école), Antonin est GRAND, c'est ce que tout le monde dit, hein ? D'ailleurs il sait compter jusqu'à 13 presque sans se tromper et a compris que l'écrit codait des mots ( c'est-à-dire codait "ANTONIN" !). En deux jours. Mais bref. Depuis lundi, Antonin veut boire son petit déj au biberon (cela n'arrivait plus depuis 8 mois !) et tout à l'heure il a voulu comme je lui donne la becquée comme à sa soeur ! :-D

      C'est encore petit, deux ans et demi ! :-D

      Bon courage à toi, lc, et encore merci pour avoir pris le temps d'écrire tout cela !

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  18. Merci Elsa pour ce long post que j'ai relu plusieurs fois ainsi que chaque commentaires.
    Pour ma part, les soucis avec Émy ont commencé dès sa naissance avec l'allaitement (je n'avais pas allaité les aînés), et cette fois, j'en rêvais, surtout d'un allaitement long. Pas de chance, dès les quelques jours à la maternité, ça a été un fiasco; j'en ai pleuré de rage... et je n'ai pas eu le choix au bout de trois semaines, on m'a fait comprendre que je devais arrêter. Le passage au biberon c'est bien passé.
    Elle a mangé assez vite des morceaux mais je trouve qu'elle prend de trop petite quantité si je la laisse manger seule, alors que si je lui donne des aliments mixés, elle mange copieusement, je crois que j'ai encore du mal à lui faire confiance à s'alimenter au mieux de ses besoins ;-)
    Nous avons trouvé un compromis, je l'a fait manger avant nous, puis elle picore avec ses mains le même repas que ses aînés quand nous passons à table, elle est tellement contente d'être assise avec eux.
    Chez nous, la diversification des aliments est très compliquée à cause de l'autisme de notre fils aîné, il a une alimentation très sectaire qui a beaucoup influencée la cadette, j'aimerais cette fois ne pas laisser les mêmes erreurs se reproduire car il y a encore quelques mois ma fille ne mangeait aucun légume comme son frère.
    Pas de doute c'est compliqué les histoires d'alimentation...

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    1. Bonjour Coralie !

      Oh lala, oui que cela doit être compliqué, ce sectarisme de ton ainé, et surtout, comme tu le soulignes si bien, la façon dont ça rejaillit sur l'alimentation des cadettes ! Que comptes-tu mettre en oeuvre pour ne pas que cela influence trop Emy ?

      Sinon, je trouve ton compromis excellent, j'ai pratiqué moi aussi pendant longtemps des repas "en deux temps" avec Antonin :
      http://mercimontessori.blogspot.fr/2012/04/le-repas-en-deux-temps-dantonin.html

      (Du coup je relis ce billet, et c'est incroyable : je viens de coucher Louiselle et elle portait aujourd'hui le même pyjama que son frère sur les photos à l'époque !! Oui tout le monde s'en fiche, m'enfin, tout de même... Que ça passe vite, quoi, tout ça...)

      Bisous chez toi, Coralie, et bon courage pour tout !

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  19. Merci pour cet article et tous les commentaires! Ca fait du bien d'avoir quelques conseils même si c'est dur de voir son enfant ne rien manger.... Je suis moi aussi une ex enfant très difficile. Ma mère me dit que ma fille est comme moi! Je vais essayer d'être plus zen... De toute façon, elle mange bien chez sa nounou...

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  20. Il y a aussi cet article qui m'a beaucoup apporté pour être plus zen avec mon moineau...

    http://blog.scommc.fr/mon-enfant-ne-mange-pas/

    Et puis, mon frère était aussi un moineau et à partir du lycée, il s'est mis à manger "normalement" . Maintenant c'est un grand gaillard de 35 ans, très sportif et sans aucune carence...

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  21. Bonjour,
    Vos témoignages m'ont tous très touchée. Mon petit Ilyes n'est donc pas le seul à avoir un appétit tellement fluctuant ou à passer des semaines sans presque rien avaler de solide. Heureusement, à 15 mois, il est toujours allaité à la demande (et là, il ne boude jamais jamais) car je suis musulmane et l'Islam nous reccomande un allaitement de 2 ans. Et j'en observe ô combien les bénéfices au quotidien! Quelle facilité et quel soulagement!

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  22. Très bon article (comme la plupart de ce blog), qui ne pourra que toucher énormément de mamans désespérées!! ;) Dont je fais partie encore, malgré une prise de conscience plus ou moins récente.

    Je me demande si nous n'aurions pas quelques lectures communes :
    "Mon enfant ne mange pas", de C. Gonzalez
    "A chaque jour ses prodiges", de M. et J. Kabat-Zinn

    La lecture de "Mon enfant ne mange pas" m'a beaucoup aidée à relativiser, je suis moins stressée pendant les repas et j'arrive à ne plus harceler ma fille pour qu'elle mange. Ton article ne fait que m'encourager, dans la même continuité de mes lectures précédentes.

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  23. Ce sujet est vraiment dfficile, mon petit frère mangeait très peu et c était la guerre à table. Ma mère avait du mal à comprendre ar moi c était le contraire. Un jour le médecin lui a dit que si il ne voulait manger que des pâtes il fallait lui donner des pâtes. Je suis donc parti avec ce modèle dans a tête. Pour ma grande pas de prblème. Un petit appetit mais elle mange vraiment de tout. Mon fils plus difficile, j ai du mixer très longtemps, il refusait les petits morceaux, le pain, les gâteau pour bébé. Mais bon j'ai attendu, je ne voulais pas faire des repas un moment de tension. Sauf que mon loulou ne parlait pas beaucoup à l'entrée enmaternelle, on s est vite rendu compte qu il entendait mal. Il avait simplement un otite sereuse. Donc opération de prévue pour poser des yoyo, prise de sang et là, on s est rendu compte qu il avait une tres grosse anémie.
    L operation a été faite quand même mais cetait juste. Il a eu des complements mais maintenant, je ne sais plus comment réagir car en fait, je me sens coupable de ne pas l avoir nourrit comme il faut. Alors maintenant, j essaye qu il mange un peu plus de tout, ce qui n'est pas toujours facile, j ai du mal à lacher prise.
    C'est vraiment compliqué, j 'étais persuadé qu il mangeait ce dont son corps avait besoin mais en fait non.
    Après je me dis aussi que mon frère avait peu être aussi de l anémie, il etait assez fragile petit, maintenant c est un homme qui a tres bon appetit. Enfin c est un vrai case tête.

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    1. Je n'osais pas le dire pour ne pas faire peur aux mamans concernées par la question, mais oui effectivement, nous ne mangeons pas instinctivement ce dont notre organisme à besoin...et les animaux non plus d'ailleurs.

      Je connais un adulte qui a fait du rachitisme enfant car il ne voulait rien manger (aujourd'hui grâce à une complémentation en vitamine D, ça n'arriverait plus). Ainsi que des cas d'avitaminoses, anémies etc...
      Mais le stress n'arrangeant rien au problème...

      Je connais une maman dont l'enfant s'alimentait peu (et qui décrochait des courbes de poids et croissance). Comme les repas à table se passaient mal et qu'elle avait du mal à gérer ses angoisses, elle avait trouvé une solution (sa solution à son cas particulier) : elle disposait des petits bols de snacks (viande séchée, noix, biscuits, fruits secs...) un peu partout, à portée de l'enfant toute la journée. Il piochait dedans de temps à autre, et à la fin de la journée, il avait mangé suffisamment grâce à ce grignotage en toute liberté (et sans le regard de l'adulte).

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    2. Un grand merci pour cet article, même si, comme Chloé et Anonyme, j'ai un très gros doute sur la capacité à ingérer ce dont nous avons besoin, aussi bien entant qu'adulte qu'en tant qu'enfant.
      Et c'est là le hic : construire les futures carences de nos enfants en restant zen, c'est quand même compliqué...

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  24. A lire et relire les jours ou malgré le lacher prise, jeme désespère. Ici les quantités sont très aléatoire s (même avec des assiettes identiques d'un repas à l'autre).
    J'arrive maintenant à lacher prise même si les premiers refus ont été difficiles, surtout que mon fils mangeait très bien au début. Mes techniques (qui marchent de façon aléatoire) : mettre un peu des aliments refusés, alors que déjà testés et approuvés, dans l'assiette en compagnie d'aliments aimés et au bout des quelques temps, il se decide a regouter. Ne pas porter trop d'interet quand il refuse de manger, bien souvent du coup il mange alors que si je reste a côté a insister il s' obstine. Si vraiment il refuse de manger, on passe au fromage (qui n'est jamais refusé ou alors là je dois m'inquiéter, puis au dessert avec le plat a côté et parfois, il se remrt à manger son plat.... Il a aussi le droit de gouter dans l'assiette de papa et maman, c'est meilleur même si c'est la même chose... et surtout on ne prête oas attention à l'entourage qui trouve qu'il a maigrit alors que la le médecin le trouve parfait sur sa courbe et on refuse de compenser avec plus de dessert par contre on compense en avançant l'heure du repas si nécessaire (comme son papa, il est invivable si il a faim)

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  25. Ma fille a 20 ans, je suis loin de tous ces moments d'angoisses mais, l'éducation l'enfance l'enfant me touchent m'interpellent toujours autant et comme je serai grand mère je m'y prépare... bref, quid de l'alimentation... j'avais une petite fille gourmande et plutôt facile, contrairement à moi, elle aimait tout, les salsifis étaient des frites-légumes et elle revendiquait le brocolis parce que c'était joli. Mois enfant je n'aimais pas la viande, par exemple et je restais des heures devant une assiette qui m'était resservie jusqu'à ce qu'elle soit finie... Ma fille a eu tout les droits inverses. Ne pas manger, ne pas aimer, avoir une assiette décorée agréable et rigolote. Uniques obligations, goûter une cuillère de chaque plat, ne pas grignoter, pas de bonbons ou "nutella"-MacDo. Jusqu'à plus ou moins 7 ans, elle n'a pas même eu l'obligation de manger avec des couverts, le plaisir était la seule chose importante.
    J'ai fais des erreurs et j'ai eu des ratés dont nous parlons encore, on n'est pas parfait ça se saurait... Mais globalement, elle a toujours eu la parole, le choix, le droit; Elle mangeait sur sa petite table à elle avec moi à coté pour discuter, l'aider, n'est venue avec moi à table que lorsqu'elle en a eu envie, n'a jamais trouvé étrange que l'on ne mange pas de hamburger.
    Résultat, une jeune fille qui aime manger, depuis toujours, préparer des repas pour tous, goûter des nouveautés. Les périodes "je n'aime que les pâtes" qui sont passées comme une lettre à la poste, j'ai seulement mangé des pâtes, ou pas, avec elle, ou pas, ça a duré, c'est passé...

    C'est tellement plus simple de ne créer aucun enjeu autour de la nourriture. On ne se laisse pas mourir de faim quand on sait qu'on est aimé. On ne se rempli pas, jusqu'à s'en rendre malade, de nourriture, quand on est rempli d'amour. Et si on accepte d'écouter son enfant, de s'écouter, il n'y a pas de carences. , de vrai déséquilibre... Enfin rarement, je crois.
    Courage les mamans, vous allez trouvez votre équilibre parce que vous les aimez vos petitous...

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    1. Merci pour ta réponse, ça fait chaud au coeur !

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  26. Bonjour, j'ai trouvé votre blog, et surtout ce post, alors à la recherche d'informations, de pistes... voire de recette magique - que je sais bien évidemment utopique - pour régler les soucis liés à la nourriture de mon ainé qui a 6 ans. Nous sortons d'un repas difficile, le 1000ème, où il n'a mangé que 4 ou 5 bouchées de pâtes. Mais surtout suivi d'une crise de colère de sa part (“Laissez moi tranquille, arrêtez les questions, fichez moi la paix, pourquoi je ne peux pas me gérer tout seul, pourquoi m'oblige t-on...“), face aux questions que nous lui posions à propos de ce non-appétit, de tous ces aliments qu'il ne veut pas manger ni même gouter, etc...

    On tente, comme vous le décrivez, de ne pas faire de la nourriture un enjeu.
    (Comme dans certains des commentaires que j'ai lu ici, il mange surtout des pâtes, avec du parmesan, parfois des sauces - crème, sauces industrielles genre Barilla... sauce de viande... - Il accepte le poisson une fois sur 2 ou 3, la viande aussi, mais très peu de légumes. En fruits il accepte les pommes, les bananes, quelques kiwis, des raisins frais ou secs.. des amandes... et puis biensûr tout ce qui est sucré passe sans souci, desserts, gateaux, bonbons...)

    Mais parfois, on y arrive pas, on se laisse emporter par les angoisses que nous procurent le fait de le voir manger si peu en quantité - et si peu varié. Les angoisses que l'on ressent, ou que l'entourage nous transmet, le voyant de corpulence si fine (alors que son père, en forme et normalement constitué, est très grand et très fin) nous envahissent parfois, et pourtant je suis persuadée que ça ne sert à rien de sen faire autant, de l'angoisser lui sûrement à propos de ça.

    Pour autant, je n'ai pas encore trouvé le bon mélange, comment ne pas "rien faire" mais tout en ne créant pas un autre problème en plus en focalisant sur ça. Je suis ravie déjà de trouver quelques pistes dans vos réponses, que je vais relire attentivement.

    Evidemment l'enjeu, c'est la santé de nos enfants. Ce qui m'angoisse le plus, c'est de laisser faire un comportement qui nuit à sa santé. Il est tout fin, donc évidemment ça rajoute à l'angoisse de voir ce comportement alimentaire lui nuire physiquement. Il dit qu'il "n'aime pas manger“. Et ça nous inquiète.

    Mais je me demande si cette pression que nous créons autour de la nourriture n'est pas aussi néfaste que son petit appétit. J'ai noté les livres mentionnés, que je vais aller consulter de ce pas.

    Merci encore, Charlotte

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  27. Bonsoir, je lis l'article et les commentaires avec des yeux écarquillés et pleins d'admiration, car honnêtement, je suis au bout avec ma petite biche de bientôt 5 ans...
    Nous avons vu différents médecins et pédiatres, qui nous ont tous dit la même chose: "un enfant ne se laisse pas mourir de faim". Facile à dire, mais beaucoup moins facile à accepter, lorsqu'on entend son enfant dire: quoi on doit encore manger? ou Je n'ai pas faim. ou je n'en veux pas? ou 3 cuillères?..... Alors à compter de ce soir, enfin.... demain matin j'arrête de me et de lui prendre la tête pour des questions de nourriture.
    Son problème face à l'alimentation est présent depuis son plus jeune âge.
    J'avais tellement peur qu'elle ait des carences que je souhaitais toujours qu'elle mange (étant très dynamique et faisant le rapport calories apportées et calories dépensées, cela me paraissait toujours donner un résultat déficitaire pour elle)... Mais je faisais sans cesse des concessions...
    Encore aujourd'hui... Mais je laisse ça au passé et mets en place la nouvelle stratégie du lâcher prise... Nous verrons bien...
    Elle mesure 1,03m pour 13kilos et va avoir 5 ans dans 4 bons mois.
    Nous vivons séparés avec le papa et ce problème ne date pas de là (problème avec la nourriture non lié à notre séparation donc... Car nous nous sommes longtemps posé la question à savoir s'il y avait un côté psychologique au refus de se nourrir... )
    Nous avions avec le papa (c'est toujours le cas) 2 visions complètements différentes de l'éducation... Lui stricte avec une histoire familiale qui intégrait le "tu manges ce qu'on te donne un point c'est tout" et moi une éducation plutôt cool, en tout cas pas de souvenir de repas difficiles (en même temps j'étais une bonne mangeuse...)
    Donc c'est parti pour un nouveau marathon...
    Plein de questions fusent du coup... Le matin, elle prend un biberon souvent en 2 fois de 270ml de lait et blédine ou lait brioche mais lorsqu'il y a école c'est biberon car plus pratique et surtout plus rapide...
    Le midi elle mange à la cantine, donc je vais tenter d'expliquer la situation là bas pour qu'on adopte tous le même comportement...
    En rentrant de l'école elle a son goûter et enfin le soir son repas...
    La démarche est-elle de la laisser à table avec nous? ou de la laisser aller jouer? Perso, j'aimerai bien qu'elle reste avec nous, comme ça si à un moment ca lui prend de vouloir goûter quelque chose, qu'elle le puisse, mais le fait de la laisser descendre et revenir quand elle le veut se défend aussi... Donc si vous avez des conseils!! SURTOUT N'HESITEZ PAS!!!
    On est passé par tous les moyens: jeux pour attirer l'attention sur autre chose, félicitations, punitions, changer d'aliments en cours de repas, petits tas dans l'assiette, lui donner à la cuillère comme mon dernier de 1 an qui lui est carrément l'inverse, Mr Glouton en personne hihi!... manger au salon, à la cuisine, dehors, pique-nique, barbecue, apéro dinatoire (ça ca marche plutôt bien), petite quantité dans grosse assiette, essayer de rester zen et de ne rien dire, mais elle trouve toujours le moyen de nous retourner (ils sont plus malins que nous, ça c'est certain) et j'en oublis un tas je pense mais bref... on a essayer un peu tout ce qu'on trouvait... Enfin surtout moi car pour le papa, c'est comme nous on a dit que ça doit être et c'est tout... Mais je l'ai briffé et on va tenter cette manière, de toute façon, nous n'avons rien a perdre car les repas me minent et j'éclate parfois en sanglots après l'avoir couchée....

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    1. Bonjour No-Hell !!

      Bon courage dans vos bonnes résolutions, je vous préviens, ce n'est pas aussi facile que cela en a l'air, mais vous verrez vite que, si cela n'arrange pas la situation immédiatement par magie, cela ne diminuera pas non plus l'appétit de votre fille... Et vous évitera bien des crises de nerfs...

      Votre fille mange à la cantine le midi : est-ce qu'elle y mange bien ? Parfois les petits mangeurs à la maison sont de bons mangeurs à l'extérieur... Dans le cas contraire, j'espère de tout coeur que le personnel de cantine sera ouvert à votre façon de voir (j'ai moi-même des souvenirs atroces de mes années de cantine, mais je ne vais pas vous traumatiser avec cela...) !

      Quant à savoir si il faut l'autoriser à sortir de table ou non, je vous proposerai bien de voir cela avec votre fille ? Elle est assez grande pour choisir, il me semble. Dites lui que vous avez décidez de ne plus vous en faire pour son alimentation, et que vous avez compris que vous devez lui faire confiance. Vous pouvez même lui donner l'autorisation, sur le ton de l'humour, de vous faire remarquer si elle vous prend en faute !! Les enfants adooorent ce genre de trucs : "Maman, là, tu est en train de t'inquiéter de ce que je mange..."

      :-)

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  28. Désolée un vrai roman!!^^ voilà la 2ème partie:
    Si certains se sentent d'attaque pour me donner des conseils, ce serait avec grand plaisir... Par exemple quand les2Koalas parlent d'un très long moment? de combien de temps parlent-ils?
    Je culpabilise par rapport au regard des proches et des jugements bien évidemment (à croire que je ne nourris pas ma fille ou que je ne l'éduque par correctement quand je lui dis qu'elle peut arrêter de manger, car je vois bien que sa bouille est déconfite) et des petites remarques cinglantes (bien entendu toujours "pleine de bon sens" et "en vue de m'aider")... Dans ma famille, tous les cousins cousines mangent bien, et y a pas de blabla.... J'ai l'impression parfois d'être une extra-terrestre quand je vois qu'on arrive à me faire la morale sur le problème de nourriture de ma fille, sans que personne ne se remette en question par rapport à d'autres aspects de l'"éducation"....
    Ainsi, je vais arriver, le sourire aux lèvres, comme une fleur, en criant haut et fort (mais pas devant la miss) plus aucune remarque sur les repas, je gère!!!!!!!! et moi seule!!! Je sens qu'il va y avoir des bonds sur les chaises mais peu m'importe... Le principal c'est que pitchoune se sente bien... Et même si elle voit ses cousins cousines bien manger, et elle 3 fois rien, ca ne l'empêche pas d'être agile et dynamique... Oh ça y a pas de problèmes....
    Au final, plus je lis tout cela, plus j'ai l'impression qu'on se prend beaucoup trop la tête pour pas grand chose et qu'on démolit avec tout ça la bonne ambiance des repas et le plaisir qu'on y prend...
    Allé, c'est parti pour le test et je reviendrai pour lire les conseils et aussi dire comment ça évolue...
    Merci pour cet article, c'est vraiment chouette, car on se sent bien seul dans cette situation alors qu'on est, et là on s'en rend bien compte, loin d'être les seuls....

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    1. Je vais essayer de te donner mon avis, il vaut ce qu'il vaut ^^

      J'ai deux bouts de chou, une puce de 2 ans et un petit gars de 1 an.

      Comment ça se passe au niveau des repas ? Bah le petit mange 2, voire 3 fois plus que sa soeur. D'ailleurs, j'ai tellement pris l'habitude de la façon de manger de ma puce, que je trouve effrayante la quantité ingérée par son frère mdr

      Mais je vais plus parler pour ma puce, vu qu'elle se rapprocherait plus de ta fille. L'aliment de base principal de ma fille, ce qu'elle ingurgite le plus c'est ... du jus de fruit 100% pur jus. Bon, évidemment, pas que mdr. Mais le matin, elle se contente de ça, plus quelques céréales piquées à son papa. Il lui arrive très souvent d'à peine toucher son assiette. Des fois, elle va bien manger, au point de redemander. Mais la plupart du temps, elle grignote.

      Pour ta puce, faut voir aussi les quantités. Tu nous a donné que pour le matin. D'ailleurs, je trouve qu'elle mange bien pour son petit-déj (même si je suis d'avis qu'il faudrait mettre de côté la blédine, elle n'est plus un bébé). Bien évidemment, il faut éviter le repas pris dans la précipitation, quitte à la lever un peu plus tôt (si il faut, tu la couches et/ou la lave plus tôt le soir)

      Il faut aussi remettre les choses dans leur contexte. Dans une société comme la nôtre, nous, adulte, avons tendance à trop remplir nos assiettes. J'ai essayé une fois de suivre les recommandations sur les quantités. Bah franchement, la différence était là !!! Divise cette fameuse quantité (la recommandation hein ^^) par 3, voir 4 !!

      Et encore, même là, ce n'est pas significatif, parce que d'un point de vue alimentaire, les enfants fonctionnent à la semaine, pas à la journée.

      Personnellement, je trouve que ta puce a un poids correct pour son âge.

      Pour les conseils : Pour les aliments qu'elle n'aime, tu as plusieurs possibilités : tu peux commencer par lui présenter sous une autre forme. Tu peux aussi la faire participer à l'élaboration du repas (c'est du pur Montessori en plus :p). Et si vraiment ça ne passe pas, bah, tu laisses tomber. Si ce sont les légumes qu'elles n'aiment, bah, donne-lui des fruits ? C'est pas tout à fait la même chose, mais c'est mieux que rien.

      Arrêtes de compter les calories, ça te bouffe la tête pour rien, et à toi, et à ta fille.

      Pour ce qui est du papa, que veux-tu dire par "tu manges ce qu'on te donne et c'est tout" ? Que l'enfant doit finir son assiette ? Que si l'enfant veut manger autre chose, c'est non ? Chez moi, c'est très souvent que, juste avant le repas (des fois, quelques minutes avant), ma fille demande à manger un autre truc (souvent, c'est un yaourt ou un fruit qu'elle aime bien) Bah, je lui dis oui. Parce qu'en soit, ça me gêne pas qu'elle veuille son dessert avant mdr

      Tu pourrais aussi faire une sorte de petit jeu, lui demander d'imaginer le repas parfait. Je pense vraiment que la faire participer peut aider. Elle subit ses repas cette pitchoune. Ce n'est évidemment pas de ta faute, on fait tous comme on peut.

      Quand aux commentaires autour de toi, bah, tu t'en fous. Je suis moi-même issue d'une famille de grands mangeurs, aussi bien du côté de ma mère que de mon père. Pourtant, j'ai un assez petit appétit comparé à eux. Je me rappelle parfaitement quand ma mère me servait : je dis stop alors que j'avais moins que les autres. Et à elle de me demander "Mais t'es sûre que t'as assez ?/T'aimes pas?". Alors que non, j'avais juste pas besoin de manger plus.

      Mais faudrait que tu nous en dise plus sur les autres repas ^^

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    2. Oui, le regard des autres, c'est quelque chose qui est très difficile à gérer, et qui nous ferait perdre notre latin quand nous-mêmes essayons de nous en tenir, tant bien que mal, à nos principes... C'est difficile, mais cela n'a pas, en fait, de rapport direct avec votre enfant et son alimentation. C'est votre problème à vous, un problème d'adulte, et je suis sûre que vous allez trouver en vous la force nécessaire pour imposer votre vue aux autres. N'hésitez pas à venir nous reparler de cet aspect des choses si cela peut vous soutenir !

      Et vous avez trouvé le mot de la fin : LES REPAS DOIVENT ÊTRE DES MOMENTS AGRÉABLES !!
      Éduquer à bien manger, c'est cela : faire des repas des moments agréables.

      Vous allez y arriver !! :-)

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  29. Cela fait des mois que je cherche des témoignages comme ceux là. Mon petit a 21 mois et ne mange RIEN ou quasi rien. Il a été allaité 7 mois et ça a été de longs moments de douleur pour moi (même si c'était un bonheur de le voir au sein contre moi, mais physiquement je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie, le contact même avec mes vêtements était douloureux... Mais c'est une autre histoire...). J'ai tenu 7 mois puis un drame familial, un manque de sommeil et une remarque d'un médecin sur son état rachitique (alors qu'objectivement il ne l'était pas) ont eu raison de mon lait, il n'y avait plus rien et j'ai du arrêter (alors que je n'avais plus mal, d'où un crève cœur pour moi). La diversification s'est plutôt bien passée et il mangeait bien, puis petit à petit il a commencé à ne plus vouloir manger sans avoir un jouet dans ses mains, puis il n'a jamais voulu accepter les morceaux. Jusqu'à il y a très peu de temps il acceptait les petits pots (très peu les purées maisons) et je feintais en donnant une cuillère de sucré, une cuillère de salé, mais jamais il n'a porté de lui même un plat salé à sa bouche. Depuis quelques semaines c'est de pire en pire, il n'accepte plus les petits pots salés mais ne mange pas pour autant des plats "normaux", reste les crèmes desserts, les compotes, le pain et quelques biscuits. Je n'ai jamais privé de dessert, il ne grignote pas entre les repas, nous sommes très angoissés (et il doit le ressentir), mais nous essayons de respecter sa faim. Pour le moment les résultats ne se font pas sentir. Enfin il y a deux jours il y mangé quelques lentilles et une carotte cru entière (ce qui relève du miracle).
    J'ai été une enfant qui ne mangeait rien et je me rappelle avoir eu une conscience aiguë, même toute petite, de l'impact que cela avait sur mes parents. J'étais aimée, choyée mais définie comme la petite qui ne mangeait pas. Rien à voir avec de l'anorexie, car je mangeais juste très peu mais à ma faim finalement. Aujourd'hui, je mange plutôt de tout et j'aime manger même si je suis une piètre cuisinière et que sauter un repas ou manger des bêtises ne me dérange pas parfois.
    J'étais tellement contente au moment de la diversification de voir que mon fils ne suivait pas le même chemin que moi et qu'il aimait manger et sa réaction aujourd'hui m'angoisse beaucoup.
    La méthode que tu as mise en place avec Antonin me semble la bonne et c'est celle que nous avons choisie aussi avec son papa (nous sommes d'accord sur ce point ce qui est vraiment bien !), nous commençons à l'appliquer depuis très peu mais le voir sortir de table le ventre vide avec juste un morceau de pain, le voir avoir faim le soir mais refuser le plat et ne manger que son dessert est vraiment très très dur à vivre.
    J'espère arriver vite à être aussi sereine que toi, peut-être que c'est cela la solution...

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    1. As tu consulter un pediatre ou autres? Il a peu etre un autre probleme.

      Bon courage

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    2. Oui des pédiatres, des médecins, des amis médecins, même son de cloche partout: "laissez-le manger ce qu'il veut pour le moment, même s'il mange la même chose tous les jours, il mangera diversifié quand il en aura envie, le lait est l'aliment essentiel jusqu'à ses 3 ans." Voilà ce que l'on me dit. C'est dur à entendre même si ça devrait me rassurer. Ce midi, il a mangé 2 petits suisses et un gâteau salé, c'est tout ! Pourtant il avait une assiette de coquillettes jambon devant les yeux, il a joué avec puis s'en est détourné. A côté de ça, c'est un enfant adorable, rieur, joueur, drôle, beaucoup dans l’interaction, vraiment un bonheur de petit garçon.
      Je suis juste un peu perdue pour les repas et j'ai peur qu'il ait quelques carences et il n'est pas bien épais (10,3 kg à 21 mois)

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    3. Juste un petit mot : ma fille de 27 mois fait le même poids, est toute mince (elle porte encore du 18 mois !)... c'est son tempérament ! mais difficile de résister à la pression de l'entourage (allez reprends encore un peu...!)

      Une remarque dans votre précédent message : vous dites à propos de l'allaitement difficile que "c'est une autre histoire"... justement il me semble que c'est tout à fait lié. Avez-vous raconté à votre enfant ces premiers mois d'allaitement difficiles ? ce qui était difficile, comment vous vous sentiez, ce qui vous paraissait important - pourquoi vous avez chois de "vous accrocher" ? (je suis fan de la méthode "raconter son histoire à l'enfant").

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    4. Bonjour So !

      Un grand merci pour ton témoignage, c'est toujours encourageant de voir que d'autres familles croient au "lacher-prise" ! :-)

      Tu parles de ta situation avec beaucoup de recul et d'intelligence, je trouve que tu es déjà bien engagée sur le chemin de la serénité. Je ne puis, hélàs, te dire si Antonin saute toujours autant les repas ou pas, car je ne grave pas ce qu'il ingurgite dans ma mémoire à long terme ! :-)

      J'essaye de ne même pas faire attention à ce qu'il mange ou pas, mais la preuve que je n'en suis pas encore là, c'est que je peux te dire ce qu'il a mangé hier soir : des galettes de céréales, et il en a redemandé !! Incroyable ! Cela n'arrive presque jamais qu'il se resserve !! C'est pour cela que cela m'a marqué ! :-D
      Par contre, je crois qu'il n'a pas touché à l'aubergine rôtie, mais à vrai dire, je ne suis pas trop sûre.
      Ensuite, dessert (souvent laitage, il adore, et ce sont toujours mes enfants qui choisissent leur dessert).

      Et ce midi : il a avalé des concombres-vinaigrette et un morceau de fromage. Je m'en souviens parce que je l'ai noté mentalement pour pouvoir te le dire ! :-)

      Très pratiquement, je trouve que "semer" des aliments sains (fruits, fruits sec, olégineux non salés...) dans la maison est une excellente idée ! :-)

      Ici, ce qui m'aide, c'est que le petit déjeuner est un vrai repas, qu'Antonin avale toujours avec plaisir :
      http://mercimontessori.blogspot.fr/2013/09/un-petit-dejeuner-plus-que-parfait.html

      Et aussi je liste les plats qu'Antonin aime vraiment (c'est facile, il y en a peu : pâtes nature, quiche VG, concombre et soupe de carotte, parfois les galettes de céréales et les feuilles de brick) et j'essaie qu'il y ait au moins un de ces plats à un repas sur deux - voire tous. Pas top pour la variété, mais au moins, il mange quelque chose...

      Bon courage, n'hésite pas à nous tenir au courant !

      P.S. Comme Clotilde, je suis fan de la méthode "raconter son histoire à son enfant", mais chez moi, cela n'a jamais changé les comportements de façon flagrante... Dommage ! :-D

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  30. je te demandais car dans ma famille un petit avait le même soucis et après plusieurs examen il avait un problème a l'estomac.

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  31. Cerina, je ne suis pas sûr qu'il un soucis autre que psychologique sur la nourriture, car manger uniquement des gâteaux apéros lui irait très bien. Merci pour ton petit mot en tout cas.
    Clothilde, tu as sans doute raison, il faut que je lui en parle, même si cet allaitement a été fait de moments merveilleux pour notre relation à lui et moi, je n'ai jamais craqué devant lui et j'ai toujours savouré les moments que nous partagions malgré la douleur physique. Je crois vraiment que j'ai mal géré l'après, je ne lui ai pas proposé assez d'aliments variés et je me suis contentée de lui donner des petits pots et purées maisons qui lui plaisaient. L'été dernier il goutait quelques fruits et je n'ai pas persévéré le voyant les refuser par la suite. Le voyant refuser les morceaux je n'ai pas insisté non plus, je me suis dit qu'il ne fallait pas le braquer et que ça viendrait en temps et en heure, résultat aujourd'hui il ne veut plus rien. Le papa a aussi énormément stressé à un moment donné et transmettait son stress à notre petit, il râlait tout haut en lui disant "maiiis ce n'est pas possible que tu ne manges pas etc...". Pendant une période, j'ai demandé à son papa de ne plus être là pour les repas et ça allait beaucoup mieux puis finalement, c'est redevenu comme avant. Avant sa naissance, je m'imaginais déjà le laisser picorer ce qu'il voulait dans notre assiette, le voir manger avec appétit, je culpabilise vraiment aujourd'hui de n'avoir pas suivi tout ça. Pourtant j'ai toujours essayé de faire au mieux pour lui, mais visiblement sur ce point là j'ai échoué...
    Elsa, depuis ton post, Antonin mange-t-il toujours un repas sur 4 ? Les choses se sont-elles améliorées ?
    Je pense aussi essayer une technique: laisser innocemment trainer quelques bricoles à manger dans une assiette dans l'appart s'il a faim dans la journée (carotte crue, quartiers de pommes...). Aujourd'hui il a mangé un petit bout de pomme comme ça.

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    1. Aaaah mon commentaire est parti !!

      So : tu dis que "tu n'as jamais craqué devant lui", mais je suis sûre qu'il ressentait qd mm cette ambivalence, les enfants surtout jeunes sont de vraies éponges des émotions de leurs parents !

      Tu peux lui raconter, très simplement mais assez détaillé, toute cette histoire, depuis ton envie d'allaiter pdt la grossesse (si c'était le cas, les choses qui t'avaient inquiétées : allais-je y arriver ? ma maman m'a tjs dit qu'elle ça n'avait pas marché - par exemple !), les premiers mois, toute la joie que ça t'apportait mais aussi la douleur physique et les inquiétudes, en mettant des mots sur ces émotions, et en lui proposant aussi de nommer ces émotions ("peut-être que tu as pensé qu'il fallait bien manger pour que papa et maman t'aiment, tu sentais que c'était très important pour nous alors tu te forçais à manger plus ; ou tu sentais que maman en était quand même un peu triste mais qu'elle ne souhaitait pas que tu le voies, alors tu ne savais plus s'il fallait manger ou pas pour lui faire plaisir"... par exemple !).
      Mon expérience personnelle est que ce récit (plusieurs fois recommencé) est vraiment "soignant" (quand je reparle à ma deuxième - 27 mois - des premiers mois si difficiles... elle est au bord des larmes, je la sens toute tendue, donc elle comprend +++ !). Et ça te fera peut-être du bien à toi aussi (les papas ont souvent plus de mal à exprimer tout ça :-) ) - ça a été aussi mon cas... un deuil d'une naissance parfaite à faire. Eventuellement aller voir qqun d'extérieur qui vous aiderait (tu parles de drame familial.... ) ? (on a franchi le pas de consulter une psychologue et ça a été très bénéfique pour toute la famille avec qlq séances)

      Dans un très bon livre, qui parle - entre autres - de l'anorexie des jeunes enfants (ce n'est pas le cas de ton petit, mais çà donne des pistes !), voici la méthode proposée : ne rien donner entre les repas (juste de l'eau si soif !), servir de minuscules portions (pour donner - à terme - à l'enfant envie de se resservir), et ne faire aucun commentaire sur la nourriture (ni avant, ni après, ni pendant), sans laisser l'enfant devant son assiette pendant 10 minutes. S'il n'a pas faim, on propose le dessert. S'il n'a pas faim non plus, on va jouer !
      Evidemment on propose des choses que l'enfant est susceptible d'aimer, l'éducation au goût se fera après ;-)

      Pour distraire un peu pdt les repas, je propose souvent des CDs d'histoire (ou je raconte moi-même). Ou le faire participer à l'élaboration du repas ?

      Vous dites qu'à part ça, il fait vraiment heureux, donc il ne se laissera pas mourir de faim ;-)

      Pas facile de sortir de l'affectif à ce sujet - surtout que c'est très prégnant dans l'allaitement !

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    2. So, ne t'en veux pas de ne pas avoir insisté face aux premiers refus de ton fils... Cela n'aurait rien changé, j'en suis sûre !! La première chose à faire est de déculpabiliser (mais vraiment). Cela n'est pas votre faute.

      Quant à le laisser picorer dans votre assiette, il n'est pas trop tard pour l'y autoriser ! Il n'a que 21 mois, c'est encore un bébé ! Ici, les enfants aiment beaucoup prendre une bouchée de nos portions de grands, c'est vrai...

      Les filles : "L'anorexie infantile" n'est pas un gros mot. C'est tout à fait ce dont nous parlons ici. Antonin et le fils de So souffre d'une forme d'anorexie (oui, quand on ne mange rien, c'est de l'anorexie), mais il ne faut pas penser à l'anorexie de l'adolescence, qui est vraiment autre chose. Nos petits ne seront jamais rachitiques, ne se laisserons jamais mourir de faim, les causes sont tellement différentes, et, il faut le dire, la gravité n'est pas la même non plus, pas du tout !! :-D

      Je suis entièrement d'accord avec la méthode préconisée par Clotilde, à un détail près : si on choisis de ne rien proposer entre les repas, on peut organiser des snacks toutes les deux heures (fruits frais, tartines de purée d'amande...) ; la technique de So de "laisser trainer" quelques aliments sains me semble très intéressante aussi ! :-)

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    3. Merci beaucoup Clotilde et Elsa pour vos messages, c'est vraiment réconfortant !!
      Elsa, je trouve ça vraiment extraordinaire que tu ne puisses pas me dire ce qu'Antonin a mangé, ça prouve que tu as un réel lâché prise et je suis admirative de ça. Je suis capable de te dire ce que notre mini a mangé depuis 1 semaine !!
      Clotilde, je vais essayer de lui en parler mais en même temps je ne veux pas qu'il se focalise sur la nourriture et sur cet allaitement (dont j'ai dressé un portrait négatif mais dont je retire au fond plus de positif que de négatif!). Peut-être lui en parler une bonne fois et passer à autre chose. Je ne suis pas sûre qu'une aide extérieure me soit bénéfique (pas maintenant en tout cas), même si je sais que cela peut aider certaines personnes. Cette histoire de nourriture est un peu la seule ombre au tableau et notre petit est un vrai amour. Peut-être aussi ne veut-il pas être "parfait" et il faut bien embêter ses parents sur un point et comme il voit que cela nous fait réagir il persévère...
      Je vais tenter de poursuivre cette méthode, de faire en sorte que les repas soit un moment agréable, prendre en compte les conseils du livre dont tu parles (que j'essaye d'appliquer déjà). Je revendrai vous donner des nouvelles dans quelques mois de l'avancée de tout cela. Je mise beaucoup sur nos vacances cet été où j'espère le faire manger melon et pastèque (qu'il refuse pourtant aujourd'hui) ou fruits du jardin de ses grands-parents.

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    4. So : je ne sais pas si le fait de lui "en parler" le focalisera dessus, à mon avis il doit bien sentir qu'il y a qqch qui vous ennuie de ce côté là, non ? De ce qui transparaît de tes messages (mais ça peut être trompeur), c'est une grosse ombre sur un beau tableau ;-)
      C'est très bien de ne pas vouloir faire porter aux enfants nos pbs d'adultes (et là, c'est votre problème qu'il ne mange pas), mais il doit sûrement ressentir qu'il y a un malaise, et il me semble important qu'il sache que le problème ne vient pas de lui, mais de vous (votre inquiétude "injustifiée").

      Ou simplement lui dire : "parfois je suis inquiète de voir que tu manges si peu, mais je veux te faire confiance, c'est toi qui sait si tu as faim ou pas"
      (bon je pense quand même que "raconter leur histoire" aux enfants est important... mais c'est votre enfant, c'est vous qui saurez le mieux. :-D Ici mes filles me réclament très souvent - par phase "l'histoire de quand on était bébé et petite fille" !). Je suis convaincue que parler est libérateur (et c'est là où une aide extérieure peut aider à nommer, à mettre des mots).

      Bonnes vacances !

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  32. Elsa, on vient de prendre l'apéro et mini a mangé tout le paquet de chips à lui tout seul, ainsi que des mini pizza apéritives et bu 2 jus de fruits, il a porté à sa bouche du melon, des tomates et des concombres mais a recraché ces 3 aliments. Voilà pourquoi je ne parle pas d'anorexie infantile, il pourrait manger si je lui proposais uniquement des cochonnerie, il sélectionne juste énormément et je refuse de le nourrir de bêtises à longueur de journée, mais exceptionnellement comme pour un apéro entre amis pourquoi pas.
    Il est vrai aussi que ce mot me fait un peu peur, comme tu le dis si bien...
    Dur dur de déculpabiliser car au fond je sais bien qu'il agit comme cela en réaction à nous et que c'est notre comportement qui arrivera à le faire manger davantage (enfin j'espère). C'est vraiment délicat, les petits ressentent si bien nos doutes et nos angoisses et savent en jouer.

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  33. une chose me frappe dans tous vos commentaires: tout ce que vous décrivez ressemble fort à un syndrome de dysoralité sensorielle... j'ai mis beaucoup de temps à diagnostiquer cela chez mon fils de 3 ans qui ne mangeait aucun morceau jusqu'à ce que l'on découvre qu'il est atteint de ce trouble (tout comme moi étant petite avec encore quelques séquelles aujourd'hui). renseignez vous sur le sujet, c'est très intéressant et cela a changé nos vies même si les problèmes se résolvent progressivement. Le combat n'est pas gagné.

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    1. Merci Anonyme pour cette piste !

      Je ne connaissais pas ce syndrome, c'est assez impressionnant ! Je vous souhaite bon courage pour la guérison de votre fils...

      Ici, cela ne semble pas correspondre à Antonin : s'il a longtemps refusé les morceaux et est encore très sélectif au niveau des textures, il est capable de mâcher et d'avaler tout à fait normalement les aliments qui lui plaisent (pommes, chocolat...). Il n'est jamais atteint de nausée, rarement de constipation, et ne montre pas de stress ou de malaise au moment du repas - c'est juste qu'il N'AIME PAS.

      Je ne le retrouve pas dans la description qui est faite de la dysoralité, mais merci, c'est une piste intéressante, qui fera peut-être "tilt" dans d'autres familles ! :-)

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  34. Je suis ravie de lire qu'Antonin mange mieux et plus diversifié depuis son opération.
    Je reviens donner des nouvelles plus tôt que prévu car les choses ont évolué ici aussi. L'été ne s'est pas passé comme prévu et nous sommes revenu aux petits pots pendant un moment en avançant la cuillère de sucré et en donnant le salé au dernier moment. J'étais bien consciente que ce n'était pas du tout une solution sur le long terme mais ça nous rassurait de le savoir avec de la nourriture dans le ventre. Ca l'a vite fatigué et il a eu bien raison ! Après cela il ne voulait plus manger du tout de petit pot et ne prenait pratiquement que des biberons. Bref retour au point de départ, en pire !
    Il y a 10 jours, grosse discussion avec mon ami et nous avons décidé de tout remettre à plat et de nous y tenir cette fois. Et miracle, du jour au lendemain il semble avoir vu notre déclic et ça a provoqué le même chez lui. Ce n'est absolument pas devenu un grand mangeur, mais il goûte plus de choses.
    Voilà comment nous procédons maintenant :
    - Le matin il prend son biberon de lait, puis une cuillère de sirop pediakids (aux plantes qui ouvre l'appétit), puis un verre de smoothie (jus de fruits pressés, il adore et c'est bourré de vitamines !) et un gâteau.
    - La journée il est chez la nounou et je sais qu'il a mangé à 2 repas, pour le reste je ne sais pas car j'évite de lui demander devant notre petit (avant c'était la première chose que je demandais, il sentait donc l'importance cruciale de manger chez la nounou et se bloquait totalement et n'avalait rien du tout là bas).
    - Le soir j'ai remarqué qu'il avait beaucoup de mal encore à rester longtemps à table avec nous, on a donc trouvé une alternative qui marche: il prend soit un fruit soit une carotte crue dans sa poussette. Puis chez nous, on lui propose de venir à table et il y va avec grand plaisir en nous demandant de l'asseoir à sa chaise ! On mange tous les 3 tous les jours ce qui nous oblige à manger comme lui à 19h. Je lui propose de goûter ce qu'il veut dans notre assiette, en général il ne veut rien ou presque mais a aussi commencé à en apprécier des nouveaux. Il a son dessert quoi qu'il arrive et est ravi quand arrive ce moment. Il a aussi préparé le repas 2 fois avec moi et a du coup accepté de goûter ce que je préparé.
    On l'encourage beaucoup et on le félicite énormément, non pas du fait de manger, mais qu'il arrive maintenant à croquer des aliments solides, on lui dit "croque avec tes petites dents", on lui montre comment on fait nous aussi et il est très fier de faire pareil.
    - Puis de nouveau son biberon de lait avant d'aller se coucher.
    En gros il aime: banane, pomme, poire, framboise, fraise, carotte crue, radis, amandes, lentilles, poisson pané ail et fines herbes, thon, apéricubes, feta, craquotte, pain et tous les desserts.
    On tourne un peu en rond avec ces aliments et il n'en mange à chaque fois que 4 ou 5 cuillères mais il y a quand même énormément de progrès !
    A chaque repas je mets au moins un aliment qu'il aime, je sais qu'il mangera un peu et que nous on ne sera pas inquiets et du coup tout se passe pour le mieux. Je peux dire que je suis vraiment soulagée et plus zen et lui aussi. Il mange toujours très peu par rapport aux autres enfants mais plus équilibré et j'ai l'impression qu'on a franchi un grand pas. Je suis persuadée que c'est grâce à la méthode du lâché prise et à la réorganisation des moments et lieux où il mange.
    Ca ne fait qu'une semaine donc j'essaye de tempérer ma joie mais je suis ravie (et lui aussi). Autre chose j'ai aussi eu une discussion un soir de vacances avec notre petit, après un énième repas qui s'était mal passé et je lui ai expliqué qu'on était très inquiets mais qu'on ne le forcerait plus, qu'on le laisserait désormais gérer sa faim.
    Je reviens cette fois réellement dans plusieurs mois vous dire si les progrès sont toujours là...

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    1. Un grand merci, So, pour ce retour détaillé !

      J dois dire que je trouve le chemin parcouru par votre famille en si peu de temps assez prodigieux ! :-o
      Bravo ! :-)

      J'espère de tout coeur que l'apaisement que vous vivez actuellement va durer, durer... ! Et que la curiosité gustative de votre petit bonhomme va continuer de s'accroitre ! :-D

      Je suis d'accord avec vous : la clef de tout cela, finalement, ce serait bien le plaisir...
      Si chacun mange en prenant plaisir (plaisir du palais, mais aussi plaisir d'être ensemble, etc.), il n'y a pas de raison pour que ça se passe mal !!

      Je vous souhaite bon courage, car je sais, pour le vivre au quotidien, qu'il n'est pas toujours fcaile de s'en tenir à nos "principes" quand il s'agit d'un enjeu aussi affectif...

      Mais le jeu en vaut la chandelle, c'est sûr !
      Bisous à votre p'tit gars ! ;-)

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  35. Je lis ce soir un site du la "diversification menée par l'enfant", et une page m'a fortement fait penser à cet article, c'est marrant comme les principes se recoupent et finalement peuvent être appliqués très tôt !
    http://www.diversificationalimentaire.com/apres-six-mois/les-processus-dapprentissage/

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  36. Merci pour cet article, que je glisse dans mes favoris : ça me servira de piqure de rappel, de temps en temps :)

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  37. Bonjour,

    Je découvre votre blog (et bien d'autres) en cherchant des idées pour ma fille (4 mois), et cet article m'interpelle (d'autant plus que je commence la diversification tout doucement).

    Mais en fait, ce dont je me rends compte, c'est que j'ai été une enfant "difficile" j'ai passé des après-midi à la sieste à retrouver mon assiette au 4h puis le soir et à ne pas manger (jusque 7-8 ans je pense, après je restais juste visser sur ma chaise, ce qui ne me gênais pas, je m'inventais des histoires et voilà).
    J'ai même dit à mon père une fois (je ne sais pas quel âge j'avais, mais avant 6 ans je pense) : il me proposait puisque j'aimais la glace mais que je ne voulais pas de ma ratatouille de me la faire en glace, ce à quoi j'ai répondu : "et tu l'aimes toi !" Ce jour là je n'ai eu ni sieste ni retour de l'assiette. Les suivants si...

    Et pourtant je n'ai jamais eu de problème avec la nourriture, mais juste certains plats que je n'aimais (n'aime toujours pour certain pas). Et là où le bat blesse, c'est que mon père, lui, n'aime pas les épinards (ni les crêpes mais alors là, je pige vraiment pas pourquoi) et lui il avait le droit de ne pas en manger ! Mais moi avec mes endives au jambon (je n'en mange toujours pas), mes ratatouilles ou mes courgettes à l'eau (ça je mange aujourd'hui, comme quoi...) j'étais obligée de finir.

    Le pire, c'est qu'aujourd'hui, c'est mon compagnon qui me dit que je suis difficile, que je n'aime rien. Alors que si, juste que je n'aime pas certaines choses et que je refuse d'en manger (contrairement à lui qui se force).

    Alors, qui aura le dernier mot, le papa ou la maman quand la petite ne voudra pas manger ? La question reste ouverte. Quoiqu'il en soit, j'ai déjà décidé que je ne me prendrai pas la tête avec ça. De même que si elle ne veut pas du sein un soir, je sais qu'elle me réveillera dans la nuit, que ça va me mettre en rogne, mais je me lèverai et lui donnerai, parce que c'est là qu'elle a faim, et pas quand je le veux moi.

    Tiens un lien qui m'a fait bien rire sur le sujet : "http://long.blog.lemonde.fr/2013/05/07/une-histoire-reservee-aux-enfants/" ainsi que "http://long.blog.lemonde.fr/10-reponses-toutes-trouvees-pour-quand-on-toblige-a-manger/" a mettre entre tous les yeux d'enfants ;)

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  38. Bonjour

    Je suis tombé sur vous en cherchant des solutions pour ma fille de 12 mois j'espère que quelqu'un pourra m'aider...

    Alors voila, ma fille a eut 1 an le 08/10/2014
    avant elle mangeait de TOUT je lui ai toujours préparé des plats maison et elle a toujours adoré ça et mangeait en grosse quantité et surtout les légumes.
    Mais voila , mademoiselle a eut 1 an et depuis grosse galère à table...
    Elle refuse TOUT ! je commence à m'inquiéter et je ne sais pas comment réagir. J'ai essayé de détourner son attention (jouet, chanson, TV, une cuillère pour moi, une pour elle, avion, tricherie...) rien y fait elle tourne la tète et refuse même de gouter temps que ce n'ait pas du fromage ou des yaourts ou des gâteaux...
    Bon vous allez me dire, elle mange, c'est déjà ça mais ça m'inquiète (du coup le popo a changé aussi)

    Dois-je attendre ? Que puis-je faire ?

    Merci d'avance de votre aide

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  39. Merci qui ? MERCI MONTESSORI !: Mon enfant ne mange RIEN !!: Dédié à lc, à Coralie, à moi-même, et à toutes ces mères



    Bonjour et merci !! Comme cela tombe bien que je lise votre histoire concernant votre fils et les différentes façon d'aborder le repas.

    Ici mon fils de 33 mois exactement me fait passer par tous les sentiments depuis toujours, et bien plus concernant les repas. Il a été allaité jusque ces 6 mois exclusivement puis, jusqu'à ses 9 mois après. Mais depuis l'heure de la diversification les repas sont vraiment devenus des moments je dirais presque de lutte et d'angoisse pour moi, et je suppose pour lui aussi du coup.

    Bref il a 2 ans et demi maintenant et sait très bien que de me refuser le repas me stresse, me met en colère etc.... Du coup en cherchant des solutions pour faire que ces moments deviennent de vrais moments de plaisir, je tombe sur ce billet, et je me rends compte qu'a bien des niveaux je suis à côté de la plaque.

    Je vais donc essayer vraiment de vivre l'acceptation de ce qu'il mange et de ce qu'il refuse et on verra si cela porte ses fruits.

    Question pratique si vos enfants refusent de manger ce que vous leur avez préparer à midi, leurs réservez vous le soir ou vous laissez tomber? Parce que je veux bien le laisser gérer son repas mais je ne veux pas avoir à jeter la nourriture à tous les repas non plus (je parle bien sur des plats fait exclusivement pour lui à la base)

    En tout cas super blog merci pour toutes ces infos partagés, on se sent un peu moins désarçonnée et seule!

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  40. Le truc justement c'est de ne plus préparer des plats que pour lui mais de l'inclure dans le repas familial. Tu prévois une petite part pour lui (si tu ne veux pas perdre trop de quantité) et éventuellement, avec, un truc que tu sais qu'il aime bien (genre un tout petit peu de pâtes ET des légumes que vous vous mangez). Les pâtes, c'est pour être sur qu'il aura quelque chose quand même dans le ventre (mais quantité limitée, pas possibilité de se resservir). Et au fur et à mesure, tu supprimes ce petit quelque chose en plus pour ne laisser que votre plat familial.
    Enfin c'est comme cela que ça a marché pour nous ! (je me suis entêtée à lui faire des courgettes qu'il avait beaucoup de mal à manger et j'ai découvert qu'il adorait les haricots verts !!!! les enfants sont imprévisibles - alors maintenant quand je cuisine un légume "qu'il aime moins", je m'efforce à ce qu'il y ait toujours dans le menu un truc qu'il "adore"...et franchement c'est parfois très surprenant :ex : il adore les tomates cerises mais mangera difficilement la sauce tomate).
    Bon courage.

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  41. Je reviens donner des nouvelles comme promis. Les choses ont un peu évoluées depuis le 25 aout. Je rappelle que mon petit ne mangeait RIEN, rien de solide il y a encore quelques mois et seulement une ou deux cuillères par la suite.
    On a suivi les conseils, notamment de ce blog (merci encore), non sans parfois être désemparés... Mais petit à petit ça a porté ses fruits. Notre petit a aujourd'hui 27 mois, il vient à table avec plaisir et c'est même lui qui demande à monter sur sa chaise et râle si l'on ne l'y met pas assez vite. Il mange à tous les repas, parfois seulement du pain, parfois seulement le dessert, parfois juste quelques cuillères, mais maintenant ponctue chacune de ses cuillères par "c'est bon, délicieux !", ce qui nous fait toujours beaucoup rire (intérieurement). Pour nous, on a tout gagné, il est heureux de manger et sait qu'on ne le forcera jamais, ça donne des repas (parfois très courts) mais pris dans la bonne humeur et les rires. On lui propose à chaque repas quelque chose qu'il aime (ça se résume à environ 5 ou 6 aliments) et quelque chose de nouveau ou qu'il n'aime pas. Il goutera au nouvel aliment une fois sur 15, mais c'est déjà ça. Par exemple il a mangé pour la première fois des pâtes aujourd'hui avec sa nounou, pour nous c'est énorme.
    Je lui fais parfois préparer les repas avec moi, il m'aide et ne goute pas forcément mais a mangé comme ça un mini bout d'endives il y a deux jours par curiosité et ne l'a pas recraché... Il ne mange pas forcément très équilibré (pas de légumes, seulement quelques lentilles et carottes crues) mais aime quelques fruits et les compotes. Pas de féculents mais adore les desserts alors on lui donne du riz au lait ou des crèmes à la semoule.
    Je sens que petit à petit ça va venir, nous sommes confiants.
    Je reste persuadée que la solution était de prendre de la distance, de le laisser faire, de ne pas s'inquiéter s'il n'a pas grand chose dans le ventre (en général il mange mieux le lendemain). Notre entourage ne comprend pas toujours, nous pousse à le gronder, à le forcer, mais nous restons sur notre position et on préfère le voir manger peu et passer de bons moments que le mettre au coin pour qu'il avale un demi haricot vert...

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    1. Un grand merci, So, d'avoir pris la peine de nous tenir au courant, c'est vraiment intéressant, et ça me soutient ! :-)

      Oui, le plaisir de manger, c'est ça qui prime !

      Bravo à toi et à ton homme pour votre cheminement et votre attitude, je trouve que votre fiston a beaucoup de chance !

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  42. Mon fils a un grand appétit, et il mange des quantités considérables de nourriture pour son jeune âge. Il est au top des courbes de croissance, donc cela ne nous surprend pas. Mais cela a été compliqué d'intégrer les textures à son alimentation, il a eu longtemps des purées très lisses. Petit à petit, avec beaucoup de persévérance, nous lui en avons présenté, et souvent la même version de ce que nous mangions mans version bébé, et tranquillement, les textures sont entrées dans ses repas. Je dois dire que la compagnie et l'exemple de ses pairs au service de garde a beaucoup aidé, et selon moi, l'apprentissage de la marche aussi. Son médecin m'avait expliqué qu'il avait les muscles de l'œsophage par encore matures, et que c'est pour cela que ''tout ressortait facilement'', désolé pour les détails ;|. Il a régurgité régulièrement, à tous les jours, jusqu'à ses 14 mois environ. Ensuite, il a marché davantage et cela s'est tassé. Ouf!! Toute une aventure, et mon petit doigt me dit que ce n'est pas fini! :) KatMarieChant

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  43. Moi personnellement mon enfant mange trop, par rapport à son age, parfois ça m'étonne , parfois je dis que c'est bien , puisqu'il bouge beaucoup. Je suis vraiment perturbée.

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  44. Mes enfants et moi, avons le même soucis. J’étais très difficile, je ne mangeais rien et j’étais très sélective. Mes enfants aussi. Je viens de découvrir que nous avons un trouble de l'oralité. Une hypersensibilité des sens de la bouche et que c’est cette hypersensibilité qui en est responsable. C'est un trouble !

    Nous sommes également hypersensible aux bruits, la lumiere, au toucher, émotionnellement, tout va trop vite, trop fort, trop intense .. c'est un trouble sensitif. Ce n’est peut-etre pas le cas pour tous, mais il faut savoir que ça existe et que ça provoque des trouble alimentaires comme ceux que vous décrivez.

    Hyposensibilité existe aussi. Ils seront en general a l'opposé des hyper.

    Bisous a tout, en espérant que ça aide quelqu'un ;)

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  45. Ha j'oubliais, ce trouble est génétique, ce qui explique pourquoi la grand mère, la mère, le tonton etc .. est été pareil enfant ;)

    ++

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  46. Bon courage a tous et "bon appétit !" (c'ets vrai quoi, faut s'encourager" XD

    ++

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  47. ha, je viens de lire un post et quelqu'un a deja parlé du trouble de l'oralité. J'en ai un et je n'ai pas de haut le cœur, juste si ça va trop au fond de la gorge. Mon fils mange pas mal de chose mais peu quand a ma fille, elle n'aime rien a part gâteaux compotes pâtes riz purées .. et CHOCOLAT. Elle arrive très bien a mâcher ce qu'elle aime et a rarement le haut le cœur, car pour gouter, elle met le bout de la langue dessus ou recrache aussitôt et on insiste pas. Moi je les avais c’est haut le cœur quand on me forçait a manger un truc que j'aimais pas ( et je me faisais gronder parce que j'avais un haut le cœur OO ). Comme je n'ai jamais forcer mon fils ou ma fille, ça en leur arrive pas ou peu. Je dis ça en réaction a ce post et a la réponse :
    http://mercimontessori.blogspot.fr/2013/09/mon-enfant-ne-mange-rien.html?showComment=1407579624301#c1972109600854447058

    Ce n'est pas si simple a reconnaitre, c'est un trouble sensoriel. Ceci dit, ce n'est certainement pas la seule cause aux enfants qui mange peu :)

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    1. Un grand merci pour ton témoignage, Céline ! Je suis sûre qu'il aidera des gens, merci !

      Je te souhaite un énorme courage pour la suite... Pff, pas facile tout ça... :-/

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  48. Je viens de lire cet article et je dois dire que ça me soulage!

    Combien de fois ma belle-mère me dit "tu sais, ma fille fait comme ça avec les siens, tu devrais faire pareil" ou ma belle-soeur "ben oui, mais nous, on les force à manger!", insinuant par là que je suis une mauvaise mère... ce à quoi je réponds que je n'ai pas l'intention de faire du foie gras avec ma fille pour les fêtes et que je n'ai donc pas besoin de la gaver... Mais à force, les réflexions passent moins bien, le doute s'insinue et on fini par se poser des questions et se torturer, pour quoi finalement?

    J'avais un bébé qui mangeait de tout, vraiment de tout (salade, tomates, poisson, viande, pâtes, etc.) et en morceaux. Du jour au lendemain, elle n'a plus rien voulu d'autre que des tartines de fromage blanc, vache-qui-rit et Babybel, biscuits, compotes et banane... J'avoue que ça reste une énigme... Comment une petite fille qui aimait manger en vient à ne plus rien vouloir?? Je ne l'ai jamais vraiment forcée à manger (parfois juste la 1ère cuiller) car en règle générale, quand elle n'en voulait plus,c 'était qu'elle n'avait plus faim...

    Bref... je suis soulagée de lire cet article et de constater que finalement, NON, je ne suis pas une mauvaise mère! Et je vous dis merci! :)

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  49. Raphaël ne mange que les biberons, les yaourts, le pain et des gateaux. Je lui ai toujours fait confiance sur tout mais pour la nourriture c'est pas que je ne lui fais pas confiance, mais ce dont personne ne parle et que j'espère ne pas être la seule à vivre c'est que l'absence de nourriture fait qu'il se lève la nuit vers 4h du matin au lieu de 6h. Que pour nous cela commence par un biberon à 4h du matin tous le jours puis 3h car il ne comble pas ces besoins à lui mais il ne va pas manger plus, ça non, papa et maman se lève en pleine nuit.
    VOILA CA c'est mon réel problème il ne dort pas et donc maman ne dort pas et doit enchainer le travail, les courses, les lessives, les jeux avec son enfant. Je l'aime profondément mais pour la nourriture vraiment vos conseils ne me servent à rien car la solution n'évolue pas et les discussions sans fin entre lui et moi, lui et son père et son père et moi sont sans fin aussi. Comment faites vous? Sommes nous trop impatients devont nous travailler avec lui durant des vacances sur ça? Comment fait on pour qu'au moins on puisse ne pas être exténuer

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    1. Bonjour Unknown,
      Cela peut paraître dur, mais pourquoi ne pas le laisser avec sa faim à 4h et attendre 6h pour lui donner le 1er biberon. Lui expliquer que c'est la nuit, qu'on ne mange pas la nuit, tenir, même s'il pleure. Au bout de quelques jours il devrait très bien comprendre si vous ne lâcher pas.
      Ma fille à 14 mois et fait beaucoup d'histoires pour manger. Chez la nounou tout se passe bien, à la maison moins.. je vais suivre les conseils de ce blog et lâcher prise, tant pis si elle mange moins, j'espère que cela portera ses fruits et arriver à prendre le recul que vous toutes semblez trouver salvateur pour tout le monde !

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  50. Un lien pour nuancer un peu l'expression "un enfant ne se laisse pas mourir de faim": http://www.france5.fr/emissions/les-maternelles/videos/discussion_troubles_de_loralite_mon_enfant_ne_peut_pas_manger_-_lesmaternelles__25-02-2016_1070773
    Toutes mes sympathies pour votre investissement auprès de vos enfants.

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  51. Hmmm, un enfant ne se laissera pas mourrir de faim. Je l'ai entendu et réetendu cette phrase... Sauf que le jour ou mon fils, à 8 ans, a rétorqué à sa tante qui venait de lui expliquer qu'elle ne mangeait pas parcequ'elle avait très mal au ventre que le mal au ventre diminuait quand on mangeait, ca m'a fait tiquer. Je lui ai alors demandé si il avait souvent mal au ventre, il m'a dit, oui, tout les soirs au lit et une bonne partie de la journée aussi. Je lui ai demandé pourquoi il ne mangeait pas plus et il n'a pas su me répondre. Je lui ai alors expliqué que cette douleur était une facon de son corp de lui dire qu'il avait besoin de manger et que si il passait son temps à ignorer sa faim, il allait avoir des prolèmes de mal/sous nutrition. Depuis, il a triplé ses doses (quitte à me demander un quelques tartines en plus du repas si il n'a pas trop aimé - mais il goutte quand même à tout) et commence même à avaler des choses qu'il n'aurait jamais touché auparavant. Quelques mois plus tard, on commence à voir un peu moins ses côtes et ses hanches. Surtout, ce qui me fait plaisir, c'est que la clavicule de ressort plus autant qu'avant... Il était vraiment extrèmement maigre, et même si ca n'avait jamais inquiété son pédiatre, ca n'était pas très beau à voir.

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  52. Bravo pour cet article très intéressant que je valide à 100% ! Je suis une diététicienne gourmande qui prône le plaisir de manger et maman de 3 enfants...j'ai partagé cette page sur mon compte Facebook !

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  53. Certains des posts font quand même penser à des troubles de l'oralité type syndrôme de dysoralité sensorielle (SDS)...

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  54. échange d'article (nous pouvons rédigerl'article pour vous)

    Bonjour,

    Nous promouvons le référencement naturel de plusieurs sites dans
    différents domaines par le biais d'échanges d’articles.
    Nous souhaitons ainsi effectuer un échange d’articles avec votre blog afin
    d’améliorer nos positions respectives dans les moteurs de recherche.
    L’article à publier sur votre site suivra entièrement sa ligne
    éditoriale et sera informatif afin d’apporter satisfaction à vos
    différents lecteurs.

    Nous disposons d’une trentaine de blogs répartis dans différentes
    thématiques avec de bons Trustflow, Citation flow et Domaine Authority.

    Seriez-vous intéressé par un échange de contenu croisé entre nos sites ?
    Voici ce que nous vous proposons :

    - Diffusion d’un article unique de 400 mots environ sur notre blog (si vous
    le souhaitez nous rédigerons un article de 400 mots pour vous contre la
    publication de 2 articles sur votre blog)
    - Libre choix du sujet de votre texte
    - Intégration d’une image représentative (logo, photos, etc.) non
    obligatoire
    - 1 ou 2 liens hypertextes pointant vers vos sites ou vos blogs.

    En retour, nous vous demanderons d’insérer sur votre site un article
    contenant les liens hypertextes pointant vers notre site ou blog.

    Si cette proposition vous intéresse, merci de bien vouloir nous informer.
    Nous diffuserons votre texte dans les plus brefs délais.

    Bien cordialement
    Stéphanie Leroy
    Agent référencement
    Téléphone: +339 70 46 37 77
    s.leroy@wibixi.com
    www.wibixi.com

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