mardi 12 février 2013

Réveils


Depuis quelques semaines, il nous arrive une chose absolument incroyable : nous faisons tous la grasse matinée. Mon homme et moi mettons toujours quelques minutes à réaliser que nous sommes éveillés, et que, mais oui, c'est le doux bruit de la ville qui s'éveille qu'on entend, et le cliquetis du camion-poubelle... Pas de cris d'enfants... Un coup d'oeil à nos montres... Il est sept heures ! SEPT HEURES (et même, parfois, un peu plus) ! Et les petits déjeuners n'ont pas été préparés, les couches de la nuit n'ont pas été changées, nos premiers hectolitres de café sont encore à l'état de poudre et d'eau dans la cafetière que personne n'a allumée... Incroyable. Allez, on va faire semblant de dormir encore quelques minutes...

Pourtant, les enfants sont réveillés. Malgré les oreillers sous lesquels nous avons enfoui nos têtes, nous les entendons. Ils gazouillent. Ils se répondent. Ils ne dorment pas dans la même pièce, mais ne sont séparés que par une cloison. Et cela leur suffit pour se tenir compagnie. 

Louiselle raconte ses rêves de la nuit à son frère en faisant sa gym dans son lit. Elle n'essaie pas d'en sortir, bien qu'elle le pourrait aisément. Le mois dernier, il est arrivé à trois reprises qu'elle se réveille la première. Elle traversait alors tout le salon, dans lequel elle dort, avec détermination, pour venir pousser notre porte entre-baillée et attendre, dans la ruelle de notre lit, que nous la cueillions pour le premier câlin du jour. J'avoue que j'aimais bien. Mais à présent, quand la Damoiselle est réveillée, elle parle à son frère. À neuf mois, vous comprenez, il semblerait qu'on n'ait plus autant besoin de Papa et Maman mais que l'on recherche la fréquentation des tiers... ;-)

Antonin était fort frustré, depuis quelques temps, de trouver la porte de sa chambre fermée en se levant. Nous avions été obligé de l'enfermer, sans quoi il allait illico réveiller sa petite soeur avec des câlins pour le moins... musclés. La liberté (motrice) des uns s'arrête là où commence celle des autres... Mais cette entrave mettait tout simplement le Damoiseau en rage et nous commencions du coup nos journées dans les hurlements de frustrations (Antonin est souvent de TRÈS mauvais poil au réveil). Tout a changé depuis que sa soeur entreprend ses conversations du matin : il l'écoute, assis en tailleur derrière sa porte, en machonnant sa têtine comme un vieux pirate et en maugréant son approbation. Et lorsque nous ouvrons sa porte, Antonin est de très belle humeur...

Voilà pour nos réveils en ce moment. Ça n'est plutôt pas mal. Certainement que ça ne va pas durer comme cela, d'autant plus que nous déménageons dans un peu plus d'un mois. Mais on savoure, et on verra bien de quoi demain sera fait... ;-)

5 commentaires:

  1. Déjà le déménagement! Ca passe vite! Nous, la petite dort encore dans notre lit. Donc si ce n'est son frere qui nous réveille le matin pour son biberon, c'est forcément elle qui prend la relève. Depuis 2 jours on a trouvé une bonne technique: au réveil, on les met ensemble dans la chambre du frère rt hop, nous, on retourne au lit! Aya

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Hi hi, pas mal le coup du "Bon, on vous laisse jouer, nous, on va dormir !!"
      ;-) Tout le monde est content !

      Supprimer
  2. Et ici c'est 9h00 tous les matins! au point, où, quand le travail nous presse, c'est à nous de la réveiller,ce que je déteste...
    Parfois elle vient prolonger sa nuit avec nous (bonjour les coups de pieds et de tête...).
    J'imagine que vous devez être à fond dans les cartons!!
    Bonne prépa!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Des cartons ? Quels cartons ? Ça ressemble à quoi un carton ?
      Non, non pas de cartons ici... Y'a le temps, non ? :-D (ah, non ?)

      Supprimer
    2. Heu, tu n'aurais pas 2,3 livres à emporter?? ;-)

      Supprimer