jeudi 29 novembre 2012

Les goûters d'Antonin

Pour moi, une éducation respectueuse ne va pas sans une alimentation respectueuse. Ce qui peut vite devenir un vrai casse-tête quand on manque de temps pour cuisiner et que les fins de mois sont difficiles, n’est-ce pas ? Et quand en plus on se pose la question de l’autonomie de l’enfant… Le goûter d’Antonin en particulier m’a très vite posé problème : voilà un repas supplémentaire à gérer (puisque pour ma part, je n’en prends pas), à un moment où je n’ai vraiment pas le temps de le faire. Pas toujours évident de résister à la facilité des viennoiseries ou des bisuits industriels… Mais petit à petit, je trouve mes solutions !

Il est établi ici que les goûters d’Antonin ne sont pas nécessairement sucrés. Car du sucre, point trop n’en faut, pas vrai ? De plus, cela me rassure, moi, en tant que mère nourricière, quand le Damoiseau a un peu trop boudé son assiette du midi. Deux formules rencontrent ici une adhèsion sans faille : des « gressins » maison (carrés de pâte feuilletée enduits de sauce tomate, de fromage et de paprika, roulés sur eux-mêmes et cuits au four pendant la sieste), et « galettes gloubi-boulga » : elles se constituent généralement des restes de purées ou de céréales du midi, mélangés à de la farine et dorés à la poêle. Quoi que ce soit qui les compose, c’est toujours un succès !

Bien sûr, ce peut être aussi une tranche de gâteau maison (quand il y en a) ou le bon vieux classique yaourt-compote si le repas du midi a été consistant. Mais depuis quelques semaines, Antonin et moi avons trouvé son goûter préféré, et voici pourquoi :




Les tartines ! Indémodable collation devant l’Éternel ! La seule préparation pour moi consiste à mettre la tartinade dans un récipient pas trop creux de façon à ce qu’elle soit facilement accesible pour la cuillère du Damoiseau, et il se charge du reste. Vous objecterez peut-être que la garniture n’est pas étalée de façon homogène sur le pain ? Cela ne gêne que vous, je vous assure ! ;-)

Mon problème à moi réside surtout dans le choix du pain. Notre pain quotidien, un gros pain bio au levain, est un peu coriace (surtout en fin de semaine…) pour cet usage. De plus, cela suppose que je le découpe en tranche, puisqu’Antonin ne peut le faire (plus je suis montessorienne, plus je suis feignante, moi…). Le pain de mie est vraiment parfait, sauf d’un point de vue strictement nutritionnel : trop de gras, de sucre, et aucune substance vitale. J’opte donc pour le moment pour une marque bio : c’est plus cher, mais au moins il contient des céréales complètes sans pesticides…

Et sinon, on met quoi sur ces tartines ? Du classique : confiture, miel, fromage frais nature, pâte à tartiner chocolat-noisette (sans huile de palme, par pitié !). Mais de l’avocat écrasé, ou du houmous aussi (on mixe rapido des pois chiches en conserve, un peu d’ail, un soupçon de sel, du tahin et de l’huile d’olive, et le tour est joué !). Comme dans toute famille de végétariens qui se respecte, il y a presque toujours chez nous un bol de houmous qui nous tend les bras au frigo, il n’y a qu’à piocher dedans en cas de petite faim. Et d’ailleurs, toute légumineuse peut remplacer les pois chiches, ça permet de varier. Et tous ces houmous, classiques ou pas, peuvent être mélangés à un peu de fromage frais nature à tartiner pour renforcer encore leur richesse en protéines et calcium.

Pour terminer ce petit post culinaire (une fois n’est pas coutume), voici la tartinade préférée d’Antonin : une petite banane écrasée avec une cuillère à café de purée d’amandes… De quoi patienter tranquillement jusqu’au dîner !

Et vous, que donnez-vous à vos enfants pour le goûter ?

mercredi 28 novembre 2012

Câlins

Elisabeth Vigée-Lebrun,
Madame Vigée-Lebrun et sa fille
,
1789.

Y a-t-il une période sensible des câlins ? Voilà la question saugrenue qui m’avait traversé l’esprit, je me souviens, lorsqu’Antonin avait envion 8 mois et qu’il s’est mis à nous faire des câlins. Non pas à les recevoir simplement passivement (et béatement), mais bien à en réclamer, par son attitude corporelle, et à nous donner, à son tour, sa tendresse de bébé en se lovant activement dans nos bras, en appuyant sa joue contre la nôtre… Chouette acquisition, dont on ne parle pas assez, que celle qui consiste à savoir donner de la tendresse avec son corps !

Antonin est un petit garçon très câlin, et je l’en remercie. À présent, il réclame ses câlins en disant « Câlin ! » (pratique, le langage, tout de même…) et il nous serre fort, fort, fort ! Si nous faisons mine de nous détacher un peu de lui alors qu’il n’a pas sa dose, il agrippe notre bras et le replace autour de lui, il agrippe notre tête et la colle contre la sienne ! :-D

Mais la semaine dernière, nous avons eu quelques jours difficiles. C’est que la Damoiselle devient vraiment un grand bébé, et que son frère en a été un peu déconcerté. Il l’observait du coin de l’oeil tandis qu’elle explorait notre salon, mi-rampant, mi-à quattre pattes ; il remarquait bien, avec réserve, qu’elle sait à présent se diriger vers les objets qu’elle désire, manifestant ainsi sa volonté propre ; il s’ébahissait de la voir ingurgiter goulument des cuillères de cette compote que lui aussi aime tant. Bref, Antonin s’est senti déstabilisé. Un peu menacé, peut-être aussi.

Du coup les « Câlins !!! » sont devenus très récurrents. Le Damoiseau s’est mis à en réclamer toutes les cinq minutes. Et comme chaque étreinte dure à peu près 4 minutes trente, je me suis trouvée quelque peu entravée dans mes tâches quotidiennes. Parallèlement, Antonin s’est mis à protester dès que je m’occupais de sa soeur, et c’est souvent alors que je m’apprêtais à lui donner un biberon, ou à lui lire une histoire, que ce fameux besoin impérieux de câlins se faisait sentir…

J’ai tenu bon. J’ai donné (presque) tous les câlins réclamés. Et les câlins ont duré aussi longtemps que le souhaitait le Damoiseau. Depuis hier, ouf, la complicité entre mes deux enfants est revenue. Renforcée, même. Ils ont joué ensemble toute la journée et c’était un vrai bonheur de les observer ! L’attention d’Antonin pour sa petite soeur est vraiment follement attendrissante.

Mais heureusement, Antonin continue de me faire de gros câlins !! ;-)

vendredi 23 novembre 2012

Avancer, mode d'emploi

Vous avez l’impression de piétiner, vous ne savez plus comment avancer dans notre vie ?

Voici une petite leçon en six temps par l’experte en rampement Louiselle, sur le thème « Comment mettre un pied devant l’autre »… enfin, « un genou devant l’autre« , pour le moment… Attention, soyez très attentif, ça va très très vite (comme le prouve le flou des photos…).

1) Première étape, et non des moindres : cibler son objectif

Mon frère et son chausson !
Voilà un but digne de ce nom !
 2) Passer à l’action

Se hisser sur le genou...
3) Faire de la pesanteur une amie

Laisser retomber le poids du corps vers l'avant...
4) Surtout, être patient

On y arrive...
5) Ne pas crier victoire trop rapidement

Objectif touché du bout des doigts !!
6) Être toujours prêt à tout recommencer

Le faux-frère a reculé...
Une nouvelle traction s'amorce aussitôt !


Vous n’avez plus d’excuses, à présent ! Foncez !!

Trop !

Voici la notion qu’en ce moment nous essayons de faire acquérir à Antonin.

Quand Antonin enfourne une cuillère dégoulinante de compote, dont les trois quarts attérissent sur sa serviette, c’est trop !

Quand Antonin refuse d’arrêter d’actionner le robinet et que le lavabo menace de déborder, c’est trop !

Quand Antonin fourre dans sa bouche un biscuit entier, qu’il est ensuite obligé de recracher faute de pouvoir le mâcher, c’est trop !

Quand Antonin amoncelle des tonnes de jouets devant sa soeur au risque de l’y ensevelir, c’est trop !


Moi qui prends tellement soin de ne toujours disposer que quelques objets choisis devant ma fille… Voilà quelque chose en quoi le Damoiseau ne m’imite pas… Ou plutôt, il m’imite trop bien, exagérant le geste (et la quantité) comme à son habitude…

Nous avons beau le répéter à longueur de journée (« Antonin, c’est TROP !! »), nous sentons bien que ce concept mathématique-là lui passe largement au-dessus de la tête…

Et Louiselle, dans tout cela ?

Et bien, elle aussi semble trouver que TROP c’est MIEUX ! :-(


Je vous laisse sur l’image de son regard de complicité à l’adresse de son frère… et bon week-end à tous !!

mercredi 21 novembre 2012

Trois livres

Noël

Le grand mot est lâché…

Bien sûr, contrairement à ce que l’attirail mercantile essaie de nous faire croire, il est encore bien trop tôt pour en parler à nos bambins, qui ne sont pas dans la même temporalité que nous et pour qui une journée représente un pourcentage suffisamment important de leurs courtes vies pour leur paraître durer loooontemps (les veinards !).

Mais chez nous, nous autres adultes avons eu des sueurs froides ; nous projetons depuis longtemps d’offrir aux enfants une mini-cuisinière pour Noël, et depuis longtemps, nous étions à la recherche de l’objet idéal. Qui ne soit pas en plastique, qui ne soit pas rose bonbon, qui comporte un four qui s’ouvre comme un four (et non comme un placard…), qui présente un évier et des plaques de cuisson (et non l’un ou l’autre), qui soit à la bonne hauteur et qui inclue des étagères pour ranger la dînette et un plan de travail pour la déranger. La perle rare, quoi !

Après avoir fait le tour de ce que propose le commerce, nous avons dû nous rendre à l’évidence : un tel objet n’existe pas, et ce qui s’en rapproche le plus se vend à des prix clairement prohibitifs… Nous commencions à nous demander ce que nos enfants trouveraient sous le sapin quand une petite annonce mise en ligne ce week-end sur un site de vente de particuliers à particuliers, nous a sauvé la mise : la cuisinière parfaite, en excellent état, et pour 40 euros !

C’est ainsi que Noël a fait irruption chez nous, à travers ce sympathique objet acheté en espèce lors d’un rendez-vous sur le trottoir en bas de chez nous. Pour le moment, il dort dans notre cave, attendant le jour J. Mais vous aurez bientôt de ses nouvelles… et de ses photos !

Du coup, Noël, j’y pense. Je pense surtout aux enfants des autres à présent, car pour les miens, les choses sont donc sur la bonne voie. Il y a deux catégories de petits cadeaux que j’aime faire : des jouets fabriqués maison (et Noël est souvent une des périodes les plus créatives que je connaisse) et des livres. Le point commun entre ces deux types de présents est qu’avec eux, on offre plus qu’un objet : on offre une histoire !

Depuis mon dernier article sur la littérature jeunesse, j’ai découvert à la bibliothèque trois merveilles, dont il faut absolument que je vous parle. Trois beaux livres à 10 euros, que mes deux enfants et moi-même avons adoré. Les voici :

L'art des bébés, éditions Palette

Celui-ci est aussi un cadeau de naissance idéal… Des pages cartonnées et de grandes reproductions d’oeuvres modernes et contemporaines uniquement en noir et blanc ! À ouvrir dans le berceau et à proposer en alternance avec le mobile de Munari… ;-)

Parti..., Jeanne Ashbé, Pastel

Jeanne Ashbé a le génie pour raconter des histoires avec des mots et des images que les tout-petits comprennent en intégralité. C’est un don ! Ici, une histoire minimaliste pour préparer l’enfant à partir de 8 mois à la séparation et au retrouvailles : l’oiseau est parti, mais il va revenir ! Un beau papier, des couleurs poudrées, de larges volets solides pour jouer sur la présence et l’absence, beaucoup de tendresse… Un chef d’oeuvre…

Animaux, Richard Scarry, Albin Michel

Non moins merveilleux, cette réédition d’un classique américain des années 60 : de magnifiques illustrations réalistes et colorées, des textes courts, riches et sonores (une phrase par page qui reprend le nom de l’animal et un verbe d’action), un brin d’humour… Une pépite pour tous les petits passionnés d’animaux !

Bien sûr, tous les trois ont été approuvés par mes petits lecteurs !

Ici, Antonin signe "Poisson" !

Et vous, quels sont vos bons plans pour Noël ?? Je prends, je prends !!

mardi 20 novembre 2012

Les bébés au musée


Nous avons tous en tête cette célébrissime phrase de Maria Montessori qui explique qu’il ne faut pas élever nos enfants pour le monde d’aujourd’hui, mais en vue d’un monde de possibles, puisque nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Cette remarque géniale me fait toujours penser à ce que la découverte de l’Art peut apporter à nos enfants ; l’Art donne le désir, le goût, de changer la vie, il s’oppose à la monotonie et à la mesquinerie, il transcende l’existence. N’est-ce pas le plus merveilleux des médiateurs pour s’adapter avec harmonie au nouveau monde qui attend nos enfants ?

Voici donc un petit post très largement inspiré de ma lecture de ce livre, dans lequel les parents et les enseignants d’enfants plus grands (entre 4 et 7 ans) trouveront quelques pistes d’exploitations concrètes.

Pourquoi emmener un bébé au musée ?

Il est bien évident qu’il ne s’agit pas d’un objectif didactique d’enseignement, mais plutôt d’imprégnation sensible. Pour les petits, la visite au musée doit être une chose aussi naturelle que d’accompagner ses parents au marché ou en voyage. Le handicap sera en fait pour vous ! Si vous rêvez de parcourir en intégralité cette exposition temporaire à 8 euros l’entrée, convoquez une baby-sitter… Car si vous emmenez vos enfants, il faudra accepter de se laisser guider par eux… surtout dans le cas d’enfants marcheurs, les plus petits se chargent souvent eux-même de stopper les stimulations visuelles en piquant un petit roupillon quand ils en ont assez (ou alors, ils s’époumonent, et il ne vous reste plus qu’à vous précipiter vers la sortie en faisant profil bas !).

D’expérience, je dirais qu’il faut compter 30 minutes pour un enfant de deux ans, et 45 minutes pour un enfant de trois ans. Cela vous parait court ? Pas tant que cela, si on les passe à suivre son bambin vers les oeuvres qui l’attirent, si on essaie de communiquer avec lui autour de ce qu’il voit (dans un registre descriptif toujours très concrèt) pour éviter qu’il se disperse trop et maintenir ainsi quelques instant son attention.

La fréquentation des oeuvres d’art est-elle à portée des bébés ?

Oui, sans l’ombre d’un doute. Mais quelques précautions doivent être prises en amont :
- La visite doit être adaptée aux petits : les oeuvres présentées doivent trouver un écho dans leur affectivité. Antonin, pour sa part, aime les oeuvres mettant en scène des personnages (et des bébés !), des animaux et des casseroles (…) ; Louiselle préfère les paysages et les oeuvres contemporaines.
- C’est encore mieux si la visite a des prolongements à la maison : pourquoi ne pas réaliser un imagier-maison des oeuvres préférées, qui servira de support à la mémoire et offrira l’occasion de belles discussions ? Et dès que votre enfant s’interesse à la peinture, au dessin ou au modelage, proposez-lui à votre retour des matériaux dans la logique de ce qu’il vient d’observer (crayon noir après la découverte des croquis de Léonard de Vinci, mais peintures colorées après l’observation des toiles de Monet ou Gauguin). Laissez-le réinvestir (ou pas…) librement. Vous serez parfois surpris du résultat !

Où aller avec nos tout-petits ?

Je vous entends déjà, les parents récalcitrants, là-bas au fond ! "Ben oui, mais nous, nous n’habitons pas à deux pas du Louvre, ni même dans une grande ville comme Grenoble et sa quinzaine de gros musées !" . Et bien réjouissez-vous : paradoxalement, la découverte est plus facile ailleurs que dans les grands lieux d’expositions et monuments historiques nationaux. Si vous habitez une petite ville, appliquez-vous à connaître tous les tableaux de son petit musée, et vous verrez qu’il y a déjà de quoi faire ! Sans compter que l’économie de fatigue liée à un grand musée compensera largement la moins grande notoriété des oeuvres observées. "Ma ville/mon village n’a pas de musée" , dites-vous ? Non, mais votre région en a un, elle. Et votre village détient certainement un monument sur sa place, des maisons anciennes, un monument aux morts, une école, une église ancienne ou moderne, un jardin public (éventuellement décoré de statues) : sauriez-vous les décrire, comme ça, pof ? Vous voyez ce qu’il vous reste à faire … ! Vous les connaissez par coeur, et vos enfants aussi ? Bravo ! Attelez-vous à présent aux monuments historiques de votre région et à son histoire !  :- D

Bien qu’il n’y ait qu’un Louvre et qu’un Versailles, écartez l’idée d’y amener vos bébés si vous n’habitez pas à côté. Lever vos bambins à 5 heures du matin pour revenir en Bretagne à minuit n’est pas bon pour leur santé. Se traîner, ensommeillé dans une expo saturée de monde au musée d’Orsay n’est pas un bon premier contact avec la peinture, même si on est entouré des premières oeuvres de Van Gogh. Pensez aussi que dans les lieux d’exposition gigantesques et bondés, la vue des oeuvres est souvent totalement bouchée à nos bambins (Essayez de vous mettre à genoux devant la Joconde, et vous comprendrez !). Et réflechissez aussi aux autres facteurs qui assurent le succès d’une visite : le moment de la journée, la bonne humeur, l’espace et le calme du lieu, le ventre bien rempli et le temps mesuré…

Et la preuve qu’en pratique, c’est possible : ici, ici ou encore

lundi 19 novembre 2012

Louiselle et les balles


Lorsqu’Antonin était tout-bébé, il n’avait pas de balles à sa disposition. Il a fallu un certain temps pour que je prenne conscience de l’intelligence d’un tel objet. J’avais alors offert une petite balle à un des bébés de mes amies, mais à mon propre fils, point !! Sa première balle fut un cadeau d’une amie montessorienne rencontrée par l’entremise de ce blog ; il avait alors 7 mois et demi.

Louiselle la cadette « hérite » des jouets amassés jusqu’à présent, et se trouve bien plus gâtée, car maintenant, nous possédons suffisamment de balles pour remplir un gros panier : qu’elles nous aient été offertes ou que nous les ayons achetées, à prix modique ou un peu plus élevé, qu’elles soient en laine feutrée naturelle ou en plastique, ronde, ovale ou à picots, multicolores ou unies, elles remportent le suffrage de tous les habitants de cette maison, quel que soit leur âge ! 

Pour le moment, c’est le type d’objet qui favorise le plus la concentration de la Damoiselle ; sans compter que les balles qui roulent sont une excellente motivation pour elle pour tenter d’avancer. Pauvre Louiselle !… Bien souvent, tous ses efforts musculaires la font en fait… reculer ! Il faut voir alors sa déception !
Mais lorsque les balles se laissent complaisamment saisir, les manipuler, les observer et les suçoter peut occuper la Damoiselle très très très longtemps !


Et dans le bain, c’est un plaisir nouveau que de leur découvrir une nouvelle manière de lui échapper !! Insaisisables et déconcertantes balles, qui flottent mais s’enfoncent quand on appuie dessus, glissent sous la main, ou roulent sur elles-mêmes sans avancer d’un pouce ! Face à ces curieux phénomènes, Louiselle a très vite compris qu’il fallait mobiliser (et coordonner) les deux mains en même temps pour parvenir à immobiliser la sphère facétieuse…


Je ne vois qu’un autre type d’objet capable de rivaliser en ce moment dans le coeur de Louiselle avec ces merveilleuse balles ; ce sont les petits récipients légers, tels que notre collection de bols japonais. Mais n’y a-t-il pas dans ce double engouement une certaine logique – une complémentarité ? ;-)


Et chez vous, quels sont les passions de vos bébés de six mois ?

samedi 17 novembre 2012

Diversification montessorienne

Louiselle grandit. Une demi-année de vie déjà ! Sa préhension s’affine, elle rêve de s’asseoir et cherche comment avancer à quatre pattes. Sa position préférée, c’est quand elle est sur nos genoux, le dos contre notre ventre, nos mains croisées sur son bidon ; ses petites mains à elle sont libres pour saisir ce qui se trouve à sa portée, son regard est dégagé et ouvert sur la dimension des adultes.

C’est dans cette posture que Louiselle a commencé à découvrir les joies de la table. Voilà quelques semaines que, très attentive, elle lorgnait (ou attrapait à pleines mains…) le contenu de  nos assiettes, subjuguée en particulier par les allers et retours de nos fourchettes… Le signe, s’il en est, que la Damoiselle était prête pour commencer à diversifier son alimentation.

Menu d'automne : "écrasée de carotte - potimarron" !

Comme nous nous refusons catégoriquement à l’asseoir tant qu’elle ne le fait pas seule, c’est sur nos genoux qu’elle fait ces nouvelles expériences sensorielles. L’opération ne nécessite pas moins de trois cuillères à moka : une pour la main droite de Louiselle, une pour sa main gauche, et une dernière pour moi. Les purées de fruits et de légumes, que j’introduis sans planning défini, en fonction du marché du jour, la ravissent ; le goût sucré des carottes, courges et autres patates douces de saison y sont certainement pour quelque chose ! Et si elle n’en absorbe pour le moment que l’équivalent de quelques cuillères à café, ce n’est pas grave : Antonin se fait un plaisir de finir le bol ! J’essaie de varier dès à présent les textures proposées : carottes crues ou attendries à la vapeur à léchouiller, pomme crue râpée très fin, croutons de pain bio au levain, avocat écrasé à la fourchette… Les grimaces du premier jour ne sont qu’un lointain souvenir et la Damoiselle prend un plaisir évident à nos petites séances gustatives quotidiennes !

Le biberon est exclusivement réservé au lait. L’eau est donnée pour le moment à la cuillère, et j’ai connu la première fois un moment de jubilation incroyable en constatant que ma fille adorait cela et qu’elle enchainait les cuillèrées d’eau encore et encore …. jusqu’à ce que je constate qu’elle recrachait tout avec ravissement et que nous étions trempées toutes les deux… Parallèlement, Louiselle s’entraîne à manier un tout petit verre, et dès que je ne craindrais plus qu’elle ne se noie dedans, je lui proposerai l’équivalent d’une cuillère à café de liquide à l’intérieur, en me servant d’un petit pichet pour resservir régulièrement de petites quantité.

Bien sûr, après chacun de ces longs micro-repas, la cuisine est à nettoyer entièrement… Mais comme j’avais déjà un petit cochon à la maison, au moins, je vous garantis que chez nous, on sait pourquoi on passe la serpillière !!

vendredi 9 novembre 2012

Du bon usage des cubes


Lors de notre dernier passage chez les grands-parents d’Antonin cet été, ces derniers ont manifesté l’envie de lui offrir un petit cadeau « pour marquer le coup ». Et comme ils commencent à me connaître, ils m’ont gentiment demandé si j’avais une idée.

« Des cubes ! », me suis-je exclamé avec enthousisame.

Et bien oui, des cubes. Parce que nous n’en avions pas. Parce que c’est plein de possibilités, les cubes.
Les grands-parents d’Antonin sont donc revenus avec un baril de très joli cubes colorés (j’avais précisé « les plus simples possibles ; si ce sont juste des solides en bois brut, sans couleur, c’est encore mieux », mais apparemment, les jouets qui j’ai dans la tête ne remplissent pas les rayons des magasins).

Hélas, si ce jeu m’a immédiatement séduite, si je n’ai pas douté une seconde du bien-fondé de mon choix, j’ai vite senti une certaine déception (des adultes, s’entend) à la réception du cadeau. Non pas qu’Antonin (19 mois à l’époque) ait été indifférent ; non, non, il a adoré… le baril et son couvercle. Ôter, remettre, cela l’a occupé de longs moments. Quant au contenu… Il a poliment jeté un coup d’oeil dessus avant de revenir à son couvercle.

Alors son Papy s’est mis en devoir de construire des tours, « pour lui montrer ». Indifférence totale. Puis son Papy a détruit les tours. C’était déjà un peu plus intéressant. Mais bon, rien de comparable à ce fabuleux couvercle en plastique transparent dont Antonin venait de s’apercevoir qu’il pouvait également servir de plateau pour tranporter des objets légers.

En retrait, luttant de toutes mes forces pour ne pas intervenir dans ce jeu où chacun était animé d’un désir de bien faire qui ne rencontrait pas celui de l’autre, je méditais. Sur l’aveuglement des adultes, si bien attentionnés soient-ils, sur la créativité véritable de l’enfant, qui elle n’est pas souvent là où on l’attend. Sur cette obsession du « bon usage » (les cubes sont faits pour être empilés, n’est-ce pas ?) qui génère tant d’inquiétude. Oui, de l’inquiétude. Car si l’enfant ne parvient pas à faire (ou ne veux pas faire, ce qui, à cet âge, est sensiblement la même chose) ce qu’on attend de lui, est-il « normal » ? N’est-il pas « en retard » ?
Derrière cette attitude de l’adulte, il y a, je pense, le culte de la précocité. Être précoce, dans nos sociétés, c’est bien vu. Je peux cependant vous affirmer que ce n’est pas parce qu’un enfant apprend à lire à 5 ans qu’il sera ingénieur ! Cela se saurait ! Ce qui est bon pour l’enfant, c’est d’apprendre quand il est prêt. Trop tôt ou trop tard, c’est domageable. Et qu’il soit prêt plus tôt que son petit voisin n’est en soi ni bon ni mauvais.

Je voulais attirer l’attention des lectrices sur un fait. En surfant sur le net, je trouve pléthore d’exemples d’enfants qui ont l’âge d’Antonin et qui parlent couramment, dessinent des bonhommes ou réalisent avec succès des encastrements compliqués (par exemple ce jeune garçon-, qui a trois mois de moins qu’Antonin, un grand bravo à lui !). Il ne faut surtout pas en prendre ombrage ! Une de mes amies m’avouait avec une pointe d’inquiétude que son petit garçon du même âge que le mien refusait les tris qu’elles lui proposait et préférait tout éparpiller. Et bien ! C’est qu’éparpiller, c’est ce qu’il lui faut en ce moment, voilà tout ! Notre tâche consiste à mettre à disposition  des objets qui permettent une activité qu’aura choisi l’enfant en appliquant ses capacités personnelles du moment. Cette dynamique est un meilleur atout pour sa réussite future (scolaire, mais pas seulement) que de lui faire faire quelque chose dont il n’a pas envie. Et quand tout ce petit monde aura 15 ans, on rigolera bien en se rappelant qu’à tel âge le petit Machin ne jouait pas encore aux voitures, ou que le petit Truc se moquaient éperdument des crayons de couleurs… Non ? 

En réalité, Antonin s’est très vite intéressé aux cubes pour eux-mêmes, le jeu favori étant (c’est toujours le cas) de vider le panier qui les contient et de le re-remplir. Mais, ouf, depuis quelques jours, des constructions baroques fleurissent sur nos planchers et nos étagères : murs serrés-serrés, tours interminables…


Je me suis hâtée de prendre ces chefs-d’oeuvre en photo pour les envoyer aux  grands-parents du Damoiseau afin de les rassurer !  ;-)

jeudi 8 novembre 2012

Mais que fait donc Antonin ?

Depuis un mois, il m’arrive une chose étrange : je peux lire un article ou un chapitre en entier sans être dérangée, ou enchaîner des rangs et des rangs de tricot en comptant mes mailles sans en perdre le fil et devoir détricoter pour recommencer… Au bout d’un moment, je lève le nez avec la claire impression que quelque chose n’est pas comme d’habitude… Voyons… Louiselle joue à mes pieds en suçotant un hochet et en bavardant doucement… Tout est calme… Trop calme, en fait.

Mais que fait donc Antonin ?

Mon premier réflexe de mère indigne et de me dire que le Damoiseau est occupé à quelques bêtises. Je les connais bien, ses bêtises favorites du moment ! Ce sont :
- « Préparer » un biberon à sa soeur en transvasant le lait maternisé que j’ai oublié de ranger en hauteur de la boite au biberon (propre ou sale, Antonin ne s’arrête pas à ce type de détails pratiques). Y gouter au passage dans la cuillère doseuse pour se remémorer le goût de sa toute-toute petite enfance.
- « Préparer » le café en transvasant la poudre noire (qu’Antonin a fini par renoncer à goûter, tout de même) que j’ai oublié de ranger en hauteur de la boite à la cafetière, en remplissant consciencieusement le filtre usagé et même le reservoir d’eau.
- Goûter le savon liquide, qui a une si jolie couleur, se mettre à pleurer en s’exclamant « Pas bon ! ».
- Goûter de la crème hydratante, ne pas pleurer, s’exclamer « Pas bon ! » et recommencer.

Mais que voulez-vous… Ces « bêtises » sont si fortement teintée « vie pratique » ou « sensorielle » que je fais un peu la grosse voix pour de faux. D’autant que quand il est surpris dans ce type d’activité, Antonin écarquille ses grands yeux et s’exclame « Non, non, non ! » reprenant le refrain de ce livre-, et me prouvant bien qu’il sait que ce n’est pas permis. Adorable… Je veux dire : ah, là, là, quel garnement tout de même.

Cependant, il n’est pas toujours occupé à transgresser les règles. C’est même plutôt rare. En fait, le Damoiseau est tout simplement dans une autre pièce, plongé dans ses livres ou ses gamelles, et il n’a pas besoin de moi.

Seul
Mon enfant, la chair de ma chair, qui vit sa vie pour lui-même, j’en suis toute émue !:-D

mardi 6 novembre 2012

Zoom sur les bouteilles d'eau colorées


À chaque fois que je les évoque (par exemple ici, ici ou ), j’ai des réactions des lecteurs ! Ces réactions sont méritées, à tel point que je me demande aujourd’hui pourquoi je n’ai jamais rédigé d’article consacré exclusiviment à ce jeu… Bon, je me lance, et ainsi, vous saurez tout sur ces petites bouteilles d’eau colorées

L’idée peut paraître étrange à nous autres adultes. D’ailleurs, les parents qui viennent nous rendre visite m’adressent toujours cette question un peu interloquée : "Mais… ça sert à quoi ?" . Je leur réponds que je n’en sais rien. Mais que les enfants, eux, le savent. Et ça ne loupe jamais : les petits visiteurs, qu’ils soient âgés de quelques mois ou de presque dix ans, s’approprient très rapidement ce matériel mis à leur disposition : les plus petits suçotent béatement ces jolies couleurs liquides, les moyennement petits les secouent, ou les transportent d’un endroit à l’autre, une à une ou plusieurs à la fois en fonction de leurs forces, les presque-grands les alignent, les empilent ou les font tenir en équilibre à l’envers, en repos sur leurs larges bouchons ; quant aux tout-à-fait-grands, ils improvisent rapidement un jeu de quille !

Autant vous dire que ce jeu n’est quasiment jamais rangé au fond d’une armoire. Et que je suis ravie d’en avoir pioché l’idée ici.

(D’ailleurs cette série de photos regorge d’idées toutes simples à mettre en oeuvre à la maison. Prenez le temps de bien les observer ! Et si certains matériels proposés sont indisponibles en France ou trop onéreux, consolez-vous en vous rappelant qu’il s’agit de structures professionnelles, dont la pertinence est certes difficile à égaler dans nos humbles demeures (avec nos humbles porte-monnaies qui vont avec). Mais à la maison, il y a quelque chose qu’il n’y a dans aucun nido, et qui vaut dix mille fois le matériel le plus pertinent : c’est l’amour de Papa et Maman ! Tout cela pour dire que la pédagogie Montessori mérite d’être connue pour nous donner des pistes, nous motiver, nous soutenir dans notre « métier » de parents, pas pour nous culpabiliser devant un objectif inaccessible… Mais revenons à nos bouteilles.)

Bonne nouvelle, le prix de revient de ce jouet fabuleux est dérisoire. Il vous faut six petites bouteilles : choissez-les petites avec un plastique assez épaix. Buvez-les (Les nôtres contenaient une eau minérale aromatisée, denrée rarissime à la maison ! Mais c’était pour la bonne cause…). Lavez-les, ôtez les étiquettes, en utilisant éventuellement de l’alcool ménager pour enlever les traces de colle. Remplissez-les d’eau toute à la même hauteur, disons aux trois quarts. Il ne faut pas trop les remplir, sinon c’est moins joli quand on secoue !! Armez-vous de petits tubes de colorants alimentaires ; dans mon cas, c’était bien la première fois que j’achetais ce type de cochonnerie (quand on vous dit que c’est pour la bonne cause !), mais je sais à présent que cela s’achète au rayon pâtisserie des supermarchés et que les trois petits tubes de couleurs primaires coûtent environ 2 euros. Au dos du sachet figurent les indications pour le dosage, que j’ai respecté à la lettre (sauf pour le violet, je crois me souvenir avoir mis une goutte de bleu de moins…). Et vous voilà avec vos six couleurs : rouge, bleu, jaune, vert, orange et violet ! À ce stade, certaines Mamans de ma connaissance ont rajouté une goutte de liquide vaisselle pour obtenir un effet moussant lorsque l’enfant secoue. Pourquoi pas ?

Vissez bien les bouchons, et rassurez-vous : jamais aucun de mes petits invités n’a réussi à les déboucher. Et sinon, quoi ? Ce n’est jamais que de l’eau et du colorant, rien de toxique dans tout cela. Je ne crois même pas que cela tache les tapis, mais je n’ai pas vérifié non plus ! 

Car la cerise sur le gâteau, c’est cela : ce jouet dure ! J’ai fabriqué les nôtres lorsqu’Antonin avait 5 mois, et c’est Louiselle qui les découvre aujourd’hui avec extase… Elles n’ont pas pris une ride !

Antonin en juin 2011

lundi 5 novembre 2012

L'aire de jeu de Louiselle

Jusqu’à présent, je rangeais les petits jouets de Louiselle dans une corbeille en osier réservée ; c’était bien pratique pour les emporter de pièce en pièce, et nous piochons dedans pour lui en proposer deux ou trois à la fois.

Ce temps est révolu. À présent, la Damoiselle se déplace. Pas encore comme elle le souhaiterait, bien sûr, et bien souvent ses cris d’alarme nous indique qu’elle s’est fourrée sous un meuble dans une posture inconfortable. Alors, pour l’aider à canaliser ses forces vers un objectif spacial bien défini, j’ai réaménagé la partie du salon où elle passe le plus de temps en disposant des cubes-étagères à sa hauteur :


Petit état des lieux :
- Hochets choisis et boites gigognes.




- Bouteilles d’eau colorée (idée prise il y a bien longtemps ici, allez vite admirer ces photos d’un nido américain !)


- Panier de balles variées.
- Panier de cubes à explorer.
- Circuit de motricité.


- Panier de petits hochets divers.


Certains de ces objets ne sont pas encore vraiment « de son âge », mais la Damoiselle les aime tous beaucoup (et son frère aussi), surtout comme cela :

Miam !

"Grateful"

Il y a des mots qui, bien qu’exprimant une très belle réalité, ne me reviennent pas : c’est le cas de « gratitude » en français (ce mot gratte, vous ne trouvez pas ?), ou encore de « reconnaissance » (empoulé et redondant avec son idée de « double connaissance »). Je prèfère de loin l’équivalent anglais de gratitude, plus doux à l’oreille, ou mieux encore, de l’adjectif dérivé grateful. Et oui, quand on est reconnaissant, on est full, on est plein, plein d’énergie positive, plein d’inspiration, plein d’idées et d’esprit créatif !

Quel rapport avec l’éducation ? Et bien, je trouve que la gratitude est bien plus qu’un simple sentiment de reconnaissance. Elle donne une couleur à notre monde, c’est un état d’esprit… pas permanent, hélàs, mais que l’on peut entretenir, développer et étendre à tous les aspects de notre vie quotidienne. Et que l’on peut transmettre à nos enfants, en les aidant à prendre soin de cette flammèche qui est en chacun d’eux, et qui, jalousement soignée comme elle le mérite, va nourir leur rapport aux gens et aux choses tout au long de leur vie future.

C’est dans cet état d’esprit qu’Antonin et moi avons travaillé ce week-end à une petite carte de remerciement à quatre mains : Antonin a collé les gommettes (remarquez-vous comme l’espace est mieux occupé, à présent ?), et j’ai découpé et collé les lettres du plus simple et joli des mots de notre langue :


Alors, voilà :

- Pour Clo, qui a pris de son temps et mis son talent à contribution pour coudre une magnifique petite couverture en patchwork à Louiselle : MERCI ! Elle est vraiment du plus bel effet par dessus la peau de mouton, et ajoute encore du moelleux à l'aire de jeux de la Damoiselle. Le nez à quelques centimètres des différents tissus, elle les observe attentivement ! Ce type de couverture me rappelle un très bon roman que j’avais lu enfant (L’enfant du dimanche, de Gudrun Mebs), dans lequel l’héroïne en a une du même type. Tous les soirs avant de s’endormir, elle laisse son index tomber au hasard sur un des imprimés, et se raconte à elle-même une histoire à partir de ce que le tissu lui évoque. Nous jouerons à ce jeu quand Louiselle sera plus grande, et nous aurons une pensée pour toi à chaque fois !


- Pour Lucie et Alexandra, qui ont eu la gentillesse de me recontacter après des mois (voire des années…) de silence : MERCI !
- Pour Clémence qui ne se lasse jamais de me mailer de ses nouvelles même si je suis une piètre copine à distance : MERCI ! (Et dire que tu es peut-être en train d’accoucher au moment où j’écris ces lignes… Mes pensées t’accompagnent dans cette belle épreuve…)
- Pour tous ceux qui me lisent, pour toutes celles qui laissent des commentaires (et pour tous ceux qui n’en laissent pas… mais je sais que vous êtes là !) qui me font avancer, réfléchir et dialoguer : MERCI !
- Et MERCI aussi à tous ceux que j’oublie !!

:-D