mercredi 28 novembre 2012

Câlins

Elisabeth Vigée-Lebrun,
Madame Vigée-Lebrun et sa fille
,
1789.

Y a-t-il une période sensible des câlins ? Voilà la question saugrenue qui m’avait traversé l’esprit, je me souviens, lorsqu’Antonin avait envion 8 mois et qu’il s’est mis à nous faire des câlins. Non pas à les recevoir simplement passivement (et béatement), mais bien à en réclamer, par son attitude corporelle, et à nous donner, à son tour, sa tendresse de bébé en se lovant activement dans nos bras, en appuyant sa joue contre la nôtre… Chouette acquisition, dont on ne parle pas assez, que celle qui consiste à savoir donner de la tendresse avec son corps !

Antonin est un petit garçon très câlin, et je l’en remercie. À présent, il réclame ses câlins en disant « Câlin ! » (pratique, le langage, tout de même…) et il nous serre fort, fort, fort ! Si nous faisons mine de nous détacher un peu de lui alors qu’il n’a pas sa dose, il agrippe notre bras et le replace autour de lui, il agrippe notre tête et la colle contre la sienne ! :-D

Mais la semaine dernière, nous avons eu quelques jours difficiles. C’est que la Damoiselle devient vraiment un grand bébé, et que son frère en a été un peu déconcerté. Il l’observait du coin de l’oeil tandis qu’elle explorait notre salon, mi-rampant, mi-à quattre pattes ; il remarquait bien, avec réserve, qu’elle sait à présent se diriger vers les objets qu’elle désire, manifestant ainsi sa volonté propre ; il s’ébahissait de la voir ingurgiter goulument des cuillères de cette compote que lui aussi aime tant. Bref, Antonin s’est senti déstabilisé. Un peu menacé, peut-être aussi.

Du coup les « Câlins !!! » sont devenus très récurrents. Le Damoiseau s’est mis à en réclamer toutes les cinq minutes. Et comme chaque étreinte dure à peu près 4 minutes trente, je me suis trouvée quelque peu entravée dans mes tâches quotidiennes. Parallèlement, Antonin s’est mis à protester dès que je m’occupais de sa soeur, et c’est souvent alors que je m’apprêtais à lui donner un biberon, ou à lui lire une histoire, que ce fameux besoin impérieux de câlins se faisait sentir…

J’ai tenu bon. J’ai donné (presque) tous les câlins réclamés. Et les câlins ont duré aussi longtemps que le souhaitait le Damoiseau. Depuis hier, ouf, la complicité entre mes deux enfants est revenue. Renforcée, même. Ils ont joué ensemble toute la journée et c’était un vrai bonheur de les observer ! L’attention d’Antonin pour sa petite soeur est vraiment follement attendrissante.

Mais heureusement, Antonin continue de me faire de gros câlins !! ;-)

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