mercredi 12 septembre 2012

Quatre mois et zéro dent


Je sais que certaines mamans me suivent, qui ont des bébés de l’âge de Louiselle. Franchement, dites-moi : vous ne trouvez pas extraordinaire de vous dire qu’il y a quatre mois (plus ou moins), ce petit être n’était pas encore vraiment parmi nous ? N’est-ce pas incroyable tout ce que nos enfants ont mis en œuvre en si peu de temps, en terme de capacités motrices mais aussi sensorielles, intellectuelles ? Et pourtant, ne trouvez-vous pas que ce « si peu de temps » (4 mois = 17 semaines = 122 jours = 2 922 heures !) semble durer depuis toujours ? Euh, c’était comment la vie sans nos bébés, déjà ?? 

Et pendant ce temps, Louiselle suit son petit bonhomme de chemin. Si on ne peut pas encore dire qu’elle attrape intentionnellement, elle continue à s’exercer, et nous la surprenons souvent en train de tendre lentement les doigts vers un objet qu’elle observe depuis longtemps. Une fois un objet en main, elle passe de long moment à le secouer vigoureusement et à observer l’effet produit. Il n’est pas rare qu’elle s’en donne un grand coup sur la tête, mais n’a pas l’air de s’en vouloir plus que cela. Moi, ça m’embête un peu, néanmoins, j’essaie de mettre à sa disposition des objets plutôt souples, comme des balles ou ce hochet dont Clo m’a rappelé l’intelligence à travers cet article. Ces deux jouets sont vraiment les plus adaptés aux tout-petit que je connaisse, et en plus, ils sont du genre à faire du profit ! Cerise sur le gâteau, s’ils sont tous les deux « sonores » (mais le son produit est très doux, subtil, agréable en un mot !), la source du bruit est visible pour l’enfant qui peut construire petit à petit le lien de causalité entre les petites billes et leur tintement.

La complicité entre mes deux bébés va grandissant. Louiselle est hilare dès que son frère apparaît, et Antonin en est souvent le premier surpris (mais fier, néanmoins !) car il n’a pas toujours l’intention de la faire rire ! Quand Antonin est dans la même pièce qu’elle, la Damoiselle ne le quitte pas des yeux. Et si auparavant j’avais quelques difficultés à nourrir Louiselle sans que son grand frère ne vienne nous embêter, à présent j’ai des difficultés parce qu’elle tourne la tête pour l’observer, subjuguée, et en oublie complètement de têter !

Caresse...

Louiselle exige à présent de participer de très près à la vie de famille ; la peau de mouton (qui remplace le transat chez nous) n’a jamais autant servi, et nous suit dans toutes les pièces pour que la damoiselle puisse nous observer vivre tout son content.

Louiselle est de plus en plus fascinée par les mobiles, les couleurs vives de ses jouets (ah, que je regrette mon mobile des octaèdres !), mais aussi par les livres, que je lis, allongée sur le dos, à mes deux enfants simultanément, un à ma droite, un à ma gauche, le livre tendu à bout de bras au-dessus de nous ! Tigre, ce petit tigre, de Malika Doray, lui plait autant qu’à son frère au même âge ! Il y a des plaisirs qui se partagent très tôt !

Les vocalises s’enrichissent, tiennent discours : parfois, ce que Louiselle a à dire n’est pas très sympa, elle nous passe de ces savons ! A moins que ce ne soit ses gencives qui la démangent ; car elle bavouille et machouille les anneaux de dentition avec un plaisir évident. Oh, non pas que la percée soit pour bientôt, je ne le pense pas, mais sous la surface, tout un travail s’amorce…

Joyeux quatre mois ma chérie !

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