jeudi 9 août 2012

Premiers hochets

Louiselle a deux phases d’éveil très distinctes :
  • celle où elle est concentrée, quasi-immobile, quasi-silensieuse, contemplant béatement un mobile, sa main, ou n’importe quel détail du paysage ;
  • celle où elle est très active, suçotant sa main en bavant avec frénésie, tricotant fébrilement des bras et des jambes, gazouillant tout un tas de notes contrastées, enchaînant sourires et oeillades, tentant de se retourner coûte que coûte en se cambrant très fort et sans jamais y parvenir (ce qui l’agace !!).
Elle prend plaisir à agir. Mais comme une satisfaction ne vient jamais sans son corollaire, elle découvre du même coup l’ennui.

Il nous est apparu avec évidence, après notre retour de vacances, que Louiselle ne pouvait plus se contenter de choses à observer ; il lui fallait des objets à manipuler.

En fait, à cet âge, de simples petits coupons de tissu suffisent. J’ai eu envie de quelque chose d’un peu plus « fini », et j’ai cousu rapidement trois minuscules coussins (mon mari les appelle « des coussins d’oreille ») dans des chutes que j’ai choisies pour leur contraste tant au niveau des couleurs que de la texture. Le coussin bleu a été réalisé dans une chiffonnette toute douce pour essuyer les lunettes !


Il s’agit de simples carrés pliés en deux, cousus et rembourrés. Leur forme permet une bonne prise en main (et en bouche !). Et bien sûr, rien n’empêche d’ajouter quelques grelots à l’intérieur…

Édit du lendemain : Et si, en fait quelque chose empêche… Merci à Co de m'avoir appris que, d'après la grande Emy Pickler, il ne fallait pas que la source du bruit soit invisible aux yeux de l'enfant. Favoriser au contraire des hochets dans lesquels les grelots sont apparents participe à construire le rapport cause/conséquence chez le tout-petit. Voilà qui m'a consolée aussitôt de ne pas avoir eu de grelots sous la main ce jour-là !

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