jeudi 12 juillet 2012

Mon premier imagier

A l’occasion de la naissance de sa petite soeur, Antonin a reçu ceci de sa Tante Isabelle :


Franchement, c’était un cadeau qui tombait vraiment à pic ! Antonin commençait justement à s’intéresser fortement aux animaux, et ce livre est devenu son favori en peu de temps.
Moi je l’aime bien aussi parce que  les animaux sont représentés par de véritables photos. Mais cette édition présente quelques bizarreries :
  • Tout d’abord, les catégories choisies. Chaque double page présente une « famille » d’animaux, qui sont classés en catégories capables de parler à un tout-petit : « Les animaux familiers », « Les animaux de la ferme », etc. Plus curieuses sont les catégories « les animaux qui aiment l’eau », qui fait se cotoyer l’alligator et l’hippocampe, « les rampants » qui range ensemble caméléon et ver de terre, ou encore « les animaux nocturnes » rapprochant cafard et raton laveur…
  • Ensuite, les représentants de la gente animale choisis sont parfois vraiment étranges : un bernard l’ermite ou une grenouille comme « animal familier » ? Alors que ne figure pas le canari… Le dragon des mers feuillus comme « animal qui aime l’eau », mais aucun crustacée. Un gecko en plus de la salamandre et du lézard dans « les rampants », cela fait beaucoup d’animaux similaires… Bref, en feuilletant et refeuilletant cet imagier, j’ai compris qu’il s’agissait d’une édition australienne (présentant donc les animaux courants d’Australie) que l’éditeur n’avait pas pris la peine d’adapter à l’Europe. C’est donc pour cela que le renard représenté est un renard des sables (bien que ce ne soit pas précisé), et que l’abeille et la guêpe ne ressemblent pas aux espèces de chez nous…
  • Des erreurs manifestes se sont glissées au cours de la traduction : le manchot est appelé « pingouin »…
Ces imperfections m’ont donné envie de fabriquer mon propre imagier pour Antonin. Ne vous y trompez pas : le titre de l’article « Mon premier imagier » désigne mon premier imagier A MOI, dans le sens où c’est le premier que je fabrique. J’ai profité de notre récente excursion au zoo pour proposer un imagier des animaux du zoo. Rappelons qu’il est préférable, quand on apprend un nouveau mot à un enfant, de lui désigner l’objet véritable d’abord : un lion au zoo et non une photo de lion, une carotte du marché et non une carotte de dînette, etc.
  • Dans un premier temps, j’ai sélectionné les animaux que je voulais représenter dans mon imagier. Le critère de sélection a été simple : j’ai choisi les animaux qui sont également représentés dans l’imagier des Editions Lito. Ainsi, depuis quelques semaines, nous mettons les deux en relation tous les soirs avant la lecture de l’histoire. A chaque page de mon imagier, je nomme l’animal, j’imite son cri s’il en a un (à la grande joie d’Antonin), puis nous cherchons sa photo dans l’imagier Lito et nous comparons les deux représentations. Deux vues valent mieux qu’une !


    • J’avais dans l’idée d’utiliser mes propres photos pour l’imagier, mais outre qu’elles sont toutes surexposées (j’avais mal réglé l’appareil et ne m’en suis aperçue que le soir…), il y a un grillage devant presque toutes les bêtes… Les photos ont donc été glanées sur Internet.


    • J’ai pris soin de choisir des photos sur lesquelles on voit l’animal en entier, pattes incluses, et de préférence debout.


    • J’ai utilisé des chutes de papier Canson coloré pour faire les pages, que j’ai adaptées à la taille des mains de mon enfant : chacune d’elle est un carré de 15 X 15 centimètres.


    • J’ai collé les photos de façon à ce qu’il n’y ait qu’un seul animal présenté par double page.


    • En regard de chaque photo figure le nom de l’animal sans déterminant, écrit en cursive. J’ai decidé de nommer chaque animal par son espèce et non sa sous-espèce : le tigre blanc est devenu « tigre » et le mouton d’Ouessan, « mouton ». De même, l’imagier Lito appelle le ara « ara », j’ai décidé de l’appeler « perroquet ». A l’inverse, j’ai appelé « singe » le capucin… Faudrait-il le distinguer des chimpanzés et autres gorilles ? L’imagier le fait, je ne sais pas trop… C’est un casse-tête, cette histoire ! Quand vous montrez un pigeon à votre bébé, vous lui dites que c’est un « oiseau » ou un « pigeon » ? Faut-il connaître le genre avant l’espèce ?


    • Que mettre sur la couverture ? Mon premier reflexe d’adulte a été de faire une belle étiquette « Les animaux du zoo », avant de réfléchir : une couverture doit être porteuse d’informations quant au contenu de l’ouvrage. S’adressant à un enfant non lecteur, mon choix n’avait donc aucun sens. J’ai donc choisi de coller une photographie de l’enseigne du zoo de Fitilieu.


    • Sachant d’expérience que les reliures artisanales résistent mal aux petites mains, j’ai décidé de perforer de deux trous chaque page plastifiée et de les relier entre elles par des anneaux. Un autre avantage est que les anneaux peuvent s’ouvrir et que je pourrai ainsi rajouter des pages au fur et à mesure que le vocabulaire d’Antonin se développera !

    5 commentaires:

    1. Bonjour,

      Votre imagier est il téléchargeable ?

      Cordialement

      Votre site est super, MErci

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      1. Non, désolée Anonyme, je n'ai pas gardé ce fichier...

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    2. Bonjour Elsa,
      je vous lis depuis un moment mais reste toujours dans l'ombre. J'avais bien écrit un message lors de l'annonce de votre pause mais google l'a fait disparaître et je n'ai jamais repris le temps de vous écrire.
      Donc d'abord, je vous remercie du partage de vos expériences et de ces moments de votre quotidien. Je viens régulièrement piocher des idées, m'inspirer bien que je ne sois pas une adepte à 100% de la pédagogie Montessori. Je m'approprie ce qui me correspond et cela a l'air de convenir à ma fille de 14 mois.

      J'envisage de fabriquer mon premier imagier pour lui proposer. Et je me posais la même question, question que je me pose également quand ma fille regarde les oiseaux dans l'arbre de la cour de l'immeuble: faut-il distinguer les différentes espèces (pigeon, pie, merle, mésanges, rouge-gorge,...) ou mieux vaut s'en tenir dans un premier temps à "oiseaux".
      Avez-vous mûri votre réflexion ? D'autres mamans ont-elles un avis ?

      Merci.

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      1. Bonjour Mh !

        Un grand merci pour votre retour ! :-)

        Héhé, moi non plus, je ne suis pas (plus ?) une adepte de la pédagogie Montessori à 100%... ;-)

        La question que vous posez m'a longuement turlupinée !

        Aujourd'hui encore, la question se pose souvent à moi. J'ai opté pour attendre que le nom du genre ("oiseau", selon votre exemple, ou "singe", "fleur", "arbre"...) soit intégré avant d'introduire le nom des espèces ("mésange", "pie", "chimpanzé", "gorille", "pensée", "primevère", "platane", "bouleau", etc. etc. !). Et encore, on y va alors tout doucement !

        J'espère avoir aidé.

        :-)

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    3. l'approche montessori préconise que l'on utilise un vocabulaire précis avec nos petits et ainsi distinguer la pie du pigeon etc....

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