lundi 16 avril 2012

Moi, j'aime pô être enceinte...

 
Je crois que je vais casser un mythe (et peut-être provoquer une levée de bouclier).

Car, comme chacun le sait, la vraie Maman montessorienne s’émerveille de chaque seconde de sa grossesse, attentive au moindre bruissement de la chair de sa chair, consciente en permanence de porter en elle une vie à part entière. La grossesse est bien sûr une merveilleuse période d’épanouissement pour la femme, tant sur le plan physique que moral ; si, si, y’a même un tas d’hommes qui me l’ont expliqué (un certain a même ajouté que c’était “l’état naturel” de la femme, heureusement pour lui que je n’avais rien sous la main à lui jeter au visage !). Regardons-la de plus près, cette maman-à-l’état-naturel : elle a le cheveux gras, des cernes jusqu’au milieu des joues et des vergetures à foison… Elle n’en a cure, bien sûr. Mais quid du mal-être, des angoisses, et de tout un ressenti difficile à exprimer, parce que tabou ? Comment exprimer appréhension ou culpabilité sans passer pour une mère indigne ?

Et bien je suis désolée de l’admettre, mais moi, j’en ai plus que marre d’être enceinte. Dire que la perspective d’avoir un second enfant me comble de joie est pourtant un doux euphémisme. Comme Antonin, la Damoiselle est un bébé trés désiré, mais… Est-ce le fait que j’ai été enceinte pendant 18 mois sur les 25 derniers ? D’ailleurs, il m’arrive de me dire : “Tiens, la dernière fois que je suis venue ici, j’étais (déjà) enceinte” et on me répond : “Oui, mais toi, tu es toujours enceinte”. Moui. Ben n’empêche, moi, je déteste être enceinte (mais j’adore avoir des bébés).

C’est bien simple, pendant neuf mois, j’ai l’impression d’être dépossédée de ma vie. Lorsque j’apprend la bonne nouvelle, je me dis : “Youpi, nous allons avoir un bébé. Quant aux neuf mois à venir, il n’y a qu’à faire comme si de rien n’était. C’est vrai, il n’y a aucune raison de perdre dynamisme et bonne humeur ; la grossesse n’est pas une maladie ! Et il parait qu’on est très belle quand on est enceinte : certaines hormones font ça pour nous. Vive la vie, donc, c’est parti.”

Deux jours plus tard, je suis clouée au lit par une fatigue absolument insurmontable ; j’ai des nausées en permanence, qui vont parfois jusqu’aux vomissements ; j’ai envie de pleurer (et je pleure) sans raison. Et pourtant, il faut continuer d’aller travailler, de tenir la maisonnée, de faire la queue dans les magasins malgré les étourdissements (personne ne vous laissera jamais passer au premier trimestre de grossesse ; et vous aurez beau dire que vous êtes enceinte, on vous regardera avec blâme : “Ce n’est pas bien de tenter de resquiller !”. Mais d’ailleurs, on ne vous laisse pas passer ensuite non plus. C’est simple, dans les queues des supermarchés, votre ventre, si énorme soit-il, devient invisible. Bref.). Le premier trimestre est pour moi un véritable calvaire ; le deuxième trimestre est le temps des questions et des angoisses (serais-je à la hauteur ?) ; le troisième trimestre est absolument déprimant (quoi, une grande fille comme moi, incapable de mettre seule ses chaussettes ?).

Je dois vite me rendre à l’évidence : je ne gère plus ni mon corps, ni mes émotions. Je ne sais pas ce que font mes hormones à moi, mais enceinte, je suis littéralement affreuse : je ne parlerai que des boutons et plaques rouges, semblables à de l’acné, qui couvrent mon visage. Mon ventre est tellement proéminent (je prends tout devant) qu’il m’arrive de perdre l’équilibre, plouf, comme ça, apparemment sans raison. Alors, qu’on ne vienne pas me dire qu’il s’agit de mon “état naturel”. Je me sens complètement prisonnière de ce corps qui ne m’appartient plus. Une transformation aussi radicale (je prends jusqu’à 1 kilo tous les 15 jours; mais comment le corps fait-il pour s’adapter à cela ?) est vraiment difficile à supporter. Les abominables tenues de grossesse n’arrangent rien (et la mode de cet hiver des robes sac-à-patates non plus…). J’ai la sensation de me “dépersonnaliser” : je ne pense plus à moi-même que comme “la future maman”. Je ne parlerai pas (non, non) de toutes les retombées sur la vie du couple… Je ne parlerai pas des réactions de l’entourage qui, soit se montre insupportablement prévenant et protecteur (Je suis enceinte, pas handicapée !), soit totalement inconscient de ce que j’endure (Oui, je suis fatiguée malgré mes deux siestes et ma grosse nuit : je fabrique un être humain !). J’ai l’impression d’être punie pendant 9 mois. Et si une plainte m’échappe, j’ai droit à un “Mais c’est pour la bonne cause !” (Alors, là non, mon enfant n’est pas “une bonne cause, c’est une merveille d’entre les merveilles, nuance) ou à un “C’est bientôt fini !” (Ben voyons, il n’y a que la grossesse des autres pour passer vite).

Si on me proposait de dormir pendant 9 mois et de me reveiller juste pour la naissance, j’accepterais sans hésiter ! On parle parfois de “délivrance” pour parler de l’accouchement ; ç’en est une pour moi, littéralement ! Pour Antonin, j’étais d’ailleurs tellement heureuse d’avoir accouché que je n’ai pas eu de baby-blues. Et cette fois-ci, je me demande si je ne vais pas faire une fête à tout casser (en me gavant de sushis, de champagne et de fromage au lait cru ! Na !).

Plus sérieusement, je pense qu’il y a un véritable consensus sociétal actuellement pour nous faire croire que la grossesse est un moment de bonheur absolu : la France veut des bébés, elle ne va pas rappeler aux mères à quel point cela est difficile ! Mais devenir parent est problématique. Il ne serait pas normal qu’il ne le soit pas. Mais ce tabou de la grossesse mal vécue a du mal à tomber ; il isole et culpabilise les femmes, qui n’osent pas en parler. Ce que vivent certaines d’entre nous est pourtant bien plus violent que mon petit ressenti à moi, et peut aller jusqu’à la haine de cet être à venir qui vole la liberté de sa génitrice, ou à une véritable phobie de l’accouchement, par exemple. S’exprimer, être entendue, permettrait de mieux vivre ce bouleversement, et de mieux se préparer à l’arrivée du bébé. La grossesse n’est pas une maladie, mais une grossesse mal vécue peut rendre malade, avec des symptômes physiques et/ou psychologiques, et un lien complexe mais évident entre les deux (allez faire entendre cela à certaines gynéco ou sage-femmes, d’ailleurs !). La grossesse transforme tous les repères, et ce n’est pas pour rien qu’elle dure 9 mois ! D’autant que le lien entre générations qui existait autrefois s’est distendu et que certaines femmes se retrouvent seules face à leur grossesse et leurs questions.

Le très beau proverbe africain “Il faut tout un village pour élever un enfant” s’applique dès la vie intra-utérine !

Pas facile de trouver quelqu’un qui écoute dans nos sociétés, d’autant que ce n’est pas un rôle pour le futur papa, qui doit parcourir son propre chemin vers la parentalité. Lui aussi peut se sentir désemparé, et donc ne pas savoir répondre à l’angoisse de la maman. Et quel que soit l’interlocuteur, lorsque la femme attend une écoute, il se peut fort qu’elle obtienne… des conseils ! Grrr…

Allez, à toutes les futures mamans qui passeront par là, voici ce qui, moi, m’a aidé ces 9 derniers mois :

1. Contre les nausées et les vomissements, il peut aider de prendre un petit déjeuner équilibré mais copieux (type gros bol de céréales mélangées, avec du lait, de la cannelle et des graines), puis de fractionner les repas : grignoter des fruits, se concocter son propre mélange d’oléagineux dans lequel on puise sans complexe (ma recette : amandes, noix de cajou, cacahuètes, graines de tournesol, graines de citrouille, graines de soja, raisins secs).

2. En cas de seins douloureux, choisissez un soutien-gorge confortable et qui s’adapte à l’évolution de votre poitrine. Pour ma part, je ne suis pas du tout convaincue par les soutien-gorges d’allaitement, qui soutiennent assez mal à mon sens. J’ai remisé aussi pour quelques mois tous les sous-vêtements à fanfreluches sexy, pas franchement compatibles avec un bon maintien. Les massages (à l’huile d’amande douce ou avec une crème adaptée) peuvent soulager : faites de petits ronds de la base vers le cou.

3. Pour soulager les maux de dos, allez nager ! Et si vous avez la chance de pouvoir pratiquer une activité aquatique prénatale, foncez !

4. Pour mieux vivre l’hyperémotivité, la relaxation ou la sophrologie sont efficaces si elles sont pratiquées régulièrement. Vous pouvez même le faire à la maison avec un enregistrement (Vos paupières se font lourdes… Vos membres s’enfoncent dans le sol… Le bonheur !) 

5. En cas d’insomnies (ah, ça, ça me connaît !), la première habitude est de prendre un dîner léger, type plat unique (grande assiette de légumes rôtis ou assiette de pâtes sauce maison). De temps en temps, octroyez-vous un bain moussant pas trop chaud avant de vous coucher (non, ce n’est pas bon pour la planète, mais il s’agit d’un bain thérapeutique !). Si vous vous réveillez la nuit, buvez un verre d’eau ; une bonne habitude est d’avoir toujours une petite gourde sur sa table de chevet. Vous pouvez aussi opter pour du lait. Si l’insomnie se prolonge, levez-vous plutôt que de rester au lit à vous tourner et retourner, cela ne sert qu’à faire monter l’angoisse. Pour ma part, je me lève et je vais blogger Vivent les articles de 3 heures du matin ! Et je me recouche avec une saine fatigue…

6. Enfin, pour soulager le mal-être, renseignez-vous dans votre maternité : elle propose aux futures mères un entretien prénatal précoce, un rendez-vous planifié autour du 4e mois de grossesse, souvent encore méconnu. Cet entretien vous permettra de vous exprimer librement, sans jugement… Vous pourrez tout dire !, de “Je ne me sens pas belle” à “Je n’aime pas sentir bouger mon bébé” en passant par “Je n’aime pas cet enfant”. Le simple fait de pouvoir poser cette parole et entendre que vous avez le droit de la dire sans être anormale vous apaisera certainement ! Ayez confiance en vous, et sachez qu’on nous avons toutes en nous les ressources qui permettent de dépasser ce mal-être… même si cette ressource consiste à demander de l’aide !

Et enjoy !

18 commentaires:

  1. Wahou ! Je suis entièrement d'accord avec ton ressenti !
    Je suis une maman montessorienne d'un petit garçon d'un peu plus de 3 mois qui me ravit au plus au point.
    Mais alors le temps avant cette merveille est juste un calvaire pour moi.
    Je suis une femme assez active si aime les exposé le cinéma le theatre voir ses amis... Apprendre et découvrir de nouvelles choses. Enceinte j'ai eu l'impression qu'on m'enlevait cette partie précieuse de moi.
    Heureusement que le bonheur d'être mère passe au dessus de tout ça, mais il est vrai que je comprends qu'on puisse en venir à avoir du mal à créer du lien avec son futur bebe pendant la grossesse

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  2. Rien de plus vrai que ton article. Je suis à 9 mois et je n en peux plus. Entre douleurs, insomnies...place à la déprime.

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  3. Aïe, je viens d'apprendre que suis enceinte, pour l'instant je suis extrêmement sereine, mais cet article n'est pas très réjouissant pour les 8 mois à venir...

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  4. Pensez aux femmes qui ne peuvent pas avoir de bébé.

    Ou aux mamans qui accouchent prématurément.


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    1. C'est exactement le genre de réflexion qui donne tout son sens à cet article.

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  5. Oh la la, tout pareil. C'est incroyable de voir comme notre entourage ne réalise pas le bouleversement que provoque la grossesse ! On me l'a dit plusieurs fois, le fameux "c'est pas une maladie", ben pour moi si ! 9 mois de nausées, de vomissement, de déprime, de brulures d'estomac, de bouffées de chaleur et j'en passe, comment supporter ça avec le sourire ?

    Je me plains et je l'assume, je suis alitée depuis le 5e mois, j'ai perdu tout contrôle de mon corps, je suis coincée chez moi en situation de HANDICAP total, dépendante des autres. On se sent seule, déprimée, incomprise...

    Tiens d'ailleurs, cerina, penser aux femmes stériles ne m'aide en rien, je te remercie pour ce commentaire constructif. C'est comme quand on force un enfant à finir son assiette parce qu'en Afrique des gens meurent de faim. J'ai fini mon assiette, et devines quoi, des africains meurent toujours de faim.

    Encore une situation dans laquelle, si on a le malheur de se plaindre, on nous envoie promener gentiment dans un sourire hypocrite.

    J'accouche dans 3 semaines, j'ai hâte de voir mon petit bébé que j'aime de tout mon coeur ! Mais oui, faisons tomber ce tabou : la grossesse n'est pas qu'un moment magique !!!

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  6. Mon ressenti a été mal compris, je pense qu'une femme qui n'arrive pas a avoir d'enfants en vous lisant doit être perturber.

    J'ai eut 4 enfants prema et pour moi comme pour d'autres c'est dur de voir de telle message.

    Je ne dis pas qu'il ne faut pas se plaindre mais dans les moments dur il faut essayé de passer au dessus.

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    1. Bonjour Anonyme (la première anonyme, qui vient d'apprendre sa grossesse) !

      Non, non, ne suivez pas les conseils de Cerina ! :-D
      Ne pensez PAS aux femmes qui ne peuvent pas avoir d'enfants ou qui accouchent prématuremment ! Pas dans notre état ! :-D

      Vous allez avoir un bébé ! Je suis très heureuse pour vous, c'est magnifique !

      Et pour le reste, revenir lire cet article à 8 mois et demi de grossesse : j'espère qu'il vous fera sourire, il n'a pas d'autre but ! :-)

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    2. Anonyme (la seconde, qui accouche dans trois semaines) : bon courage, on est toutes avec vous !!

      Et bienvenue à votre petit bébé ! :-)

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  7. En lisant cet article, je me sens clairement moins seule dans mon mal-être. Ces témoignages donnent une certaine legitimité à mon ras le bol. Il me reste 12 semaines, mais entre la fatigue, l annemie, les insomnies, les reflux, le mal de dos, et une certaine mauvaise humeur permanente....ca semble une éternité. Par contre, j aime le sentir bouger, j ai comme l impression qu il m encourage, qu il me dit... ca va aller. Signé: une femme chanceuse qui voudrait bien retrouver très vite son corps et un bebe en pleine sante.

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  8. J'étais très heureuse d'être enceinte, et ma grossesse s'est très bien passée.

    Mais, j'ai eu des moments de panique : "Saurais-je m'occuper de mon bébé ? Je ne la sens plus bouger, va-t-elle bien ? Je la sens trop bouger va-t-elle bien ?" ce genre de chose totalement légitime.
    Mais, j'ai été en déplacement durant toute ma grossesse (enfin jusqu'à mon arrêt au 7ème mois) : 100km 2fois / semaine chaque semaine (heureusement je pouvais dormir sur place là bas), durant l'hiver...
    Mais, j'ai eu des gros coups de déprime à pleurer sur mon sort tout en me forçant à sourire.
    Mais, j'ai eu des médecins incompréhensifs : "mais pourquoi vous arrêtez ? votre grossesse se passe bien ! et en plus si je vous arrêtes vous allez vous faire visiter par la sécu et je vais me faire ennuyer..." Euh oui mais moi je dors au boulot, et je frôle l'accident chaque soir en rentrant... J'ai bataillé 2 mois pour enfin me faire arrêter
    Mais, j'ai eu un compagnon qui ne comprenait pas : "Mais tu dors toute la journée ! T'es à la maison et tu fais rien !" Nan, je fais rien d'autre que fabriquer un petit d'homme... et ça 24h/24

    Mais, j'ai aussi eu une amie qui m'a aidé, qui m'a conseillé, qui m'a forcé à m'arrêter parce que j'étais à bout, qui m'a remonté le moral et que je remercie énormément !

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  9. Très honnêtement, j'ai A-DO-REE être enceinte!

    Mais..... au bout de la 5ème FIV ratées et une IAD, forcément le miracle arrivait!
    Mais... jamais malade, aucun symptômes "de grossesse". J'étais en pleine forme au contraire, mois qui tombe régulièrement malade, avec une prédilection pour les lumbagos, et les rhumes qui traînent, qui traînent... rien du tout pendant 9 mois! je dansais le rock une semaine avant l'accouchement!
    Mais.... pas de grand chamboulement hormonal qui dérègle mon humeur, pas de grosse fatigue (sauf à partir du 7 mois, où je perdais mon souffle pour un rien), pas d'insomnie, de mal lombaire...
    Mais... aucun problème pour mon petit être qui se fabriquait au creux de moi, il se développait normalement;
    Mais.... une peau éclatante et rosée, des cheveux épais et brillant, et tout le monde qui me dit "tu es radieuse"!
    Mais.... un patron au petit soins qui n'a posé aucun problème pour que je m’absente pendant les heures de travail pour les consultations médicales d'usages, qui acceptait que j'arrive un peu en retard le matin (je privilégiais 45min de bus au 25 min de transports dans un métro bondé). J'ai même repoussé de 3 semaines le début de mon congé mat'!
    Mais.... un entourage familiale, amicale, professionnel et même médicale très à mon écoute, rassurant, encourageant (peur de la Trisomie, peur de la prématurité, peur de la fausse couche)

    Par contre, les deux premiers mois de vie de mon bébé ont été éprouvants, voir même terrifiants: les toutes premières nuits sans aucun sommeil, la montée de lait qui ne se faisait pas, les pleurs de bébé, sa perte de poids, la PMI qui me dit que je ne nourris pas mon enfant, que je dois arrêter de m'entêter à l'allaiter.... jusqu'à ce qu'on découvre que mon petit bout avait des freins de langue et de lèvre, ce qui l’empêchait de téter correctement.
    15 mois plus tard, j'allaite toujours, mon bébé est en pleine santé, et tout le monde dort la nuit.
    Et autant je serai plus qu'heureuse de porter un nouveau petit être, autant je ne me veux sous aucun prétexte revivre le premier mois de vie d'un nourrisson.
    Mon enfant sera donc unique - il l'est déjà!.... (sauf si j'oublie complètement, avant la ménopause, cette terreur ressentie ;) !)

    Il n'y a pas deux grossesses identiques, pas deux femmes identiques.
    Mon ressentie n'est pas meilleur que celui d'une autre, je compatis à celles qui ont souffert lors de leur grossesse(s).
    Je me dis que j'en ai tellement bavé pour avoir mon petit, que Dame Nature m'a laissé en paix pendant les 9 mois qui ont suivis (et m'a rappelé ensuite bien à l'ordre!)

    Elsa, j'en profite pour te remercier de ton partage, de te livrer ainsi. Je suis ton blog, et les aventures de Damoiseau et Damoiselle, depuis Decembre 2013.
    Merci aussi à toute celles qui commentent régulièrement sur ton Blog, je trouve passionnant ces échanges, et tellement enrichissant.
    Ma vie de maman s'enrichie effectivement grâce à vous toutes, à ce blog dont je trouve le ton des plus respectueux. Que ça fait du bien! Merci, Elsa!

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  10. Un bel article et des commentaires très émouvants. Je suis rassurée de ne pas être seule à avoir du mal à "bien vivre" la grossesse. Je désire cet enfant plus que tout au monde et j'ai l'impression l'avoir désiré toute ma vie. J'imaginais la grossesse comme un état merveilleux où les hormones nous rendent heureuses pour un rien et un teint tellement beau à en rendre amoureux les passants. J'étais loin d'imaginer que j'allais faire de l'hypersomnie à tel point que j'ai dû passer à mon job en freelance en com' à la garde d'enfant pour m'économiser (pensais-je) à rien du tout car un "mais vous travaillez encore ? Arrêtez-vous, vous êtes folle !" à à peine 4 mois d'aménorrhée de la part du médecin des urgences (contractions répétées et léger saignement). Impossible par la suite de prendre la voiture ni, du coup, de travailler. De nature hyperactive (anciennement dans l'événementiel) je me sens un peu "limitée". Moi qui sortait tout le temps, qui aime voir du monde, maintenant je réponds (quand j'en ai la force, parce que tenir une conversation à travers un écran me barbe) à des "salut la disparue!". Et je n'parle même pas des carences, des vertiges, des hypoglycémies à répétitions et des nausées à n'en plus finir. J'en suis à peine à la moitié de la grossesse et j'ai déjà plus que hâte que ce petit bout arrive ! Vite !

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  11. Merci pour l'authenticité de cet article ça fait du bien de pouvoir entendre et dire les choses c'est fou qu'en 2016 ce sujet soit encore si peu évoqué et source d'isolement, lz grossesse comme beaucoup d'événements de la vie est pleine dambivalence de moments très émouvants et de bouleversements pas faciles à encaisser et tous ces symptômes disons le bien chiants qui aime digérer son repas 24h ?? Ou que notre bébé tape dans la vessie 30 min, il y a encore cette idée que vécu de grossesse évoque la future maman que l'on sera et cest bien dommage la grossesse et le désir denfant n'est pas un sacrifice alors pourquoi devrions nous flageller de ne pas aimer toutes ces petites galères

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  12. Je suis dans le même cas
    Et j'en suis au début du 4ème mois...j'ai pas le moral et encore 6mois à faire....

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  13. Je suis dans le même cas
    Et j'en suis au début du 4ème mois...j'ai pas le moral et encore 6mois à faire....

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