mardi 30 septembre 2014

Routine du coucher


Depuis la naissance des enfants, notre rituel du coucher a beaucoup changé, mais d'aussi loin que je me souvienne, nous en avons toujours eu un. Sa nécessité s'est très vite imposée face aux difficultés d'endormissement de notre aîné ; et notre famille y a tant gagné, que cette routine s'est enracinée, s'est développée, et aujourd'hui, alors qu'elle semble justement se stabiliser, nous n'envisageons plus de nous en passer ! :-)

Quelques précisions d'ordre général avant de vous décrire notre routine :

- Nos deux enfants dorment dans des lits au sol (Antonin depuis ses 21 mois, et Louiselle depuis ses 3 semaines). Cela se passe merveilleusement bien depuis longtemps, et j'avoue que j'apprécie l'idée - dans la mesure où mes enfants sont de piètres dormeurs - qu'ils puissent éventuellement se relever pour jouer paisiblement quand ils n'ont pas sommeil. Il est à noter que si Antonin ne s'en prive pas - parfois aussi le soir, mais il retourne sagement dans son lit quand le marchand de sable passe - Louiselle ne le fait jamais. Même durant les interminables "temps calmes" que je lui inflige, elle reste dans son lit. Et passe en revue tous les albums de son panier qui se trouve à son chevet. :-o

- Chaque enfant a une chambre séparée depuis que nous vivons dans notre maison. Avant cela, Louiselle, lorsqu'elle fut en âge de quitter notre chambre, dormait dans la pièce commune. Oui, il était temps de déménager ! En tout cas, je n'ai jamais envisagé de faire dormir les deux enfants dans la même chambre ; lorsque Louiselle est née, Antonin ne faisait pas DU TOUT ses nuits, alors... Et cette décision se confirme à chaque fois que nous avons à les coucher ensemble - si nous dormons chez des amis, par exemple. C'est la java totale. Jusqu'à ce qu'ils tombent d'épuisement, et je dois avouer que j'ai horreur de voir mes enfants tomber d'épuisement... :-(

- Les chambres des enfants ont des portes que nous fermons. Il n'est pas question qu'ils en sortent lors des temps impartis au repos. Antonin essaie parfois - de moins en moins - de tester notre inflexibilité, mais Louiselle jamais -  pour le moment. Le matin, Antonin sort de sa chambre seul, fait un tour en cuisine vérifier que nous n'avons laissé trainer aucun biscuit à grignoter, et vient nous rejoindre quelques minutes dans notre lit... avant de décréter, mort d'ennui : "Bon, je remonte jouer dans ma chambre !" :-D

- Nos enfants ne font plus de sieste - ou alors si occasionnellement... - depuis belle lurette. Je crois que Louiselle a arrêté aux alentours de ses 14 mois, quant à Antonin, elles furent toujours problématiques. Damoiseau et Damoiselle ne dorment jamais en voiture (même si le trajet dure toute la journée), ni lorsque nous passons l'après-midi chez des amis. Lorsqu'ils étaient bébés, ils ne s'endormaient jamais en poussette. Nous évitons de passer nos nuits à droite à gauche, parce que nous avons beaucoup de difficulté à les endormir lorsqu'ils ne sont pas dans leurs lits. Ils ne se sont jamais endormis en pleine nature, ni au milieu du salon... Mais ce que j'aurais aimé qu'ils aient cette faculté !! Quoiqu'il arrive, et ce sera le cas jusqu'à leur 4e anniversaire, ils restent dans leur chambre pendant 1h30 tous les après-midis. Ils se reposent, mais ne dorment pas. Du coup, l'endormissement le soir est généralement rapide.

- Antonin a besoin d'une veilleuse. J'ai choisi un modèle qu'il puisse actionner tout seul en pleine nuit, mais hélas ! Si la nuit est trop sombre (il dort pourtant avec les volets entre-ouverts et bénéficie, quelle que soit la lune, d'un réverbère aposé contre notre façade), il m'appelle. Bon, OK, sauf que s'il se rendort aussitôt, cela n'est pas mon cas à moi ! Il fut aussi un temps où son rituel du coucher comportait une bougie, qu'il soufflait lui-même pour symboliser l'extinction des feux. Un soir, le Damoiseau la refusa net, et ne changea plus d'avis. Mais je proposerai peut-être ce rituel à Louiselle un de ces quatre, je le trouve vraiment apaisant et poétique !

- Antonin a besoin d'une têtine - et c'est de notre faute. Nous avons compris cela trop tard, mais nous avons fait, du coup, très attention pour Louiselle : notre fille a eu - si le besoin semblait s'en faire sentir - une têtine lorsque j'ai dû stopper l'allaitement (elle avait 10 jours), mais nous l'en avons progressivement sevré aux alentours de ses 6 mois. Cela s'est très bien passé. Jeunes parents, attention : passé ce cap, c'est la galère totale ! Je ne veux pas arracher mon Damoiseau à sa têtine, ce serait franchement violent aujourd'hui, et j'essaie de l'amener à l'idée qu'il faut qu'il la lâche... Il ne semble pas de mon avis. :-(

Et à présent, notre rituel :

(Les heures sont approximatives : en général, nous essayons d'amorcer le coucher lorsque nous détectons les premières traces de fatigue - dans une limite horaire raisonnée et raisonnable, bien sûr. Nous ne sommes pas à une demi-heure près, quoi, mais évitons aussi de trop décaler ce déroulé.)

18h30 : Dîner - en famille en semaine, entre enfants le week-end.

18h50 : Temps de jeu court dans la pièce commune, permettant aux parents de remettre la cuisine en ordre.

19h00 : Toilette : les mains, les dents, le visage (dans l'ordre !).

19h05 : Grand moment : visionnage d'un dessin animé. Si. Parce mes enfants, comme tous les enfants, ADORENT regarder des dessins animés. Mais que nous sommes, nous, trèèèèès récalcitrants à cet égard. Nous avons trouvé un super truc : nous ritualisons. Un dessin animé court, adapté à leur âge et visionné sur les genoux de Papa ou Maman, qui côte-à-cote, prennent aussi plaisir au spectacle et verbalisent le cas échéant, oui. Mais seulement à ce moment de la journée. Quoi, il est dix heures du matin et tu brûles de regarder La petite taupe ? Désolé, mon chéri. Tu sais bien que les dessins animés, c'est le soir, avant de se coucher. Mais je retiens que c'est celui-là que tu veux voir, et nous le ferons. ;-)

19h10 : Tout le monde monte dans les chambres, et les enfants les rangent. Nous sommes encore très présents lors de cette délicate opération - généralement, un adulte encadre un enfant dans sa chambre, mais si l'un a fini avant l'autre, ils terminent de ranger la chambre la plus en désordre ensemble. Les enfants s'activent de bon coeur à condition que l'on soit très présent : "Tu préfères ranger les livres ou les voitures ? Bon, les livres. Alors, tu ranges les livres, et moi, les voitures, d'accord ? Oh, regarde, il reste un album ici. Oui. Et un autre là. Bon. Et maintenant, peux-tu ramasser ces trois pièces de legos sous le radiateur, s'il-te-plait ?" etc. Le fait de guider verbalement porte vraiment ses fruits, essayez ! ;-) 

19h15 : Chaque enfant choisit un album. Mon mari ou moi lisons les deux livres aux deux enfants ensemble.

19h25 : Chaque enfant regagne sa chambre, Antonin court faire pipi si besoin, Nous distribuons un verre de lait à chacun, et je passe d'une chambre à l'autre pour chanter une chanson (laissée au choix de l'enfant) et faire un gros câlin. Je règle, si besoin, l'horloge-jouet d'Antonin sur l'heure approximative de son réveil (7h00). Je prends souvent quelques minutes pour parler de la journée passée et poser les balises de la journée à venir. Pendant ce temps, mon homme aussi va d'un enfant à l'autre pour le dernier câlin. Entre 19h30 et 19h45, nous les quittons pour la nuit.

Et voilà ! ;-)

Nous les quittons pour la nuit car à présent, nos enfants "font" leur nuit, et j'envoie une pensée très très affectueuse aux parents chez qui ce n'est pas encore le cas - et qui seront dispensés de lire le paragraphe suivant...

Car il faut quand même le dire, entre parents-d'enfants-qui-"font"-leurs-nuits : il y a les nuits d'orage, les nuits-moustiques, les nuits-rhumes, les nuits "j'ai-perdu-ma-têtine", les nuits "j'ai-perdu-mon-doudou", les nuits "j'ai-mal-aux-dents", les nuits trop noires, les nuits-pipis-au-lit, les nuits "j'ai-entendu-un-tout-petit-bruit-qui-me-CASSE-les-oreilles" (sic), etc. Un bisou, un câlin et le bambin se rendort illico... Pas nous... :-/

Mais, chuut ! ;-)

lundi 29 septembre 2014

C'est là-bas !


Maman'dala vient de traduire une comparaison ambitieuse et complète entre les principales pensées alternatives des apprentissages "préscolaires" et c'est ICI.

Courez-y ! ;-)

samedi 27 septembre 2014

Ma bibliothèque idéale : le loup

"Maman, le loup, il est méchant ?"

Ah. Nous y voilà ! ;-)

Non, mon chéri, le loup n'est pas méchant - c'est-à-dire qu'il ne mange pas les enfants, mais préfère les souris, les lapins, et, les jours de chance, les chevreuils et les cerfs. Mais tu n'es pas le seul à te poser cette question, car, d'un point de vue psychanalytique, le loup réprésente les dangers de tes instincts... Mmm, comme quand tu souhaites confusément, et de manière déjà très refoulée, faire du mal à quelqu'un que tu aimes fort parce qu'il n'accède pas à ton désir du moment, par exemple... Peut-être te sens-tu comme un loup, alors ? Un loup furieux aux babines retroussées, un Très Grand Méchant Loup ? Un loup si féroce qu'il pourrait se détruire lui-même ? Les loups ont fait si peur à nos ancêtres, qu'ils les ont capturés, tués et empoisonnés sans relâche jusqu'à nos jours - et certains le font encore. Parce qu'ils ont peur... d'eux-mêmes ?

À la question : faut-il lire des livres sur les loups à nos enfants, la réponse est oui, évidemment ! Et en fait de "livres", il en existe de quatre sortes :

- Les documentaires. Parce que, comme tant d'autres animaux, le loup gagne à être connu. Comment ne pas s'émerveiller devant sa beauté, sa force, son mode de vie, son intelligence ? Parce que le loup est en sérieuse voie de disparition à cause de la crainte ancestrale qu'il inspire, et que c'est en s'instruisant qu'on influe sur les attitudes et les comportements ; mieux on connait l'autre, plus on est tolérant et sincèremment disposé à l'accepter.

- Les contes traditionnels. Parce qu'ils sont les jalons d'une culture commune très forte. Et parce que le Grand méchant loup est un formidable exutoire de l'angoisse qu'il génère. 

- Les "réécritures" et les détournements de contes classiques. Parce qu'ils permettent de savourer, justement, le fait que nous maitrisions et partagions des codes communs. Et de bien rigoler.

- Les albums de littérature jeunesse qui, nombreux, reprennent ce personnage emblématique : méchant ou gentil, bêta ou futé, souvent un peu tout cela à la fois, le loup est un merveilleux compagnon de route dans le pays de la littérature. L'imagination, le coeur et l'intelligence de l'enfant se déploient ; c'est déjà permettre au jeune "lecteur" d'entretenir un débat intérieur, d'entrainer sa conscience... et de développer sa subjectivité humaine - en apprivoisant sa nature instinctive.

Merci qui ? Merci le loup ! :-)

Voici une énorme sélection aujourd'hui autour de ce thème incontournable...

Toujours centrée sur les très jeunes lecteurs (2/3 ans).

Documentaires :


- Les loups, Stéphanie Ledu, Sébastien Mourrain, Mes P'tits docs, Milan, 2011.


- Le loup, Anne Pinchart, Thierry Delétraz, Alexis Nouailhat, Glénat, coll."Les cranets de la Huppe", 2008.


- Le loup, Gallimard Jeunesse, Mes premières découvertes, 1994.

Contes traditionnels :

Les deux premiers contes lupins, accessibles dès trois ans selon les enfants, me semblent être : "Les trois petits cochons" et "Le petit chaperon rouge". Hélàs, je ne connais aucun album de qualité qui relate ces histoires dans leurs versions originales et qui puissent être lus à des enfants si jeunes. Je ne saurais donc trop vous conseiller de raconter vous-mêmes ces histoires à vos enfants. Vous les inscrirez ainsi pleinement dans la tradition orale dont elles émanent, et vous seuls saurez choisir les mots et les effets qui plairont à votre enfant. 

Concernant le choix des versions, voici un petit rappel :

- Dans l'histoire des Trois petits cochons, le loup mange les deux premiers frères. C'est Walt Disney qui édulcorera cette version originale dans les années 30, et c'est fort dommage. L'auditeur s'identifie au troisième frère, celui qui, prudent et travailleur, saura protéger sa vie et capturer le méchant - cette identification ne sera opérante que si les deux têtes de linotte se font croquer. Si votre enfant est trop sensible pour "accepter" la mort des deux premiers personnages, attendez qu'il ait 4 ou 5 ans pour la lui raconter. C'est, d'après Bruno Bettelheim, le moment le plus adapté pour ce faire. Car rien ne presse !

- Notre tradition européenne a retenu deux grandes versions du Petit Chaperon rouge. Il y a d'abord celle de Perrault, qui, au 17e siècle, couche ce conte par écrit. Arrg, le loup mange la grand-mère, mange l'enfant, fin de l'histoire. C'est clairement très trash. Deux cent ans plus tard, en Allemagne, les frères Grimm rapportent une autre tradition, qui fait intervenir un chasseur, lequel ouvre le ventre de l'animal et réssucite les deux victimes. Ouf. Ce qui est super, dans les contes, c'est qu'on peut mourir pour de faux. Je conseille bien sûr cette dernière version, plus optimiste, pour le jeune public.

Une fois ces histoires contées, recontées, et savourées, voici quelques pistes d'albums pour retrouver ces motifs bien connus. J'ai vraiment essayé de choisir des histoires qui ne font pas (trop) peur (mais un peu quand même, hein, c'est ça qui est bon !), mais il vaut mieux feuilleter avant d'acheter car la sensibilité de chaque enfant est unique !

- Les trois petits cochons :


- Les trois petits cochons, Rascal, Pastel, 2012.


- Le loup ne nous mangera pas !, Emily Gravett, Elisabeth Duval, Kaléidoscope, 2011.


- 1, 2, 3, qui est là ?, Sabine de Greef, Pastel, 2003.

- Le petit chaperon rouge :


- Et la galette dans tout ça ?, Jean-Philippe Lemancel, Christophe Alline, Didier Jeuness, coll. "Hors collection", 2014.


- C'est pour mieux te manger !, Françoise Rogier, Atelier du poisson soluble, 2012.


- Pendant que le loup n'y est pas..., Éric Battut, Didier Jeunesse, 2007.


- Sous la couette, Jean Maubille, Pastel, 2004.

Littérature :


- Li-Loup, Layla Benabib, D'Orbestier Rêves bleus, coll. "Cartoons", 2013.


- Au secours Voilà le Loup !, Cédric Ramadier, Vincent Bourgeau, L'École des Loisirs, coll. "Loulou et cie", 2013.


- Le Mouton qui ne croyait pas au Grand Méchant Loup, Myriam Ouyessad, Aurélie Blanz, L'élan vert, 2012.


- Le loup tralala, Michaël Escoffier, Kris Di Giacomo, L'École des losirs, 2012.


- Brigitte, la brebis qui n'avait peur de rien, Sylvain Victor, Thierry Magnier, 2012.


- Le cadeau, Magali Bonniol, L'École des loisirs, 2012.


- Pierre et le loup, Serge Prokofiev, Bernard Giraudeau, Olivier Tallec, gallimard Jeunesse, coll. "Musique", 2009.


- Mangera, mangera pas ? Léonard, Elisa Géhin, Milan, 2009.


- Le dîner surprise, Astrid Desbordes, Pauline Martin, Albin Michel Jeunesse, coll. "Zéphyr", 2009.


- Suis-je un grand méchant loup ?, Kristina Andres, NordSud, coll. "Grands albums", 2008.


- C'est la petite bête..., Emile Jadoul, Casterman, 2006.


- Qui a vu le loup ?, Alex Sanders, L'École des Loisirs, coll. "Loulou et cie", 2006.


- C'est moi le plus beau !, Mario Ramos, Pastel, 2006.


- Mais qui a mangé le loup ?, Alex Sanders, Greg MacGregor, Gallimard jeunesse, coll. "Giboulées", 2006.


- Un loup gros comme ça, Natalie Louis-Lucas, Kristien Aertssen, Pastel, 2005.


- Un loup dans le potager, Claire Bouiller, Quentin Gréban, Mijade, 2005.


- Il était un loup, Bruno Heitz, Belize, coll. "Cloporte", 2005.


- Au loup !, Stéphanie Blake, L'École des Loisirs, 2005.

 

- Jacques a dit, Nemo, Emile Jadoul, Casterman, 2004.


- Y a-t-il quelqu'un qui m'aime ici ?, Pascal Teulade, Jean-Charles Sarrazin, L'École des Loisirs, 2004.


- Je suis un loup, Florence Jenner-Metz, Callicéphale, 2002.


- Cocorico, Bruno Heitz, Circonflexe, coll. "Complément", 2001.


- C'est moi le plus fort !, Mario Ramos, Pastel, 2001.


- Le loup, Sara, Thierry Magnier, 2000.


- Le loup et la mésange, Muriel Bloch, Martine Bourre, Didier Jeunesse, coll. "À petits petons", 1998.


- Loup, Olivier Douzou, Rouergue, 1995.
Bonne lecture ! :-)

mercredi 24 septembre 2014

Fête de l'automne - 2014


Cette fois, c'est Antonin qui m'a soufflé la thématique de notre fête d'équinoxe. Depuis trois mois, le Damoiseau rêve de pouvoir observer les étoiles, ce qui est évidemment impossible en été quand on se couche à 19h30.  Je lui avais donc répondu que nous le ferions, oui, quand lui et sa soeur seraient "un peu plus grands"... et j'en ai entendu parler tous les jours depuis cette promesse : "Quand Louiselle et moi, on sera un peu plus grand, on regardera les étoiles !" Devant tant de persévérance, j'ai décidé que mes enfants avaient atteint l'âge requis en une saison, et que notre petite célébration de l'automne se ferait... de nuit. Du moins, en soirée ! ;-)


Et voilà, tout est dit, je crois que je pourrais stopper là l'écriture de cet article ! ;-)

Si vous n'avez aucune idée pour une fête quelle qu'elle soit, que vous n'avez absolument aucun budget et aucun temps de préparation en amont, songez-y : quel que soit l'âge de votre enfant, quelle que soit la saison, passez quelques heures dehors la nuit, et ce sera la fête ! Une VRAIE fête ! :-)

Les piètres aventuriers que nous sommes (mais nous nous soignons...) se voyaient assez mal partir en bivouac avec leurs deux bambins sous le bras, mais je suis persuadée qu'un jour nous serons prêts et que cela se fera ! :-)

Pour cette fois-ci, nous décidâmes de planter notre camp... dans notre jardin... Et malgré sa simplicité, cette fête a été pour les enfants de loin la plus mémorable qu'il aient jamais vécu... et dont voici le modeste programme :


Bon, d'abord, bien sûr, dresser le feu. Nous partions de loin, car quand j'ai demandé à Damoiseau et Damoiselle de réfléchir aux matériaux dont nous allions avoir besoin pour nourrir les flammes, ils se sont exclamés d'une seule voix : "Des cailloux !!". :-D

Franchement, faire un feu avec des tout-petits, ce n'est pas dangereux et ils peuvent participer très largement. Bien sûr, nous, les adultes, encadrons et respectons scrupuleusement les mesures de sécurité (nous avons choisi un jour sans vent, éloigné de toute canicule, avons dénudé le terrain, l'avons circonscrit solidement et tenions à portée de main un grand seau d'eau fraiche au cas où). Pour le reste, les enfants se sont vraiment investis dans la préparation en chiffonnant le papier, collectant le petit bois, éventant les flammes avec des morceaux de carton, etc. Ils ont pu constater tout seuls que ça chauffait fort, que la fumée piquait les yeux et se sont chargés de prendre soin d'eux-mêmes avec toute la prudence requise.

C'est incroyable : faites un feu, et vous ressentirez un intense sentiment de communauté avec les êtres vivants qui vous entourent, comme avec votre environnement. Je suggère de prescrire des feux de camp aux dépressifs et aux désépérés !!!

Et chez les touts-petits, ça ne loupe pas. Ma principale crainte concernant cette soirée était que les enfants ne "tiennent" pas jusqu'à 20 heures (surtout qu'évidemment, ils n'avaient pas dormi l'après-midi...), mais nous ne sommes rentrés à la maison qu'à 21 heures, et ils ont été très concentrés, très réceptifs jusqu'au bout du bout du bout... Ah, elle est peut-être là, la solution à mes "problèmes" de parent : je devrais sans doute tout plaquer pour vivre loin du confort moderne avec ma petite famille... :-)

Hum. En réalité, ici, le confort moderne se situait à quelques mètres de nous... dans notre cuisine... et m'a largement servi pour rythmer cette soirée en y injectant, de temps en temps, une petite surprise...

Ce fut d'abord un "apéro" de jus de raisin et de chips de légumes...

Puis, un peu plus tard, la découverte des cadeaux...


À vrai dire, j'offre toujours, lors de ces petites fêtes, des cadeaux "utiles", des objets que j'aurais de toute façon achetés parce qu'ils correspondent à un fort besoin du moment. Mais ce petit rituel permet que mes enfants ne reçoivent pas - pas trop - de nouveaux objets sans motif

En ce moment, comme ils avaient besoin de puzzles... Ils reçurent hier soir cette "voiture" multi-couches : Louiselle adore les puzzles-encastrements de voitures (qu'elle fait longuement rouler sur le sol...) et je cherchais un puzzle qui permette de travailler les ordres de grandeur. Bon, mes enfants en sont venus à bout assez vite, mais je pense qu'il va leur plaire longtemps malgré tout ! Le deuxième paquet contenait un coup de coeur : "La ville géante" de Djeco... géante, dans tous les sens du terme ! Les enfants ne la lâchent plus, assemblent, observent et décrivent les détails, font rouler leurs voitures et se disputent les jolis panneaux de signalisation... Pour moi, j'adore le concept, ludique et créatif, mais exigeant aussi : si les pièces sont conçues pour permettre plusieurs configurations, l'enfant repère tout de même assez vite et assez facilement (vive le grand format !) les coins, le cadre, la disposition des excroissances et des creux sur le bord des pièces, le fait que toutes ne s'accrochent pas forcément à toutes les autres... Idéal pour progresser tranquillement en s'amusant, je cautionne ! :-)


Ouh, ouh, mais à 19h30, la tombée de la nuit s'amorce, et les enfants sont d'ailleurs les premiers à remarquer les réverbères qui, au loin, s'allument dans les rues du bourg. Nous sommes allés à leur rencontre - Papa surveillait le feu - pour les contempler (Ah, ces lampadaires, quelles merveilles technologiques !), les compter, les recompter pour être bien sûrs, croiser quelques voisins amusés...

Au retour, il était temps de sortir mon petit bricolage emblématique...

Cette année, j'ai décidé (deux jours avant, et avec les moyens du bords...) de confectionner un lampion en papier de soie, en utilisant la technique du papier mâché. Les enfants étaient très intrigués par la fête des lampions du livre de l'automne, et je voulais leur montrer une de ces lanternes "en vrai"... Hélas, cette technique simple est encore hors de leur portée - d'ailleurs, ils n'ont même pas demandé à essayer - mais ils ont pu observer toutes les étapes de fabrication de mon "photophore" géant - j'ai utilisé de la colle maison selon cette recette-là. C'est bien d'assister à la création d'un objet, si modeste soit-il ! Je sens d'ailleurs que l'heure est très proche où Antonin ne sera plus focalisé sur le processus de son action, mais commencera à agir en vue d'un résultat... ! Et ce jour-là...!!!!! Mais bref.

Attention : il est hors de question de placer une vraie bougie dans ce type de support ! Préférez les lampes à Led... moins authentiques, mais plus sécuritaires... :-/

Les couleurs de mon lampion aurait pu être plus automnales... Oui. Je m'y prendrai un peu plus à l'avance la prochaine fois ! ;-)


Un peu plus tard, une poignée de bougies chauffe-plat, placées dans des ramequins en verre, vinrent ponctuer la fête. Gros succès auprès des deux enfants, qui s'amusèrent à les éteindre en soufflant... encore et encore...


20h30, le repas est prêt. On file enfiler quelques manteaux et on déguste des "charcuteries" végétales autour du feu - les pommes de terre continuent de cuire dans la braise, nous les mangerons le lendemain.

Les enfants dévorent, et ce qui devait arriver arriva : les premières étoiles s'allument dans le ciel ! Antonin décréta assez vite avoir repéré l'étoile du Nord - "C'est la plus brillante.", nous explique-il. Dont la position au zénith me semble un peu suspecte, mais bon, il est vrai que c'est bien, ce soir, la plus brillante de toutes celles que nous observons ! :-)

Oh, je crois que l'image de mes deux petites bouilles béantes, pointées vers le ciel, yeux grands-grands ouverts, restera à jamais gravée dans ma mémoire !! :-)


Et la magie se poursuit... le croiriez-vous ? :-)

Nous avons l'immense bonheur d'observer deux avions qui traversent le ciel, et ne se manifestent que par leurs phares clignotants... Le son de leurs moteurs ne nous parvient qu'au court moment où ils passent au dessus de notre tête, et encore semble-t-il venir d'un autre point de l'espace !!!

J'ai gardé le meilleur pour la fin : une chouette hulotte a chanté tout le temps de notre repas... Et pour le coup, les enfants l'ont bien identifiée !! :-)

Et pour éteindre le feu avant de se coucher, on fait comment ?? Figurez-vous qu'on verse une grand seau d'eau dessus (et que cela génère beaucoup de vapeur d'eau). Si. Antonin et Louiselle en sont restés comme deux ronds de flan ! ;-)

Finalement dites-moi : quoi de mieux qu'une fête nocturne pour célébrer l'équinoxe d'automne, ce noeud temporel après lequel tout bascule - et l'ombre prend ses quartiers... ??

:-)

Très bon automne à tous ! :-)

dimanche 21 septembre 2014

Notre semaine (38/14)


Si nous avions eu tout notre saoul d'été, je serais ravie de guetter les prémices automnales - les feuilles qui chutent, le départ abrupt des martinets pour l'Afrique, le vent qui s'invite, les vignes qui se parent d'atours contrastés et mordorés... Nos vignes, d'ailleurs, ont porté leurs fruits cette année, à la grande joie de Louiselle dont le plus grand plaisir est de cueillir et de dévorer tout ce qui pousse - comment peut-elle seulement avaler ces grains acides ?? Contrairement aux framboises, aux fraises, aux tomates et aux radis, nous ne lui disputons pas ses récoltes cette fois, car elle est bien la seule à trouver ce raisin mangeable ! :-)


Fort heureusement, l'été a quelque peu joué les prolongations ces derniers jours... Nous pourrons donc dire que cette saison ne fut PAS pourrie (non, non), puisque nous avons joui de 10 jours de canicule début juin, et de 10 autres mi-septembre - et le fait que j'aspire à un temps estival qui ne soit pas asphyxiant ne rentre pas en ligne de compte... :-(


Bon, dès que possible, nous sortons, comme toujours ! :-)


Antonin continue de grandir de façon spectaculaire en ce moment : il est à présent continent aussi la nuit, youpi !! :-) À deux reprises, il a été capable de me raconter ce qu'il avait fait à l'école, et il anticipe désormais une histoire au fur et à mesure qu'il l'a découvre : "Qu'est-ce qu'elle fait? Pourquoi ? Il fait ça pour ça ? Et après ? Il va se passer ça ?". Après une rapide phase de "Pourquoi ??" tout azimut, c'est à présent les "Ça veut dire quoi ?" qui reviennent sur le tapis tous les quarts d'heure, et il n'est pas toujours facile de répondre ! ("Ça veut dire quoi "se moquer de lui" ?", "Ça veut dire quoi "allez, zou !" ?"...).

Parallèlement, les enfants continuent de sauter allègrement leurs siestes, les colères récurrentes d'Antonin reviennent, ainsi que la fluctuance de ses appétits incompréhensibles... Pfff, pas facile, d'être parent, hein ? :-)

En même temps, même après une nuit blanche (les orages, en ce moment, réveillent Louiselle...), même après avoir passé une heure à confectionner un repas dont je suis la seule à goûter du bout des lèvres (moi non plus, finalement, je n'ai plus très faim...), même après avoir essayé par tous les moyens d'accompagner Antonin lors d'une de ses explosions furibondes, je fonds : rhââ. Tout de même. Ce qu'ils sont mignons, quand ils s'y mettent. Et tellement autonomes, c'est fou. Ils sont capables de feuilleter des albums et d'écouter des disques dans l'entente la plus parfaite pendant plus d'une heure de temps, et ce, plusieurs fois par jour. D'ailleurs, "lire" des livres (ça y est, Antonin les "raconte", souvent sous forme de dialogues, il faut que je l'enregistre !) et écouter des disques sont leurs deux activités favorites. Enfin, entre deux séances d'excitation parfaite, sans quoi ce serait un peu inquiétant, non ??!! ;-)


Et cette semaine, chez nous :

Motricité fine :


C'est venu d'un coup ! À présent, Antonin a une tenue optimale de ses outils scripteurs... quels qu'ils soient !

Entrée en coloriage...

Peut-être ses maitresses ont-elles usé d'un tuyau magique ? ;-)


Si oui, je le connais, et je rappelle aux parents que ce point inquièterait qu'il est inutile de s'en faire avant les 4 ans de l'enfant. Soignez les commencements sans énervement, permettez aux petits doigts de se muscler par toutes sortes de manipulations et souriez ! Tout vient à point ! :-)

Parallèlement, Antonin s'est beaucoup entrainé, ce matin, à lacer nos animaux Djeco en respectant le dessin, et en passant dessus/dessous... :-)

Invitation

Dans la série "petits moyens, grands effets"... En même temps que la pâte à modeler, j'ai proposé cette semaine de nouveaux matériaux aux enfants, avec mes maigres ressources du jour : quatre allumettes qui se battent en duel, et quelques grosses pâtes sèches aux formes rigolotes...


Louiselle se mit immédiatement au travail...


Et...

Tadam !!

Premier bonhomme ! (posant ici avec son amie la tortue). 

En "3D", comme il se doit sous notre toit...

Attention : il s'agit d'un "bonhomme-tigre" ! (mais la tortue est bien, elle, la tortue qu'elle a l'air d'être).

Et si vous pensez, comme tout adulte obtus normalement constitué, que les deux pâtes plantées dans la tête figurent des bras, posez donc la question à la Damoiselle : "Et, ça, c'est quoi ? - Son visage." Bien sûr. Autrement plus utile, nous sommes d'accord. :-)


Antonin n'était pas présent lors de cette admirable création, et je ne lui en ai pas parlé. Mais cette semaine, voilà que lui aussi...

Tadam !! (again !)

Le retour ! Le Damoiseau n'avait pas, jusqu'à présent, réitéré sa tentative, mais ce deuxième essai montre qu'il reste fidèle à sa technique ! :-)

Je ne sais pourquoi, ses bonshommes me font toujours penser aux robots du Château dans le ciel de Miyasaki... en un peu plus dodus ! :-D

Vie pratique :


Les enfants m'escortent toujours avec beaucoup d'enthousiasme dans mes séances "ménage" et je leur ai montré comment utiliser un chiffon à poussière. Je cherche par ailleurs un plumeau taille enfant qui soit efficace, si quelqu'un à une idée...


Le Damoiseau continue de bouder mes plateaux-découpage montessoriens... Mais puisqu'il adore découper les propectus (?), j'en fais provision, les découpe en bandes, et propose des plateaux découpage-collage qui le mobilisent beaucoup. Le fait de coller les morceaux découpés au fur et à mesure dans une composition dote l'activité de sens ; et si mes bandes ne sont pas striées de lignes, Antonin se charge lui-même d'isoler les motifs (en particulier les chiffres et les lettres...) et de les conserver entiers.


Et Louiselle profite largement de ces petits plateaux aussi ! :-)


Sciences :

Mises en paire botanique et découverte de son souffle (il s'agit de faire "chanter" le coquillage !)

Au cours d'une belle matinée ensoleillée et venteuse, Louiselle et moi avons promené un anneau Waldorf à travers le jardin pour "observer" le vent...


Voici une activité scientifique à la portée des petits et qui répond, de plus, à leur besoin de mouvement ! :-)


Langage :


Les petites cartes d'objets à trier par couleur fascinent les enfants... qui ne les trient pas toujours par coloris, mais aiment aussi les observer et nommer ce qu'elles représentent, tout simplement. C'est une façon très efficace d'accroitre le lexique, et dans l'interaction, puisqu'ils apprennent beaucoup de mots l'un de l'autre. Oui, vous l'avez compris : pendant ce temps, j'en fais un minimum... comme d'habitude ! :-)


J'ai présenté la série "paysages" de cette activité à Antonin. Avec elle, nous entrons vraiment en géographie ; classer les animaux et les véhicules jouait sur l'affectif pour initier l'enfant à une méthodologie, mais le paysage, en tant que portion d'espace dans laquelle l'histoire du lieu est gravée, est un objet scientifique. C'est également une notion complexe, et cette semaine, plutôt que de chercher systématiquement à trier, nous avons surtout observé les photos et cherché à les décrire. Les photos d'éclairs et d'arc-en-ciel ont rencontré un intérêt particulier, et Louiselle a couru chercher le Livre des Quatre saisons pour opérer des mises en paire ! ;-)


Sensoriel :


Vous le savez, notre "espace lumière" a rouvert... Et voici l'activité qui a longuement absorbé Louiselle cette semaine :


Lorsque les jeux de constructions rencontrent les effets lumineux, qu'en résulte-t-il ? Une belle expérience de géométrie sensorielle, du discours et de la désignation, des mises en scènes narratives, des expérimentations scientifiques sur le mouvement des ombres...


... et beaucoup d'amusement, cela va sans dire ! ;-)


Cette découverte eu lieu un matin de semaine, pendant qu'Antonin était à l'école... Mais rassurez-vous, le Damoiseau notre petit tigre national pu expérimenter cette proposition tout son saoul mercredi dernier ! :-)


Côté Montessori, Antonin a tenu à montrer les planches lisses et rugueuses à sa soeur...


... laquelle, de son côté, se prend d'affection pour notre tour rose !


La Damoiselle procède en comparant les cubes deux à deux : elle empile deux cubes, teste leur équilibre, et les intervertit si besoin.


Elle aime beaucoup démolir ses tours achevées... et tout recommencer aussitôt ! :-)


Et toutes ses productions ont un air de famille... cabossé ! :-)

Mathématiques :

Je continue, dans le domaine de la numération, de cavaler derrière Antonin, qui ne me laisse guère reprendre mon souffle. Fidèle à mes principes, j'ai commencé à introduire, sous forme de jeux-devinettes, les petites situations dont je vous parlais ici : "Voilà neuf tas de feuilles... Mais si le lapin arrive et en mange un, y en aura-t-il plus ou moins ? - Nous avons 6 pommes dans la corbeille, mais en voici une qui vient de tomber de l'arbre... À présent, en avons-nous plus ou moins ?" Bon, Antonin, ne se trompe jamais, il va falloir que je propose des situations avec des "écarts" plus grands - et si le lapin mangeait 3 tas de feuilles, et si 2 pommes tombaient de l'arbre ?

Antonin compte sans hésitation jusqu'à 20 - le 16 lui a donné du fil à retordre, mais à présent, c'est bon.

Antonin, comptant
...15, 16, 17, 18, 19... 19... ? Maman, il y a quoi, après 19 ?

Moi, du bout des lèvres
20.

Antonin
20... Et après 20 ?

Moi, du bout des lèvres
21...

Antonin, d'une traite
...21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29... 29... ? Maman, il y a quoi, après 29 ?

Quand je vous dis que je suis à la bourre... :-/

Tût, tût, tût. STA-BI-LI-SONS. Revenons donc à la numération de 10 à 19 - quant à celle à 0 à 9, elle ne paie rien pour attendre et nécessite encore un travail approfondi, j'y reviendrai ! Car toutes ces notions se construisent dans un va-et-vient continuel, et plus le socle est solide, plus les apprentissages futurs le seront aussi ! :-)

J'ai donc présenté les quantités de 10 à 13 à l'aide des perles montessoriennes à Antonin, en lui expliquant que 11, c'était 10 + 1 , etc.

10, 11, 12, 13

Une fois de plus, je ne respecte pas la progression montessorienne à la lettre, mais suis prête à en discuter avec qui que ce soit que cela intéresse ! ;-)

Je ne sais pas si cette présentation de type "additif" a bouleversé mon Damoiseau... Mais il a dû trouver tout cela fort joli, puisqu'il s'est empressé de déménager le matériel sur le plateau du rétroprojecteur...



Et mon bonhomme de se mettre à dénombrer...


... dénombrer et dénombrer...


... À suivre ! :-)

Bonne semaine chez vous !